Journaliste au «Point» et co-auteur du «Livre noir des hôpitaux (Calmann-Lévy), il dresse un constat inquiétant sur les soins en France...
Votre magazine publie chaque année un palmarès des hôpitaux français, pourquoi faire aussi un livre sur le sujet ? Dans le palmarès, nous annonçons les meilleurs dans différentes disciplines. Mais le fait qu'il y ait des «meilleurs» implique qu'il y ait aussi des «mauvais». Dans ce livre, nous avons voulu raconter les coulisses des hôpitaux, mais aussi expliquer pourquoi il existe aujourd'hui ces inégalités incroyables. Vous menez l'enquête depuis quatorze années. Dans quel état est l'hôpital français aujourd'hui ? Il souffre beaucoup de son immobilisme. Il se perd dans de fausses discussions, du type «on manque de moyens», et ne se penche pas sur les vrais problèmes, comme la qualité des soins. Il n'y a aucune évaluation des chirurgiens, ni des pratiques. Financièrement, le système est délirant. On se vante d'avoir «le meilleur système de santé du monde», en réalité il est globalement bon, mais avec des dérives incroyables. Des exemples concrets de dérives ? L'hôpital d'Epinal et ses 5.500 patients irradiés, un record international. Les décès médiatisés fin 2008, qui ne sont que l'écume de dysfonctionnements qui causent 40 décès chaque jour en France. Des petits hôpitaux dans lesquels la sécurité n'est pas assurée, qui continuent de fonctionner par l'intervention d'élus locaux ou de la population, comme ça a pu être le cas à Carhaix. La liste est longue… Dans le chapitre «ces grands malades qui nous soignent», vous racontez des histoires incroyables de médecins alcooliques ou fous, vous ne craignez pas de provoquer une psychos? Mais les gens sont adultes, et ils ont le droit d'être informés! Nous, on ne fait que leur raconter la vérité. Il ne s'agit pas de stigmatiser les médecins, mais de critiquer l'institution, qui ne prend pas en charge les médecins déviants. Il ne faudrait pas l'écrire, parce que c'est sale, c'est pas beau ? Si on ne peut plus écrire ça, autant jouer aux dominos! Publier les indicateurs de qualité des soins, regrouper les petits hôpitaux, vous pensez donc que la politique du gouvernement va dans le bon sens ? Des grandes réformes, on en entend parler depuis 15 ans. Toutes les tentatives de regroupements d'établissements ont été des échecs jusqu'à présent. Malgré la loi Bachelot, il y aura toujours des élus, des syndicats, des collectifs d'usagers pour les empêcher. Concernant la publication des indicateurs de qualité de soins, ça se fait partout dans le monde. C'est faisable en France, les données existent, je les ai dans mon ordinateur. Mais le monde hospitalier y est violemment opposé. Article 20minutes
La Tour Eiffel, qui a battu un nouveau record de fréquentation en 2008 avec 6.930.000 visiteurs, a été inaugurée le 31 mars 1889 pour l'Exposition universelle. Construite en fer puddlé, la Tour est protégée de l'oxydation par plusieurs couches de peinture, explique-t-on sur le site internet du monument. La Tour a déjà été repeinte dix-sept fois depuis sa construction, soit une fois en moyenne tous les sept ans. Elle a changé plusieurs fois de couleur, passant du brun-rouge à l'ocre jaune pour arriver au bronze d'aujourd'hui. "Soixante tonnes de peinture sont nécessaires pour la recouvrir, ainsi que 50 km de cordes de sécurité, 2 hectares de filets de protection, 1.500 brosses, 5.000 disques abrasifs, 1.500 tenues de travail..", précise le site de la Tour Eiffel. Il faudra plus d'une année à une équipe de 25 peintres pour la peindre en commençant par le sommet pour terminer à la base. La dernière campagne de peinture avait débuté en décembre 2001 pour se terminer en juin 2003. Le restaurant du premier étage, rebaptisé le 58 Tour Eiffel, sera également inauguré après une complète rénovation à l'occasion de cet anniversaire. La Société d'exploitation de la Tour Eiffel, qui gère le monument, est présidée par Jean-Bernard Bros, adjoint au maire de Paris. C'est une société d'économie mixte dont le capital est détenu à 60% par la Ville de Paris ainsi que par Unibail, Eiffage, Ufipar (Groupe LVMH), Safidi (Groupe EDF) et Dexia Crédit Local. Article Orange
En pleine crise, certaines notes de frais des représentants de l'Etat ont du mal à passer. C'est la ministre de l'Intérieur britannique, Jacqui Smith, qui se trouvait dans l'embarras après avoir obtenu le remboursement d'une note de frais...
Une note de frais salace, qui incluait la location de films pornos effectuée par son mari. Et une polémique qui fait tache alors que tout ce que le royaume compte de forces de l'ordre est sur le pont du fait du sommet du G20. «Je suis désolée qu'en demandant le remboursement de ma connexion Internet, j'ai par erreur également demandé celui de mon abonnement de télévision», indique la ministre dans un communiqué diffusé après les révélations du tabloïd «Sunday Express». Elle précise que les sommes en question seront «entièrement remboursées». Sauf que la ministre semble coutumière de ce genre d'abus : en juin dernier, déjà, elle avait demandé le remboursement d'une facture de Virgin Media d'un montant de 67 livres (72 euros), incluant le visionnage de plusieurs films, dont deux classés X, pour 5 livres chacun. En février, elle avait été vivement critiquée pour avoir reçu 116.000 livres de défraiement au titre de sa résidence secondaire. Le système britannique prévoit en effet une indemnisation pour le deuxième logement des parlementaires ayant un pied-à-terre dans leur circonscription et un autre à Londres. Sauf que la ministre, qui vit à Redditch (près de Birmingham) avec mari et enfants, a déclaré comme logement principal une chambre dans la maison londonienne de sa soeur... Article 20minutes
Un suspect en cavale. Un portrait-robot placardé sur les murs des commissariats. On se croirait dans une série policière, mais c'est vraiment comme ça que ça se passe, comme dans cette affaire de rapt déjoué par une bande d'écoliers.Seulement voilà, ça ne marche pas à tous les coups et pour cause : le portrait-robot n'est parfois pas très ressemblant. Pour mémoire, celui établi à l'époque où le tristement célèbre Guy Georges était recherché s'était avéré très éloigné de la réalité. Mais la critique est facile, et l'art difficile... La rédaction de 20minutes.fr s'est essayée au périlleux exercice et a constaté que ce n'est vraiment pas évident, même avec la personne sous les yeux. Maintenant, à votre tour ! Article 20minutes
Le perchiste Romain Mesnil, en quête de sponsors, fait sa promotion en diffusant depuis vendredi une vidéo de lui-même en train de courir entièrement nu dans les rues de Paris avec une perche à la main.
Cette vidéo de 46 secondes a pour but de lancer une opération marketing dont le point d'orgue sera une conférence de presse au cours de laquelle le vice-champion du monde en titre doit "expliquer sa stratégie" pour trouver des sponsors. Pour cette saison hivernale entamée sans parraineur, l'Albigeois, 31 ans, avait participé aux compétitions avec une tenue sur laquelle il portait un point d'interrogation sur l'emplacement habituellement réservé aux sponsors. Quelques jours avant le tournage de ce mini-film, mi-mars, Mesnil avait expliqué lors des Championnats d'Europe en salle de Turin qu'il comptait monter une opération inédite, promettant "de bien (s')amuser". Cette vidéo montre Mesnil, dont le bas-ventre est caché par un carré noir, en train de courir avec sa perche comme lors d'une prise d'élan sur le parvis du Sacré-Coeur, le Pont-des-Arts, les bords de Seine et au milieu des voitures. En guise de conclusion un message: "Rendez-vous le 31 mars" puis "Vous n'avez encore rien vu". www.romain-mesnil.comA suivre donc... Article Orange
Un mathématicien britannique a inventé une formule pour évaluer si les couples de jeunes mariés présentent un risque de divorce élevé ou s'ils finiront leurs jours ensemble.
James Murray, professeur à l'université d'Oxford, affirme que sa formule peut prédire avec un taux d'exactitude de 94% les divorces dans un échantillon de 700 couples de jeunes mariés. "Certains couples pourraient aussi bien divorcer dès le début", a souligné le professeur Murray, qui devait présenter les conclusions de ses recherches devant la Royal Society à Londres, après avoir reçu le prix de physique de cette institution comparable à l'Académie des Sciences en France. Le professeur Murray et son équipe ont filmé les conversations de jeunes mariés abordant des sujets délicats comme l'argent ou le sexe pendant 15 minutes, et ont attribué des notes aux déclarations de chacun. Les propos à tonalité humoristique ou témoignant de l'affection ont reçu des scores positifs, tandis que les discours des personnes sur la défensive ou montrant de la colère ont été notés négativement. Ces notations ont servi à évaluer si les relations avaient une chance de passer l'épreuve du temps ou pas. Les couples ont été contactés tous les un ou deux ans sur une période de 12 ans au total. Et la formule conçue par le professeur Murray pour prédire les divorce a prouvé qu'elle fonctionnait dans 94% des cas. "Ce qui m'a ébahi c'est qu'une discussion, souvent très intense et émotionnelle, puisse être si facilement capturée par ce qui est en fait un modèle mathématique simple des interactions d'un couple", a déclaré le scientifique. Article Orange
Un gendarme mobile retraité a été condamné à Périgueux pour avoir rayé des voitures anglaises sur le parking d'un supermarché car il jugeait la présence des Britanniques dans le département envahissante, a-t-on appris auprès du greffe du tribunal correctionnel.
Le prévenu, âgé de 60 ans, avait déclaré aux enquêteurs qu'il était "mécaniquement et moralement contre l'Anglais", reprochant aux ressortissants britanniques leur "colonialisme" dans le département, selon ses déclarations aux enquêteurs lues à l'audience. Selon son avocat, l'homme n'aurait pas agi par "racisme", mais par rancoeur, déçu de ne pouvoir, avec sa retraite de 1.700 euros, se payer un bien immobilier en Dordogne, une région prisée de longue date par des Britanniques à fort pouvoir d'achat. Il a été condamné à 1.000 euros d'amende, trois mois d'interdiction d'approcher le supermarché de Montpon, sur le parking duquel il repérait ses victimes, et à 4.000 euros de dédommagement. Entre avril et mai 2008, l'ancien gendarme avait tagué ou rayé avec sa clé de boîte aux lettres, "car c'est la plus agressive de toutes (ses) clés", sept automobiles appartenant à des ressortissants britanniques, "parce que", avait-il expliqué aux enquêteurs, "les Anglais ici, c'est du colonialisme". Il a finalement été confondu grâce aux caméras de vidéosurveillance du supermarché. Article Orange
"Un plan de relance" pour les consommateurs frappés par la crise économique : c'est ce qu'offre aux Etats-Unis une institution bancaire d'un autre genre, la banque de sperme Xytex International.
Xytex, une des plus anciennes banques de sperme installée sur le marché américain, fait une promotion sur ses échantillons de sperme, offrant des réductions allant jusqu'à 200 dollars. "Nous ressentons tous les effets de la crise. Et pour les familles qui cherchent des solutions pour avoir un enfant, chaque dollar compte", a confié mardi à l'AFP la porte-parole de la banque, Danielle Moores. Xytex offre ainsi des fioles de donneurs "choisis", dont la banque affirme avoir de très nombreux échantillons en stock, qui reviennent moins cher que ceux des "donneurs standards". Ces donneurs choisis sont destinés à "ceux qui, touchés par la crise économique, ne peuvent s'offrir un donneur standard", affirme Mme Moores. Ce sont des hommes "qui ont donné avec beaucoup de succès ou qui passent (à la banque) plusieurs fois par semaine", explique-t-elle. C'est pourquoi "nous avons d'immenses stocks", ajoute la porte-parole. Ce sperme à tarif promotionnel se vend de 250 à 350 dollars tandis que celui d'un donneur "standard" atteint 385 à 585 dollars. Xytex fait aussi la promotion d'échantillons de 290 à 390 dollars, servant à une technique particulière de fécondation in vitro: la micro-injection directe d'un spermatozoïde dans l'ovocyte (ICSI), qui nécessite un taux de concentration de sperme moins important. Article Orange
Nicolas Joel a présenté sa première saison (2009-2010) à la tête de l'Opéra de Paris, où il entend servir le répertoire de façon équilibrée avec à ses côtés un directeur musical, le Suisse Philippe Jordan, et la fine fleur internationale et francophone du chant.
Après 18 saisons au Capitole de Toulouse, Nicolas Joel, 56 ans, succèdera le 1er août à Gerard Mortier à la direction d'une institution de 1.800 salariés, dotée de deux théâtres (Palais Garnier et Opéra Bastille) et d'un budget colossal (environ 180 millions d'euros, dont 100 apportés par l'Etat). Pendant cinq ans, son prédécesseur flamand, pétri de dramaturgie, a défendu des choix esthétiques parfois aventureux, en mettant en avant la dimension théâtrale de l'art lyrique dans une capitale où "l'on doit, selon lui, lutter pour ouvrir les esprits". Metteur en scène lyrique mondialement connu, Nicolas Joel arrive à Paris pour un premier mandat de six ans avec une vision paisible de son métier de directeur. Convaincu qu'un Opéra est une "maison de musique" qui doit "offrir au public les saisons les plus équilibrées possible, en présentant "le" répertoire", dit-il à l'AFP. Symboliquement, le début de l'ère Joel coïncidera avec l'arrivée d'un directeur musical à l'Opéra, qui n'avait plus de chef permanent depuis le départ en 2004 de l'Américain James Conlon, lequel n'avait d'ailleurs qu'un titre de "conseiller". Philippe Jordan, qui aura 35 ans en octobre et est considéré comme l'un des chefs les plus prometteurs de la jeune génération, sera deuxième dans l'ordre protocolaire de la maison (devant la directrice de la danse, Brigitte Lefèvre) et aura la haute main sur l'Orchestre de l'Opéra et ses 174 musiciens. A leur tête, il dirigera dès la saison prochaine les deux premiers volets ("L'Or du Rhin" et "La Walkyrie") du "Ring" de Wagner, dans une mise en scène de l'Allemand Günter Krämer. L'Opéra de Paris n'a pas joué ce monument dans son intégralité depuis plus d'un demi-siècle (1957): une "surprenante anomalie" selon Nicolas Joel, qui a jugé "urgent" de la réparer. Plusieurs ouvrages, et non des moindres, entreront au répertoire de l'Opéra : "Mireille" de Gounod, charmante partition du XIXe siècle français donnée dans une mise en scène de Nicolas Joel lui-même en ouverture de saison, "La Ville morte" de Korngold, chef-d'oeuvre viennois de la première partie du XXe siècle, et "La Donna del Lago" de Rossini, première pierre du romantisme italien. Pour les 20 productions lyriques à l'affiche, Nicolas Joel a concocté des distributions dignes du Metropolitan Opera de New York, en conviant des stars comme Anna Netrebko et Rolando Villazon ("L'Elixir d'amour", "Idoménée"), Jonas Kaufmann ("Werther" réglé par Benoît Jacquot et venu de Londres), Marcelo Alvarez ("Andrea Chénier"), Juan Diego Florez et Joyce DiDonato... Les chanteurs français, parfois négligés par l'Opéra ces dernières années, seront à l'honneur, à l'instar de Natalie Dessay ("La Somnambule" et Musetta dans "La Bohème"), Sophie Koch, Ludovic Tézier (Posa dans "Don Carlo"), Vincent Le Texier ("Wozzeck"), Karine Deshayes (Rosine dans "Le Barbier de Séville"), Mireille Delunsch (dans "Platée") ou encore Gilles Ragon ("Faust" de Fénelon). Enfin, une nouveauté: plusieurs productions seront entourées de propositions regroupées sous le titre de "Convergences", qui permettront d'entendre des raretés. Par exemple, en marge de "Billy Bud", l'intégrale des quatuors à cordes de Britten. Article Orange
Le confiseur traditionnel américain Ce De Candy est bien embarrassé : un de ses bonbons les plus fameux est détourné par des pré-ados qui l'écrasent en poudre et font mine de le fumer, crapotant un nuage de poudre sur les écrans de YouTube ou dans les cours de récréation.
La nouvelle mode a jeté son dévolu sur les "Smarties", non pas les bonbons au chocolat mais des pastilles acidulées de couleur pastel empilées dans un papier de cellophane tubulaire, similaires aux confiseries vendues en France sous le nom de "Fizzy". "Je vais vous montrer comment crapoter du Smarties", explique un jeune garçon parmi les dizaines de vidéos-mode d'emploi sur le site de partage YouTube. "D'abord, vous le frottez et l'écrasez jusqu'à ce que vous ayez de la poudre", poursuit-il en faisant crisser la cellophane pendant deux minutes face à la caméra. "Il faut bien le moudre", insiste-t-il. Il enfile ensuite le tube de bonbons écrasés dans sa bouche comme un cigare et par un orifice du papier aspire avec satisfaction une grande bouffée qu'il recrache dans un nuage opaque par la bouche ou par le nez. "Et maintenant vous savez comment fumer du Smarties avec les plus grands !", conclut le garçon. "Il nous est venu aux oreilles que des adolescents peu judicieux prennent notre produit, les réduisent en poudre et simulent une personne fumant une cigarette", déplore la direction du groupe de confiseries dans un communiqué. "Notre société, qui existe depuis 60 ans, déplore qu'un message négatif soit envoyé aux jeunes avec cette utilisation de notre produit", ajoute Ce De Candy, qui assure que la "fumette" de Smarties n'a pas eu d'impact sur ses ventes. Interrogé par le Wall Street Journal, le vice-président du groupe, Eric Ostrow, trouve cette idée "idiote". "Cela aurait pu être fait avec n'importe quoi contenant du sucre compressé. Le fait qu'ils aient choisi notre produit, je ne peux pas prendre ça comme un compliment !". Les enfants "n'allument" pas le bonbon et n'en avalent pas la poudre. "N'avalez pas la fumée car je ne sais pas ce qui se passe", professe un jeune apprenti sur une vidéo tandis qu'un autre s'étrangle en toussant. Certains deviennent experts des anneaux de "fumée". Des proviseurs s'alarment face aux "tabagies" qui se multiplient dans les cours de récré. "J'ai appris que certains de nos élèves sont impliqués dans quelque chose qui s'appelle 'fumette de Smarties' (Smoking Smarties)", a dénoncé dans un courriel aux parents la principale de l'école Hewitt-Trussville en Alabama (sud), Phyllis Faust. "Nous considérons que cette pratique est dangereuse, vu les risques d'étouffement (...) et j'ai fait savoir que la possession de ces bonbons à l'école était désormais une infraction" au règlement de l'école, a-t-elle averti. Malgré les risques d'avaler de travers, la poussière de bonbons semble inoffensive. Au pire elle finit par se dissoudre dans la gorge ou le nez. "Je pense malgré tout que ce n'est pas une bonne idée", a confié au Wall Street Journal un médecin qui a eu en consultation un garçon de neuf ans se plaignant de narines irritées. Les parents s'inquiètent surtout qu'à force de singer les fumeurs, les enfants ne finissent par fumer des cigarettes ou inhaler d'autres drogues. En 2002, une recommandation du Conseil européen a sonné le glas des cigarettes en chocolat qui peuvent "inciter au tabagisme et contribuer à recruter de futurs fumeurs parmi les enfants". Article Orange
Un collectif d'associations de défense des droits des prostitués a annoncé la création du premier Syndicat du travail sexuel (Strass), à l'occasion des troisièmes assises annuelles de la prostitution à Paris...
Des paillettes pour fêter la création du Strass
«Je suis fier de vous annoncer aujourd'hui la création du premier syndicat de travail sexuel, le Strass», s'est exclamé Maîtresse Nikita, figure du mouvement parisien et nouveau trésorier de l'organisation, lors d'une conférence de presse à l'Odéon-Théâtre de l'Europe, à Paris. Cette structure, qui compte déjà «plus d'une centaine d'adhérents» doit non seulement représenter les prostitués mais tous les travailleurs du sexe, comme les acteurs du cinéma pornographique ou les opératrices de téléphone rose. «Un syndicat c'est le pouvoir de nous réapproprier la parole sur nous-mêmes», a expliqué Nikita, et de «faire pression sur les institutions et les politiques». «Les statuts seront déposés en début de semaine prochaine à la préfecture de Paris», a précisé le trésorier de l'association. Depuis 33 ans dans le métier et père de 3 enfants, il dénonce la pénalisation du racolage, instituée par la loi pour la sécurité intérieure entrée en vigueur le 18 mars 2003. «Quelque chose d'historique» Pour les principaux acteurs du milieu, c'est une véritable avancée. «Ce syndicat qui était une utopie devient une réalité», s'est réjouie Claude Boucher, présidente des Amis du Bus des femmes. Elle a décrit le Strass comme «une structure complémentaire au travail des associations" de soutien aux prostitués, notamment dans le domaine politique». «Je crois qu'aujourd'hui, nous vivons quelque chose d'historique», a estimé Camille Cabral, directrice de l'association Prévention action santé travail transgenre (Pastt). «Aujourd'hui nous sommes là pour dire: ‘‘nous voulons des droits''». «Nous vivons évidemment dans une zone de non-droit», a-t-elle expliqué, décrivant une vie «sans vacances, sans retraite» où règne une «violence extraordinaire». Tout en reconnaissant que «nous avons laissé un thème très important à d'autres», a-t-elle souligné, citant «le proxénétisme, le trafic des êtres humains et la prostitution enfantine. C'est à nous de nous emparer de ces thèmes et de lutter contre». Ce samedi, c'était «pute pride» Malika Amaouche, membre du Collectif Droits et prostitution, et coordinatrice de ces Assises de la prostitution, a rappelé les principales revendications du mouvement: abrogation de l'article de la loi sur le racolage, modification des lois concernant le proxénétisme, protection des prostitués sous contrainte. Une marche de soutien au collectif, baptisée «pute pride» a été organisée place Pigalle. Article 20minutes
D'après les travaux de Claudio Benzecry, professeur de sociologie dans le Connecticut, la passion pour l'opéra est déclenchée par une première expérience émotionnelle explosive avec la plupart du temps des effets physiques intenses, exactement comme l'amour. Cette première étincelle amorce un processus éducationnel que le professeur Benzecry découpe en trois étapes. D'abord, notre jeune fan en apprend plus sur sa nouvelle passion de manière informelle, en dehors des représentations lyriques elles-mêmes, quand il partage ses impressions avec d'autres amateurs, au moment des entractes ou dans les files d'attente en achetant ses billets. Le deuxième temps est celui de la documentation. Lecture, conférences, cours du soir, écoute d'enregistrements sont autant de moyens pour notre groupie d'approfondir ses connaissances. Enfin, l'expérience acquise lors des représentations d'opéras parachève son instruction. C'est à ce moment là qu'a lieu la transmission des savoirs entre jeunes et moins jeunes adulateurs. Découvrir l'étiquette qui régit le genre lyrique, comprendre quand observer le silence, applaudir ou huer. La clef de voute de chacune de ces étapes est le contact, l'échange avec d'autres personnes qui éprouvent la même passion. D'où la nécessité des espaces de discussion en ligne, Forum Opéra par exemple. CQFD. Article ForumOpéra
La suite d'un hôtel d'Amsterdam où John Lennon et Yoko Ono s'étaient exhibés pendant une semaine en mars 1969 pour appeler le monde à faire la paix peut être visitée par le public jusqu'au 29 mars, a annoncé l'hôtel Hilton d'Amsterdam.
"Il semble que les gens trouvent ça très sympa de pouvoir jeter un oeil dans cette chambre", a expliqué à l'AFP Marieke Klosters, du service de presse de l'hôtel. Les visiteurs "peuvent la visiter" s'ils en font la demande à la réception, a-t-elle précisé. Transformant leur mariage, le 20 mars 1969 en pleine guerre du Vietnam, en un plaidoyer pour la paix et l'amour, John Lennon et Yoko Ono ont reçu la presse mondiale dans une suite de l'Hilton d'Amsterdam pendant une semaine pour lui convier le message: "Donnez une chance à la paix" (Give peace a chance). Pour célébrer le quarantième anniversaire de l'événement, quarante photos du couple aux cheveux longs et habillé de tuniques blanches, qui recevait les photographes, caméras de télévision et journalistes allongé dans un lit, sont exposées dans le hall de l'hotel. Située au 7e étage, la suite de deux pièces, qui porte aujourd'hui le nom de "John and Yoko Honeymoon Suite" et le numéro de chambre 702, est "louée très souvent" pour les nuits de noce, selon Mme Klosters. Son tarif affiché est de 1.750 euros par nuit. Elle a été rénovée à plusieurs reprises depuis 1969. "Elle possède aujourd'hui tout le confort et une salle de bain. C'était beaucoup plus rustique du temps où John Lennon et Yoko Ono y ont logé", a précisé Mme Klosters. Article Orange
Cette photo prise en 1988 lors de la visite à Moscou du président américain Ronald Reagan le montre en train de saluer des touristes venus lui poser quelques questions au sujet des droits de l'homme en Amérique. Surprise, on y reconnaît Vlamidir Poutine, alors jeune colonel au KGB. C'est du moins ce qu'affirme le photographe Peter Souza, auteur de la photo et aujourd'hui photographe officiel de Barack Obama. Article 20minutes
L'Etat américain devient le 15e à franchir le pas...
Un de plus. Le gouverneur démocrate Bill Richardson a promulgué l'abolition de la peine de mort au Nouveau-Mexique. Cet Etat du sud-ouest américain devient le 15e à ne pas imposer le châtiment suprême. Le Sénat du Nouveau-Mexique a voté l'abolition de la peine de mort par 24 voix contre 18, après que la chambre basse du parlement eut voté en faveur de cette proposition de loi. Mais Bill Richardson pouvait encore opposer son veto au texte, et avait laissé planer le doute sur ses intentions. Dans un communiqué, il a d'ailleurs souligné avoir longuement réfléchi à ce sujet. «Aujourd'hui marque la fin d'un long parcours entre le sujet de la peine de mort et moi. Pendant toute ma vie d'adulte, j'ai cru avec fermeté que la peine de mort était un châtiment juste, dans des cas très rares, et seulement pour les crimes les plus abjects. Je le pense toujours», a précisé l'ancien candidat à l'investiture démocrate, 61 ans.
«Des innocents ont été mis dans le couloir de la mort»
«Mais il y a six ans, lorsque j'ai pris mes fonctions de gouverneur de l'Etat du Nouveau-Mexique, j'ai commencé à remettre en cause mes opinions sur la peine de mort», a-t- encore indiqué. «Le problème est devenu plus tangible pour moi parce que je savais que le jour arriverait lors duquel l'une de ces deux choses arriverait: soit je devrais prendre une décision sur un projet de loi pour abolir la peine de mort, soit, (perspective) plus difficile, je devrais signer l'arrêt de mort de quelqu'un», a ajouté l'homme politique. Quelle que soit mon opinion sur la peine de mort, je n'ai pas suffisamment confiance dans le système judiciaire dans son fonctionnement actuel, pour être l'arbitre final lorsqu'il s'agit de décider qui meurt et vit après un crime. Si l'Etat doit prendre cette décision extraordinaire, le système doit être parfait et ne peut jamais se tromper», a plaidé le responsable. «Mais la réalité est que le système n'est pas parfait, loin de là. Le système est par essence défectueux. Les analyses d'ADN l'ont prouvé. Des innocents ont été mis dans le couloir de la mort dans tout le pays», a-t-il remarqué, reprenant l'un des arguments des opposants à la peine capitale. Article 20minutes
Les musiciens jouant ensemble sont non seulement sur la même page musicale mais leur cerveaux sont sur la même longueur d'ondes, selon une étude germano-autrichienne.
Des chercheurs de l'Institut Max Planck de Berlin et de l'Université de Salzbourg, en Autriche, ont découvert que les électro-encéphalogrammes des cerveaux de guitaristes jouant ensemble étaient presque identiques. "Selon nos résultats, les actions inter-personnelles coordonnées sont précédées et accompagnées par une activité électro-cérébrale semblable", selon Ulman Lindenberger, de l'Institut Max Planck, un des auteurs de l'étude publiée par le journal BMC Neuroscience. Jusqu'à présent, des telles études avaient été menées seulement sur des individus, alors que cette fois elles ont été faites sur huit couples de guitaristes de jazz jouant jusqu'à 60 fois la même mélodie. Les ondes électro-cérébrales étaient semblables non seulement pendant qu'ils jouaient, mais également quand ils écoutaient le métronome avant de commencer à jouer, selon l'étude. Article Orange
Le pape Benoît XVI, qui a entamé au Cameroun son premier voyage en Afrique, a abordé d'emblée le sida, fléau qui frappe durement ce continent, en campant sur la position de l'Eglise catholique contre l'usage du préservatif.
A son arrivée à Yaoundé, première étape d'un voyage d'une semaine qui le mènera aussi en Angola, le pape, accueilli par le président camerounais Paul Biya, a souligné les maux dont souffre l'Afrique, "la violence, la pauvreté, la faim, la corruption, l'abus de pouvoir" et espérant apporter de "l'espoir". Le président Biya a salué "l'intérêt" de Benoît XVI pour "ceux qui souffrent de la guerre, de la misère, de la maladie ou de l'oppression". "Votre seule présence est porteuse d'espoir et de confiance en l'avenir", a-t-il ajouté. Des milliers de Camerounais enthousiastes - familles au grand complet, enfants des écoles en uniforme, religieuses, orchestres de percussions - ont fait une haie au cortège officiel le long de la route menant de l'aéroport à la nonciature apostolique où Benoît XVI est logé. Dans l'avion qui le menait dans la capitale camerounaise depuis Rome, le pape a estimé que l'on ne pouvait "pas régler le problème du sida", pandémie dévastatrice en Afrique, "avec la distribution de préservatifs". "Au contraire (leur) utilisation aggrave le problème", a-t-il affirmé. Le Vatican est opposé à toute forme de contraception autre que l'abstinence et réprouve l'usage du préservatif, même pour des motifs prophylactiques (prévention de maladies). Benoît XVI, qui laisse derrière lui un profond malaise au Vatican à la suite de la polémique suscitée par la levée de l'excommunication d'un évêque négationniste, a également assuré qu'il ne se sentait "pas seul", mais "entouré d'amis". A Yaoundé, il a évoqué "les conflits régionaux" qui dévastent l'Afrique, "le trafic des êtres humains (...) nouvelle forme d'esclavage" ainsi que "la pénurie de produits alimentaires", "la crise financière" ou "les désordres du changement climatique" qui affectent le continent "de façon disproportionnée". L'Eglise ne vient pas proposer aux Africains de "nouvelles formes d'oppression économique ou politique", a-t-il dit. Elle ne cherche pas non plus à attiser "des rivalités interethniques ou inter-religieuses" mais elle offre "la paix et la joie du royaume de Dieu", a-t-il souligné. Benoît XVI, qui va à la rencontre en Afrique d'une Eglise particulièrement dynamique, a dit en avoir "une opinion positive", soulignant qu'elle était "proche de ceux qui souffrent et ont besoin d'aide". "Parfois, elle est même seule à fonctionner alors que d'autres structures ne fonctionnent plus", a-t-il ajouté. Selon les statistiques de l'Eglise catholique, le nombre de fidèles en Afrique a encore progressé de 3% en 2007 alors qu'il est resté stable sur l'ensemble de la planète. Admettant néanmoins que le "péché existe aussi dans l'Eglise", Benoît XVI a affirmé qu'il appellerait ses responsables à un "examen de conscience". L'Eglise africaine doit également affronter de nombreux problèmes, dont les relations parfois conflictuelles avec l'islam, comme au Soudan et au Nigeria, et le pentecôtisme, qui séduit les populations pauvres par ses promesses de guérison et de prospérité. Le pape a annoncé que son voyage serait l'occasion d'aborder des thèmes comme la "lutte contre la corruption" et "l'ouverture aux autres religions", estimant que les relations entre catholiques et musulmans étaient "bonnes". Un quart environ des Camerounais est catholique, à égalité avec les religions traditionnelles. 22% sont musulmans et un peu plus de 17% protestants. Benoît XVI rencontrera les représentants des épiscopats de 52 pays pour préparer un synode sur l'Afrique prévu en octobre au Vatican. Il quittera le Cameroun pour l'Angola. Article Orange
A 74 ans, Shigeo Tokuda ressemble à première vue à un retraité ordinaire, avec son crâne dégarni et son ventre bedonnant. Mais ne vous fiez pas aux apparences: ce papy est en réalité une star du porno au Japon.
L'ancien agent de voyages, qui a pris sa retraite il y a quatre ans, a tourné dans plus de 300 films en l'espace de 15 ans et est devenu, depuis le décès récent de son rival à l'âge respectable de 90 ans, la vedette incontestée du porno du troisième âge. "J'avais envie de faire quelque chose de différent", confie simplement M. Tokuda, lorsqu'on l'interroge sur son passe-temps plutôt insolite. "Les gens âgés ont beaucoup de temps libre et ils peuvent repousser leurs frontières dans beaucoup de domaines, c'est pourquoi je voudrais leur donner l'envie de continuer à rester actifs", ajoute-t-il. Dans un Japon vieillissant qui compte près de 30 millions de personnes de plus de 65 ans, les réalisateurs de films porno veulent eux aussi exploiter le filon du papy-boom. "J'ai commencé il y a 13 ans à faire des films avec des actrices d'une trentaine d'années, qu'on qualifiait à l'époque de +mûres+, par contraste avec les jeunes filles qui jouaient les rôles de Lolita en tenue d'écolière", raconte Ryuichi Kadowaki, directeur de la société de production Ruby. "Mais à mesure que le Japon vieillit, on prend des actrices de plus en plus âgées, même septuagénaires." L'un de ses récents succès montre les ébats de M. Tokuda avec une actrice de 72 ans. Au dos du DVD, au milieu de photos de chairs ramollies, on peut lire: "Ah quel bonheur! N'ayez pas honte de vieillir. Le désir est le meilleur des remèdes". Le "maître de l'érotisme", comme le surnomme Ruby, joue aussi les séducteurs auprès de jeunes actrices, parfois déconcertées d'avoir à tourner des scènes de sexe avec un acteur de l'âge de leur grand-père. M. Tokuda, qui mesure à peine 1,60 m et n'a pas les atouts d'un Rocco Siffredi, affirme ne recourir à aucun artifice pour les tournages. "Je ne prends rien, pas de Viagra, car il y a quatre ans, j'ai eu un infarctus", déclare-t-il. "Je n'ai pas de recette miracle : je mange beaucoup d'oeufs et de légumes, je marche beaucoup, je préfère les escaliers aux ascenseurs. Ce qui m'aide avant tout, c'est l'imagination." "Quand je crie +moteur, action+, parfois ça prend quand même un peu de temps avant qu'il soit prêt", rectifie cependant Gaichi Kohno, qui a réalisé 12 titres en deux ans avec son acteur fétiche. "Au Japon, beaucoup d'hommes ont peur des femmes de leur génération et se sentent plus en sécurité avec des femmes plus âgées. C'est pourquoi ce type de vidéo a explosé", affirme-t-il. Selon le directeur de Ruby, les vidéos de "personnes mûres" ont pratiquement doublé en l'espace de 10 ans dans l'archipel, où le marché de la pornographie, tous supports confondus (films, mangas, jeux, etc...) rapporte près de 16 milliards d'euros par an. M. Kohno est tellement fier du succès de son "papy hardeur" qu'il va s'attaquer dès le mois prochain aux marchés américain et européen. M. Tokuda se donne lui encore cinq ans avant de se rhabiller et d'abandonner les plateaux de tournage. Marié depuis 45 ans -- "avec la même femme", précise-t-il -- il a un fils de 40 ans, un petit-fils, et une fille de 38 ans qui va se marier dans quelques jours. "Ils savent que je travaille dans le porno, mais pas que suis un acteur vedette", assure-t-il. "Le matin, quand je dis à ma femme que je vais au travail, elle préfère ne pas poser de questions." Mais sa fille est tombée récemment sur un scénario de film. "Elle m'a simplement demandé sur un ton glacial : +Tu vas faire ça encore longtemps ?+ J'ai préféré ne pas répondre.""Je pense que vers les 80 ans, il sera temps de s'arrêter." Article Orange
Vingt ans après leur apparition sur Canal+, "Les Guignols de l'info" revendiquent la "cruauté" nécessaire de l'humour, et ne voient aucune raison de mettre fin à leur journal parodique, même s'ils reconnaissent détonner un peu dans une époque devenue plus "politiquement correcte".
Les marionnettes en latex fêtent leurs 20 ans sur Canal+, avec une émission spéciale. Elles sont nées à la rentrée 1988, à l'initiative d'Alain de Greef, alors directeur des programmes de Canal+, qui voulait une émission de quelques minutes avant 20H00, en contre-programmation du journal télévisé. Après des débuts incertains, Les Guignols, inspirés du programme britannique "Spitting Image", conquièrent les téléspectateurs lors de la première Guerre du Golfe, en leur proposant une vision acide du conflit à travers un journal parodique, à l'opposé des images aseptisées et des analyses d'experts des véritables JT. Avec 4.000 journaux derrière elle, l'émission a aujourd'hui rang d'institution, suivie quotidiennement par 2,5 à 3 millions de personnes. Mais le principe demeure inchangé: "essayer de montrer ce que les autres veulent cacher, en grossissant le trait évidemment", déclare à l'AFP Yves Le Rolland, producteur artistique de l'émission depuis 1995. "+Dénoncer+ n'est pas un terme que j'apprécie, mais on montre juste qu'il peut y avoir un autre point de vue", ajoute-t-il. Les Guignols "sont un complément d'information, un exutoire. C'est un principe qui date de plusieurs siècles: se moquer des puissants fait du bien à tout le monde", précise le producteur artistique. Le penchant pour la boisson de la marionnette de Jean-Louis Borloo ne correspond guère à ce que constatent ceux qui côtoient le ministre de l'Ecologie ? M. Le Rolland assume "la part d'injustice et de caricature" de l'émission. "Aujourd'hui, l'humour doit être gentil. Mais c'est une absurdité totale, l'humour est forcément cruel!", déclare-t-il, déplorant également l'émotion collective provoquée par la surmédiatisation. "Il faut s'émouvoir au même moment des mêmes choses, et si l'on n'est pas dans ce courant, cela dérange". Certains grands de ce monde sont plus faciles à caricaturer que d'autres: "on avait un client formidable avec George W. Bush", regrette M. Le Rolland. "Avec Obama, tout va bien, tout baigne, c'est la maison de Mickey. Et c'est comme cela qu'on représente actuellement la Maison Blanche". Nicolas Sarkozy est "formidable car c'est une personnalité très extravertie. Mais il est difficile à traiter car justement, on le voit partout et tout le temps", note le directeur artistique. "Les Guignols sont une immense sitcom, où tout se tient et où on essaye de construire les personnages. Quand on a quelqu'un qui dit un peu tout et son contraire, qui est présent sur tous les coups, qui fait des annonces tous les deux jours, on doit veiller à ne pas se laisser embarquer dans son show et tenir bon la barre", ajoute-t-il. Yves Le Rolland explique la longévité des Guignols - émission satirique la plus ancienne du PAF - par une fidélité aux principes de départ, associée à un renouvellement régulier des équipes. "Il n'y a pas de problème d'ego car les vraies vedettes de l'émission, ce sont les marionnettes", assure-t-il. "C'est l'actualité qui nous nourrit. Si l'on bosse et qu'on arrive à être marrant, il n'y a aucune raison de nous arrêter. C'est comme le journal télévisé", conclut-il. Article Orange
Les Guignols en chiffre • 6.000 euros c'est le prix de fabrication initial de chaque marionnette. • 9.200 panneaux de pubs réservés pour la campagne des 20 ans des « Guignols » • 314 people « guignolisés ». Auxquels il faut rajouter les guignols anonymes, les animaux guignols, les insectes guignols… • 44 voire 46 c'est la taille de vêtement d'un guignol féminin. • 15auteurs se sont succédé depuis le début, souvent en trio. • 4.000 JT diffusés • 33 marionnettistes dans l'équipe. • 2marionnettistes par Guignol.
La montée prévisible du niveau de la mer va affecter à l'horizon 2100 certaines zones en Aquitaine et dans le Languedoc Roussillon, selon une carte établie pour ces deux régions pilotes par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM).
Ces deux sites pilotes ont été choisis dans le cadre d'une étude européenne qui a concerné d'autres régions en Angleterre et en Italie, a précisé à l'AFP Charlotte Vinchon, du BRGM, confirmant une information du Figaro. La France a décidé d'étudier le cas de côtes sableuses, comme en Aquitaine et dans le Languedoc Roussillon, mais "nous n'avons pas voulu nous focaliser sur ces deux régions", a-t-elle précisé. L'étude du BRGM, publiée dans la revue Ocean & Coastal Management du groupe Elsevier, fait ressortir les sites déjà exposés à des risques d'érosion et de submersion et les zones à risques accrus, en fonction d'un scénario du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec). L'hypothèse qui a été retenue est celle d'une montée du niveau de la mer de 88 cm à l'horizon 2100 cumulée à une augmentation des tempêtes, en raison du réchauffement climatique. "Il y a déjà des endroits critiques qui suscitent des inquiétudes mais si les prévisions du Giec se confirment, le risque sera augmenté selon la configuration physique du littoral et de son aménagement", explique Charlotte Vinchon. "Protéger une côte où derrière, il n'y a pas grand chose, ou protéger une côte où derrière, il y a 150 millions d'habitants comme dans le delta du Bengale ce n'est pas la même chose", relativise-t-elle toutefois. Le risque d'érosion devrait s'accentuer le long de la côte sableuse d'Aquitaine qui devrait cependant résister contrairement à d'autres zones plus fragiles, plus urbanisées, le long des rivières et des estuaires, comme Cap Ferret. Soulac, Biscarosse, Capbreton sont également menacées par l'érosion. Au Pays Basque, qui a une longue histoire d'urbanisation et de tourisme remontant au 19ème siècle, la côte rocheuse est particulièrement exposée et l'érosion devrait s'y accentuer, menaçant également quelques petites plages, comme celle de la baie de Socoa à Saint-Jean-de-Luz. Dans le Languedoc-Roussillon, les risques devraient également augmenter le long de la côte sableuse, affectant les villes et les infrastructures touristiques, souligne l'étude. Cette cartographie souligne l'urgence de procéder à des aménagements intégrés avec les zones voisines, souligne le BRGM, citant le cas de sites à risques, comme Port Leucate, Port Barcarés, Valras plage, Marseillan, Palavas-les-Flots. Article Orange
L'annonce de son retour était un événement très attendu par les fans. A tel point que les tickets mis en vente pour les dix concerts initialement prévus se sont arrachés en quelques heures. Du coup, pour répondre à la très forte demande des fans, Michael Jackson donnera finalement 49 concerts cet été à Londres, soit 19 dates supplémentaires. Onze concerts supplémentaires seront répartis sur les mois d'août et septembre, toujours dans la salle de spectacle O2 dans l'est de Londres, les autres s'étaleront jusqu'au 12 février 2010. Tout est vendu Selon le site du chanteur, les 49 concerts prévus affichaient tous complets vendredi en fin de matinée. Environ 360.000 tickets s'étaient déjà arrachés dans le cadre d'une pré-vente prise d'assaut, au rythme de 333 par minute, entraînant même le blocage du site internet des organisateurs. Les fans n'avaient pas attendu vendredi, date officielle de l'ouverture de la vente, pour se précipiter sur les préventes de la moitié des sièges des dix premiers concerts. Et sur eBay, le marché noir a déjà commencé, faisant exploser les prix. Alors que les billets étaient vendus de de 50 à 75 livres (54 à 82 euros), les enchères vont déjà de 170 livres (183 euros) à 10.000 livres (10.797 euros). Le chanteur, âgé de 50 ans, avait indiqué qu'il s'agirait de sa «dernière révérence» dans la capitale britannique. Selon l'«Evening Standard», quotidien britannique du soir, le contrat pour les dix premiers concerts pourrait atteindre 100 millions de livres (112 millions d'euros), soit le montant estimé des dettes du chanteur. Article 20minutes
Le 26 mars prochain, la Basilique San Marco de Milan accueillera un Requiem de Verdi en hommage au ténorissimo décédé en 2007. Coût des places : de 40 à 1331,20 € (n'oubliez pas les vingt centimes) ! Des tarifs que le chanteur italien aurait eu du mal à faire avaler de son vivant, mais qui se justifieraient par une bonne cause : les bénéfices du concert seraient consacrés à de bonnes œuvres (l'Opera di San Francesco per i Poveri et l'African Medical and Research Foundation). Quand on est un peu parano, on ne peut s'empêcher de penser aux spam inondant nos boites mail pour nous proposer, contre quelques informations bancaires personnelles, 10 % de la fortune d'un dictateur africain récemment dessoudé. A ce prix là, la qualité est-elle au rendez-vous ? On n'en doutera pas un instant à la lecture de la distribution qui réunit des noms aussi fameux que Chiara Angella, Francesca Provvisionato, Giorgio Casciarri et Elia Todisco, l'orchestre philarmonique de l'opéra de Salerne étant dirigé par Janos Acs. Pauvre Luciano ! Article ForumOpera
La compagnie aérienne irlandaise Ryanair a lancé un concours auprès de ses clients pour déterminer le prochain service qu'elle fera payer sur ses vols, surfant sur les réactions déclenchées par l'idée de son patron de rendre payantes les toilettes dans ses avions.
Selon un communiqué de Ryanair, l'idée de faire payer une livre (un peu plus d'un euro) chaque passage aux toilettes, lancée le mois dernier par Michael O'Leary, tonitruant patron de la compagnie, a déjà poussé certains clients à suggérer spontanément d'autres mesures du même acabit. Profitant de l'énorme publicité gratuite générée par cette proposition, dont Ryanair affirme qu'il ne s'agit pas d'un canular et qu'elle est bel est bien à l'étude, contrairement à ce qu'a laissé entendre une responsable du groupe en Allemagne à un quotidien local, la compagnie propose à ses passagers de choisir eux-mêmes quel sera le prochain "service annexe" payant sur ses vols. Jamais avare d'une provocation, elle les invite à lui soumettre "leurs idées les plus ingénieuses, loufoques et créatives", d'ici à la fin du mois. L'une d'entre elles sera retenue et concrétisée sur les vols de la compagnie, et son auteur sera récompensé par un prix de 1.000 euros. Parmi les "meilleures" suggestions reçues jusqu'ici, la compagnie rapporte celle de faire payer "du papier toilette avec la tête d'O'Leary en motif", "25 euros pour utiliser l'issue de secours", "1 euro par masque à oxygène", ou encore "50 euros pour du personnel navigant en bikini". La compagnie va jusqu'à illustrer ces propositions par une plaquette de sécurité fictive, conseillant aux passagers d'"insérer une livre dans la fente pour obtenir un masque à oxygène en cas de chute de pression", et de ne surtout pas en faire profiter les autres, car "ils n'ont qu'à payer pour en avoir un", et leur montrant comment utiliser leur carte bleue pour activer l'issue de secours. Article Orange
La Petite Sirène, statue symbolique de Copenhague, inspirée du conte de Hans Christian Andersen, va reprendre pour la première fois la mer, après presque cent ans sur son rocher, pour une exposition en Chine, qui soulève des remous au Danemark.
Le conseil municipal de la capitale se réunira pour prendre une décision définitive mais il devrait donner son aval à un prêt de 6 mois de la célèbre sculpture, appelée à être présentée en 2010 au pavillon danois de l'exposition universelle de Shanghai. Propriété de la mairie de Copenhague, dont elle garde l'entrée du port depuis 1913, la sculpture de bronze de 175 kilos, oeuvre d'Evard Eriksen de 1,25 mètre de haut, est une des grandes attractions touristiques du pays scandinave. Les Danois y sont très attachés, la considérant comme un joyau national, et sont émus dès qu'on y porte atteinte. Renversée, décapitée, amputée d'un bras, objet de multiples agressions depuis les années 60, la vieille dame a eu une vie mouvementée, au gré de l'actualité. Elle a été aussi déguisée en musulmane voilée, vêtue d'une burka, aspergée de peinture rouge, rose, verte, avec un godemiché au poignet. Son probable périple en Chine a divisé la scène politique et l'opinion. En pleine crise financière, l'assemblée nationale a consacré des heures en novembre à débattre de son sort à la demande du Parti du peuple danois (PPD, extrême-droite). Le PPD avait alors demandé à la ministre de l'Economie, de l'Industrie et du commerce, Lene Espersen, de retirer sa demande de prêt de la Petite Sirène à la Chine. Mais la majorité des partis n'a pas rallié la position du PPD, estimant que la visite de la Petite Sirène à Shanghai sera un aimant touristique pour le Danemark. "C'est grotesque. Personne n'aura jamais l'idée de prêter la Statue de la Liberté de New York ou le Manneken Pis de Bruxelles. Cette sculpture est unique et sa disparition constituera une grande déception pour les milliers de touristes et un manque à gagner pour les commerces installés tout autour d'elle", a déclaré à l'AFP Karin Noedgaard du PPD. "Il existe des copies de la Petite Sirène en Asie, qu'on pourrait bien exposer à la place", a-t-elle suggéré. Une idée partagée par la maire-adjointe de Copenhague chargée de la Culture, Pia Allerslev (libérale). Les héritiers du sculpteur, qui détiennent les droits d'auteur sur la Petite Sirène, ont également froidement accueilli ce projet. "Les touristes seront déçus lorsqu'ils verront que la statue n'est plus là", affirme le petit-fils Erling Eriksen. Six Danois sur dix partagent d'ailleurs cet avis, selon un sondage Gallup. Mais les partisans de ce prêt campent sur leur position. "Les héritiers auraient bien voulu envoyer une copie d'un demi-million de couronnes (67.000 euros), mais ce serait kitsch, seule, l'originale procurera un véritable engouement de la part des visiteurs", estime Niels Lund Petersen, architecte du pavillon danois. Mais selon le directeur de l'institut culturel danois à Pékin, Erik Messerschmidt, "les Chinois sont indifférents à l'idée que ce soit une copie ou un original". Le sujet alimente en tout cas les sites internet des journaux où nombre de Danois y vont de leur commentaire, à l'instar de Pia Cramer Hansson : "j'ai cru à un poisson d'avril en entendant cette nouvelle. J'espère qu'on laissera la Petite Sirène en paix. Elle a assez souffert comme ça des mains des vandales". Article Orange
Avec l'arrivéedes "baby-boomers" à la retraite, le Conseil économique et social s'inquiète du risque d'une "guerre des générations" entre les jeunes, durement affectés par la crise, et les vieux, considérés par certains comme les détenteurs d'un "pouvoir gris". La génération des "seniors", ayant 58 ans en moyenne, dont le nombre devrait croître dans les prochaines années, représente 5,78 millions de personnes, selon le Conseil. Ils s'apprêtent à quitter la vie professionnelle et ont "le niveau de vie le plus élevé, suscitant l'idée qu'ils exerceraient un véritable pouvoir gris", souligne un rapport, rendu public au lendemain de l'ouverture par le gouvernement d'une concertation sur la jeunesse pour répondre au malaise économique et social des 16-25 ans. 50% des dirigeants du monde associatif sont par exemple des retraités, 59% des députés ont plus de 55 ans, 58% des sénateurs plus de 60 ans, près de 40% des maires élus en 2008 plus de 60 ans et la moyenne d'âge des membres du Conseil est supérieure à ... 60 ans, énumère l'étude. En parallèle, le nombre de jeunes entrant dans la vie active reste inférieur à celui des personnes s'apprêtant à la quitter. Et cette nouvelle génération est frappée par le chômage, indique le document. "Si la question d'un 'pouvoir gris' se pose, c'est qu'elle se fonde sur une image anxiogène et négative du vieillissement (...) Elle souligne la nécessité d'une plus grande solidarité intergénérationnelle", fait remarquer le Conseil qui lance différence pistes pour éviter une "guerre des générations". L'étude préconise notamment de faciliter la colocation entre les seniors "souvent propriétaires immobiliers" et les jeunes, qui éprouvent des difficultés pour se loger. "On peut redouter une certaine tendance au communautarisme, qui conduirait à développer en France des cités fermées, à l'exemple de celles créées aux Etats-Unis sous le nom de 'gated communities'", souligne-t-elle, évoquant des "programmes résidentiels clôturés dans le sud de Paris ou près de Toulouse". Valoriser le "Pacte générationnel" dans la famille parce que les "vieux apportent aux jeunes générations un soutien sous forme de services de proximité", inciter les jeunes en retour à les initier aux nouvelles technologies sont autant de solutions à explorer également. Le conseil insiste enfin sur le tutorat pour une transmission de savoir-faire et de codes sociaux du monde du travail. Des essais existent déjà sous forme de parrainage, financés par l'Etat, dans des structures d'accueil de jeunes défavorisés. C'est le casde la Mission locale du Perreux (Val-et-Marne) où est mis en place depuis quelques années un système parrain-filleul entre d'anciens chefs d'entreprise ou DRH et des jeunes "en casquette à l'envers". "C'est une vraie fausse bonne idée, car le fossé culturel est trop grand", regrette Marc Zimmermann en charge du Pole-Emploi à la Mission. Pour Laurent Bernard-Narbonne, 68 ans, ancien ingénieur de formation en Bâtiment, "parrainer des jeunes défavorisés m'a permis de garder un contact avec la réalité. C'est un moyen de rendre à la société ce qu'elle m'a donné. On est content que les jeunes paient notre retraite, c'est normal qu'on le leur rende de cette façon", raconte-t-il. "Mon parrain peut m'aider à débloquer ma situation. J'ai eu des contacts avec des entreprises qui ne regardaient même pas mon CV avant", s'enthousiasme Bilel, 23 ans, titulaire d'un Baccalauréat Pro en Economie et à la recherche d'un CDI. Article E24!
Le célèbre théâtre russe Bolchoï pourrait ne pas rouvrir ses portes avant 2013, car les travaux grandioses de rénovation, qui ont déjà subi des retards, risquent de ne pas être achevés à temps, selon leur responsable.
"Je pense que la reconstruction du Bolchoï ne sera pas achevée en 2011", a déclaré le responsable du projet Nikita Shangin, en dépit des assurances officielles. "Si on considère que la phase préliminaire de consolidation des fondations de l'édifice a été achevée en 2007, la reconstruction se terminera en 2013", a-t-il estimé, cité par l'agence de presse Interfax. Ces deux années supplémentaires de travaux coûteraient 1,5 milliard de dollars de plus que prévu initialement dans le projet, a averti M. Shangin. Des responsables des services culturels ont reconnu que les travaux de rénovation pourraient prendre plus longtemps que prévu. La rénovation du Bolchoï, gloire de la culture russe pouvant accueillir jusqu'à 2.000 spectateurs, a débuté en juillet 2005. Les travaux doivent notamment permettre de créer un vaste espace souterrain, où seront installés des vestiaires, de moderniser la scène et de rétablir l'acoustique du bâtiment détériorée par la construction du métro dans les années 1930, qui a noyé le sous-sol dans du béton. Article Orange
Après avoir augmenté de 2,7% en France en 2008, les rémunérations "devraient connaître un rythme de progression moins dynamique mais néanmoins supérieur à 2%" en 2009, estime la Banque de France (BdF) dans une étude publiée lundi 9 mars. En pleine crise économique, l'institution y voit un des facteurs permettant d'écarter les craintes d'une "spirale déflationniste". S'il est "probable que les Etats-Unis, ainsi que plusieurs pays de la zone euro connaîtront une inflation négative (c'est-à-dire une baisse du niveau général des prix en rythme annuel) pendant un ou plusieurs mois au milieu de l'année 2009", "cette situation devrait être temporaire", estime-t-elle. "Plusieurs mois d'inflation négative ne suffisent pas à produire une déflation. Pour cela, il faudrait que se développe un processus continu et auto-entretenu de baisse du niveau général des prix", or "il existe actuellement plusieurs freins et obstacles puissants à l'apparition d'un tel processus", ajoute la BdF. Une spirale déflationniste se traduit par une course poursuite à la baisse des salaires et des prix, la baisse des revenus entraînant un repli de la consommation. Ce cercle vicieux est alors autoentretenu par la baisse des profits des entreprises et la hausse du chômage. Selon la dernière note de conjoncture de l'Insee, en décembre dernier, le salaire moyen par tête devait augmenter de 2,8% en 2008. Mais en termes réels, c'est-à-dire corrigé de l'inflation (2,8% en moyenne l'an dernier), il aurait donc stagné dans le secteur marchand non agricole et même diminué dans les administrations publiques (-0,5%). Article E24!
Un portrait de William Shakespeare, considéré comme le seul tableau connu représentant le dramaturge et réalisé de son vivant, a été dévoilé à Londres, après avoir été récemment identifié dans une collection privée.
La toile aurait été peinte en 1610, six ans avant la mort de Shakespeare à l'âge de 46 ans. Elle a été conservée pendant des siècles par la famille Cobbe, dont un cousin a épousé l'arrière-petite-fille d'Henry Wriothesley, le bienfaiteur de Shakespeare. Alec Cobbe, un restaurateur d'oeuvres d'art, avait hérité du tableau. En 2006, en visitant une exposition sur Shakespeare à la National Portrait Gallery de Londres, M. Cobbe est tombé sur un portrait de l'auteur. Pendant longtemps, ce tableau avait été considéré comme un portrait de Shakespeare réalisé de son vivant, avant que l'on ne s'aperçoive qu'il avait été retouché. M. Cobbe a immédiatement compris qu'il s'agissait d'une copie de la toile figurant dans sa collection familiale. "L'identification de ce portrait marque un développement majeur dans l'histoire des portraits de Shakespeare (...) Ce nouveau portrait est une peinture de grande qualité", a affirmé le professeur Stanley Wells, président du Shakespeare Birthplace Trust. Le portrait sera présenté au public au Shakespeare Birthplace Trust de Stratford-upon-Avon (centre de l'Angleterre), la ville où le dramaturge a vu le jour, dans une exposition qui ouvre le 23 avril, date présumée de son anniversaire. Article Orange
Devant une pizza relevée de délicats vers de farine, Jérémy, 19 ans, rassure sa mère : "c'est bon, ils sont morts !", lui lance-t-il alors que la famille entame le plat de résistance d'un menu à base d'insectes dans une pizzeria bretonne.
Après avoir lancé avec succès quelques dégustations sur des marchés l'été dernier, le patron Alexis Chambon propose depuis des plats à base de criquets, grillons, vers de farine et phasmes, qu'il est le seul à cuisiner en France, affirme-t-il. L'idée a germé après sa rencontre avec Michel Collin, entomologiste passionné qui réside lui aussi à Guidel, à quelques centaines de mètres, et lui livre désormais une matière première bien fraîche et toute grouillante. Attablée, la famille Kersaho, "curieuse de nature" raconte le père, voit alors arriver criquets pèlerins, grillons et vers de farine (ténébrions) qui cherchent à s'échapper de leurs boîtes en plastique. "Pour les endormir un peu" avant de les plonger dans le bac à friture, Alexis met ses ingrédients au congélateur. Une fois frits quelques minutes à l'huile, il accommode les grillons en salade avec "une sauce provençale". Yannick, Catherine et leur fils, visiblement excités, attaquent les grillons : "un peu salé", diagnostique Jérémy, "un peu caramélisé" juge Catherine, tandis que Yannick sent "un arrière-goût de noisette". "C'est comme quand on mange une petite crevette sans la décortiquer", ajoute le père. Avec son fils, téméraire lui aussi, ils poussent l'expérience jusqu'à goûter les vers de farine vivants, avant que les pizzas ne soient enfournées. "Un goût de châtaigne crue ?", s'interroge Yannick à haute voix, tandis que son fils trouve que "ça n'a pas beaucoup de goût". Les criquets, aussi passés à la friture et accompagnés par des "sauces thaï et mexicaine", font eux l'unanimité. Tout le monde s'accorde sur "un goût de cacahouète", plus difficile à déceler sous la nappe de chocolat au dessert. Alexis Chambon, qui a croqué son premier criquet en juillet et prend "un malin plaisir" à les préparer, a bien compris qu'il pouvait "surfer" sur la vague de la nouveauté. "Je pense que dans les bars, cela va devenir tendance !", pronostique-t-il, voyant un grand avenir au criquet, "nettement meilleur et bien plus sain que la cacahouète" à l'apéritif. Il prépare d'ailleurs le lancement d'une franchise. M. Collin, qui ne mange pas d'insectes -- ce serait comme "manger ses bébés" --, vante aussi leurs qualités diététiques. "Il y a 82% de protéine dans un criquet!", s'exclame-t-il. Mais l'entomologiste, qui passe son temps à étudier ses 15.000 à 20.000 insectes et à faire des animations scolaires, ne veut pas se lancer dans l'élevage en gros. "Pour ce soir, il fallait 200 criquets, plus, cela va être impossible, il faut ouvrir un centre d'élevage", raconte-il avec sa blouse blanche dans son insectarium. C'est pourquoi le pizzaiolo de Guidel est déjà en contact avec un fournisseur allemand. Et il est aussi en discussion avec les services vétérinaires car en Europe, les insectes sont d'ordinaire réservés à l'alimentation des reptiles, et non à celle des hommes. Article Orange
La municipalité d'Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine) a recouvert d'un rideau une vieille plaque, dans la salle des mariages, proclamant que "la femme doit obéissance à son mari", à l'occasion de la Journée des femmes, a-t-on appris auprès de la mairie.
Cette plaque de marbre, qui date de la construction de la mairie à la toute fin du XIXe siècle, contient des articles du code civil de l'époque, dont deux semblent particulièrement obsolètes aujourd'hui : "la femme doit obéissance à son mari" (article 213) et "la femme est obligée d'habiter avec le mari et de le suivre où il juge à propos de résider" (article 214). La décision de cacher cette plaque de marbre du 6 au 12 mars a été prise par la municipalité, avec "La maison des femmes", une association asniéroise, afin de mener une action symbolique autour de la Journée des femmes, a indiqué la municipalité à l'AFP, confirmant une information du Parisien. Le retrait de la plaque, et son remplacement par des extraits du code civil actuel, est à l'étude. La mairie précise toutefois que, dans cette hypothèse, la plaque d'origine sera conservée et mise bien en vue dans la mairie, qui est par ailleurs classée aux Monuments historiques. Article Orange
L'Opéra-Comique a protesté contre la clause d'exclusivité que le futur directeur de l'Opéra de Paris, Nicolas Joel, impose aux chanteurs qu'il engage, une mesure que la Salle Favart juge d'autant plus "infondée" qu'elle concerne deux établissements publics d'Etat.
Cette exclusivité interdit aux chanteurs engagés à l'Opéra Bastille ou au Palais Garnier d'accepter des productions scéniques dans d'autres théâtres lyriques parisiens, par exemple à l'Opéra-Comique. "Une trentaine de chanteurs que l'on avait prévu d'engager pour les prochaines saisons sont bloqués au motif d'une exclusivité qui n'est pas fondée", a déclaré à l'AFP le directeur de l'Opéra-Comique, Jérôme Deschamps, citant notamment les noms du baryton Vincent Le Texier et des sopranos Natalie Dessay et Mireille Delunsch. La pratique de l'exclusivité permet d'éviter qu'un artiste se produise dans plusieurs salles d'une ville, au cours d'une même saison et dans des répertoires proches, au risque de mettre en péril la fréquentation de ces lieux. "Dans le cas qui nous préoccupe, un artiste qui chante trois phrases à l'Opéra de Paris ne peut pas chanter ailleurs (dans la capitale). Comme si ça pouvait influer sur le remplissage de l'Opéra...", a déploré le directeur adjoint de l'Opéra-Comique, Olivier Mantei. "Ce qu'on peut regretter, c'est que ça fait monter le prix des chanteurs au détriment de deux établissements publics, et donc du contribuable", a-t-il ajouté en évoquant le combat de "David contre Goliath", la subvention annuelle de l'Opéra de Paris (environ 100 millions d'euros) étant dix fois supérieure à celle de l'Opéra-Comique (10 M EUR). Interrogé par l'AFP, Nicolas Joel, qui succédera à Gerard Mortier le 1er août à la direction de l'Opéra de Paris, a estimé qu'il n'y avait "aucun début de polémique à faire à ce sujet", parlant de la "normale administration d'un théâtre lyrique". "Cette clause d'exclusivité a toujours existé dans les contrats de l'Opéra de Paris. Ensuite, on l'applique ou on ne l'applique pas", a-t-il affirmé. "Moi je pense que le public doit pouvoir associer des artistes à une maison", a fait valoir Nicolas Joel, ajoutant : "A New York, si vous chantez au Met, vous ne pouvez pas le faire au City Opera". Article Orange
Un chat perdu a parcouru 70 kilomètres en Russie pour retrouver son maître qui avait déménagé dans une autre ville, a rapporté jeudi le quotidien russe Vremia Novosteï.
Le chat Boïan s'était perdu lors du déménagement de la famille dans la région de Krasnoïarsk (Sibérie orientale), a raconté le maître, Sergueï Minskikh, à des journalistes locaux. "Nous avons embarqué nos affaires dans la voiture et personne n'a remarqué que le chat s'était perdu. Nous l'avons longtemps cherché, mais n'avons pu le retrouver. Les enfants étaient très tristes, le chat était leur chouchou, il vivait chez nous depuis cinq ans", a-t-il confié. Trois mois plus tard, le chat est apparu devant la porte de leur nouvel appartement, au quatrième étage d'un immeuble résidentiel. "Tout le monde s'étonne, comment a-t-il pu parcourir tant de kilomètres et retrouver notre appartement ? Toute la famille est heureuse et les voisins viennent nous rendre visite pour faire la connaissance de ce grand voyageur. Mais j'ai remarqué que maintenant il a peur de sortir", a poursuivi son maître. Article Orange
Nicolas Sarkozy va profiter de la remise du rapport du comité Balladur pour présenter ses orientations sur la simplification territoriale, avec pour objectif une organisation moins coûteuse, plus claire, et plus efficace de ce «mille-feuilles administratif». Plusieurs propositions contenues dans une première version du rapport ont provoqué une levée de boucliers. Parmi ces mesures, la création d'un Grand Paris intégrant les départements limitrophes de la capitale ou la réduction du nombre de régions de 22 à 15. Un calendrier à déterminer Depuis, Edouard Balladur a revu son texte, notamment pour tenir compte des remarques de l'ancien Premier ministre socialiste, Pierre Mauroy, membre du comité, sur la création de métropoles régionales. Nicolas Sarkozy, de son côté, a pris le temps de la réflexion et pourrait renvoyer certaines propositions à plus tard, notamment sur le Grand Paris, et celle d'une collectivité unique par département d'Outre-mer. Dans ce dernier cas, le président a annoncé la tenue d'Etats généraux de l'Outre-mer pour «remettre à plat l'ensemble des politiques publiques en Outre-mer», selon une source proche du dossier. Edouard Balladur a pour sa part indiqué qu'il rendra avec le rapport deux projets de loi, l'un sur l'organisation territoriale, l'autre sur l'Ile-de-France. Il souhaite que le premier projet de loi soit examiné au Sénat dès l'automne.
Ce que propose vraiment le rapport Balladur
Le sujet aura fait couler beaucoup d'encre. La réforme territoriale, menée par Edouard Balladur, est au coeur d'une polémique depuis plus d'une semaine, alors que le rapport n'a toujours pas été présenté au président de la République. Le texte, dont «20 Minutes» s'est procuré une version, a été voté par le comité mercredi. Sur les 20 propositions retenues, 16 ont été adoptées à la quasi unanimité des onze membres. Trois dispositions majeures, dont la création d'un Grand Paris, ont été rejetées par les personnalités de gauche. Voici les principales mesures préconisées par le rapport. Le regroupement des régions. Le comité propose de favoriser les regroupements volontaires des régions pour réduire leur nombre à une quinzaine. Les raisons avancées : un «périmètre géographique contestable» et une «faible densité». L'idée serait de doter les régions d'une population moyenne de trois à quatre millions d'habitants. Le texte ne cite aucun territoire en particulier, contrairement aux «fuites» qui parlaient du démantèlement de la Picardie et de Poitou-Charentes, du rapprochement des deux Normandie, de la l'Alsace et de la Lorraine ou encore de Rhône-Alpes et de l'Auvergne. Des conseillers départementaux. Le comité n'a pas retenu l'idée de supprimer l'échelon des départements. Il s'est par contre prononcé en faveur de regroupements volontaires, comme pour les régions. De plus, une même élection interviendrait pour les conseillers généraux et régionaux à partir de 2014. Les conseillers départementaux seraient élus lors d'un scrutin de liste proportionnel à deux tours. Les premiers de liste siégeraient au département ainsi qu'à la région tandis que les suivants seraient répartis dans la seule assemblée départementale. Pour mettre en oeuvre cette mesure, les 4.039 cantons du territoire seraient supprimés. Achever l'intercommunalité. Aujourd'hui, 92% des 36.600 communes françaises sont regroupées en communautés urbaines, agglomérations ou syndicats de communes. Le comité Balladur veut achever le processus d'ici au 31 décembre 2013 en invitant les communes à rejoindre une intercommunalité. «Passé ce délai, il appartiendra au préfet d'y pourvoir», précise le texte. Onze métropoles. Afin de leur donner plus de compétences, le comité propose de transformer onze communautés urbaines ou d'agglomérations de plus de 400.000 habitants (Lyon, Lille, Marseille, Bordeaux, Toulouse, Nantes, Nice, Strasbourg, Rouen, Toulon et Rennes) en «métropoles». Leurs périmètres géographiques pourraient, à cette occasion, être revus de manière à permettre leur extension future. Elles seraient dotées de certaines compétences des villes et des départements, comme pour l'action sociale, le médico-social, les collèges ou l'environnement. Le Grand Paris. Cette réforme fusionnerait la capitale et sa petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne), soit un retour à l'ancien département de la Seine. La nouvelle région regrouperait six millions d'habitants. Les conseillers du Grand Paris seraient élus le jour des élections départementales et régionales. Au total: 135 membres, dont 45 sièges pour Paris et 30 pour chacun des trois anciens départements. Compétences clarifiées. Seules les communes et les agglomérations préserveraient tous leurs niveaux d'intervention avec «la clause générale de compétence». En revanche, les attributions des départements et des régions seraient spécialisées. L'objectif est d'éviter que l'ensemble des compétences soient partagées par toutes les collectivités. Et ainsi limiter la dépense des collectivités locales, qui représente 20% des dépenses publiques. Fiscalité révisée. La suppression d'une partie de la taxe professionnelle en 2010 serait compensée par une taxation accrue de la valeur ajoutée et du foncier de l'entreprise. Par ailleurs, les valeurs locatives foncières seraient révisées tous les six ans. Article 20minutes
L'affaire qui secoue les relations diplomatiques entre la France et la Chine connaît un nouveau rebondissement...
Coup de théâtre au sujet des bronzes chinois vendus lors des enchères pour la collection Pierre Bergé-Yves Saint Laurent. L'acheteur, dont on ignorait l'identité jusqu'alors, est en fait Chinois. Il s'appelle Cai Mingchao, un collectionneur d'art connu pour avoir acheté, en 2006 lors d'enchères à Hong Kong, pour près de 15 millions de dollars, une statue de Boudhha de l'époque Ming. Cai Mingchao a déclaré, au cours d'une conférence de presse : «Je crois que n'importe quel Chinois se serait levé à ce moment précis... J'essaie de tout faire pour faire face à mes responsabilités.» Le collectionneur a surtout lâché cette phrase, à la surprise générale : «Mais je dois souligner que l'argent ne peut pas être versé.» La prudence de Christie's Pour l'instant, on ignore si Cai refuse de payer parce qu'il ne dispose pas de l'argent (15,7 millions d'euros chaque bronze) ou pour une question de principe, façon de condamner, comme l'a fait son gouvernement, la vente d'œuvres autrefois pillées. Ce qui est le cas des deux bronzes, volés il y a près de 150 ans au Palais d'été de Pékin par les troupes franco-britanniques et devenus le symbole de l'humiliation coloniale de la Chine. Interrogée par 20minutes.fr, la maison Christie's se montre réservée : «On va d'abord vérifier que toutes ses déclarations sont vraies». Plus tard dans la matinée, la maison a écrit un communiqué dans lequel elle se refuse à commenter ou spéculer «sur les prochaines mesures que nous pourrions prendre dans ce cas précis». Procédure Le site Web de Christie's stipule que l'acheteur dispose de sept jours pour verser l'argent. Néanmoins, tant que la somme n'est pas versée, les œuvres d'art ne sont pas envoyées à l'acquéreur. Actuellement, les deux bronzes sont toujours dans les locaux de Christie's. Si l'acheteur se révélait insolvable, une procédure, très rare, est prévue. Celle dite de la «folle enchère». Dans un délai d'un mois après l'adjudication, le vendeur (Pierre Bergé) peut décider de la mettre en place : l'oeuvre est alors remise en vente aux enchères et l'acheteur défaillant (Cai Mingchao) doit s'acquitter de l'éventuelle différence de prix entre la première et la seconde adjudication. Sinon, le vendeur peut aussi renoncer à cette option. Dans ce cas, la vente est déclarée nulle à l'échéance du mois suivant son adjudication initiale. La maison d'enchères peut alors poursuivre l'acheteur en justice, avec demandes de dommages et intérêts. Article 20minutes
Une octogénaire a perdu toutes ses économies, soit 44.000 euros, qu'elle a oubliées dans un tramway en se rendant à la banque pour les déposer, a rapporté un journal suédois.
La femme âgée de 83 ans, identifiée seulement comme Birgitta, avait soigneusement conservé son magot dans un bureau à son domicile à Gothenburg, dans le sud-ouest du pays, mais s'était enfin décidé à le déposer à la banque par sécurité, selon le quotidien Aftonbladet. Le 19 février, elle a rempli un sac à papier avec des piles de billets de 10.000 couronnes suédoises et pris le tram pour se rendre en centre ville. "J'allais à la banque pour déposer l'argent", a-t-elle déclaré au journal. Mais en descendant du tram, elle a oublié le sac. "Je ne crois pas qu'il y ait une chance que je récupère l'argent mais si quelqu'un le retrouve et me le rend il aura droit bien sûr à une récompense", a-t-elle dit. La police de Gothenburg se montrait plus optimiste, comptant sur la caméra de surveillance installée dans le tram pour identifier la personne ayant trouvé le sac. Article Orange
Si le vol aboutit à une utilisation frauduleuse de la carte, la banque émettrice ne peut se retourner contre l'agence postale...
De quoi faire réfléchir toutes les agences bancaires. La Cour de cassation a jugé que la Poste n'est pas tenue d'indemniser un particulier si par malheur sa carte bancaire, postée par sa banque, a été subtilisée et a servi à réaliser des retraits frauduleux, selon un arrêt consulté samedi par l'AFP. En mars 2003, la Caisse du Crédit mutuel de Chabanais, en Charente, avait adressé par lettre recommandée avec avis de réception une carte bancaire à un de ses clients. Celle-ci ne lui était jamais parvenu et pour cause: elle avait été volée et avant de servir à effectuer des retraits frauduleux pour un peu plus de 4.300 euros. Forfait de 8 euros Après avoir remboursé son client, la banque s'était retournée contre La Poste. Celle-ci ne lui offrant que 8 euros, soit le forfait prévu par la réglementation en cas de perte ou de vol d'un courrier, le Crédit Mutuel avait assigné La Poste en justice. En décembre 2007, la cour d'appel de Bordeaux avait condamné la Poste à payer à la caisse les 4.300 euros litigieux. Mais l'agence postale avait formé un pourvoi en cassation, estimant notamment qu'on ne pouvait la condamner «à réparer l'entier préjudice consécutif à la perte ou vol d'un courrier recommandé». Dans un arrêt rendu le 18 février, la Première chambre civile de la Cour de cassation lui a donné raison et a annulé la décision bordelaise, estimant que «l'indemnisation forfaitaire prévue par la réglementation réparait l'entier préjudice subi». Le dossier a été renvoyé devant la cour d'appel de Bordeaux, qui devra de nouveau statuer sur le sujet. Article 20minutes
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