 Mazarine Pingeot est sortie de son silence, mercredi, pour répondre aux détracteurs de son prochain livre «Le cimetière des poupées», à paraître aux Editions Julliard le 22 août. La fille de François Mitterrand s’«étonne» de la polémique née autour de son roman, alors qu'un comité de soutien à la famille Courjault s'indigne de similitudes avec l'affaire des bébés congelés. «Ni un documentaire, ni une enquête journalistique» «Je conçois les angoisses de Mme Courjault et je trouve ça tout à fait légitime», a déclaré la romancière sur France Info. Mais «le livre n'a rien à voir avec cette affaire. Je n'ai absolument pas voulu faire quelque chose d'historique, ni un documentaire, ni une enquête journalistique», assure-t-elle. L'ouvrage met en scène une femme qui, du fond de sa prison, écrit une longue lettre à son mari pour tenter de lui expliquer comment elle en est venue à tuer leur enfant et à cacher le corps dans un congélateur. Mazarine Pingeot, actuellement enceinte de son deuxième enfant, explique avoir voulu explorer ce qui peut passer dans l’esprit d’une femme à ce moment-là. Parution non reportée Geneviève Courjault, la mère de Jean-Louis, a envoyé il y a un mois une lettre à l'éditeur pour s'indigner et demander que le livre ne sorte pas avant la fin de l'instruction. Une pétition lancée en ce sens avait déjà recueilli dimanche près de 200 signatures. Les éditions Julliard ont rétorqué qu’«au nom du principe inviolable de la liberté d’expression, Mazarine Pingeot (...) a le droit de s’emparer d’un événement qu l’a particulièrement touchée». Le livre paraîtra donc bien le 22 août. «Je sais ce que c'est que d'entrer dans la vie privée des gens pour en faire étalage. Ç'aurait été la dernière démarche à laquelle j'aurais pu procéder», ajoute la fille de l’ex-Président, soulignant qu’une telle polémique aurait sans doute été évitée si elle ne s’appelait pas Mazarine Pingeot.
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