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vendredi 29 février 2008, a 08:42
LA TETE DE JEAN-SEBASTIEN BACH...
 

Le visage du compositeur né à Eisenach en 1685 a été reconstitué, depuis le mois de décembre, au centre d'anatomie et d'identification humaine de l'université de Dundee, en Ecosse, par l'anthropologue écossaise Caroline Wilkinson, grâce à un système de reconstruction faciale par ordinateur.

Le visage qui sera présenté à l'exposition est celui de Bach au moment de sa mort. La ressemblance avec le compositeur est vraisemblable à 70%.

Le visage reconstitué confirme ce que l'on sait déjà du physique de Bach: c'était un homme imposant, à la mâchoire inférieure légèrement prognathe, aux cavités oculaires profondes, au grand nez, et au visage vaguement de travers.

Caroline Wilkinson, connue pour avoir notamment reconstitué le visage du pharaon Ramsès II, s'est basée sur une première tentative de reconstitution du visage de Jean-Sébastien Bach, menée en 1894 par l'anatomiste Wilhelm His et le sculpteur Carl Ludwig Seffner.

His et Seffner avaient auparavant exhumé le corps de Bach qui était enterré à proximité d'une église d'Eisenach. Seffner avait ensuite réalisé un buste en bronze.

L'exposition "Bach à travers le miroir de la médecine" apportera également un éclairage sur les opérations aux yeux de l'époque -le grand compositeur était mort des suites d'une de ces opérations- ainsi sur ses différents problèmes et maladies.

Le plus grand compositeur allemand est né à Eisenach en 1685. Il est mort en 1750. L'exposition ouvrira le 21 mars, jour de son 323e anniversaire. Article Orange

vendredi 29 février 2008, a 08:40
IVAN REBROFF EST DECEDE A 76 ANS
 

D'origine russe, Hans-Rolf Rippert, né le 31 juillet 1931 à Berlin, a interprété des chansons traditionnelles russes, des opérettes et des airs d'opéra. Il a également joué dans des pièces de théâtre et des films.

Ivan Rebroff, coiffé d'une toque russe et portant une barbe drue, disposait d'un registre vocal étendu, avec quatre octaves et demie.

Géant de quasiment 2 mètres pour quelque 120 kilos, le baryton-basse a été initié par sa mère russe au chant. Dans les années 50, il entame des études de chant à Hambourg (nord) et décide en 1953 de prendre le pseudonyme de Rebroff.

Il obtient la reconnaissance internationale en 1968 à Paris avec la comédie musicale "Un violon sur le toit", dans laquelle il tient le rôle du laitier Tevje et interprète notamment "Ah! Si j'étais riche".

Selon son impresario, il s'est produit à 1.476 reprises dans le rôle de Tevje.

Son premier rôle à l'opéra fut celui de Don Basilio dans "Le Barbier de Séville" de Rossini.

Ivan Rebroff est particulièrement célèbre auprès du grand public pour son interprétation de chansons folkloriques russes comme "Kalinka", "Les Nuits de Moscou" ou "Les Yeux Noirs".

Il a donné son dernier concert le 9 décembre à Vienne avant de décider d'un arrêt jusqu'à l'été pour raisons de santé. Ivan Rebroff, qui vivait depuis longtemps sur l'île grecque de Sporades, a reçu dans sa carrière 49 disques d'or.

"Je veux chanter la beauté de vivre et dénoncer toutes les espèces de brutalité du monde", affirmait-il. Article Orange

jeudi 28 février 2008, a 11:41
RETOUR A LA LUMIERE D'UN VAN GOGH
 

 

Ce drôle de petit tableau, frais et rose comme une bonne intention, était accroché juste à côté du cercueil de Van Gogh, dans la pièce funéraire improvisée à l'auberge Ravoux d'Auvers-sur-Oise, deux jours après son suicide par balle, en pleine poitrine, le 29 juillet 1890. À peine un mois avant le drame qui plongea le village dans le deuil, fin juin, comme en témoigne le pré en fleurs en arrière-plan, Vincent, 37 ans, peintre du tourment humain et du soleil divin, avait concentré sa joie de vivre dans ce petit format (50 × 51 cm), testament non prémonitoire. Traitant la robe bleue de l'enfant par de vifs traits de pinceau, comme un petit ciel captif et un condensé de bonheur.

Coup de théâtre ! Connu des musées, où il fut montré de Detroit à Madrid, mais officiellement inconnu du marché de l'art, qui le voit sortir de quatre-vingt-dix ans de réserve en Suisse, L'Enfant à l'orange sera l'une des attractions de la prochaine foire de Maastricht, qui s'ouvre le 7 mars au public. Le secret était bien gardé aux Pays-Bas, où, il y a quinze jours encore, on jurait ne «rien savoir à propos du retour d'un Van Gogh au pays».

Le vernissage de la 21e Tefaf (The European Fine Art Fair) de Maastricht approchant, sous la pression des affaires de l'année à conclure en dix jours de foire très compétitive, les langues se délient de l'autre côté de la Manche.

C'est Dickinson, enseigne notable de Jermyn Street à Londres, qui a sorti ce portrait tendre de la fameuse collection d'Arthur et Hedy Hahnloser à Winterthur (Fondation Villa Flora). «Nous sommes fiers de proposer à Maastricht ce Van Gogh de grande provenance, petit tableau, mais plein de lumière, en état remarquable, resté quatre-vingt-dix ans dans la même collection historique. Un exploit », confirmait, hier matin depuis Hongkong, James Roundell, figure totémique de la galerie Dickinson, identifiable dans toute salle de ventes aux enchères, de Londres à New York, grâce à ses presque deux mètres de haut.

Cet Enfant à l'orange, blond comme une fille, mais sans doute fils d'un modeste menuisier d'Auvers-sur-Oise, tenant peut-être plutôt une balle orange qu'un fruit, est estimé à plus de 30 millions de dollars, a priori le tableau le plus cher de la foire.

Retour à cet été 1890 qui s'annonçait si prolifique dans la carrière de Van Gogh. Après la solitude, le soleil intense et les blés drus de Saint-Rémy-de-Provence (mai 1889-mai 1890), le peintre à l'oreille coupée depuis son accès de folie du 24 décembre 1888 était remonté au Nord, près de Paris et de son cher frère Théo. Le Dr Gachet, médecin homéopathe, lui avait été recommandé par Pissaro et jouissait de la réputation d'un amateur d'art, ayant déjà traité plusieurs artistes.

Là, installé pour 3,50 francs par jour sous les combles de l'auberge d'Arthur-Gustave Ravoux, place de la Mairie (aujourd'hui un restaurant), le Vincent dépressif cher à Maurice Pialat œuvra comme un forcené. Près de 80 œuvres peintes dans ses 70 derniers jours passés à Auvers ! Dont des chefs-d'œuvre, comme L'Église d'Auvers ou Le Portrait du Dr Gachet qui atteignit le prix record de 82,5 millions de dollars, chez Christie's le 15 mai 1990.

«Je m'attendais à voir un malade, mais c'était un homme costaud aux larges épaules, avec une bonne mine, le sourire au visage, et un air très résolu», raconta par la suite Jo, l'épouse de Théo Van Gogh. En partance pour sa dernière demeure, Vincent avait été heureux de découvrir à Paris son neveu et filleul, un bébé nommé, lui aussi, Vincent.

Les historiens de l'art puisent dans cet amour filial, émerveillé et inhabituellement serein, l'inspiration des portraits d'enfants peints à Auvers-sur-Oise. Dont cet Enfant à l'Orange. Qui aurait pu dire l'avenir, même si son petit air chiffon peut être lu comme une faille ? «Je profite de chaque jour, le temps est si beau. Et je vais bien. Je me couche à 9 heures, mais je me lève le plus souvent à 5… Et j'espère que ce sentiment d'être plus maître de mon pinceau qu'avant d'aller à Arles va durer», écrit Vincent à Théo, dans l'une des plus belles correspondances qui soient.

Le 5 juin, Vincent écrit à sa sœur Wilhelmina ce qui est resté comme son «manifeste d'Auvers» : «Ce qui me passionne le plus, bien plus que le reste de mon métier, c'est le portrait, le portrait moderne. Je le vois en couleur. (…) Je voudrais peindre des portraits qui apparaîtraient, un siècle plus tard à ceux qui vivraient alors, comme des apparitions.»

Longtemps tenu pour le portrait d'une fillette dans les inventaires, L'Enfant à l'orange a été identifié par Adeline Ravoux, fille de l'aubergiste qui raconta, en 1957, les derniers jours d'un grand peintre, comme Raoul, 3 ans, fils du menuisier du village, Vincent Levert. Il fut probablement l'auteur du cadre en bois dans lequel le tableau est resté, comme du cercueil du peintre au pied duquel on posa palette et pinceaux.

Après la mort de Vincent, Théo le décrocha des murs comme L'Église d'Auvers et les merveilleux Iris mouvant comme les serpents de la Méduse. Tous les tableaux furent rapatriés dans son appartement parisien. Six mois plus tard, Théo mourait à son tour, laissant Jo maîtresse d'un héritage historique et d'âpres débats sur les provenances. Le tableau fut proposé en décembre 1890 pour 500 francs à Octave Maus, puis exposé à Bossum (Hollande) au printemps 1891 avec 550 autres Van Gogh et encore en 1905 à la rétrospective du Stedelijk Museum d'Amsterdam.

Les Suisses Arthur et Hedy Hahnloser l'achetèrent en 1916 et le tableau resta à Winterthur depuis. Si les grands pros du marché font un peu la moue devant un bébé, sujet toujours difficile à vendre, et devant une estimation jugée trop optimiste, personne, pour une fois, ne conteste la magistrale signature. Article Le Figaro

jeudi 28 février 2008, a 09:39
LE THEATRE PUBLIC FAIT FRONT COMMUN...
 

Cette conférence de presse, voulue comme "un symbole d'unité", a rassemblé un nombre exceptionnellement élevé de metteurs en scène du théâtre public (compagnies indépendantes et directeurs d'institutions), toutes générations confondues.

Parmi eux figuraient Olivier Py (directeur de l'Odéon), Patrice Chéreau, Ariane Mnouchkine, Didier Bezace, Alfredo Arias, Stéphane Braunschweig, Jérôme Deschamps, Alain Françon, Muriel Mayette (Comédie-Française), Stanislas Nordey, Valère Novarina, Claude Régy ou encore Jean-Michel Ribes.

"Je n'ai pas souvenir d'une telle réunion collégiale", a souligné M. Py, qui a pointé du doigt "un incroyable, un sidérant déficit de politique culturelle" de la part de l'Etat, au-delà des seules questions budgétaires.

"L'économie du spectacle vivant est asphyxiée. L'idée même de service public de la culture est gravement mise à mal", a renchéri Arnaud Meunier (Compagnie de la Mauvaise Graine).

Depuis plusieurs mois, l'inquiétude gronde dans le spectacle vivant. D'abord échaudés par la lettre de mission envoyée par l'Elysée et Matignon à la ministre de la Culture Christine Albanel, les professionnels ont ensuite protesté contre le montant du budget 2008 du ministère (640 M euros pour la création).

Face à ce mécontentement, Mme Albanel a annoncé en décembre un "desserrement budgétaire" de 34,8 M euros, puis lancé le 11 février les Entretiens de Valois, sorte de mini-Grenelle du spectacle vivant.

"Il était prévu au budget un gel de 6% sur l'ensemble du spectacle vivant en 2008. Après des protestations vigoureuses du métier, le ministère des Finances a débloqué 34 millions d'euros (...). Or, une partie a été affectée à d'autres choses", a affirmé Jean-Pierre Vincent (compagnie Studio libre).

"Tout ce qui bouge et qui pense est actuellement gênant", a pour sa part jugé Didier Bezace (CDN d'Aubervilliers"). "Les gens vont mal, bouffent mal, sont mal logés, et en plus on voudrait les priver de ce que nous faisons: raconter des histoires".

Enfin, dans une intervention iconoclaste et remarquée, Ariane Mnouchkine a enjoint le monde du théâtre de mettre fin aux "discours corporatistes" sous peine "d'aggraver le divorce avec une partie de la population" et d'être considéré comme "une nomenclature de privilégiés".

"Qu'est-ce qu'on fait? En quoi participons-nous à la solidarité nationale et pas qu'à celle des gens de culture?", s'est-elle interrogée.

"C'est très grave, Nicolas Sarkozy au pouvoir, un président qui veut aller au-delà de l'avis du Conseil constitutionnel", a-t-elle lancé. "On s'exprime ici comme si on avait un gouvernement normal. Or, on n'a pas un gouvernement normal!"

Mme Albanel, qui a organisé un point presse dans l'après-midi au ministère, s'est dite "un peu choquée et blessée" par les propos des metteurs en scène.

"Tout le monde est conscient qu'on est aujourd'hui dans une fin de cycle. Cela ne veut pas dire désengagement, mais réfléchir tous ensemble aux défis d'aujourd'hui", a-t-elle ajouté, estimant qu'il fallait "sortir de cette idée de dire qu'on fait une politique culturelle en continuant à donner toujours plus de subventions". Article Orange

mercredi 27 février 2008, a 09:19
COURS DE DANSE POUR DES POLICIERS
 

"Le but c'est de développer une habileté à diriger le trafic et de gagner en élégance dans les mouvements, ce qui sera non seulement agréable à l'oeil mais pourra aussi dissiper le stress ou la tristesse des chauffeurs qui attendent au feu rouge", a déclaré à l'AFP le directeur de la police communautaire de Timisoara, Dorel Cojan.

Cette formation inédite, qui vient de démarrer à la Philharmonie locale, est dirigée par deux anciens danseurs de l'Opéra, qui donneront dans un premier temps des cours pendant un mois, deux fois par semaine.

"Nous avons commencé par filmer les gaucheries de nos élèves et je suis sûr que dans un mois nous allons voir des progrès", a expliqué M. Cojan.

Selon lui, ces cours s'adressent notamment aux policiers communautaires de Timisoara, qui seront bientôt également appelés à diriger la circulation. Article Orange

mardi 26 février 2008, a 09:41
ARTISTE DE LA PAIX POUR L'UNESCO
 

Maria de Medeiros est nommée en reconnaissance de "son engagement exceptionnel en faveur de l'éducation artistique et de sa contribution à la promotion des idéaux de l'Organisation", a indiqué l'Unesco dans un communiqué.

Un concert intitulé Désirs de Paix conclura la cérémonie à l'Unesco. Maria de Medeiros, accompagnée par son trio de jazz, interprétera notamment des oeuvres de José Afonso, Sérgio Godinho, Chico Buarque, Caetano Veloso, Victor Jara, Jorge Drexler et des Rolling Stones, a précisé l'Unesco.

"Les artistes de l'Unesco pour la paix sont des personnalités internationales qui donnent, grâce à leur influence, leur charisme et leur célébrité, une résonance particulière aux messages et aux programmes de l'Organisation", a rappelé l'Unesco.

Parmi elles figurent le chanteur brésilien Gilberto Gil et le peintre mozambicain Malangatana.

lundi 25 février 2008, a 10:42
UN ORCHESTRE AMERICAIN EN COREE...
 

Le concert du célèbre orchestre aura lieu mardi soir au Grand Théâtre de Pyongyang, et sera retransmis en direct dans le monde entier.

Dirigé par Lorin Maazel, le célèbre orchestre commencera par interpréter les hymnes américain et nord-coréen, puis jouera le Prélude à l'Acte III de l'opéra "Lohengrin" de Richard Wagner, la Neuvième Symphonie d'Anton Dvorak et "Un Américain à Paris" de George Gershwin.

Ce concert représente un échange culturel sans précédent entre les Etats-Unis et la Corée du Nord, qui avaient placé ce pays sur leur "axe du mal". Il aura lieu exactement un an après l'accord donné par la Corée du Nord à la tenue de négociations à six, avec les Etats-Unis, la Chine, la Corée du Sud, le Japon et la Russie sur son dossier nucléaire.

Les Etats-Unis et la Corée du Nord sont toujours virtuellement en guerre, faute de traité de paix après la guerre de 1950 à 1953. La Corée du Nord figure depuis 1988 sur la liste américaine des pays soutenant le terrorisme.

La secrétaire d'Etat américaine Condoleeza Rice entame par ailleurs lundi à Séoul une tournée asiatique qui doit aussi l'emmener à Pékin et Tokyo pour des négociations sur le démantèlement du programme d'armement nucléaire nord-coréen.

lundi 25 février 2008, a 10:28
:-( VIVE LE RESPECT ! VIVE LA FRANCE :-(
 

"Le président de la République a répondu clairement mais assez calmement, il n'était pas du tout énervé (...) à quelqu'un qui l'agressait", a déclaré M. Barnier à Europe 1. Le ministre, qui se trouvait au côté du chef de l'Etat lors de l'inauguration du salon, a indiqué ne pas avoir entendu les mots prononcés.

La visite de Nicolas Sarkozy au Salon de l'agriculture samedi a été marquée par un échange d'invectives entre un visiteur et le président, séquence filmée qui a été diffusée dans la soirée sur le site leparisien.fr. Cette séquence vidéo qui montrait notamment M. Sarkozy répondant au visiteur: "Casse-toi alors, pauvre con", a été visionnée plus de 630.000 fois ce week-end, selon le compteur du site du Parisien.

"A un moment donné, quelqu'un a agressé verbalement le chef de l'Etat. (...) Et le président de la République, c'est un homme qui est spontané, direct et assez moderne dans son comportement. Il n'y a pas d'hypocrisie avec Nicolas Sarkozy, il lui a répondu d'homme à homme et il ne faut pas s'en étonner", a déclaré M. Barnier.

Il a souligné que "à part ce petit incident, cette anecdote avec laquelle on fait trop de bruit", le président "était très heureux de l'accueil qu'il a reçu" au salon de l'Agriculture. "Il est resté souriant de bout en bout parce qu'il était chaleureusement accueilli par les Français". Sur le terrain, "je sens des Français qui en ont assez de cette agressivité systématique contre Nicolas Sarkozy, contre le gouvernement", a par ailleurs souligné le ministre. "Les Français sont impatients, attentifs, car on a beaucoup engagé de réformes, (...) et je sens plutôt une remobilisation à la veille des municipales", a-t-il conclu.

Le ministre du Travail Xavier Bertrand a déclaré lundi matin sur RMC qu'on n'avait "pas le droit d'humilier le président de la République" en référence aux propos "blessants" selon lui tenus samedi par un visiteur du Salon de l'Agriculture, à qui Nicolas Sarkozy a vertement répondu. "J'en ai marre de ce sytème qui est complètement insensé, où on ne retient que cinq secondes de cette visite au Salon de l'Agriculture", a ajouté M. Bertrand, qui était interrogé par RMC sur ce vif échange. Selon lui, M. Sarkozy a "prononcé" lors de cette visite "un discours fondateur pour l'agriculture (...) Et qu'est-ce qu'on retient ? cinq secondes", a-t-il déploré.

Un échange d'invectives entre un visiteur et le président, séquence filmée a été diffusée dans la soirée sur le site Le Parisien.fr. A 18h00 dimanche, cette séquence de 45 secondes, de piètre qualité visuelle et sonore, avait été visionnée plus de 630.000 fois, selon le compteur du site du quotidien, sans compter les consultations sur YouTube, un site spécialisé où les internautes peuvent déposer les vidéos qu'ils souhaitent partager, et où elle apparaissait à plusieurs exemplaires.

La vidéo avait également été postée durant la nuit sur et Dailymotion, mais elle a rapidement disparu de ce site, sans explication. Cette vidéo montre le chef de l'Etat, très entouré et souriant, prenant un bain de foule et serrant des mains, quand un visiteur d'un certain âge et portant des lunettes, lui lance: "ah non, touche-moi pas". "Casse-toi, alors", répond M. Sarkozy. "Tu me salis", enchaîne le badaud. "Casse-toi alors, pauvre con", réplique le président.

Un des journalistes du Parisien présent sur la scène a indiqué dimanche, sur France-info, avoir filmé la visite de Nicolas Sarkozy dans son intégralité, mais ne s'être rendu compte de l'incident qu'en revisionnant la vidéo, vu la cohue et le brouhaha.

Le premier secrétaire du PS, François Hollande a jugé "insupportable que le président ne soit pas exemplaire", estimant qu'il "ne doit pas se comporter comme n'importe quel citoyen". En tant que président de la République, "on ne rentre pas dans un conflit avec quelqu'un qui ne vous serre pas la main", a-t-il souligné sur Canal+.

Le 6 novembre, une autre algarade avait également suscité de nombreuses réactions chez les internautes: elle avait opposé le président à un marin-pêcheur du Guilvinec, "Juju", Julien Guillamet, 21 ans qui, perché sur une terrasse de la criée de ce port breton, l'avait invectivé. M. Sarkozy lui avait demandé de descendre s'expliquer. "Si je descends, je te mets un coup de boule", avait répliqué le jeune homme, sautant une barrière avant d'être arrêté par les services de sécurité. "Juju" avait ensuite été invité à faire partie d'une délégation de pêcheurs reçue en janvier à l'Elysée.

En juin 2007, des images de Nicolas Sarkozy lors d'une conférence de presse au G8 -où des internautes avaient vu des signes d'ébriété- avaient été visionnées plus de neuf millions de fois sur internet, une semaine après leur mise en ligne. Article Orange

 

Mon avis

C'est consternant !

Quelle belle preuve d'irrespect Monsieur le Président de la République !

Quelle belle image de la République et de Fraternité !



lundi 25 février 2008, a 08:59
OSCAR DE LA MEILLEURE ACTRICE 2008
 

"Merci l'amour, merci la vie... C'est vrai qu'il y a des anges dans cette ville!", s'est exclamé en anglais Marion Cotillard, bouleversée, après avoir reçu sa statuette des mains de l'acteur Forest Whitaker.

L'Oscar du meilleur acteur a été attribué au comédien irlandais Daniel Day-Lewis pour son rôle dans "There will be blood", un acteur déjà récompensé en 1987 dans la même catégorie. Il était en compétition avec George Clooney (Michael Clayton"), Johny Depp ("Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street"), Tommy Lee Jones ("Dans la vallée d'Elah") et Viggo Mortensen ("Les promesses de l'ombre").

L'Oscar du meilleur film a été attribué à "Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme" de Joel et Ethan Coen.

C'est la première fois qu'une Française remporte un Oscar de la meilleure actrice depuis Simone Signoret en 1960 et la première fois depuis 1962 et Sophia Loren dans "La Ciociara" que l'Académie des arts et des sciences du cinéma récompense une performance d'actrice dans une langue autre que l'anglais.

Avant elle, Javier Bardem a été honoré pour son rôle de tueur psychopathe dans "Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme" des frères Joel et Ethan Coen, film qui a aussi obtenu l'Oscar de la meilleure adaptation. De son côté, la Britannique Tilda Swinton a remporté à la surprise générale l'Oscar du meilleur second rôle féminin pour "Michael Clayton", où elle joue une ambitieuse femme d'affaires.

"Ratatouille", l'histoire d'un rat voulant devenir chef cuisinier, production des studios Disney et Pixar, a valu à son réalisateur Brad Bird son deuxième Oscar du meilleur film d'animation après "Les indestructibles" en 2005.

Avant la cérémonie, les stars ont sacrifié au rituel du tapis rouge, recouvert d'une bâche en plastique transparent en raison des averses de pluie qui se sont abattues depuis samedi sur Hollywood, le quartier historique du 7e art au nord-ouest de Los Angeles.

Avant la consécration de Marion Cotillard, la soirée avait très bien débuté pour le cinéma français, puisque "La môme" a remporté l'Oscar du maquillage, tandis que Philippe Pollet-Villard a enlevé la statuette du meilleur court métrage grâce au "Mozart des pick-pockets". L'Académie, qui organise les Oscars depuis 1929, avait sélectionné cette année des oeuvres violentes, des acteurs jouant des personnages inquiétants et des scénarios particulièrement sombres.

La fable sanglante "Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme" était nommée dans huit catégories et faisait figure de favorite pour la prestigieuse statuette du meilleur film, remise à la fin de la cérémonie. Le non moins violent "There will be blood" a aussi décroché huit sélections, dont l'Oscar du meilleur acteur à Daniel Day-Lewis. Le drame romantique britannique "Reviens-moi" et le thriller "Michael Clayton" suivent avec sept nominations.

Chez les acteurs, George Clooney ("Michael Clayton") et Daniel Day-Lewis ("There will be blood") étaient en concurrence avec Tommy Lee Jones ("Dans la vallée d'Elah"), Viggo Mortensen ("Les promesses de l'ombre") et Johnny Depp ("Sweeney Todd").

Côté documentaires, le "Sicko" de Michael Moore était notamment opposé à trois films évoquant la "guerre contre le terrorisme". Enfin, pour le trophée du meilleur film étranger rivalisaient des oeuvres israélienne, polonaise, russe, kazakhe et autrichienne.

Présentée par le comédien John Stewart, la cérémonie a échappé de peu à la grève des scénaristes de Hollywood, résolue il y a deux semaines. L'Académie, dont le collège électoral est composé de 5.829 professionnels du 7e art, remet des récompenses dans 24 catégories. Article Orange

lundi 25 février 2008, a 08:50
MA SORTIE CINE
 

 

C'est l'histoire d'un parisien qui est malade et qui se demande s'il va mourir. Son état lui donne un regard neuf et différent sur tous les gens qu'il croise. Le fait d'envisager la mort met soudainement en valeur la vie, la vie des autres et celle de la ville toute entière. Des maraîchers, une boulangère, une assistante sociale, un danseur, un architecte, un SDF, un prof de fac, une mannequin, un clandestin camerounais... Tous ces gens, que tout oppose, se retrouvent réunis dans cette ville et dans ce film. Vous pouvez penser qu'ils ne sont pas exceptionnels mais, pour chacun d'entre eux, leur vie est unique. Vous pouvez croire que leurs problèmes sont insignifiants mais, pour eux, ce sont les plus importants du monde.

Mon avis

Beau film, envoûtant, entraînant...

Excellente performance d'acteurs. BRAVO !



samedi 23 février 2008, a 12:37
COMMENT SONT ASSUREES LES OEUVRES D'ART ?
 

Monet, Degas, Cézanne et Van Gogh : belle prise que celle des cambrioleurs qui se sont introduits le dimanche 10 février dans le musée qui abrite la ­collection d'Emil Georg Bührle, à Zurich. Le montant du butin, évalué par certains à 112 M€ chiffre contesté par des experts qui le jugent très en deçà de la réalité , en faisait le vol de tableaux le plus important jamais commis en Europe. Heureusement, le Champ de coquelicots près de Vétheuil de Monet et les Branches de marronnier en fleurs de Van Gogh ont depuis été retrouvés, mais Le Garçon au gilet rouge de Cézanne et Ludovic Lepic et ses filles de Degas manquent encore à l'appel. L'affaire alimentera sans doute la polémique sur la sécurité des œuvres dans les musées. Mais elle pose également la question de leur couverture par les assurances. Les quatre chefs-d'œuvre de cette fondation privée sont assurés. La compagnie d'assurances concernée devra donc bel et bien assumer la disparition des deux tableaux encore dans la nature s'ils ne reparaissent pas à leur tour.

Dans la même logique, en France, la facture de la restauration d'une toile immaculée de Cy Twombly, embrassée de façon intempestive par une visiteuse de la collection privée Lambert, l'été dernier à Avignon, doit être réglée par l'assureur. En revanche, la réparation de la déchirure infligée par des intrus au Pont d'Argenteuil de Monet, une nuit d'octobre, au Musée d'Orsay, ne fera l'objet d'aucun remboursement. Tout simplement parce que la toile est propriété nationale.

« Pour toute œuvre lui appartenant, l'État en est l'assureur », explique en effet Thierry Gausseron, l'administrateur général du musée parisien. Cela vaut tant qu'une toile reste accrochée à son clou. Dès qu'elle sort de son musée, le système des assurances se met en branle.

Ce principe de l'autoassu­rance, qui n'a toutefois pas empêché Orsay et l'Agence judiciaire du Trésor de se porter partie civile dans l'affaire du Monet, relèverait plus de la pratique ancienne que du texte de loi. Il semble surtout résulter d'un calcul financier simple. Des œuvres aussi mythiques que La Joconde ou L'Origine du monde ne sont pas assurées au sens où on l'entend habituellement, justement parce qu'elles sont inestimables. « Il n'est pas possible de trouver des assureurs pour de tels tableaux, note Marc Rome, chez Axa Art, l'un des principaux assureurs en matière d'art. Et de toute façon, l'État n'aurait pas les moyens. » Non seulement parce qu'il possède des chefs-d'œuvre mais aussi parce que ses possessions sont immenses.

Dans leur ensemble, les collections nationales se comptent probablement en centaines de milliers d'œuvres, de valeurs très variables. « Il n'y a pas les crédits pour contracter des assurances pour tout cela, confirme donc Anne Distel, chef du département des collections à la Direction des musées de France (DMF). Les musées nationaux ont toujours considéré qu'il est plus intéressant d'investir en personnel de surveillance et en amélioration de la sécurité. »

Des contrats d'assurance limités

Et après tout, accidents et dégradations, si spectaculaires soient-ils, sont plutôt rares. Pour l'État, il semble alors plus avantageux d'assumer le coût des réparations. Mais qu'adviendrait-il si, par malheur, une œuvre aussi importante que La Joconde venait à être détruite ou volée ? Les institutions culturelles, réalistes, font remarquer qu'aucun dédommagement ne permettrait de remplacer un objet par essence unique.

Les autres musées publics, par exemple municipaux, peuvent suivre ce même raisonnement. Là encore, il semble ne pas y avoir de règle, et des villes comme Paris, Lille ou Nantes ont donc, elles ­aussi, opté pour l'autoassurance de leurs collections. Quant aux œuvres nationales qu'elles ont en dépôt, elles en sont « responsables », précise la DMF. La formule est assez vague pour autoriser différentes formules. Ainsi, au Musée des beaux-arts de Nantes, les œuvres déposées, par exemple, par le Fonds régional d'art contemporain, font l'objet d'une assurance auprès d'une compagnie privée. En revanche, pour ce qui est de la dizaine de Kandinsky venant du Centre Pompidou, ils ont une telle valeur que « le maire a proposé une garantie de la Ville », remarque Céline Rincé-Vaslin, à la régie des collections et des expositions du musée. Il y a quelques années, quand une boule de papier mâché avait été lancée sur l'un de ces précieux Kandinsky et en avait abîmé la surface, la Ville avait dû régler la facture.

En ce qui concerne les musées privés, comme la collection Lambert ou le Musée d'art et d'histoire du judaïsme à Paris, qui a un statut associatif, ils font appel au privé. Mais, pour réduire une facture qui a tendance à exploser ces derniers temps, en raison de l'augmentation rapide de la valeur des œuvres sur le marché, certaines institutions limitent leur contrat d'assurance aux frais de restauration. Il arrive donc que ni le vol ni l'incendie ne soient pris en compte. Un tel choix suscite ce commentaire désabusé de Stéphane Ory qui travaille chez Hiscox, le spécialiste de l'assurance des œuvres d'art : « Souvent, les gens ne sont pas conscients des dangers. D'ailleurs, le saccage commis à Orsay a fait l'effet d'une douche froide. » De là à dire que cette affaire fera changer les mentalités… Article Le Figaro

samedi 23 février 2008, a 12:33
UNE MACHINE POUR MESURER LE RIRE...
 

 

"Selon ma théorie, dès que le cerveau détecte quelque chose de rigolo, le diaphragme se met en mouvement", a affirmé vendredi à l'AFP Yoji Kimura, professeur en sciences de la communication à l'université du Kansai (centre-ouest) d'Osaka, port d'attache de nombreux humoristes japonais.

En posant des capteurs sur des volontaires, notamment au niveau de leur estomac, il a mesuré les mouvements du diaphragme et des muscles. Sa machine peut chercher jusqu'à 3.000 fois par seconde les signaux électriques produits par le corps en cas d'hilarité.

Selon l'inventeur, cette précision peut permettre d'établir si quelqu'un rit de bon coeur ou se force, voire si la personne s'amuse cyniquement ou par dérision.

M. Kimura a établi une nouvelle unité de mesure, le "ah", pour classifier les rires. "Nous avons découvert que le rire des enfants est le plus spontané, avec 10 ah par seconde, soit deux fois plus que celui des adultes", explique-t-il.

Un écart attribué aux "calculs" des adultes, qui perdent leur spontanéité en se demandant s'il est approprié de rire en fonction de la situation.

Le professeur distingue quatre étapes possibles dans un rire: la détente, la sortie de la norme, le rire de bon coeur et enfin, parfois, l'éclat de rire.

Pour lui, comprendre le mécanisme faisant passer de l'un à l'autre "est la clé d'un secret de l'âme humaine".

Car pour M. Kimura, rire permet à l'homme de repartir du bon pied, "comme le redémarrage pour un ordinateur". Et il croit l'humanité capable de passer, après un "siècle de guerre, à un siècle d'humour et de tolérance". Article Orange

vendredi 22 février 2008, a 08:51
QUE SONT LES NOUVELLES STARS DEVENUES ?
 

 

Alors que débute la sixième édition de "La Nouvelle Star" que sont devenus les vainqueurs des saisons précédentes ?

 

JULIEN DORÉ.   La succession de Christophe Willem s'annonçait difficile. Julien Doré a relevé le défi. Reste à confirmer avec son premier album dont la sortie est prévue en juin prochain. Un premier single donnera le « la » début avril. «Ce sera un disque accessible et en partie composé par lui. Il ne s'enferme pas dans un univers et ne se caricature pas», dit-on au siège de Jive Epic. Avec sa reprise de Moi… Lolita (100 000 exemplaires), cet admirateur de Jean d'Ormesson a su habilement faire patienter ses inconditionnels. «C'est un créatif, il transpire l'art !, souligne le producteur de « Nouvelle Star », Frédéric Pedraza. Il s'intéresse aussi à la peinture et souhaite jouer la comédie. » Ancien salarié d'une entreprise de manutention, il pourrait faire bientôt partie des grands noms de la chanson française issus de la « téléréalité », au même titre que Jenifer, ­Olivia Ruiz (« Star Academy »), Amel Bent (« Nouvelle Star ») ou Chimène Badi (« Popstars »).

CHRISTOPHE WILLEM. Celui que Marianne James surnommait «la tortue» avance vite. Déjà vendu à 700 000 exemplaires, son premier disque, baptisé Inventaire triomphe dans les bacs. Débutée le 15 novembre, sa tournée suscite un même engouement. Samedi dernier, il a achevé une série de trois dates dans la mythique salle de l'Olympia. « Il a la tessiture d'Ivan Rebroff dans le corps de Nana Mouskouri, sourit André Manoukian. Il a aussi montré qu'il était une bête de scène. Il communique sa joie sans faire ringard. » À la cérémonie des NRJ Music Awards, il a été élu « révélation française de l'année » et décroché le prix du meilleur album. Écrite par Zazie, sa chanson Double je a été le deuxième morceau le plus diffusé sur les ondes en 2007. Ce nouveau membre des « Enfoirés » qui a déjà fait l'objet d'une biographie a également récemment enregistré deux titres pour le film Disco.

MYRIAM ABEL. Sa voix avait conquis le jury et Lara Fabian. La chanteuse lui avait « offert » le single Donne, coécrit avec Jean-Félix Lalanne et écoulé à 100 000 exemplaires. Un beau démarrage qu'elle n'a pas confirmé avec son album. Son prochain disque, annoncé pour ce printemps 2008, la placera-t-elle à nouveau sous le feu des projecteurs ? Seule certitude, elle ne bénéficiera plus de l'effet « Nouvelle Star » et pourrait souffrir de l'image démodée des artistes « à voix ». « Quelle chanteuse ! Elle avait mis le public de Baltard à genoux. Le problème, c'est qu'on lui avait refilé ensuite un pauvre single et qu'elle a mal été conseillée  », explique Manoukian.

STEEVE ESTATOF. Quatre ans après l'album À l'envers, qui avait atteint les 100 000 exemplaires, le rocker fera son retour le mois prochain avec un nouvel opus, Le Poison idéal. « Je n'ai pas le sentiment d'avoir fait une pause, déclare-t-il. Je suis parti en ­tournée et je me suis attelé à la réalisation de mon deuxième ­disque, entouré d'une équipe avec laquelle je me sentais bien. » Il ne regrette en rien son expérience sur M6 : «  J'étais un simple rmiste et j'ai obtenu un disque d'or en ­faisant le métier que j'aime. Je pense également avoir ouvert une brèche en n'étant pas un candidat formaté . »

JONATAN CERRADA. Le lauréat de la première édition est à la recherche d'un nouveau souffle. Son single sur les attentats de Madrid, Ruban noir, a longtemps fait partie des titres les plus téléchargés sur le Net. Un bel encouragement pour le chanteur qui, après avoir vendu 150 000 exemplaires de Siempre 23, avait connu une traversée du désert et une décevante 15e place à l'Eurovision 2004. Mais il a aussi varié les exercices en devenant acteur dans une série espagnole. «  Les quatre membres du jury soutenaient Thierry Amiel. On a été un peu durs, mais c'était un produit typique de la téléréalité  », note André Manoukian. Article 20minutes

vendredi 22 février 2008, a 08:49
LE RETOUR DU ROI TOLKIEN EN LIBRAIRIE
 

L'auteur le plus lu du XXe siècle sort aujourd'hui un nouveau roman, trente-cinq ans après sa mort. Avec plusieurs mois de retard sur le Royaume-Uni et les Etats-Unis, où il est resté longtemps en tête des ventes, Les Enfants de Húrin de J.R.R. Tolkien arrive en France. L'opportunité pour ses fans de dévorer un nouvel épisode des légendes de la Terre du Milieu, et l'occasion pour les autres de redécouvrir un auteur majeur, méconnu malgré la notoriété de son Seigneur des anneaux, adapté au cinéma par Peter Jackson.

Né en 1892, J.R.R. Tolkien avait commencé à travailler à cette histoire dès 1919, après son retour des tranchées. Au cours de sa vie, il est revenu à plusieurs reprises, et de façon obsessionnelle, à ce conte. Il en a écrit et réécrit plusieurs fragments, en prose et en lais (poème lyrique), mais sans jamais pouvoir en achever le récit dans une version qui le satisfasse. Voilà un indice de l'intérêt que Tolkien accordait à cet épisode de l'histoire de la Terre du Milieu.

Après sa mort, l'écrivain a légué à son fils Christopher un gigantesque corpus de notes et de dessins. « L'oeuvre de Tolkien est un iceberg, explique Vincent Ferré, enseignant à Paris-XIII et spécialiste de l'auteur. A sa mort, en 1973, on n'avait accès qu'à une petite partie de ses écrits. Il a chargé son fils de les publier. Ce roman n'est certainement pas un inédit trouvé au fond d'un tiroir. Christopher est très respectueux des écrits de son père. Il a donc pris le temps de compiler et d'ordonner les différents segments d'une histoire éparpillée. Avant cette publication, seuls les lecteurs les plus motivés pouvaient reconstituer le puzzle de l'histoire de Húrin. » De l'aveu même de Christopher Tolkien, « la difficulté était d'imposer une structure narrative ferme » à l'ultime ouvrage de son père. Le résultat : une succession de malheurs, d'errements des héros et de combats contre un destin implacable, qui possède la force de récits historiques. « Tolkien est du côté d'Alexandre Dumas, estime Vincent Ferré. Il ne fait pas de la littérature d'évasion. Mais à travers des récits merveilleux, il nous parle de notre monde. » Article 20minutes

vendredi 22 février 2008, a 08:41
LES BIENS DE LA CANTATRICE AUX ENCHERES
 

La diva de l'opéra, qui avait élu domicile en Autriche jusqu'à sa mort à l'âge de 90 ans, avait fait savoir qu'elle souhaitait partager le bénéfice de tous ses biens pour moitié entre deux organismes, l'association SOS-Villages d'enfants et le Centre de recherche Anna sur le cancer des enfants.

Les mises à prix des objets, allant de bibelots personnels de la soprano à des costumes de scène en passant par des pièces d'antiquité précieuses, ou des lettres et autographes de musiciens de renom comme Puccini ou Rossini, varient entre 20 euros pour une petite table basse en bois et 14.000 euros pour un bracelet de platine datant du premier tiers du XXe siècle, selon le communiqué du Dorotheum. Article Orange

jeudi 21 février 2008, a 09:23
FINALEMENT, PAS DE REPAS CE SOIR....
 

Un homme a été placé en garde à vue après que ses voisins ont signalé aux pompiers un fumet suspect s'échappant de son logement dans le centre de Séoul.

"L'homme, qui est chômeur et vit seul dans un logement d'un quartier défavorisé, est soupçonné d'avoir volé un chien", a indiqué un enquêteur.

Selon l'agence sud-coréenne Yonhap, il était sous l'empire de l'alcool lorsqu'il a profité d'un moment d'inattention de sa propriétaire pour dérober son chihuahua et lui faire un sort.

Mais, au moment où il faisait revenir la bête au feu, ses habits ont pris feu. Il a été pris sur le fait par les pompiers qui ont alors appelé la police.

L'homme aurait justifié son geste par une faim impérieuse. Artcile Orange

jeudi 21 février 2008, a 09:20
LES TRAVAUX DU THEATRE CONLON DE BUENOS AIRES
 

Fermé en 2006, le "Colon", comme il est connu dans le monde, devait rouvrir cette année en produisant Aïda, opéra donné le 25 mai 1908, jour de son inauguration. Mais des problèmes de financement, entre autres, ont peu à peu paralysé les travaux même si quelques ouvriers travaillent encore sur certains chantiers. L'immense salle, où la scène monte juqu'à 48 mètres de haut, est aujourd'hui envahie d'échaffaudages en attendant de retrouver ses quelque 2.500 fauteuils et son public.

"Beaucoup a déjà été fait mais ça ne se voit pas, comme par exemple l'électricité ou toute la machinerie théâtrale", assure à l'AFP Sonia Terreno, coordinatrice des travaux de rénovation.

Lors d'une conférence de presse la semaine dernière, le maire de Buenos Aires, Mauricio Macri, avait affirmé que seuls 30% des travaux avaient été réalisés depuis le lancement des opérations de rénovation en 2001 et après deux années de fermeture complète du théâtre. "En réalité, ces 30% correspondaient à ce qui a déjà été financé, mais beaucoup plus a été réalisé", assure de son côté Sonia Terreno. Sur un total de 45 chantiers définis, "30 ont déjà été conclus, sept sont terminés à 98%, cinq sont en cours d'exécution et trois sont encore au stade de l'appel d'offres", affirme la coordinatrice des travaux.

De plus, la volonté de restituer le "Colon" dans sa version 1908 prend beaucoup de temps. Il a fallu par exemple mettre à l'horizontale le plancher incliné de la salle pour monter les échaffaudages, ou dégager "dix couches de peinture avant de retrouver la couleur originale", ajoute-t-elle.

Et il faut aussi beaucoup d'argent. Le budget initial a d'ores et déjà été largement dépassé, mais le directeur actuel du Théâtre, Horacio Sanguinetti, en fonction depuis l'élection du nouveau maire, se montre plutôt confiant. "L'argent sera là", a-t-il assuré dans un entretien avec l'AFP, même si la facture finale atteindra au moins 80 millions de dollars, soit largement plus du double de ce qui avait été envisagé. "Mais les dépassements sont habituels dans ce genre d'opérations, voyez ce qui s'est passé pour la Scala de Milan ou la Fenice de Venise", assure-t-il en toute sérénité. Le nouveau directeur, ancien recteur du prestigieux Collège national de Buenos Aires, préfère s'intéresser aujourd'hui à la saison 2010, qu'il veut brillante avec Aïda en ouverture, mais aussi l'orchestre de la Scala de Milan avec à sa tête Daniel Baremboïm.

Le nouveau directeur veut aussi faire oublier que le "Colon" a aussi longtemps été le théâtre de conflits sociaux interminables, dont le dernier en date porte sur la mise à la retraite de 140 de ses employés. "Certains danseurs ont non seulement atteint les 70 ans, mais en plus ils sont plus gros que moi !", assure cet homme particulièrement corpulent. Faute d'avoir suffisamment cotisé ces employés refusent de quitter leurs postes sans contrepartie. La ville a promis de prendre en charge ces retraites et le problème sera bientôt résolu, affirme M. Sanguinetti.

Le "Colon" a la particularité de ne rien sous-traiter et de fabriquer tous ses décors et costumes, ce qui lui vaut d'employer des dizaines d'artisans et d'ouvriers en plus des centaines de musiciens, choristes ou danseurs.

Seule mesure d'économie de personnel, la nouvelle gestion a préféré se passer de directeur artistique. "Mais je pense connaître le sujet", assure M. Sanguinetti qui se décrit comme un "opéromane" et dont la première visite au "Colon" date des années 40 quand il a découvert tout enfant Rigoletto de Verdi. Article Orange

mercredi 20 février 2008, a 09:34
FIN DE VIE D'UN CONSERVATOIRE DE MUSIQUE
 

Les travaux de restauration de l'ex-conservatoire, rue Saint-Pierre au-Marché, vont commencer en avril. L'ancien bâtiment comprendra vingt-neuf appartements. Ces logements sont déjà pratiquement tous vendus à des investisseurs dans le cadre de la loi Malraux.

UNE société de promotion de Bordeaux, la Compagnie immobilière de restauration, a acheté l'ancien conservatoire, rue Saint-Pierre-au-Marché.
Le bâtiment datant de la fin du XVIIe siècle, situé dans la cité historique, n'abrite plus de musiciens depuis plusieurs années.
En 2003, la Ville a décidé de transférer l'école de musique en ville basse, plutôt que de restaurer les anciens locaux, déjà très délabrés à l'époque.
Après avoir envisagé de vendre cet ensemble pour accueillir un hôtel de luxe sur le Plateau, la municipalité a fini par le céder pour y faire des logements, comme l'ancienne congrégation.
La compagnie immobilière de restauration est spécialisée dans la restauration de bâtiments anciens situés dans des cités historiques, des secteurs sauvegardés.
Chantier compliqué
« Nous essayons d'être au cœur des centres villes, de privilégier le retour à l'authenticité et à l'origine des bâtiments, de mener des réhabilitations dans le sens le plus noble », indique Joël Héry, pour la société bordelaise.
Il s'agit d'un gros chantier très compliqué avec beaucoup de contraintes. Ce qui n'est pas pour surprendre les Laonnois. Des difficultés étaient déjà apparues, notamment liées aux sous-sols. Leur mise en sécurité avait été effectuée et un classement à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques a été obtenu en 2005.
Il est clair que les architectes des Bâtiments de France seront exigeants sur la qualité de la rénovation et le respect de la réglementation du secteur sauvegardé.
L'opération, apparemment, obtient un certain succès. « Tout est déjà pratiquement vendu », assure Joël Hery, « il ne reste plus qu'un appartement disponible sur les vingt-neuf mis à la vente. »
Seize mois de travaux
Les acheteurs sont des investisseurs qui ont « une certaine surface financière », selon le promoteur et peuvent bénéficier de la défiscalisation liée à la loi Malraux. Les travaux doivent durer entre quatorze et seize mois. En plus des logements, des parkings vont être aménagés et des jardins, comme celui qui est situé du côté de la promenade Barthélémi-de-Jur.
Ce qui est sûr, c'est qu'à l'été 2009, les locataires de ces appartements, allant du T2 au T4, vont se retrouver dans un cadre exceptionnel avec une prestation de qualité.

Un bâtiment construit au XVIIe siècle
L'ancien conservatoire a été construit entre 1670 et 1720 pour y édifier un séminaire destiné à la formation des prêtres à Laon.
A la Révolution, le bâtiment devint bien national et fut mis à la disposition de l'armée qui le saccagea. Il servit à loger des prisonniers de guerre.
De 1823 à 1855, il fut restauré pour être transformé en petit séminaire.
A cette même époque, le séminaire de Soissons fut agrandi et une partie du mobilier de Laon y fut transféré.
Le séminaire de Laon, sans affectation, fut mis en vente.
Un chanoine de Soissons acquit le bâtiment pour y installer l'institution Notre-Dame des sourdes, muettes, et aveugles du département, dirigé par les Filles du Seigneur.
En 1909 ,l'établissement revint à l'État. Le Département de l'Aisne le mit à la disposition de la ville pour y loger l'école municipale de musique, l'harmonie municipale et l'école de dessin. En 1950, la chapelle fut transformée en salle de répétitions. Article L'Union

 

Mon avis

Ce bâtiment a abrité plusieurs générations de professeurs de musique et d'élèves. C'est vraiment dommage de ne pas l'avoir réhabilité pour continuer à y enseigner la Musique.

mercredi 20 février 2008, a 08:53
UN DIAMANT INCOLORE DE 101 CARATS AUX ENCHERES
 

Cette pierre de 101,27 carats, qui sera vendue le 28 mai par la succursale hongkongaise de la maison britannique Christie's, est estimée à plus de 6 millions de dollars (4 millions d'euros).

"Seuls trois diamants incolores de plus de 100 carats sont déjà apparus lors d'une vente aux enchères, et tous ont été vendus à Genève", a déclaré François Curiel, responsable du département bjouterie à Christie's.

"L'Asie étant un marché si vivant, il est justifié que ce bijou si rare soit offert (...) au nombre croissant de collectionneurs dans cette région", a-t-il ajouté.

Le public londonien pourra dévorer des yeux ce diamant, exposé à partir de samedi jusqu'au 27 février. Article Orange

mardi 19 février 2008, a 11:06
FIDEL CASTRO RENONCE A LA PRESIDENCE
 

"Je n'aspirerai ni n'accepterai --je répète-- je n'aspirerai ni n'accepterai la charge de Président du Conseil d'Etat et de Commandant en chef", écrit le président cubain, âgé de 81 ans et éloigné du pouvoir depuis bientôt 19 mois par la maladie.

Le message est signé de sa main et daté du 18 février à 17H30 (22H30 GMT).

"Le moment est venu de postuler et d'élire le Conseil d'Etat, son Président, vice-Président", écrit le leader cubain en référence à la convocation dimanche 24 février du parlement élu le 20 janvier qui se réunira pour désigner en son sein les plus hautes instances exécutives du régime communiste.

Dans son message à Granma, Fidel Castro souligne qu'il a eu "l'honneur de cette charge (président du Conseil d'Etat et donc chef de l'Etat cubain, NDR) pendant de longues années", depuis la nouvelle constitution de 1976. Il est le numéro un du régime depuis la révolution de janvier 1959.

"Connaissant mon état de santé critique, beaucoup pensaient à l'extérieur que le renoncement provisoire à la charge de Président du Conseil d'Etat le 31 juillet 2006, que j'ai laissée entre les mains du Premier vice-président Raul Castro Ruz, était définitif", ajoute Fidel Castro.

Le dirigeant cubain avait dû céder le pouvoir à cette date après une opération en urgence des suites d'une grave hémorragie intestinale.

"Plus tard, j'ai pu parvenir à nouveau à une maîtrise totale de mon esprit, j'ai pu lire et beaucoup méditer, forcé par le repos. Des forces physiques suffisantes pour écrire pendant de longues heures m'accompagnaient, que j'ai partagé avec la rééducation", ajoute le dirigeant cubain.

"Ma première obligation après tant d'années de lutte était de préparer (le peuple) à mon absence, psychologiquement et politiquement. Jamais je n'ai cessé de signaler qu'il s'agissait d'un rétablissement qui n'était +pas exempt de risques+", souligne-t-il dans son message.

Le vieux dirigeant cubain, qui n'est pas réapparu en public depuis le 26 juillet 2006, date de sa première opération, a connu depuis une longue convalescence et s'adresse aux Cubains principalement à travers des "réflexions" publiées dans la presse officielle depuis bientôt un an.

"Heureusement, notre processus compte encore avec des cadres de la vieille garde, unis à d'autres qui étaient plus jeunes quand a commencé la première étape de la Révolution", poursuit le dirigeant cubain dans son message.

"Le chemin sera difficile et requerra l'effort intelligent de tous", dit-il encore, avant de conclure: "Je ne vous fais pas mes adieux. Je souhaite combattre comme un soldat des idées. Je continuerai à écrire sous le titre "Réflexions du camarade Fidel". Ce sera une arme de l'arsenal avec lequel il faudra compter. Peut-être ma voix sera-t-elle entendue. Je serai prudent. Merci".

Célèbre dans le monde entier pour ses diatribes enflammées devant les foules, Fidel Castro, avec son éternel uniforme vert olive, sa barbe et ses cigares, a symbolisé le guérillero victorieux durant la guerre froide, avant de s'aliéner nombre de sympathies internationales, dont celles de l'Europe, pour son refus d'assouplir son régime.

Durant près d'un demi-siècle, le leader cubain qui s'est voulu, avec son compagnon Ernesto "Che" Guevara, le champion de l'exportation de la révolution communiste en Amérique latine, mais aussi en Afrique et même en Asie, a défié et tenu tête aux Etats-Unis.

Dix présidents à la Maison Blanche n'ont pu en venir à bout, malgré un embargo économique draconien, une tentative ratée de débarquement à la Baie des cochons en 1961 et maints complots pour l'assassiner.

Figure incontournable de la deuxième moitié du XXè siècle, Fidel Castro, dernier survivant de la génération des Nasser, Nehru, Tito, avait été élu symboliquement à la présidence du dernier sommet des Non-alignés à La Havane en septembre 2006. Article Orange

lundi 18 février 2008, a 09:02
LA VIE EST PLUS REPANDUE QU'ESTIMEE DANS NOTRE GALAXIE
 

L'astronome Michael Meyer, de l'université d'Arizona (sud-ouest) travaillant avec le télescope spatial Spitzer de la Nasa, a déterminé qu'au moins 20% et peut-être jusqu'à 60% d'étoiles comparables à notre soleil permettraient la formation de planètes rocheuses comme la Terre.

"Nous avons étudié l'évolution des gaz et de la poussière autour d'étoiles similaires à notre soleil à différentes périodes et comparé les résultats à ce à quoi ressemblait notre système solaire --âgé d'environ 4,6 milliards d'années-- dans les premiers stades de son évolution", a expliqué l'astronome qui présentait son étude à la conférence annuelle de l'Association américaine pour la promotion de la Science (AAAS), à Boston (Massachusetts, nord-est).

Au cours de leurs recherches, Michael Meyer et une équipe d'astronomes ont étudié six groupes d'étoiles ayant des masses comparables à celle de notre soleil qu'ils ont rassemblées par classes d'âge allant de trois millions à trois milliards d'années.

Par ailleurs, selon cette étude, les planètes similaires à la Terre seraient plus nombreuses dans la Voie Lactée que les planètes gazeuses.

"A première vue, la fréquence de formation de planètes de type terrestre est plus élevée que la fréquence estimée de formation des grandes planètes gazeuses comme Jupiter", a expliqué l'astronome lors d'une conférence de presse, ajoutant: "c'est un résultat exaltant".

"Mais les résultats de cette étude doivent encore être peaufinés", a-t-il relevé, expliquant qu'il y avait différentes façons d'interpréter ces données.

"Le vrai test viendra avec le lancement de la mission Kepler de la Nasa", a indiqué le scientifique.

Kepler, qui doit être lancé en février 2009 après plusieurs reports, est doté d'instruments pour rechercher des exo-planètes, en observant la luminosité de quelque cent mille étoiles pendant quatre ans afin de détecter les passages périodiques des planètes devant leur étoile.

"La formation planétaire est une activité très désordonnée qui a probablement abouti à la grande diversité de planètes observées dans d'autres systèmes solaires", a poursuivi ce chercheur.

"Nous avons besoin de beaucoup plus de données, davantage de missions robotiques et d'observations pour, nous espérons, pouvoir élaborer une théorie de prédiction de formation planétaire que nous pourrons utiliser pour nous guider dans la recherche de la vie dans l'univers", a-t-il dit. Article Orange

dimanche 17 février 2008, a 10:05
POUR 52% DES FRANCAIS, NICOLAS SARKOZY N'EST PAS UN BON PRESIDENT
 

 

La vague de défiance envers le chef de l'Etat se poursuit, si l'on en croit un sondage CSA/Le Parisien/Aujourd'hui en France publié dimanche 17 février, selon lequel seuls 41 % des Français considèrent que Nicolas Sarkozy fait un bon président, contre 52 % qui pensent le contraire.

Dans quasiment tous les domaines, la cote du président de la République est en chute libre. Plus que les chiffres bruts, c'est la tendance à la baisse qui est flagrante, et que l'Elysée ne parvient pas à enrayer. D'après ce sondage, 64 % des Français (+18 points par rapport au même sondage de janvier) estiment que M. Sarkozy n'apporte pas de solutions à leurs problèmes, tandis que 61 % (+7 points) considèrent qu'il n'est pas suffisamment à leur écoute. La tentative de Nicolas Sarkozy de revenir sur le terrain social, en se rendant dans des usines, et sue la question du pouvoir d'achat, ne semblent pas avoir porté leurs fruits dans l'opinion de manière immédiate. Surtout, l'image du président de la République est confuse, accréditant l'idée d'un politique dynamique (pour 88 % des sondés), courageux (pour 76%) mais aussi difficile à suivre dans ses choix : pour 49 % des sondés (+13), M. Sarkozy ne fait pas ce qu'il dit (47% pensent le contraire, -11) et 48% (+ 8) estiment que le chef de l'Etat n'est pas à la hauteur des événements. De même, le pourcentage de Français estimant que Nicolas Sarkozy sait où il va est en chute libre (-21 points depuis janvier), même s'il reste légèrement majoritaire (52 %).

Sa cote d'amour n'est pas complètement écornée : 62 % des Français qualifient le président de sympathique, et 54 %  le trouvent compétent. Ce pourcentage est néanmoins en recul de 14 points par rapport à janvier. Seul domaine dans lequel le président progresse : sa stature internationale (+10 points), pour 65 % des sondés. Article Le Monde

dimanche 17 février 2008, a 09:57
PROJET DE DESTRUCTION DE SATELLITE ESPION...
 

La raison avancée par le Pentagone pour détruire un de ses satellites espions, le danger présenté par son carburant toxique lors de sa rentrée dans l'atmosphère, laisse perplexes les milieux spatiaux, qui ne sont toutefois pas inquiets outre-mesure des conséquences de l'opération.

"Je suis assez surpris qu'on parle de ce risque puisque ce n'est pas la première fois qu'il y a un véhicule qui rentre (dans l'atmosphère) avec de l'hydrazine dedans", a déclaré à l'AFP le directeur du centre spatial de Toulouse, Marc Pircher.

En effet, a souligné ce responsable du Centre national d'études spatiales (Cnes), si "l'hydrazine est relativement toxique, elle est assez instable et se décompose à quelques centaines de degrés", se transformant en gaz et devenant inoffensive. C'est ce qui se passerait avec la destruction quasi certaine du réservoir à sa rentrée dans l'atmosphère, qui entraîne un échauffement de près de 2000 degrés.

Les Américains ont justifié leur projet de destruction par un missile du satellite, encore porteur de près de 500 kilos d'hydrazine, par un risque supposé pour la vie humaine lors de sa rentrée dans l'atmosphère.

Substance chimique hautement toxique, carburant de choix pour les moteurs des satellites classiques, l'hydrazine est extrêmement irritante, attaque le système nerveux central et peut être mortelle à forte dose. Mais, affirme également de son côté l'agence française de sécurité Inéris, elle se dégrade rapidement sous l'effet de la chaleur et des rayons ultra-violets.

Parmi les autres hypothèses avancées par les milieux spatiaux pour expliquer la décision américaine figurent les miroirs en bérylium embarqués à bord du satellite. Le bérylium, selon M. Pircher, "peut arriver pratiquement intègre sur Terre", sans être détruit par la rentrée dans l'atmosphère, car il résiste à des températures de 1.800 degrés. Il est toxique comme de la poussière d'amiante.

Quant aux risques pour les populations au sol, "fragmenter un véhicule ne les (les risques: ndlr) réduit pas franchement" statistiquement, selon M. Pircher. Les dégâts ne sont pas les mêmes: si des morceaux arrivent au sol, ils n'auront pas la même énergie qu'un seul. Mais ils sont répartis et donc, avec la probabilité de les trouver en plusieurs endroits, la moyenne de risque "est à peu près équivalente", a-t-il dit.

Enfin, en ce qui concerne le risque de pollution de l'espace posé par la destruction du satellite, le directeur du centre spatial de Toulouse explique qu'elle va "générer énormément de débris, mais qui n'auront pas une longue durée de vie". Selon lui, "ils finiront tous par rentrer dans l'atmosphère en quelques semaines".

En effet, le satellite espion devrait se trouver au moment de sa destruction à quelque 200 km d'altitude, où l'atmosphère est assez dense. Les morceaux issus de la collision seront donc freinés par celle-ci et ne devraient pas aller très haut, contrairement aux débris du satellite chinois détruit par un missile à 850 km d'altitude en janvier 2007, dont certains ont atteint 4.000 km d'altitude.

"Il faudra être sûrs que cela ne gêne pas les orbites de travail, y compris la Station spatiale internationale" qui se trouve à 340 km d'altitude, a toutefois souligné M. Pircher en rappelant que le commandement de la défense aérospatiale nord-américaine (Norad) suivait tous les débris de plus de 10 cm et peut avertir des menaces de collision.

Mais "il va falloir qu'on regarde de très près car l'événement se produira sur une orbite inclinée proche de celles de l'ISS et du lancement le 8 mars prochain à partir du centre spatial de Kourou (Guyane) de l'ATV", futur ravitailleur européen de la Station internationale, a reconnu M. Pircher. Article Metro

samedi 16 février 2008, a 10:08
TOUS A L'OPERA ! SAISON II
 

 

Lors de la première édition de "Tous à l'Opéra !" en février 2007, près de 75.000 visites avaient été enregistrées.
Cette manifestation, qui vise à démontrer que l'art lyrique n'est pas réservé à une élite, est parrainée par le ténor Roberto Alagna, qui succède dans ce rôle à la soprano Natalie Dessay, la marraine 2007.

Opération lancée par la Réunion des Opéras de France, représente la déclinaison française des "Journées européennes de l'Opéra", qui tiennent également leur deuxième édition du 15 au 17 février dans une vingtaine de maisons de 14 pays (hors France).
28 établissements français participent à l'opération, contre 25 en 2007. Parmi les rares absents, cette année, figurent l'Opéra national du Rhin, l'Opéra de Lille - pour incompatibilité de plannings - et le Théâtre parisien du Châtelet, dont la programmation, désormais, sort partiellement du cadre lyrique.
"Tous à l'Opéra !" propose une découverte des bâtiments et des corps de métiers les plus divers tournant autour de l'opéra. A Lyon, Toulouse et Marseille, les visiteurs pourront assister à des présentations de costumes, accessoires et maquettes de décors. L'Opéra national de Bordeaux dédie la journée à son choeur. Plusieurs maisons joueront la carte de l'interactivité avec un public invité à chanter, jouer ou danser comme à l'Opéra de Rennes. Différents médias, dont France 3, sont associés à cette opération.
C'est le plus populaire des artistes lyriques français, Roberto Alagna, qui parraine l'opération. "Il faut montrer au grand public que l'opéra est accessible à tous", expliquait le chanteur il y a quelques semaines. "J'en suis la preuve : je suis d'origine très modeste, mais j'ai quand même réussi à y entrer (à opéra, NDLR)", ajoutait l'ex-enfant de Clichy-sous-Bois.
Sous fond d'inquiétudes pour l'avenir de l'opéra
L'édition inaugurale de "Tous à l'Opéra !", en février 2007, avait été marquée du sceau de l'Histoire, coincidant avec le 400e anniversaire de la création de l'"Orfeo" de Monteverdi, considéré comme le premier chef-d'oeuvre lyrique de l'histoire de la musique.
Celle de février 2008 est marquée, en revanche, par des craintes sur l'avenir de l'opéra en France. Sa présentation avait eu lieu en décembre sur fond d'inquiétudes dans plusieurs établissements en région, qui craignaient pour 2008 un gel partiel, voire une diminution des crédits de l'Etat. Une crainte dont certains participants aux Victoires classiques, le mercredi 13 février, se sont fait l'écho.
Par la suite, la ministre de la Culture Christine Albanel a affirmé que "le financement du réseau national" du spectacle vivant en 2008 serait "comparable à celui de 2007", et a inclus dans sa promesse la trentaine de maisons d'opéra que compte le pays. "On a été globalement rassurés mais on reste extrêmement prudents, on attend de voir l'après-municipales", a confié à l'AFP le chef d'orchestre Jean-Yves Ossonce, directeur de l'Opéra de Tours, qui avait sonné l'alerte sur les subventions en novembre 2007. Article France 2

 

                           http://www.tous-a-lopera.fr

 

BLOGNEWS rend hommage à Luciano Pavarotti pour cette seconde édition de "Tous à l'Opéra !"



samedi 16 février 2008, a 09:57
ALLIANOÏ, BIENTOT ENGLOUTIE SOUS LES EAUX
 

Une source chaude alimentant un bassin encore protégé par des murs de près de cinq mètres de haut, une salle ornée de colonnes monolithes intactes et de mosaïques, des allées couvertes, des vestiges d'avenues et des pâtés de maisons, des fontaines et près de 11.000 artéfacts...

Il a fallu près de neuf ans au Dr Ahmet Yaras et à son équipe d'archéologues pour mettre au jour ces vestiges conservés grâce à une providentielle coulée de boue, qui ne représentent qu'une petite partie des trésors d'Allianoï.

Car 20% seulement de la surface de l'ancienne cité thermale égéenne, qui a connu son heure de gloire au IIe siècle après Jésus-Christ, ont été explorés.

Les chercheurs n'auront cependant guère le temps de fouiller les 80% restants: à l'issue d'une procédure controversée, une commission scientifique a tranché en octobre 2007 en faveur de l'engloutissement du site, prenant le contre-pied de deux décisions antérieures.

La mise en eau du barrage de Yortanli, destiné à l'irrigation de quelque 8.000 hectares de terres agricoles et dont la construction s'est achevée en 2007, n'est désormais plus qu'une question de semaines, le temps d'achever d'ultimes relevés et de procéder aux derniers peaufinages techniques.

"Ce qui me fait mal en tant que scientifique, c'est que ces vestiges nous soient enlevés pour toujours sans qu'on ait pu connaître toutes leurs richesses", déclare M. Yaras, venu rendre début février un dernier hommage au site avec quelques dizaines d'amis d'Allianoï.

"Ce que les 20% fouillés nous ont permis de comprendre, c'est qu'Allianoï possède la source thermale antique la plus grande et la mieux conservée au monde - rien que ça devrait suffire pour qu'on protège ce site", s'indigne le chercheur. "On y a trouvé quelque 400 instruments médicaux en métal, plus que dans n'importe quelle autre ville antique au monde."

Plusieurs scientifiques interrogés par l'AFP partagent l'amertume de leur confrère et déplorent la disparition probable d'un site qu'ils qualifient d'"exceptionnel".

Pierre Chuvin, spécialiste de la Grèce antique et directeur de l'Institut français d'études anatoliennes (IFEA), relate les obstacles placés devant les archéologues: interruption soudaine des financements de la fouille, éloignement de son directeur, M. Yaras, muté à Edirne (Nord-Ouest), multiplication des commissions scientifiques jusqu'à obtenir le verdict souhaité...

"L'administration turque a fait preuve d'une très grande mauvaise volonté", résume-t-il. "Ils avaient peur que le site se révèle tellement important qu'ils n'auraient plus la possibilité de le noyer".

Pour l'archéologue Aksel Tibet, fondateur de la Plateforme d'Istanbul -un groupe de chercheurs engagé dans la défense du patrimoine historique de la métropole turque-, la disparition programmée d'Allianoï est d'autant plus absurde que la durée de vie du barrage sera des plus réduites.

"Ce barrage ne pourra être utilisé que pendant une cinquantaine d'années, à cause des dépôts d'alluvions", explique-t-il. "Alors que si on conservait Allianoï, cela pourrait vraiment être un deuxième Pompéi. Ca pourrait rapporter gros et il n'y a pas de date de péremption".

Dernier espoir de la communauté scientifique: la candidature présentée par la ville d'Izmir, à 120 kilomètres au sud-ouest d'Allianoï, pour accueillir l'Exposition universelle 2015.

Alors que le grand port égéen a choisi comme thème "la santé pour tous", les archéologues espèrent alerter l'opinion publique et faire de la préservation d'un des plus beaux centres thermaux de l'Antiquité une condition sine qua non de cette candidature. Article Orange

vendredi 15 février 2008, a 09:14
MCDONALD'S MUSIC ACADEMY...
 

 

"Tout ce que vous pouvez faire pour motiver vos troupes à l'intérieur d'une organisation génère encore davantage de motivation. Cela inspire les gens et bien sûr cela se traduit par un personnel plus dévoué et plus fidèle", résume pour l'AFP une porte-parole du groupe, Heidi Barker.

McDo emploie 1,6 million de personnes dans une centaine de pays dans un secteur, la restauration rapide, où le taux de rotation du personnel atteint 70%, c'est-à-dire que 7 employés sur 10 ne restent pas plus d'un an.

Initié en 2006, le concours "Voice of McDonald's" ("les voix de McDonald's") a suscité un tel engouement parmi les employés que l'entreprise a décidé de renouveler l'opération tous les deux ans.

En 2006, 2.500 serveuses, caissiers, employés de cuisine et managers de l'enseigne à l'arche jaune avaient soumis des vidéos de leurs talents vocaux.

"Le succès de la première compétition a été une grande surprise pour la compagnie", affirme Heidi Barker.

Cette année, ce sont 3.600 videos émanant d'employés de 18 à 49 ans dans 53 pays qui ont été reçues. Le prix au vainqueur est passé de 10.000 dollars à 25.000 dollars et sera décerné lors d'une ultime compétition entre 14 finalistes à Orlando (Floride) en avril.

L'initiative fait sourire certains experts qui y voient davantage l'occasion pour McDonald's d'un vaste coup de publicité qu'une stratégie d'engagement du personnel.

"Je doute que ce programme ait un effet durable sur la motivation des employés", commente Chris Collins, professeur en ressources humaines à l'Ecole des relations sociales de l'Université Cornell.

"Si les employés ne sont pas déjà motivés par les conditions de travail ou la paye, je ne vois pas comment un concours comme celui-ci va motiver les salariés, surtout dans un domaine aussi éloigné de leur travail", ajoute-t-il.

"C'est probablement amusant pour certains employés, pas pour tous", conclut-il.

"McDonald's s'est toujours attaché à donner des opportunités à ses employés. Cette fois-ci, nous célébrons les talents de notre personnel", professe-t-on chez McDonald's.

Pour mettre en avant les employés-chanteurs, un site internet a été spécialement créé qui rappelle celui de l'émission de télé-crochet immensément populaire "American Idol".

Chacun des 14 finalistes, issus d'enseignes McDonald's aux Etats-Unis mais aussi en Suisse, en Allemagne, aux Philippines, au Japon et en Russie, a été sélectionné par un jury de professionnels de la musique et un appel aux votes sur internet qui a suscité 46.000 réponses.

"Au travail, les clients me disaient qu'ils allaient voter pour moi si je chantais. Alors je leur chantais une chanson et j'adorais voir leurs réactions", explique Aziah Bolling, 20 ans, de Pennsylvanie qui aime le rythm and blues et caresse le rêve d'aller plus loin en postulant pour l'émission "American Idol".

Zulfya Zagashtokova, une employée d'une quarantaine d'années du McDo de Cherkessk en Russie, s'est hissée au rang des finalistes grâce à une version de "Yesterday" des Beatles à la voix pénétrante et aux "r" roulés.

Frank Steding, employé chez McDonald's depuis trois ans à Moers en Allemagne et musicien amateur, a renoncé à ses répétitions personnelles "parce que désormais, c'est plus amusant de faire de la musique avec la grande famille McDonald's". Article Orange

jeudi 14 février 2008, a 10:04
DU SEXE POUR LA FORET...
 

Et si le sexe servait à conserver les forêts tropicales ? C'est le pari qu'a fait un jeune couple nordique, Tommy (31 ans), Suédois, et Leona (25 ans), Norvégienne (photo), fondateurs en 2004 de l'association Fuck for Forest (FFF), “faites l'amour pour la forêt”. “Nous cherchions un moyen de faire quelque chose pour l'environnement car on était mal à l'aise vis-à-vis de ce qui se passe sur notre planète : nous aimons la nature et nous aimons le sexe”, explique Tommy. Ils ont alors décidé de marier les deux en récoltant des fonds pour des projets de préservation de la forêt amazonienne par la diffusion de vidéos érotiques ou pornos payantes sur leur site Internet. C'est la naissance de l'écoporno.

Activistes érotiques
Les fondateurs de l'association se qualifient eux-mêmes d'activistes érotiques. “Les gens ont perdu le contact avec la nature : ça détruit l'équilibre de notre planète et ça se voit dans notre rapport au sexe. L'un de nos instincts primordiaux est opprimé par une société qui souhaite tout contrôler. Le fait d'être à l'aise dans son corps, épanoui dans ses relations intimes, fait que l'on respecte plus les gens qui nous entourent et la nature dans laquelle nous vivons”, poursuit Tommy.
Berlin, ville d'accueil
Financés au départ par le gouvernement norvégien, leurs vivres ont vite été coupés quand l'action de FFF a commencé à s'ébruiter, la pornographie étant illégale dans ce pays. “La Norvège n'est pas un endroit très ouvert, explique Tommy, nous avons donc décidé de changer d'air et de nous installer à Berlin.” Mais la réalisation de leur projet allait être plus difficile que prévu. La plupart des organisations environnementalistes ont en effet refusé leurs dons, déplorant l'origine de cet argent. Tommy et Leona ont tout de même réussi à trouver preneurs pour quelque 100 000 euros par an et financent depuis deux ans des projets en Equateur et au Costa Rica (voir encadré).
De plus en plus de militants
Fuck for Forest affirme compter un millier de membres payants sur l'année. L'internaute verse 15 euros pour visionner, pendant un mois, les clips pornos réalisés par Tommy, Leona et des militants. “Par notre projet nous touchons des gens qui sont fortement intéressés par la nature, mais aussi  des gens qui s'intéressent au sexe et qui n'auraient pas été sensibilisés à la cause environnementale par un projet plus conventionnel” , se félicite Tommy. Côté militants, ils seraient de plus en plus nombreux depuis le déménagement de FFF à Berlin : “Il y a environ 400 personnes qui nous ont envoyé des photos et des vidéos”, affirme Tommy. La Saint-Valentin en inspirera-t-elle d'autres ? Article Metro

 

Mon avis

Vous savez ce qu'il vous reste à faire pour fêter la St Valentin lol

mercredi 13 février 2008, a 09:32
230 KG EN MOINS...
 

"Je vais faire une grande fête (...) Je me sens très bien, les médecins disent que je n'ai jamais été aussi sain", a-t-il déclaré par téléphone à un correspondant de l'AFP.

Un régime strict, avec une alimentation contrôlée et des exercices physiques réalisés sur son lit, lui a permis d'atteindre un poids de 340 kg et il s'est fixé pour objectif de retrouver dans quatre ans son poids de forme, de 120 kg.

Manuel Uribe, 41 ans, de grande taille (1m94), souffre d'"obésité morbide" depuis 1992 et n'est plus capable de se déplacer. Il vit, alité, dans sa maison de Monterrey (nord du Mexique), où sa mère et sa fiancée veillent sur lui au quotidien.

Jusqu'à 22 ans - il pesait alors 130 kg - Manuel Uribe vivait normalement et travaillait aux Etats-Unis. "Puis j'ai grossi sans m'arrêter, je suis devenu obèse très rapidement", avait-il raconté l'année dernière lors d'un entretien télévisé.

Près de la moitié de la population souffre d'obésité ou de surpoids au Mexique, qui se situe au deuxième rand mondial derrière les Etats-Unis en terme de nombre d'obèses, selon le ministère mexicain de la Santé.

 

mardi 12 février 2008, a 11:42
LES PARTENAIRES SEXUELS DU FUTUR...
 

"Imaginez ça: sexe à volonté, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 !", s'exclame David Levy, auteur de "Sexe avec les Robots : l'évolution des relations Humains-Robots" ("Sex with Robots: The Evolution of Human-Robot Relations"), Tout le monde ne partage pas sa vision d'un avenir où les humanoïdes garantiraient des satisfactions torrides au lit, avec en prime une conversation post-coïtale pré-programmée.

Mais beaucoup pensent que c'est dans les tuyaux, étant donné les progrès réalisés chaque jour dans la reproduction des muscles et des mouvements de l'homme, ou en intelligence artificielle pour reproduire émotions et personnalité.

En novembre dernier, des chercheurs de l'Université de Waseda, au Japon, ont présenté un robot qui peut faire la cuisine et utiliser ses douces mains enrobées de silicone pour interagir avec des humains.

Selon lui, le robot sexuel "Gigolo Joe", joué par Jude Law dans le film de Steven Spielberg "A.I." (Artificial Intelligence), qui propose conversation et soutien émotionnel aussi bien qu'ébats sexuels, pourrait être d'actualité avant une quarantaine d'années.

D'autres experts sont sceptiques. "Je ne pense pas que nous aurons des robots +ressemblant à des humains+ dans ce laps de temps", estime Frédéric Kaplan, chercheur à l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne, en Suisse. M. Kaplan, qui a programmé le cerveau de l'adorable robot-chien de Sony "Aibo", se demande si nous souhaitons vraiment des robots à notre image.

"Les interactions entre machine et humains seront intéressantes en elles-mêmes, pas en tant que +simulations+ de relations humaines", dit-il.

Mais David Levy reste convaincu qu'il y a une demande dans ce domaine.

Une compagnie japonaise, Axis, a déjà produit ce qui pourrait être considéré comme les premiers robots sexuels. Appelées Honeydolls, ces poupées grandeur nature sont faites de résine et de silicone de qualité chirurgicale, et sont équipées sur chaque sein de senseurs commandant une voix: pincez le téton et vous déclenchez des petits cris de plaisir chez "Cindy", qui chuchotera également des mots doux à votre oreille.

Les femmes aussi se laisseront tenter par les robots sexuels, estime David Levy en notant la hausse des ventes de vibromasseurs et autres "sex toys" dans le monde entier, et la levée des tabous.

Mais ce qui représente pour Levy le rêve d'une vie sexuelle débridée sans culpabilité ni risque de maladie reste pour d'autres un cauchemar de désespérance.

"Je pense que c'est tiré par les cheveux de penser que des êtres humains vont tomber amoureux de robots", dit la sexologue américaine Yvonne K. Fulbright, auteur de nombreux livres.

Elle reconnaît que les robots sexuels trouveront sans doute un marché de niche, notamment auprès des hommes désirant vivre des fantasmes.

"Mais il y a un vrai problème avec les robots sexuels: les gens se sentiront des ratés si c'est leur seule solution", a-t-elle dit.

mardi 12 février 2008, a 08:48
UN GRENELLE DE LA CULTURE.... ENFIN !
 

La ministre de la Culture lance les entretiens de Valois, sorte de mini-Grenelle du spectacle vivant très attendu par les professionnels et les collectivités locales, qui s'interrogent sur le rôle futur de l'état dans ce secteur.

Ces entretiens, qui se tiendront au ministère, rue de Valois, au coeur de Paris, jusqu'au début juin, avaient été annoncés en décembre par Mme Albanel en réponse à l'"exaspération" exprimée dans les milieux de la musique, du théâtre et de la danse.

Les professionnels ont d'abord été échaudés par la lettre de mission envoyée par l'Elysée et Matignon à la ministre, craignant la promotion d'une "culture de l'audimat".

Mécontente du budget 2008 du ministère (640 millions d'euros pour la création), la Fédération des employeurs du spectacle vivant privé et public (Feps) a ensuite réclamé une rallonge de 50 M EUR et la tenue d'un "Grenelle de la culture", sur le modèle de celui de l'environnement.

Mme Albanel a répondu en annonçant un "desserrement budgétaire" de 34,8 M EUR au titre de la création. Refusant de convoquer un "Grenelle" en arguant du fait que "la culture n'est pas un domaine où tout est construire", elle a aussi proposé des entretiens certes limités au spectacle vivant, mais en présence des représentants du secteur et des collectivités locales.

La ministre n'a pas caché qu'en lâchant un peu de lest au plan budgétaire, elle attendait des structures subventionnées qu'elles s'engagent pleinement dans "un mouvement de réflexion et de réforme" de leur secteur, qui reste héritier de l'ère initiée par André Malraux il y a près d'un demi-siècle.

Le ministère a dégagé cinq axes de travail. Outre l'amélioration des outils statistiques pour mieux observer un secteur qui manque encore de données objectives, notamment quant à sa fréquentation, le réexamen des divers labels (centres dramatiques, opéras nationaux, scènes nationales, conventionnées, etc.) a été évoqué, ainsi que la généralisation des contrats d'objectifs dans les structures subventionnées.

La "Rue de Valois" souhaite en outre réviser les systèmes d'aide à la production et à la diffusion mais aussi valoriser la dimension européenne de la création.

"Le spectacle vivant, pour la première fois, aura la possibilité de dialoguer dans son ensemble avec un ministre de la Culture, c'est une grande première", se réjouit le président de la Feps, Georges-François Hirsch.

"Cela étant, nous ne sommes pas naïfs: beaucoup d'inquiétudes subsistent et tout ne sera pas pas réglé d'un coup de baguette magique", ajoute le responsable patronal.

Les professionnels auraient d'ailleurs aimé que les doutes concernant l'aide de l'Etat aux structures en 2008 soient totalement levés avant le début des Entretiens.

Or, si le ministère a assuré que le coeur de son réseau en région (centres dramatiques et chorégraphiques nationaux, scènes nationales) serait soutenu en 2008 comme en 2007, d'autres institutions, compagnies indépendantes et structures musicales notamment, redoutent toujours une diminution voire un gel partiel de leurs crédits.

Les collectivités locales disent être prêtes à la "concertation". "Mais il ne s'agit pas que l'Etat profite de la situation pour se défausser", a prévenu le président de la Fédération nationale des collectivités territoriales pour la culture, Florian Salazar-Martin.

lundi 11 février 2008, a 09:10
LA SOPRANO ANNA NETREBKO EST ENCEINTE
 

Sauf contre-ordre médical, sa dernière représentation avant son congé maternité devrait avoir lieu, aux côtés des ténors mexicain Rolando Villazon et espagnol Placido Domingo, au château de Schönbrunn à Vienne le 27 juin, à l'avant-veille de la finale de l'Euro-2008 de football disputée dans la capitale autrichienne.

Anna Netrebko, qui a annoncé début février attendre pour septembre un enfant de son compagnon le baryton uruguayen Erwin Schrott, a précisé envisager un retour sur scène à partir de janvier 2009.

La soprano, âgée de 36 ans, avait d'ores et déjà annulé sa prestation dans le "Roméo et Juliette" de Gounod aux côtés de Villazon, prévue au festival de Salzbourg en août.

"Je suis très heureuse d'avoir mon premier enfant", a-t-elle souligné lors d'une conférence de presse au château de Schönbrunn dimanche.

samedi 09 février 2008, a 08:54
"THRILLER" FETE SES 25 ANS
 

 

Les chiffres des ventes de "Thriller", sorti en décembre 1982, sont sujets à controverse puisqu'il n'existe pas de comptage mondial officiel.

Le label Epic (Sony-BMG) mentionne un total de 104 millions d'albums, sur la base d'anciennes données du Livre Guiness des records. Mais nombre de spécialistes jugent ces chiffres exagérés et situent la fourchette entre 50 et 60 millions. D'ailleurs, dans son édition 2008, le Livre Guinness table sur 55 millions, total qui paraît le plus vraisemblable.

Quoi qu'il en soit, cette première place est incontestable et "Thriller" devrait l'occuper encore longtemps : la crise des ventes qui touche l'industrie du disque, en pleine mutation à cause d'internet, semble exclure qu'un album atteigne à nouveau de tels sommets.

"Thriller" est l'album des superlatifs. Il a passé 80 semaines dans le top 10 aux Etats-Unis, dont 37 (non consécutives) à la première place. Certifié 27 fois disque de platine (27 millions d'exemplaires) aux USA, il est le seul album à y avoir réalisé les meilleures ventes deux ans de suite (1983 et 1984).

Il a été disque de platine ou de diamant dans seize pays, dont le Royaume-Uni, la France ou le Japon. Sur ses neuf chansons, sept sont sorties en singles.

En février 1984, Michael Jackson a reçu 12 nominations aux Grammy Awards, un record, et en a remporté huit : sept pour "Thriller" et une pour le livre-disque du film "E.T."

C'est sur une chanson de "Thriller", "Billie Jean", que ce danseur surdoué a étrenné son fameux pas glissé, le "moonwalk", en mai 1983 lors d'une émission télévisée pour les 25 ans du label Motown.

"Thriller", qui a mis la musique noire au premier plan, était le sixième album solo de Jackson, le deuxième avec le producteur Quincy Jones après "Off the wall" (1979).

Mélange de soul, de disco-funk et de pop, ce disque est marqué par les sons synthétiques des années 80. De grands noms y ont participé, comme Paul McCartney (la chanson "The girl is mine"), le guitariste Eddie Van Halen (sur "Beat it"), certains membres du groupe Toto ou Vincent Price, acteur culte du cinéma d'horreur.

Son succès s'explique également par des facteurs sociétaux.

Sa sortie a eu lieu à l'apogée du vinyle, supplanté peu après par le CD. Surtout, elle correspondait à l'avènement de la chaîne musicale MTV. Celle-ci a contribué à faire de Jackson le "King of pop" tandis que les clips novateurs de ce dernier ont renforcé la notoriété de la chaîne.

Le court-métrage réalisé par John Landis pour la chanson "Thriller" a révolutionné l'histoire du clip... et impressionné des millions d'enfants avec ses danseurs zombies. L'an passé, la vidéo d'un remake du clip interprété par 1.500 détenus d'une prison philippine a fait un carton sur internet.

L'édition du 25e anniversaire sortira lundi dans le monde et mardi aux Etats-Unis, avec sept chansons supplémentaires: six remixes signés Kanye West, Akon, Fergie et Will.i.am, et un inédit tiré des sessions d'enregistrement d'origine. Les clips de "Thriller", "Beat it" et "Billie Jean" figureront dans un DVD bonus.

De quoi doper un peu plus les chiffres de vente de "Thriller" alors que les fans de Jackson, qui aura 50 ans le 29 août, fantasment sur la sortie d'un hypothétique nouvel album.

mercredi 06 février 2008, a 08:56
NE ROUGISSEZ PAS DE VOS JOUES ROUGES
 

Vous n'êtes ni particulièrement timide, ni alcoolique, pourtant vous devenez souvent rouge pivoine. Dès que vous buvez une goutte d'alcool, que vous vous exposez au soleil, que vous faites un effort violent ou soutenu, que vous mangez un plat épicé ou que vous êtes confronté à un brusque changement de température, le rouge vous monte aux joues. Et vous brûle. Et provoque chez vous des bouffées de chaleur. C'est sûr, vous êtes atteint de rosacée. Quatre millions de Français, mais plus particulièrement les femmes à peau claire, sont concernés par cette maladie inflammatoire et chronique de la peau du visage. Une maladie gênante, car très visible, qui peut même devenir handicapante.

Du "flush" à la couperose

L'origine de ces rougeurs intenses transitoires au niveau du nez et des pommettes, appelées « flushes », est inconnue. Les spécialistes pensent toutefois qu'elles viennent d'une altération des vaisseaux sanguins du visage. Chez certains malades, dont 8 sur 10 s'ignorent, les rougeurs sont permanentes, des vaisseaux violacés apparaissent, voire des boutons disgracieux. A chaque stade de la maladie sa thérapie. Une règle d'or : ne pas agresser la peau et utiliser des cosmétiques adaptés. En plus de médicaments à appliquer localement, on peut aussi avoir recours au laser pour cautériser les vaisseaux. En tout cas, il faut prendre le mal en main pour se sentir bien dans sa peau.

mardi 05 février 2008, a 09:16
LA FOLLE JOURNEE DE NANTES 2008
 

Pendant cinq jours, la manifestation nantaise de la Folle Journée aura été fidèle à sa réputation. Le meilleur, pour les uns, y côtoie le pire, pour les autres. Les orchestres de steel band massacrent les œuvres classiques sous les applaudissements mais les meilleurs solistes enthousiasment un public bon enfant et le plus souvent connaisseur. Les rencontres sont acrobatiques. Le violoncelliste Xavier Phillips n'avait jamais joué avec le quatuor Casals. Ils se sont retrouvés pour donner une émouvante interprétation du Quintette pour deux violoncelles et cordes . D'autres fois, les rendez-vous tournent court et le concert tient de la séance de déchiffrage.

La confrontation des styles

Peu importe, le public se presse en masse, les queues sont interminables et les auditeurs se livrent à de savants calculs pour assister au maximum d'événements, fiers de montrer à leurs voisins leur habilité à démêler l'écheveau proposé. Les musiciens courent d'une salle à l'autre, la plupart ravis de retrouver leurs amis, comme les sportifs lors des grands tournois. Car la Folle Journée attire les meilleurs interprètes, non pas dans un esprit de compétition, mais pour proposer leur travail et leur vision d'une œuvre. Habile mélange de grands noms qui servent de locomotive, tel Barbara Hendricks, qui n'est peut-être plus au sommet de son art mais garde une aura certaine.

Les «anciens», comme les pianistes Georges Pludermacher, Brigitte Engerer ou l'altiste Gérard Caussé, croisent dans les couloirs ou sur la scène leurs cadets ou les jeunes pousses, le pianiste Paul Lewis ou la violoniste Isabelle Faust. Impossible de tous les citer tant cette manifestation est un panorama des instrumentistes en activité.

Ce rassemblement est l'occasion de confronter les styles et les approches des musiciens. Samedi, Christian Zacharias donnait dans le grand auditorium, à la tête de son orchestre de chambre de Lausanne, le Konzertstück pour piano et orchestre, de Weber. Un son dense et profond sur un piano Steinway donnant une majesté toute beethovénienne à l'œuvre. Auparavant, Jean-François Heisser jouait la même partition sur un piano Erard de 1870 prêté par le château de Champs-sur-Marne. Une atmosphère totalement différente se dégageait alors, amplifiée par l'Orchestre des siècles, dirigé par François- Xavier Roth, jouant sur instrument d'époque. Le son plus aéré nimbait l'œuvre dans une atmosphère plus enjouée. La comparaison était d'autant plus intéressante que les deux virtuoses sont issus du même moule, élèves de Vlado Perlemuter.

Directeur de l'Orchestre de Poitou-Charentes, Heisser a aussi dirigé à Nantes deux concerts portant sur les transcriptions de lieder de Schubert par Brahms, Mahler, Liszt, Reeger, Brittenet Rhim. La soprano Nathalie Gaudefroy et le baryton Thomas Bauer ont été les complices de cette exploration des couleurs et des influences de la musique du compositeur, héros de la fête. Échappant à toutes les étiquettes, Heisser surprend par le choix de l'instrument, ni contemporain de la première exécution de l'œuvre, ni moderne. «Les pianos Erard, expli-que-t-il pour justifier ce choix peu orthodoxe, sont ceux utilisés par Liszt. Revenir à des instruments antérieurs aurait imposé des contraintes draconiennes.La générosité du grand piano romantique apporte en revanche par rapport aux Steinway actuels la réponse à des problèmes comme l'emploi de la pédale.»

Controverse esthétique

Le pianiste constate également que les instruments d'aujourd'hui sont plus raides et que la résistance des touches a notablement augmenté depuis un siècle. Ce phénomène serait dû à l'adaptation aux salles plus grandes et à un public qui affectionne le son plus brillant.

Le choix d'un instrument français est également passé par le fil conducteur de Liszt qui a fait découvrir Weber et Schubert. « La légèreté que l'on trouve dans cette musique, on peut l'obtenir de façon plus naturelle du bout des doigts sans faire d'effort d'articulation sur les Erard de cette époque », estime encore Heisser. Et d'ajouter que « Schubert est à son meilleur dans les sonates plus légères que les trois dernières, où il a voulu concurrencer Beethoven, qu'il admirait ». Cette controverse esthétique a été illustrée tout au fil des concerts de ces cinq jours. Preuve s'il en fallait de la modernité du compositeur comme l'a montré encore Heisser en exécutant à la tête de l'Orchestre Poitou-Charentes Rendering pour orchestre de Luciano Berio d'après la Symphonie n° 10, et comme l'a illustré la création mondiale hier du trio Wanderer de Bruno Montovani, Huit moments musicaux sur le nom de Franz Schubert.

lundi 04 février 2008, a 13:33
COMMENT LES INTERMITTENTS DU SPECTACLE LESES PAR LEUR CAISSE PROFESSIONNELLE
 

 

Les intermittents du spectacle, grands profiteurs du système ? Le lieu commun a irrigué nombre d'audits publics. En se penchant sur la gestion de la caisse des congés spectacles, la Cour des comptes vient de mettre en lumière le phénomène inverse. Pendant des années, cet organisme, chargé de collecter auprès des employeurs les congés payés des artistes et techniciens du spectacle et de reverser ces sommes aux intéressés, a multiplié les irrégularités.

Prestations impayées, cotisations sociales réduites aboutissant à des retraites amputées, ententes illicites avec les organisations patronales et certains syndicats de salariés, frais de fonctionnement masqués : l'essentiel de ces dérives ont été menées au préjudice des intermittents. De quoi "mettre en question l'existence de la caisse et du régime particulier qu'elle est chargée de gérer", soulignent les magistrats de la Cour, dans le relevé de conclusion provisoire transmis aux administrations de tutelle mais aussi au parquet de Paris.

Ce document, rendu public par le mensuel Capital dans son édition de février, apparaît accablant. Certains détails prêteraient volontiers à sourire. Comme ce "fichier des bénéficiaires" de prestations où figurent, sur 760 000 noms, un tiers de dossiers périmés, parmi lesquels, en vrac : André Raimbourg, alias Bourvil (mort en 1970), Joe Dassin (mort en 1980) ou Léonie Bathiat, autrement dit Arletty (morte en 1992). Il y a peu de chance qu'eux, ou leurs ayants droit, aient touché des prestations. Mais il est probable que des cotisations aient été versées à leur intention par des télévisions à l'occasion de rediffusions...

Cette incongruité, aux conséquences financières limitées, en cache d'autres, autrement plus coûteuses. Les magistrats de la Cour ont ainsi découvert que près de 16 % des prestations étaient payées avec plus d'un an de retard. Mais, surtout, plus de 8 % des cotisations des employeurs ne sont jamais versées aux employés. Un "oubli" rendu possible par la complexité de la procédure.

Pour chaque contrat, les employeurs doivent en effet envoyer un "chèque rose". De leur côté, les intermittents envoient, une fois par an, l'ensemble des "volets bleus" que leur ont remis leurs différents employeurs. Plus ces derniers sont nombreux et les contrats courts et espacés, plus les risques de perte sont importants. Sans compter les artistes ou techniciens étrangers qui ignorent leurs droits. Au total, les magistrats de la Cour évaluent ainsi les sommes indûment conservées par la caisse à au moins 16 millions d'euros par an.

Les dirigeants de la caisse y ont ajouté un petit bonus, perçu cette fois sur le dos des employeurs. Enfin, de certains employeurs... En effet, depuis 1956, la caisse prélève auprès des producteurs une cotisation afin de payer un "conseiller social". Celui-ci est chargé de vérifier les conditions d'hygiène et de sécurité sur les tournages... de cinéma. La télévision n'est pas concernée. Or, depuis quarante ans, les producteurs de télévision payent. Résultat : environ 700 000 euros perçus chaque année pour quelque dizaines de milliers d'euros de salaire du conseiller. La différence est empochée par la caisse.

Plus grave peut-être encore, les employeurs ont fait bénéficier à quelque 15 000 techniciens de l'audiovisuel un abattement de 20 % sur toutes les cotisations sociales, théoriquement réservé aux techniciens du cinéma. Cette bévue a eu pour première conséquence de détourner, entre 1994 et 2001, quelque 16 millions de cotisations des caisses des assurances-chômage, maladie et vieillesse. Mais elle a aussi diminué l'assiette de calcul des retraites des techniciens concernés.

Lorsqu'elle a découvert l'erreur en 2001, la caisse aurait pu réagir. Elle a au contraire tout dissimulé. A une technicienne qui l'interrogeait sur la question, elle a sciemment menti. Et elle n'a pas hésité à corrompre le SNTPCT, un des principaux syndicats de techniciens du cinéma et de la télévision, qui avait découvert le fric-frac. Au terme d'une âpre négociation, la chambre et l'organisation syndicale ont signé un protocole d'accord. Un chèque de 70 000 euros a été versé au syndicat contre son renoncement à toute poursuite et une promesse de silence.

Contacté par Le Monde, Stéphane Pozderec, délégué général du SNTPCT, n'a pas souhaité répondre. Président de la caisse jusqu'en 2005, le producteur Daniel Peressini indique avoir été "le premier à faire cesser certaines irrégularités. Mais, dans ces organisations, les élus sont impuissants face aux administratifs". Manière de renvoyer vers Chantal Gougault-Laslandes, directrice générale depuis vingt ans. Celle-ci n'a pu être jointe.

Tous trois ont dû s'expliquer devant les policiers de la brigade financière, à qui a été confiée l'enquête préliminaire ouverte au parquet de Paris. Les policiers ont également perquisitionné dans l'ancienne maison close qui abrite la caisse.

Mais, au-delà des suites judiciaires, c'est l'avenir de ce système qui est mis en cause. La CGT, qui suit l'affaire de près, réclame une "gestion paritaire". Quant à la Cour des comptes, elle propose simplement que l'indemnité compensatrice soit directement versée des employeurs aux employés. La fin d'une exception.

lundi 04 février 2008, a 09:18
EN MARCHE VERS L'INDE...
 

Mark Boyle, un ancien homme d'affaires âgé de 28 ans originaire de Bristol, à l'ouest de l'Angleterre, envisage de parcourir à pied 14.500 kilomètres, pour achever son périple à Porbandar, lieu de naissance du Mahatma Gandhi, sur la côte ouest de l'Inde.

A raison de 25 à 75 kilomètres par jour, en passant par la France, l'Italie, l'Europe de l'Est, l'Iran, l'Afghanistan et le Pakistan, il espère atteindre son but d'ici deux ans et demi.

"J'ai de l'écran solaire, un bon couteau, une cuillère, des pansements... pas de carte bancaire, pas de travellers chèques, pas de compte en banque, zéro. Je ne toucherai pas à l'argent tout du long", a-t-il déclaré à la BBC radio.

"Je vais commencer à écrire un nouveau chapitre de ma vie. A partir de maintenant, je m'efforcerai de ne plus toucher à l'argent", a-t-il repris sur son blog.

Décrivant son voyage comme un "pèlerinage", il a indiqué à la BBC vouloir promouvoir une "philosophie de la récolte", où les gens s'entraident.

"Ma mère et mon père parlent tout le temps d'une époque en Irlande où les gens se réunissaient pour participer ensemble à la récolte, et où aucun argent ne changeait de main", a-t-il raconté.

"Mais maintenant, mes vieux me disent qu'à la maison ils ne connaissent plus personne dans les rues, la porte est toujours fermée".

"Mon message est de dire que nous devons revenir à une période où ces portes étaient ouvertes et à un mode de vie plus communautaire", a ajouté Mark Boyle. qui s'inquiète plus de l'accueil qu'il pourrait recevoir en Europe qu'en Asie.

Le premier obstacle sera le passage de la Manche vers la France. "Je vais m'approcher du gars derrière le comptoir et juste lui expliquer ce que je fais, lui dire avec autant de passion que possible".

Et si ça marche pas, il essaiera encore et encore. "Si je dois passer deux ans et demi à montrer à quelqu'un combien je suis convaincu par ce que je fais, alors c'est deux ans et demi bien employés".

dimanche 03 février 2008, a 11:16
LA PREMIERE DAME DE FRANCE EST...
 

 

On a notamment prêté à la belle Italienne de 40 ans des relations avec des célébrités mondiales comme Mick Jagger ou Eric Clapton, l'acteur français Vincent Perez ou l'avocat Arno Klarsfeld, proche de Nicolas Sarkozy.

"Je suis une amadoueuse, une chatte, une Italienne", expliquait Carla Bruni en février 2007 dans une interview au magazine Madame Figaro, en confiant: "Je m'ennuie follement dans la monogamie".

Elle a eu un fils, Aurélien, aujourd'hui âgé de 6 ans, avec le professeur de philosophie Raphaël Enthoven, lui-même fils de l'éditeur Jean-Paul Enthoven avec qui elle vivait précédemment.

De son côté, Nicolas Sarkozy, 53 ans, est père de trois garçons, Pierre et Jean, nés d'un premier mariage, et Louis, 10 ans, issu de son union avec sa deuxième épouse, Cécilia.

Fille d'un riche industriel italien également compositeur, Carla Bruni Tedeschi est née à Turin. Se sentant menacée par les Brigades Rouges, sa famille s'est exilée en France dans les années 70.

Elle a pour soeur l'actrice et réalisatrice Valeria Bruni Tedeschi.

Dans une interview au journal britannique The Sunday Herald, elle avait affirmé sa pl

Dans les années 1990, sa silhouette longiligne, ses yeux bleus et son visage à la beauté froide et parfaite séduisent les grands couturiers. L'époque est à la starisation des mannequins et elle devient une vedette aux côtés de Claudia Schiffer ou Naomi Campbell.

En 2001, Carla Bruni débute dans la musique en écrivant des textes pour le chanteur français Julien Clerc pour son album "Si j'étais elle".

Paru fin 2002, son premier album, "Quelqu'un m'a dit", a connu un succès public et critique considérable (1,2 million d'exemplaires en France, 800.000 à l'étranger).

Pour son deuxième album, "No promises", paru début 2007 et qui met en musique des textes de poètes anglo-saxons, n'a pas connu le même succès.

Dans une interview au journal britannique The Sunday Herald, elle avait affirmé sa préférence pour Ségolène Royal, la rivale socialiste de M. Sarkozy lors de la dernière campagne présidentielle: "Mes parents ont eux aussi toujours voté à gauche. C'est une tradition. Je ne voterai jamais à droite".

Plus récemment, elle avait signé une pétition contre le recours aux tests ADN prévu dans certains cas par le gouvernement de droite au pouvoir pour lutter contre l'immigration clandestine.

"Mon indignation a été immédiate", avait-elle affirmé au magazine Elle. "Je déteste le +tri+ qu'implique l'immigration choisie (...). Qu'est-ce qu'il me serait arrivé si on avait imposé à mes parents des tests ADN ?"

En 2004, dans un roman "intitulé Rien de grave", l'ex-épouse de Raphaël Enthoven, Justine Lévy - fille du philosophe Bernard-Henry - livrait un portrait au vitriol d'un personnage prénommé Paula, qu'on devinait être Carla Bruni: une femme "belle et bionique, avec un regard de tueuse" et au "visage immobile, comme sculpté dans la cire".

"Je préfère qu'on me traite de prédatrice, plutôt que de vieux sac à puces", a rétorqué l'interessée.

samedi 02 février 2008, a 17:51
FRANCOISE GARNER, SOPRANO
 

Vous êtes née dans une famille d'artistes ?
Pas du tout. Non, à part ma grand-mère paternelle qui aimait le chant, une Française née à Paris. Dès son lever, elle descendait, elle se mettait à son piano, elle avait poudré ses cheveux et elle en jouait. Elle avait un frère qui jouait du violon, dans sa famille, ils étaient mélomanes et même, pour certains, musiciens mais personne ne chantait.

 

 

Avaient-ils des disques d'opéra ?
Non. Vous pensez ? A l'époque, pour la bourgeoisie, ceux qui faisaient de la scène, c'était presque comme le théâtre au temps de Molière !
Quand j'étais petite, je me souviens, j'allais voir ma grand-mère paternelle, c'était pendant la guerre, et elle me disait « Toi, tu chanteras ma petite, allez, chante ! » je me mettais sur son lit et je vocalisais (vocalises de la Reine de la Nuit), ou des vocalises de Lakmé, et elle me disait, « Tu chanteras, ma chérie, toi, tu chanteras. Il faut faire du solfège, il faut faire de la musique. » Et puis voilà?
Elle vous a encouragée ?
Oui. Et peu de temps après, la pauvre, elle est morte, malheureusement.
Donc elle ne vous a pas vue sur scène ?
Non, ah, non...
Et quel a été le déclic ?
Le déclic je crois que c'était en moi, que j'ai toujours voulu chanter. c'est elle qui me l'a insufflé... Une vraie vocation.
Et il y a quelqu'un qui vous a confirmé que vous aviez une voix ?
C'est très compliqué, cette histoire?
Donc j'avais un grand père qui était Autrichien, Otto Garner, et qui était le patron du grand hôtel Garner à Leoben en Autriche. Et puis, après il est venu en France et s'est fait naturaliser français. Il est devenu directeur de l'Hôtel Astoria à Saint Pétersbourg et de l'hôtel Majestic à Paris. Quand il dirigeait l'Hôtel Majestic, il est mort alors que mon père n'avait que dix-sept ans. C'était l'aîné. Mon grand-père était un homme terrible, et n'admettait pas que ma grand-mère arrive dans l'hôtel en poussant le landau : « Mais Kesque fous faites Gabrielle, cela ne se fait pas !! » Il y avait des nurses pour les enfants, des valets de pied, des domestiques dans la propriété. Quand il est mort la grande fortune n'a pas résisté longtemps, ma grand-mère n'était pas une femme d'affaire et d'après ce que j'ai entendu le parrain et la marraine de mon père y seraient pour quelque chose. Enfin, le jour où on lui a volé tous ses bijoux sa santé n'y a pas résisté.
Les personnes qui ont racheté l'hôtel à ma mère ne pouvaient pas avoir d'enfants ; ils ont vu notre situation familiale (mon père et ma mère s'étaient fiancés à 17 ans et mariés à 22). Ils ont eu ma soeur, moi, mes deux frères. Ma mère était très fatiguée et déprimée et ces personnes ont dit « On va prendre cette petite avec nous. »
Ce sont ceux qui m'ont aidé et m'ont en partie élevée. Ils ont suivi l'idée de ma grand-mère, ils m'ont fait apprendre le solfège, le piano.
J'étais chez Madame Samuel Rousseau et cette dernière a dit un jour à cette dame que j'appelais Mamie, « Vous savez, cette petite a une voix, il faut absolument qu'elle fasse du chant et lui trouver un professeur.»
A Marseille où nous étions allés habiter avec mes parents, mon premier professeur a été Madame Mireille Sabatier, qui a terminé sa carrière en chantant Werther à Marseille.
C'est elle qui m'a donné mes premières leçons de chant. C'est la première qui m'a parlé du souffle et de l'ouverture vers l'arrière pour les sons suraigus. C'était vraiment un bon professeur. Elle était également le professeur de Gines Sirera avec lequel j'ai chanté Traviata à Marseille.
Un jour elle a dit : « Il faut maintenant qu'elle parte en Italie. » A ce moment, on donnait à Paris Mozart de Reynaldo Hahn avec Graziella Sciutti. Mamie est allée la voir et lui a demandé qui était son professeur. Graziella a répondu que c'était Madame Maraliano Mori au Conservatoire de Rome.
Je suis partie à Rome, j'ai fait une audition, et je suis restée à partir de 1954, pour des cours privés pendant deux ou trois ans.
Elle était professeur au conservatoire mais elle donnait des cours privés ?
Au conservatoire où finalement après audition je suis restée encore trois ans. J'ai fait les diplômes pour être professeur de chant car lorsque j'ai passé mon premier examen, le directeur a dit « Cette petite ne chantera jamais, elle a une trop petite voix. » J'étais désespérée, je pleurais, je pleurais... Une nuit, j'ai rêvé de ma grand-mère qui me disait « Ma chérie, ne t'inquiètes pas, tu feras une carrière... » Depuis, elle ne m'a plus jamais parlé...
J'ai continué de travailler. Pour être professeur de chant, il fallait le diplôme de solfège, d'harmonie, de piano, d'histoire de la musique, de littérature, de géographie... c'était très dur et stressant...
Un jour on a trouvé que j'avais fait des progrès et j'ai préparé en même temps le diplôme de chanteur.
Je suis rentrée en France et je me suis présentée au concours pour l'Opéra Comique.
Donc là, c'est Le Dernier sauvage de Menotti ?
Oui. c'était mes débuts...
Ah, non ! Je suis partie à Vienne deux ans pour étudier avec Madame Ludwig, la mère de Christa, qui était cantatrice elle aussi, et l'été, j'allais à Salzbourg pour continuer de travailler avec elle.
On n'arrête jamais d'essayer de se perfectionner.
Au festival de Sazlbourg, j'ai donné un concert dirigé par Paumgartner dans les airs pour colorature de Mozart.
Ensuite, j'ai préparé le concours de l'Opéra Comique et j'ai été prise.
Ma grande chance, cela a été de faire partie de la troupe parce qu'on apprenait le métier. Le Menotti, c'était le premier grand rôle, mais ensuite j'ai attendu trois ans avant de chanter de nouveau un rôle un peu important.
j'ai fait la voix dans Mireille -à 20h30, j'étais au théâtre pour monter dans les cintres à minuit moins le quart.
Dans Mireille il y avait De Pondeau, Esposito, Guiot, Caroline Dumas, Jacqueline Brumaire... Geori Boué, je l'ai entendue pour ses adieux dans Werther.
Dans la troupe, nous étions nombreuses.
J'admirais Mady Mesplé, il y avait également Eda-Pierre... Chaque fois on me faisait apprendre des rôles pour être doublure ou triplure.
Il y avait une alternance ?
Non, on me faisait apprendre le rôle au cas où. On me disait, « Tu sais, je ne suis pas très bien... Prépare-toi... » et puis au dernier moment... (rires) Elle était toujours très bien.
Il fallait rester chez soi et attendre.
Mais on apprenait son métier. On avait de grands pianistes, Madame Gedda, Mlle Martinet, Mme Féjard, Madame Cochet.
C'est avec ces chefs de chants qu'on apprenait le répertoire. Les rôles que j'ai appris à l'Opéra Comique, je ne les ai jamais oubliés. J'ai chanté : Lakmé, Les noces de Jeannette, Les Noces de Figaro (Suzanne), Les Pêcheurs de perles, la poupée des Contes d'Hoffmann, Lucia di Lamermoor.
Entre temps, j'étais retournée à Vienne pour un récital avec Eric Werba.
Une année, je devais faire la voix dans Don Carlos. j'étais ravie, c'était mes débuts à l'Opéra de Paris. Un chef me convoque dans son bureau et voilà qu'il ferme la porte à clé ; il me fait comprendre qu'il doit aller à tel endroit et que si je voulais y aller aussi... et si et si et si... J'ai refusé, alors il m'a enlevé le rôle.
J'étais désespérée et j'ai fait un scandale. Je suis allée voir Bondeville [le compositeur et directeur de l'Opéra de Paris] et je lui ai dit : « Voilà ce qui se passe, monsieur le directeur. Il a voulu me pincer les fesses, je n'ai pas voulu le faire, et il m'a enlevé le rôle. » Bon Dieu, il était plié en deux de rire et m'a répondu : « Ne vous inquiétez pas, vous aurez votre revanche. »
Un mois après, je faisais Rigoletto.
Et qui chantait le rôle de Rigoletto ? Massard ?
Oui, Robert Massard, Matteo Manuguerra, Julien Haas, Henri Peyrottes...
Henri Peyrottes, il aurait démoralisé un régiment... Mais quelle belle voix !
Et les séries de représentations étaient longues ?
Vous savez quelquefois, le dimanche, on avait après midi et soirée à Comique.
Ah, vous assuriez les deux représentations ?
Non.
C'étaient des séries très longues toujours avec la troupe. Les Français passaient en premiers et de temps en temps on invitait un étranger. Ce fut un désastre la fermeture de cette salle.
Oui, avec Liebermann.
Oui, évidemment. Maintenant, les troupes c'est fini. Même pour les théâtres de province qui aujourd'hui sont souvent régis par les impresarii... Avant, les directeurs nous téléphonaient directement.
Mais à l'époque où vous avez débuté, Gilda, vous aviez un agent ?
Non.
Vous n'en avez jamais eu ?
Si, un peu plus tard. Monsieur et Madame Ribera pour la France et Alberto Mainenti pour l'Italie ainsi que Michel Glotz, pendant dix ans, qui m'a fait faire deux choses.
Alors, je lui ai écrit en lui disant que je n'acceptais pas cela. Quand même ! Il ne faut pas prendre les artistes pour des... Alors, cela a été fini.
A une époque, je n'avais pas tellement besoin d'impresarii parce que les directeurs me téléphonaient directement. Ensuite, j'ai eu la chance qu'il y ait madame Ingpen à l'Opéra.
1977 marque le début de ma carrière internationale, avec le Comte Ory dirigé par Maître Plasson.
Il y avait Sénéchal...
Il y avait Sénéchal... Ce rire... j'en étais malade.
Vous l'avez refait à Genève aussi ?
Oui, la dernière série. Il y a eu neuf représentations : Hugues Gall était directeur.
La dernière scène dans le lit, avec Sénéchal en chemise de nuit, avec le bonnet de nuit et la bougie, entre Renée Auphan et moi, c'était à mourir de rire. Dans les coulisses, je lui disais « je ne te regarde plus... »

Mais c'était une rareté à l'époque, le Comte Ory ?
C'était une création. Nous l'avons créé à l'Opéra Comique.
Lorsque le Festival d'Aix a donné cet opéra on a dit à la radio que c'était une création ; j'ai téléphoné à France 3, pour leur dire que cet opéra s'était donné bien avant, à l'Opéra Comique avec Eliane Manchet, Sénéchal, et Bisson puis avec Mallabrera et moi. On a plus dit dans les journaux que c'était la création... Il faut remettre les pendules à l'heure.
Absolument.
Pour cet ouvrage, j'étais prise comme doublure, mais je ne devais pas faire un spectacle. Donc j'y allais avec mon ami, (« mon mari et mon maître », comme dans la chanson). On assistait à toutes les répétitions, mais au bout de trois semaines de répétitions, on en avait assez...
Mais on a l'habitude de dire que les productions se montaient rapidement à l'époque.
Pensez vous ! Pas à l'Opéra comique, cela durait un moment... Il y avait dix spectacles... Et la pauvre Eliane Manchet qui avait une très belle voix était souffrante. Elle allait chez le docteur, et mon ami, en bon italien, disait « Mamma mia ! » On en avait assez. Je demandais au metteur en scène de me faire répéter, et il me répondait : « Non, non, vous n'avez qu'à regarder les autres » je répétais seule dans mon appartement, devant la glace.
Et un jour, j'arrive. La répétition était avec orchestre puis, tout d'un coup, tout le monde à mes pieds. « Madame Garner, est-ce que vous êtes prête ? » Bien sûr, j'étais prête. J'ai fait la répétition musicale et l'orchestre a applaudi. C'était Michel Plasson qui dirigeait.
Le temps passe. Eliane Manchet rechante. Générale en costumes. « Madame Garner, Madame Garner... » J'ai fait la générale en costumes, sans me tromper une seule fois. Madame Ingpen est descendue, et m'a dit « Monsieur Liebermann a dit que vous ferez les premières. ». Si je me souviens bien, j'en ai fait six.
Michel Plasson m'a voulue ensuite à Vérone pour Roméo et Juliette, j'ai donc étais la première cantatrice française à se produire dans les Arènes. Et cela s'est enchaîné. l'année suivante, j'y ai également chanté Butterfly et pour mon interprétation on m'a décerné le Puccini d'Or. Enfin il y a eu toujours à Vérone Traviata.
Et la Scala ?
Pareil, en 1977 dans Faust, avec Kraus et Ghiuselev, dirigé par Georges Prêtre dans la mise en scène de Jean-Louis Barrault, qui était magnifique.
Donc, c'était le bouche à oreille de directeurs, qui faisaient vraiment leur travail de direction artistique...
Oui, après cette époque, je continue ma carrière. M. Duffaut me téléphonait ainsi que Monsieur Grinda, Monsieur Aymé, Monsieur Cabourg puis Paul Ethuin : « Françoise, est-ce que vous êtes libre ? »
Les choses se sont enchaînées, les années ont passées, Madame Ingpen était toujours à l'Opéra.
Je pars en vacances un été, en Italie avec des amies et Tanino. On arrive à l'hôtel et quelques jours après, coup de fil « Allo, c'est Madame Ingpen au téléphone. J'ai su que vous étiez là, est-ce que vous pouvez faire une audition à Salzbourg pour le Met, pour Maestro Levine, parce qu'on cherche une Konstanze (en allemand) ? »
Evidemment, nous voilà partis.
Vous l'aviez à votre répertoire, Konstanze ?
Oui, oui, je l'avais déjà chanté à Tours, et puis je devais le faire à Dijon mais M. Grinda m'avait gentiment libérée pour la Scala.
Cela suppose qu'on savait toujours où vous étiez.
Oui, bien sûr.
Nous sommes allés à Salzbourg. Evidemment, l'audition, à l'époque est passée par l'agence Glotz, c'est Madame Moroni qui s'occupait de moi. Le lendemain de mon arrivée, j'avais l'audition. J'ai attendu très longtemps et Tanino, en bon italien, s'est impatienté parce que le temps passait. Il me dit, « On s'en va ! » Je lui dis « Ah, non, on ne part pas !! Je suis ici, je fais l'audition. » Il commence à s'énerver, « On ne te respecte pas, on te fait attendre... » Je lui dit « Tanino, moi, je reste » On me fait passer en dernier, Je me souviens, c'était le décor du Songe d'une nuit d'été. C'était de l'herbe. Sur scène, on s'enfonçait, alors j'ai dit « excusez-moi » et j'ai enlevé mes chaussures... (rires) Il y avait James Levine, très sympa d'ailleurs. Et j'ai chanté Linda de Chamonix et les Pêcheurs de perles. Et j'ai été engagée. J'ai enchaîné avec Les Puritains, toujours au Met avec Fisichella, S. Ramey, et S. Milnes, sous la direction de R. Bonynge. Ensuite, je l'ai chanté à bordeaux, toujours avec Fisichella et Zancanaro.
Et les grands moments ? J'ai vu qu'à Rio de Janeiro, vous aviez créé du Milhaud.
Oui, c'est très beau d'ailleurs... Saint Louis, roi de France. Sur un texte de Joinville. Il y avait un orchestre sur scène et un autre dans la fosse.
C'était très intéressant, et je ne l'ai redonné qu'une fois, en concert à Rouen. Cela doit coûter très cher à faire, étant donné qu'il y a deux orchestres.
A la suite de ça, Darius Milhaud m'a donné ses mélodies, que j'ai chantées au Festival d'Aix du temps de M. Dussurget qui m'a aussi engagée dans la Reine de la nuit.
Darius Milhaud est venu m'entendre dans un fauteuil roulant, le pauvre.
J'ai travaillé ses mélodies avec Pierre Bernac, et les mélodies de Poulenc, avec Poulenc lui-même.
Et les Dialogues, vous les avez chantés, aussi ?
Oui. La nouvelle prieure, c'est le rôle que je préfère. P. Bernac avait fait le voyage quand je l'avais chanté en Avignon dans une mise en scène de Margharita Wallmann.
D'après les photos, cela avait l'air magnifique.
Oui. Et l'échafaud, on ne le voyait pas, on ne voyait que les escaliers, mais chaque fois qu'une tête tombait, il y avait un accord à l'orchestre. Ah, c'était terrible !
Et vous parliez des grands partenaires, vous parliez d'Aragall...

Oui, c'était une des plus belles voix... Bon comédien. Par contre, avec Kraus, on était transparent. Il n'était jamais le personnage, il était Kraus, et puis c'est tout. Belle voix, belle technique mais pas de chaleur.
En France, il y avait Alain Vanzo qui possédait aussi une voix magnifique et qui était un adorable partenaire. Je pense aussi à Charles Burles et à Mallabrera.
Comme baryton, je veux citer Michel Trempont, Robert Massard et Ernest Blanc. C'était les beaux jours de l'Opéra Comique et de l'Opéra.

Vous avez fait Faust, les Contes d'Hoffmann, Traviata avec A. Kraus et G. Aragall. Comment êtes vous passée du répertoire de soprano léger à celui de soprano dramatique ?
Avec l'âge. Et grâce à Tanino. Je chantais Lakmé et le contre-mi bémol me donnait du souci. J'avais fait la Reine de la nuit. Enfin, je préparais Rigoletto à Toulon avec Schiavi. On répète et je vois un monsieur qui ressemblait à Pierre Brasseur et qui faisait la moue quand je chantais. Je me dis « Mince alors, mais que se passe-t-il ? »
Je le revois à la première représentation, j'essayais de le faire parler, alors, je passais devant (Ombre légère et passagère)... il ne dit rien. Et puis bon, le destin. J'allais toujours dans une pizzeria et lui, toujours chez Mimi à Toulon. Ce jour là j'ai voulu changer et aller au café, mais il y avait une fumée terrible et on est retourné à la pizzeria. Tanino et Schiavi arrivent, Chez Mimi est fermé. On se retrouve à la pizzeria. Et puis, je vois cet homme, attablé. Je vais le voir, et je lui dit, « Maître, puis-je vous parler ? » Je lui demande ce qu'il pense de ma voix. Et il me dit « La voix est belle mais tout est à refaire. Vous n'avez pas les graves... » Je lui dit : « Bon, alors donnez moi une leçon demain. » Il me donne un cours, me fait faire des vocalises, et puis je ne savais pas faire les sons de poitrine, on ne sait pas faire cela en France.
Ce n'est pas parce qu'on a la poitrine, qu'on ne sait pas faire les aigus. Mais ici, on met le grenier avant la cave.
Il m'a donné des résonances de poitrine et je me sentais bien. Il repart mais je me dis « cet homme, il faut que je le revoie ». Il donnait des conseils à la Scala et quelquefois on l'appelait vers onze heures du soir : « viens vite, Tanino, j'ai un problème. » Il prenait sa voiture et il partait.
Je pars à Monza étudier avec lui mais j'avais un rhume terrible, une trachéite. Je me dis, « qu'est-ce que je fais ? c'est ma chance, peut-être, cet homme ne va pas me croire si je lui dis que je suis malade, il va penser que je raconte une histoire pour ne pas y aller?il verra dans quel état je suis, je vais travailler Traviata, cela tombera bien ! » Je toussais après chaque note. Il faisait un temps terrible, de la neige, je glisse, je tombe ! Malgré tous ces problèmes, il m'a fait travailler.
A la suite de ça, j'avais toute une série de Pêcheurs de perles à Gand ; je lui demande de venir avec moi car je ne voulais pas perdre ce qu'il m'avait enseigné. Il me le disait "un défaut se prend en un soir et il faut six mois pour le perdre..."
Il m'a suivie jusqu'à sa mort (à la suite d'un cancer), pendant douze ans. Et c'est là qu'a commencé un nouveau tournant dans ma carrière.
Quand on dit qu'il ne faut pas les sons de poitrine ça m'amuse...
Et comment qualifieriez-vous cette technique que certains appellent « française » ?
Ce n'est pas vrai, il n'y a pas de technique française. Il n'y a qu'une, la bonne. Mais il y a plusieurs styles. Le style français, c'est-à-dire, pas de portamento, pas de sons trop couverts, c'est une langue assez blanche mais il faut le chanter, quand même, comme en italien, la voix libre de la poitrine aux aigus.
Par contre, le style italien, la couverture, les résonances de poitrine, car on peut faire de la poitrine sans écraser.
Finalement, pour l'allemand, c'est un peu tubé. Ils confondent tous ici, technique et style.
Et quand on lit certains éminents critiques de la presse spécialisée qui parlent de la disparition de la « grande technique française », depuis la mort de Ninon Vallin etc...
Quand on est mort, on a toutes les qualités. Et puis on peut écrire de grands livres sur la technique et être incapable de chanter.
Je pense qu'il est presque impossible d'écrire de grands livres sur la technique car, comme je le disais, il n'y en a qu'une, la bonne qui se résume en peu de mots, mais certains détails doivent s'adapter à la morphologie des élèves.
Il parlait de format vocal, de couleur et de technique ?
Oui, pas serré mais grand et libre.
Mais pour la musique baroque, ce n'est pas qu'une question de puissance, mais de style.
On peut avoir le style et chanter du baroque avec la voix. Les voix doivent remplir tout un espace. Et quand on chante dans des lieux aussi immenses que Vérone et Orange?
Ce la passe merveilleusement bien parce qu'il y a une acoustique formidable.
Malheureusement, à Orange, un vent terrible.
Quand j'ai chanté Hérodiade à Orange, un remplacement au pied levé de Montserrat Caballé souffrante, il faisait un vent et un froid terrible. Ceci dit, j'aimerais bien retourner à Orange, ne serait-ce que pour un récital.
Je suis restée sur ma faim. Orange, c'est beau. c'est superbe.
Un autre beau souvenir, c'est Faust au Palais des Papes, dans la cour d'honneur... Il y avait un vent épouvantable, mon père était parti tellement il faisait froid et moi je chantais en haillons au dernier acte. Pourtant je n'ai pas attrapé de rhume. Quand on est dans le rôle, on n'y pense pas. Et c'était très beau comme mise en scène. Et ensuite, on l'a fait à Montréal toujours grâce à Monsieur Duffaut.
Ah, la Marguerite de Montréal.
Oui, avec Fisichella, Massard, Auphan et Pierre Thau.
Monsieur Duffaut a été très important dans votre carrière...
Oui, ainsi que Gabriel Dussurget, Monsieur Aymé, Monsieur l'Huillier, Jean Cabourg, Paul Ethuin, Gérard Boireau, Michel Plasson. C'est grâce à lui si je suis allée à Vérone pour chanter la Juliette de Gounod avec Luchetti, Leo Nucci, F. Barbieri.
L'année d'après, j'avais loué un studio à la mer, pour me reposer car je devais chanter Butterfly à Aix. Butterfly devait se donner à Vérone. Je dis à Tanino, « on va y aller, pour voir un peu le spectacle »
Je suis dans la loge (car on a droit à une loge à vie quand on y a chanté) et des amis me disent que je devrais le chanter aux Arènes de Vérone ; je leur réponds que ce serait fou. Mais à l'entracte, Tanino arrive en courant et me dit « Capelli veut te voir et m'a demandé si tu peux faire Butterfly et auditionner » Le lendemain j'auditionne, tout d'abord au piano, puis avec le chef de chant, puis avec le chef d'orchestre et on me dit « dans quinze jours, c'est votre tour. »
J'ai fait quatre représentations. C'est souvent arrivé dans ma carrière, des coups de chance, de hasard.

Après vous avez fait Traviata, toujours à Vérone...
Oui, avec Bruson. j'aurais également dû chanter Norma, mais malheureusement le directeur est mort et tout a changé.

Et Norma alors ?
Je l'ai chanté à Toulon, à Rouen, à Dijon... et Sydney.
On va parler de Monsieur Aymé...
Oui. C'était la chance, car si on chantait pour lui, on chantait dans cinq théâtres. Mais pour arriver à chanter à Nice, il fallait faire ses preuves avant. Il y avait Montpellier, Béziers, Perpignan, Nice et Toulon, et les Arènes de Nîmes, où j'ai chanté Micaëla. On se retrouvait entre le taureau et le chanteur ! (rires)
Oui, vous me disiez que quand la saison tauromachique était bonne, les cachets étaient plus élevés !
Oui, et pour Carmen, il y avait une vraie mise à mort, et pour Mireille, il y avait la course camarguaise.
Maintenant, les directeurs passent par des impresarii, à part M. Duffaut, qui m'a contacté directement (mais il y a trente ans que nous nous connaissons).
Il me prend peut-être par amitié, mais aussi parce que (je l'espère) j'ai un peu de talent.
Et à Nice, qu'avez-vous chanté ?
Lakmé, les Contes d'Hoffmann, le Barbier et les Pêcheurs de perles.
Et à Nîmes ?
J'ai fait Rigoletto à mes débuts avec Gustave Botiaux et Ernest Blanc. Ernest blanc, quelle belle voix de baryton ! Quel bel artiste et bon camarade. Son fils est chef d'orchestre et je sais que c'est pour lui une grande joie.
Mais vous avez chanté sur tous les continents. Les lieux les plus exotiques, quels étaient-ils ?
Rio, Santiago (Manon), New-York, Montréal, Sidney, Barcelone, Madrid et presque dans toute l'Italie
Vous m'aviez parlé des particularités du public du Met...
Quelle horreur ! On était allés entendre Tosca avec Bonisolli, Juan Pons...
Les gens ne réagissent pas du tout, ils s'en vont petit à petit. Cela a fini demi salle. Et lui, quand il est mort, je ne vous dit pas les bonds : il a roulé, on était mort de rire. Il était complètement fou mais... belle voix.
J'ai fait un Faust avec lui à Monte Carlo ; il était vexé parce que mon nom était avant le sien sur l'affiche. Il disait que je faisais partie d'une mafia. (rires) Alors il a dit à Grinda que c'était inadmissible !
Mais Grinda riait.
Et aujourd'hui, vous êtes également professeur ?
Oui, de temps en temps, tout en continuant de chanter. J'ai fait un récital en Avignon en 2001 et Tosca en 2003.
Je suis reconnaissante à Monsieur Duffaut qui n'a pas tenu compte de l'âge, car souvent maintenant le physique et l'âge comptent plus que le talent...
Cet été, je suis retournée à Lamalou pour un concert. J'y avais chanté Manon et Traviata à mes débuts.
Et c'était mignon comme tout, car les antiquaires avaient donnés les meubles pour les décors.
Il y a peut-être de petits théâtres mais il n'y a pas de petits publics.
Ces festivals qui donnent du bonheur aux artistes et au public devraient être aidés et avoir plus de subventions, de même que pour tous les théâtres de province qui programment du lyrique.
j'espère qu'un jour le gouvernement comprendra qu'il faut les aider davantage.

Est-ce qu'il y a des rôles que vous avez aimé plus que d'autres ?
Oui. Butterfly et Norma.
C'est votre grand regret de ne pas l'avoir chanté plus souvent ?
Oui. j'aurais voulu faire mes adieux dans un de ces rôles.
Traviata, cela ne vous a pas marquée ?
Si, mais la plus belle mise en scène était celle d'Avignon. j'aime les rôles dramatiques où l'on peut jouer vraiment. j'ai toujours préféré le deuxième et le troisième acte dans Traviata. c'est là où je m'éclate comme dans le Trouvère, au Miserere.
Vous avez chanté des raretés pour votre époque. J'ai vu une Ritade Donizetti à Gand.
Mon Dieu, j'en ai chanté une autre, le Duc d'Albe. On ne l'a plus jamais donné en France.
Mais je n'ai aucun regret de rôle : je n'ai jamais voulu chanter ce qui ne me plaisait pas. Par exemple, je n'ai jamais voulu chanter l'intégrale de Linda di Chamounix, je faisais l'air dans le Barbier, cela faisait un triomphe... Ou encore en bis en récital.
On n'est pas convainquant quand on n'y croit pas soi-même ?
Oui, c'est cela. Si je ne peux pas rentrer dans le rôle, si ne n'y crois pas, je ne le fais pas.
J'aimais les rôles dans lesquels je peux m'épanouir. Hérodiade, le duo est très beau, avec le baryton, il y a de beaux passages.
J'ai fait Thaïs avec Fondary à Montpellier. c'est tout à fait lui, dans Athanaël. Athanaël et Scarpia, c'est lui. Il a également chanté dans Hérodiade avec moi à Orange.
Je n'ai jamais pu chanter Otello, car je trouve le rôle gnan gnan... J'ai refusé Guillaume Tell aussi, avec Pizzi au Théâtre des Champs Elysées, « Sombre forêt », il n'y a rien ! J'aime les rôles qui vont crescendo, où c'est tragique à la fin.
Que diriez-vous aux contempteurs du chant français qui disent que ce répertoire là est finalement un peu mièvre, comme Lakmé ?
Déjà, dans Lakmé, c'est en le chantant avec la voix... d'abord, le contre-mi n'est pas obligatoire, alors autant le chanter sans contre mi, avec une voix plus large. On peut avoir la voix large et des vocalises et des notes piquées, et ce n'est pas le contre mi qui donne l'émotion, c'est le médium qui donne l'émotion... Ce ne sont pas les cocottes...
Le fameux duo avec Mallika, on ne comprend jamais rien.
Mais c'est là où il faut le médium... Sinon cela fait gnan gnan, parce qu'on le chante de là à là, au lieu de le chanter de la cave au grenier... Avec les tripes.
Et Gluck cela ne vous aurait pas tenté, ce genre de personnage ?
Pas tellement, par contre j'aime bien la Comtesse, j'aime bien Susanna, j'ai fait aussi Donna Anna, à Reims. Avec M. Grinda.
Donc, il y avait tous ces gens, comme Messieurs Aymé, Grinda, Cabourg ou Duffaut, qui ont fait la vie lyrique en France...
Oui. Mais je n'ai pas terminé !! Que Dieu m'entende. Je n'ai pas fait mes adieux scéniques, et je donne aussi des récitals ; j'ai un programme de mélodies, qui avait beaucoup plus à Bordeaux, il y a deux ans : Scarlatti, Paisiello, Bellini, Gounod, Massenet, Duparc, Hérodiade, Adrienne, Ernani... (Elle chante. )
J'espère pendant encore quelques temps donner du bonheur au public et de l'amour : c'est la technique du coeur !!!

 

Propos recueillis par ODB en 2005.

                           http://odb-opera.com/index.php



samedi 02 février 2008, a 09:04
ANGELA GHEORGHIU ANNULE SON RECITAL
 

La diva devait interpréter dans la série Les Grandes Voix un programme d'airs d'opéras italiens, en compagnie de l'Orchestre Lamoureux dirigé par l'Américain Eugene Kohn, l'un de ses accompagnateurs favoris.

Les billets vendus pour le récital, pour lequel il n'y a "pas de report possible", seront remboursés intégralement aux caisses de la salle Pleyel ou par téléphone, précise le communiqué.

La chanteuse de 42 ans, qui forme un couple médiatique avec le ténor français Roberto Alagna, devrait être remise pour répéter et tenir le rôle de Mimi dans "La Bohème" de Puccini au Metropolitan Opera de New York, du 29 mars au 18 avril, selon sa maison de disques EMI Classics.

vendredi 01 février 2008, a 08:21
RAYANAIR PLAIDE L'HUMOUR
 

Nicolas Sarkozy et Carla Bruni ont assigné en référé la compagnie irlandaise à bas coûts pour avoir publié lundi dans le quotidien Le Parisien une photo de leur couple dans une publicité pour une campagne promotionnelle. Dans cette publicité, une bulle faisait dire à l'ancien top-model: "avec Ryanair, toute ma famille peut venir assister à mon mariage".

Un mariage de Nicolas Sarkozy avec Carla Bruni fait l'objet de rumeurs persistantes depuis que le chef de l'Etat a laissé entendre, lors d'une conférence de presse le 8 janvier, qu'il allait rapidement épouser la chanteuse italienne.

Dès lundi, la présidence avait qualifié cette publicité d'"inacceptable".

Jeudi, lors de l'audience, l'avocat du couple, Me Thierry Herzog, a accusé Ryanair d'avoir porté atteinte à l'image de ses clients.

"Ryanair est un récidiviste. C'est au moins la troisième fois qu'il procède ainsi, en prêtant des liaisons réelles ou supposées à des hommes politiques", a-t-il déploré.

A ce titre, Me Herzog a rappelé qu'il y a 38 ans, le 4 avril 1970, le même tribunal des référés avait donné raison au président Georges Pompidou. Celui-ci avait alors obtenu l'interdiction de la publication dans le magazine L'Express d'une publicité en faveur des moteurs de bateau Mercury qui utilisait son image.

L'avocat a réclamé un euro de dommages et intérêts au profit de Nicolas Sarkozy et une provision de 500.000 euros pour Carla Bruni, qui, selon lui, a subi un préjudice dans son activité professionnelle de "mannequin, auteur, compositeur et interprète de talent".

Carla Bruni "a le droit de choisir ses annonceurs", a lancé l'avocat, rappelant que la chanteuse était en contrat avec la marque de voitures italienne Lancia.

Le conseil de Ryanair, Me Francis Teitgen, a relativisé l'affaire: "personne ne croit que nous avons des informations privilégiées" sur le mariage du président, "ni que la famille Bruni va voyager sur Ryanair. Personne ne peut lire (cette publicité) au premier degré", a-t-il relevé en souriant.

Après avoir souligné le caractère humoristique de la campagne, il a toutefois tenu à présenter "les excuses publiques et profondes" de Ryanair, qui n'a jamais souhaité agir de manière "blessante ou attentatoire à la dignité de quiconque".

Qualifiant "de parfaitement dignes" les demandes de Nicolas Sarkozy, Me Teitgen a toutefois épinglé celles "injustifiées" de Carla Bruni, qui "demande 500.000 fois plus que le président!"

"C'est la femme Carla Bruni avec l'homme qu'elle aime" et non la mannequin qui figure sur la photo litigieuse, a-t-il dit, appelant le tribunal à ne pas mélanger préjudice moral et "préjudice commercial".

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