Mon ami d'enfance. Il a le tempo dans la peau. C'est un vrai guitar hero, qui a apporté sa fantaisie dans l'univers de la chanson. Matthieu a mis en scène mon spectacle. [NDLR: Thomas Dutronc et les esprits manouches]. Sur le disque, il assure les chœurs et joue de la guitare.»
Père spirituel : George Brassens
J'aimerais lui ressembler, mais je n'ai pas sa conscience politique. Je l'ai découvert à 17 ans. A l'époque, j'écoutais plutôt Public Enemy. La philosophie de Brassens a rempli mon vide. Il savait parler des gens et avait cette forme d'intelligence si particulière, commune à celle de ces deux autres géants que sont Brel et Ferré. Un autre de mes pères est Elvis Presley. J'ai usé la cassette vidéo de son come-back, en 1968. Si seulement je pouvais jouer d'une façon si immédiate, si accessible, de cette façon qui explose au visage... A la maison, on écoutait beaucoup de rock des fifties: Gene Vincent, Chuck Berry, Eddie Cochran...»
Grand frère : Jacques Dutronc
Et même mon frère tout court. Oui, nous avons ce genre de rapports. L'humour est dans les gènes, et ce disque lui adresse quelques clins d'oeil. J'ai été nourri aux Monty Python, aux Marx Brothers, aux Nuls, à la série Merci Bernard... L'album restitue, j'espère, l'atmosphère et le fun de mon spectacle.»
Maître : Django Reinhardt
C'est le Saint-Esprit. Django est le plus grand improvisateur de tous les temps. Il a composé des musiques célestes, comme Bach ou Chopin. Chez lui, même les fausses notes sont magnifiques. Je possède ses 800 enregistrements et je me tue à jouer ses chorus par cœur. Frank Ténot disait: "Django est mort depuis trente ans, mais il joue de mieux en mieux."»
Oncle : Serge Gainsbourg
Il fait partie de la famille. Je l'ai beaucoup vu entre mes 15 et 17 ans: Serge m'amenait déjeuner dans des palaces avec des potes, et on fumait en cachette. Son humanité, sa pudeur, ses airs désarmants me touchaient alors davantage que sa musique. Mon "tonton" américain serait Woody Allen, j'en suis fou. Il y du Django en lui.»
Petite soeur : Marie Mondiano
Je la connais depuis que je suis tout petit, son père et ma mère sont très liés. Marie est douce et musicalement pointue. Elle m'a poussé à chanter. Du coup, je l'ai embarquée dans un duo: Solitaire. Je choisirais bien aussi Pauline Croze comme sœur. Je ne l'ai jamais rencontrée, mais sa sensibilité me touche. En général, j'aime les nanas qui chantent d'une façon très sexy.»
Mère : Françoise Hardy
Sa voix a cette féminité que j'attends d'une chanteuse. Je fais découvrir ses anciens albums à mes amis, notamment La Question, le meilleur d'après moi.»
Le numéro un mondial de tennis Roger Federer va s'engager pour la lutte contre la transmission du virus VIH des mères à leurs enfants lors de la journée mondiale du sida le 1er décembre, a annoncé mardi le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef). Le joueur de tennis suisse a enregistré un message vidéo en allemand, anglais et français, qui sera diffusé dans le monde entier le 1er décembre. "J'ai vu des enfants en Afrique du sud qui étaient atteints et il s'agit d'un très gros problème", a déclaré Roger Federer dans un communiqué. Le Suisse a lancé une Fondation en 2003 pour les enfants défavorisés, en mettant l'accent sur l'Afrique du sud, pays natal de sa mère. "Il est important de casser la stigmatisation et la discrimination", a relevé le joueur faisant allusion aux personnes atteintes par le sida. "Je pense que si les gens peuvent aider à faire en sorte que le VIH soit une chose du passé, je suis prêt à aider aussi", a-t-il ajouté pour expliquer son implication dans le projet de l'Unicef. Selon lui, "le sport crée des opportunités de diriger (une équipe) et apprend aux enfants le travail en commun, les encourageant à faire de bons choix qui peuvent réduire les risques d'infection au VIH". "Les enfants et les jeunes continuent d'être beaucoup plus atteints par le virus HIV et le sida que les adultes", a encore noté le sportif.
La ministre de la Santé indonésienne a accusé dimanche la chaîne américaine Discovery Channel d'avoir exploité l'image d'un villageois surnommé "l'Homme-arbre" en raison des verrues géantes qui lui couvrent le corps comme de l'écorce, a rapporté la presse à Jakarta. "Ils ont utilisé gratuitement son image, ils l'ont commercialisée. Il n'a rien reçu (en contrepartie)", a dénoncé Siti Fadillah Supari, citée par le portail d'informations Detikcom. La chaîne de télévision a diffusé ce mois-ci un documentaire sur "l'Homme-arbre", souffrant d'une pathologie rarissime, que la ministre a rencontré dimanche dans un hôpital de l'ouest de Java. Nommé Dede et âgé de de 32 ans, il a les membres et le visage recouverts d'excroissances grises bourgeonnantes, ses mains ayant même complètement disparu sous ce qui ressemble à un massif corallien d'une trentaine de centimètres de diamètre. Mme Supari a affirmé que le gouvernement indonésien mettrait un avocat à disposition de Dede pour défendre ses droits face à Discovery Channel. Des médias indonésiens ont affirmé cette semaine que Jakarta s'opposait à ce que Dede bénéficie de soins aux Etats-Unis. Mme Supari a démenti ces affirmations. "Le gouvernement indonésien n'a reçu aucune demande de le transporter aux Etats-Unis. Ce n'est qu'une rumeur", a-t-elle dit. Un dermatologue de l'université du Maryland (USA), Anthony Gaspari, a examiné Dede et effectué des prélèvements de ses tissus. "Nous coopérerons avec le Dr. Anthony (Gaspari )", a assuré Mme Supari. "Nous le soignerons avec les médicaments qu'il prescrit". Le Dr. Gaspari estime que le bourgeonnement verruqueux est provoqué par la combinaison d'un papillomavirus humain (HPV) et d'une anomalie génétique empêchant le corps de combattre l'infection.
Un ancien chef cuisinier dans la marine marchande, âgé de 96 ans, a épousé samedi à Clermont-Ferrand, dans le centre de la France une ancienne pâtissière de 88 ans. "Louise, Marguerite, Emilie Janin, consentez-vous à prendre pour époux Maurice Lecoq ?", a demandé l'adjoint au maire, Yves Leycuras, à l'octogénaire qui a acquiescé et murmuré "oui". M. Lecoq a répondu à l'édile par un "oui" haut et clair, sous les applaudissements de leurs amis. Le couple, qui vit à Clermont-Ferrand depuis trente-cinq ans, avait conclu une union civile en 2002. Marguerite, surnommée "Guite", est veuve et mère d'un fils de 64 ans. M. Lecoq avait toujours été célibataire. "Je le fais maintenant pour elle. Il y a longtemps que j'aurais dû le faire. Ça lui fait plaisir, j'espère", a dit le marié, en costume bleu. "Je suis très contente", dit, rayonnante, la mariée, cheveux blancs coupés au carré, veste pied-de-coq, noire et blanche, sur un pantalon noir. Les mariés ont emmené leurs amis déjeuner dans un restaurant. Ils ont reçu en cadeau une corbeille de fleurs et des pâtes de fruit.
À Washington, le sénateur républicain Jasper Irving a convoqué dans son bureau une célèbre journaliste télé. Candidat potentiel aux élections présidentielles, il a préparé une mission « coup-de-poing » pour faire avancer la situation en Afghanistan. L’armée américaine doit traverser incognito l’espace aérien iranien pour rejoindre l’Irak. Le politicien va tenter de convaincre la journaliste du bien-fondé de l’intervention américaine au Moyen-Orient. Au même moment, dans une université de la côte Ouest, le professeur Malley tente de persuader l’un de ses étudiants en sciences politiques de l’importance de ne pas baisser les bras. Ce dernier dit en effet ne plus être convaincu par les cours enseignés car la théorie est en totale contradiction avec la politique internationale agressive des États-Unis…
Des dizaines de milliers de nouveaux utilisateurs français s'y enregistrent chaque semaine. Ce chiffre illustre l'engouement pour Facebook, et plus largement pour les réseaux sociaux sur Internet, qui permet de réunir sur une même page Web tous ses amis et connaissance. Pourquoi un tel succès ? Parce que Facebook rassemble en une seule plate-forme simple d'utilisation plusieurs outils de communication, une sorte de carrefour entre MySpace, Copains d'avant, Twitter ou encore Meetic.
Microsoft vient d'y investir 240 millions de dollars, et on se dirige tout droit vers une success story à la Google. Sauf que Facebook porte en lui une révolution dans les comportements sociaux sur Internet. « En rassemblant les outils, Facebook rassemble aussi les identités numériques personnelles, professionnelle ou autres de l'internaute, sans possibilité de les cloisonner, explique Guilhem Fouetillou, cofondateur de la société RTGI (Réseaux territoires et géographie de l'information). Dès que vous faites quelque chose sur Facebook, tout votre réseau est alerté aussitôt. Il n'y a plus besoin de médiatiser ses actions. Aujourd'hui, faire, c'est dire. Le problème, c'est qu'on ne décide plus de ce qu'on dit, ni à qui. » Facebook a d'ailleurs construit son succès sur cet aspect un peu voyeur : savoir qui sont les amis de ses amis.
L'autre révolution est d'ordre publicitaire puisqu'il sera possible d'utiliser les données personnelles pour cibler les pubs, un premier contrat venant d'être signé en France. Des pratiques qui posent des questions sur la protection des données de chacun.
Un des mythes majeurs de l'histoire de Rome devient réalité : les archéologues ont mis au jour le Lupercal tel que décrit par les auteurs antiques.
Sur les pentes herbeuses du Palatin, le mythe devient réalité. En sondant le terrain argileux pour chercher à consolider les fondements du palais d’Auguste, les archéologues romains ont découvert par hasard ce qu’ils estiment être sans grand risque d’erreur la caverne où la louve allaita Remus et Romulus. Le lieu correspond aux écrits des Anciens : il se trouve au cœur du Germanum, la partie la plus sacrée du Palatin, en bordure du palais monumental qu’Auguste, qui se proclamait le nouveau Romulus, avait fait édifier face au Circus Maximus (le Circo Massimo de nos jours), tout à côté de l’église consacrée à saint Anasthase.
C’est une caméra laser qui a permis de faire cette découverte. Les archéologues avaient percé un puits de forage d’une trentaine de centimètres de diamètre pour explorer le terrain. Grande a été leur surprise de découvrir à sept mètres de la surface un grand hypogée circulaire dont la voûte était décorée de dessins de coquillages et de fresques géométriques avec un aigle blanc peint sur un ciel bleu au plafond. Cet ensemble polychrome remonte au temps d’Auguste, c’est-à-dire au premier siècle avant Jésus-Christ.
Dieu des troupeaux
Le Lupercal, autrement dit la grotte mythique où se serait échouée la nacelle en osier des deux jumeaux abandonnée aux caprices du Tibre, se trouve en contrebas, à environ quinze mètres de la surface. L’ensemble mesure 6,56 mètres de diamètre et 7,13 mètres de haut. Lupercus était le dieu des troupeaux, mi-loup, mi-bouc, qui rendait les femmes fécondes et protégeait les maternités. Les Romains de l’Antiquité lui rendaient hommage le 15 février de chaque année lors de fêtes qui se déroulaient non loin du lieu où la grotte a été découverte.
Selon la légende, Remus et Romulus seraient nés des amours secrètes entre la vestale Rea Silvia et le dieu Mars. L’oncle de la jeune femme, Amilius, qui avait renversé et tué son frère Numitor pour s’emparer de son trône, la fit mettre à mort et ordonna de noyer les deux enfants. Sauvés des eaux par les dieux, les jumeaux furent allaités par une louve et élevés plus tard par un berger. Après avoir lui-même tué son frère Remus lors d’une rixe sur l’Aventin, Romulus fonda la ville de Rome en 753 avant Jésus-Christ. La première pierre de l’enceinte, de couleur noire, se trouve sur les forums romains, au pied du Capitole.
Le premier écrivain qui a parlé de la grotte est un certain Dionigi di Alicarnasso, historien et enseignant de rhétorique grecque, contemporain d’Auguste : il la situait au pied du Palatin, non loin du Tibre qui débordait fréquemment à l’époque sur le Circus Maximus. Varron, Tite-Live, Ovide, Virgile, Plutarque l’évoqueront à leur tour, sans être toutefois en mesure de localiser son emplacement précis. On la situait plutôt du côté du Velabre, à quatre cents mètres de là.
« C’est incroyable de l’avoir retrouvée », s’est émerveillé mardi le ministre des Biens culturels, Francesco Rutelli, en annonçant la découverte. « Nous avons la certitude raisonnée qu’il s’agit bien de la grotte de la louve », a renchéri le surintendant à l’archéologie, Angelo Bottini. La responsable des fouilles du Palatin, Irène Iacopi, la situe dans « un milieu géologique conforme aux descriptions d’Alicarnasso », sur une pente où surgissaient de nombreuses sources. Pour le professeur Andrea Carandini, une sommité de l’archéologie, il s’agit « d’une des plus grandes découvertes jamais faites ».
Le chorégraphe français Maurice Béjart est mort à l'âge de 80 ans, a annoncé ce jeudi à l'AFP le Béjart Ballet Lausanne, qu'il dirigeait depuis 20 ans dans la cité suisse. Il "est sans doute déja en train de faire danser les étoiles", a réagi l'ancien danseur étoile Patrick Dupond. "Le dieu de la danse est mort", a dit pour sa part la célèbre ballerine italienne Carla Fracci, 71 ans. Pour son 80e et dernier anniversaire, Maurice Béjart avait créé à Lausanne une "vie du danseur, racontée par Zig et Puce", un retour sur ses principales créations en forme de "méli-mélo" malicieux. L'affiche du spectacle était barrée d'un "Amor-4-Vingt" : une manière de proclamer que le maître aura toujours (quatre fois) vingt ans... Le chorégraphe du "Boléro" de Maurice Ravel (1960) disait ne pas craindre la mort car "elle est une certitude". "Je crois que l'on meurt toujours à temps (...) Le temps est compté différemment pour chacun, mais on meurt à temps", avait-il déclaré à l'agence de presse suisse ATS. L'artiste, qui était en très mauvaise santé depuis plusieurs années, avait été hospitalisé la semaine dernière afin de suivre un traitement cardiaque et rénal "strict" qui devait durer plusieurs semaines. Il avait déjà été admis à l'hôpital le mois précédent, officiellement pour se remettre d'un "coup de fatigue". Malgré sa santé défaillante, le créateur de quelque 140 chorégraphies a suivi quotidiennement jusqu'à son hospitalisation les activités de sa compagnie du Béjart Ballet de Lausanne (BBL), qu'il dirigeait depuis 1987. Maurice Béjart a encore quitté brièvement l'hôpital pour assister quelques jours avant sa mort à la répétition de son dernier spectacle, le "Tour du Monde en 80 minutes" dont la première mondiale est programmée pour le 20 décembre à Lausanne. Le spectacle devrait ensuite venir à Paris, puis en tournée mondiale. La survie de la compagnie et de l'école du BBL est assurée par contrat pour les trois ans à venir, a indiqué la Ville de Lausanne. Le Béjart Ballet Lausanne était le dernier avatar d'une troupe née à Paris en 1954 avant d'émigrer pendant 27 ans à Bruxelles où l'ensemble avait pris la forme du "Ballet du XXe siècle". Avec des mises en scènes parfois extravagantes, Maurice Béjart a emporté l'adhésion du public et l'a familiarisé, non sans mal, à la danse contemporaine comme à la musique concrète. Né le 1er janvier 1927 à Marseille, Maurice Berger (qui devait plus tard adopter, en hommage à Molière, le nom de famille de l'épouse de celui-ci, Armande Béjart) est le fils du philosophe Gaston Berger, qui fut membre de l'Institut. Après une licence de philosophie -pour cet adepte de Nietzsche, le ballet était un "Gai savoir"-, il avait abandonné ses études pour se consacrer à la danse, découverte à l'âge de 14 ans sur les conseils de son médecin pour "fortifier son corps malingre". Après une formation classique à Londres et à Paris, il avait signé sa première chorégraphie en 1952 pour un film suédois, "L'oiseau de feu", dont il est le premier interprète. Dénonçant rapidement un art "coupé des masses", Maurice Béjart a innové avec "Symphonie pour un homme seul" (1955), sur la musique d'avant-garde de Pierre Henry et Pierre Schaeffer. "On m'avait dit : 'vous allez faire fuir les gens'", se souvenait Maurice Béjart. Le chorégraphe disait ne pas avoir "eu honte de faire beaucoup de mauvais ballets". "Sur la quantité, on jette, il n'y en a pas beaucoup qui sont bons, peut-être cinq ou six choses qui ne sont pas trop mauvaises", expliquait-il. Le chorégraphe gardait une certaine rancoeur envers la France, qu'il avait quittée en 1960 pour s'établir à Bruxelles. "Je n'ai jamais reçu un centime du gouvernement français", rappelait-il. "Avec l'Opéra de Paris, c'était un peu je t'aime, moi non plus", a rappelé la directrice de la danse de l'Opéra Brigitte Lefèvre.
Mon avis
Au revoir Monsieur Béjart & faites danser le Paradis !
La soprano américano-suédoise Barbara Hendricks a décidé, comme le groupe de rock anglais Radiohead, de "proposer à son public de fixer lui-même le prix de son nouvel album", disponible en téléchargement mercredi, a annoncé mardi le distributeur numérique de son label. Cette démarche est "une première pour une artiste de musique classique", affirme le distributeur Believe dans un communiqué. Barbara Hendricks a lancé en 2006 son propre label, Arte Verum, "afin d'assurer elle-même la production et une meilleure diffusion de ses oeuvres", indique-t-on de même source. Les internautes pourront télécharger sur le site du label son troisième album sous cette étiquette, "Endless Pleasure", son premier disque solo dans des airs de Haendel et Purcell. Barbara Hendricks, qui a fêté ses 59 ans mardi, a vendu près de 12 millions d'albums dans le monde, selon Believe. Son contrat d'exclusivité avec la major EMI, pour laquelle elle a enregistré plus de 50 CD, a pris fin en 2004. Après l'expiration de son contrat, également avec EMI, Radiohead avait décidé en octobre de contourner les maisons de disques en proposant à son public de payer la somme qu'il veut pour télécharger son nouvel album, "In Rainbows", sur son site.
Six mois après son départ du pouvoir, l'ex-président de la République Jacques Chirac , 74 ans, a été mis en examen mercredi pour "détournement de fonds" dans une affaire remontant à l'époque où il était maire de Paris, une décision sans précédent en France. C'est en effet la première fois qu'un ancien président de la République française est ainsi mis en cause par la justice. M. Chirac a été mis en examen dans le dossier des chargés de missions de la mairie de Paris, une affaire d'emplois de complaisance présumés payés par le cabinet du maire de Paris avant 1995, au bénéfice de proches du RPR (Rassemblement pour la République), le parti de Jacques Chirac devenu l'actuel UMP (Union pour un mouvement populaire) au pouvoir. M. Chirac, entendu pendant trois heures au pôle financier du palais de justice de Paris, n'a pas été soumis à un contrôle judiciaire. Les faits qui lui sont reprochés sont passibles de dix ans de prison et 150.000 euros d'amende. Justifiant son action, l'ex-président a souligné qu'il ne s'était jamais personnellement enrichi, dans une tribune publiée par le quotidien Le Monde au moment ou tombait l'annonce de son inculpation. Mais cette décision, qui signifie que la juge Xavière Simeoni considère avoir des "indices graves et concordants" contre M. Chirac, a fait l'effet d'un coup de tonnerre. Après 12 années à la tête de l'Etat, M. Chirac a été remplacé le 16 mai par Nicolas Sarkozy. Il a perdu le 17 juin l'immunité liée à sa fonction présidentielle pour retrouver un statut de justiciable ordinaire. Depuis, l'épée de Damoclès des "affaires" pesait sur l'ex-président, qui s'est montré discret depuis sa retraite et siège de droit parmi les "sages" du Conseil constitutionnel en tant qu'ex-président. Son nom était apparu à plusieurs reprises dans des dossiers qui ont valu à plusieurs de ses proches, dont l'ex-Premier ministre Alain Juppé, d'être déjà condamnés. L'avocat de M. Chirac, Me Veil, a tenté de minimiser la portée de l'inculpation, décrite comme un acte de procédure logique. "On ne peut pas interroger quelqu'un dans un dossier qui dure depuis autant d'années sans qu'il soit mis en examen", a-t-il fait valoir. Vingt personnes sont soupçonnées d'avoir attribué des emplois de complaisance ou d'en avoir bénéficié dans les années 80-90, du temps des maires Jacques Chirac (1977-1995) et de son successeur Jean Tiberi (1995-2001). Dans sa tribune au Monde, M. Chirac reconnaît avoir "souhaité ou autorisé" les recrutements de chargés de mission car ils étaient "légitimes autant que nécessaires". Et, surtout, "jamais les moyens de la Ville de Paris n'ont été mis aux services d'autres ambitions que d'agir pour les Parisiennes et Parisiens. Jamais il n'y a eu d'enrichissement personnel", écrit M. Chirac. Dans cette affaire, les policiers s'intéressent aussi à la fille de M. Chirac, Claude, conseillère à la mairie de Paris de 1989 à 1993. M. Chirac avait déjà été entendu en juillet dans le cadre d'une autre affaire liée à la mairie, concernant des emplois fictifs (sans aucune prestation réelle pour les Parisiens) et non simplement de complaisance. Les proches de M. Chirac ont salué sa "dignité" et rappelé qu'il bénéficiait de la présomption d'innocence, certains prônant une amnistie. Le Parti socialiste a joué la discrétion, son chef François Hollande jugeant qu'il fallait éviter "une polémique inutile". Le député Arnaud Montebourg a néanmoins estimé que cette décision arrivait "trop tard". La ministre du Logement, Christine Boutin, a elle parlé d'une décision "tragique" pour "l'image de la France". "Une fois encore, l'image de la France est salie par celui dont la fonction était de la valoriser", a réagi le leader d'extrême-droite Jean-Marie Le Pen, vieil ennemi politique de M. Chirac. M. Chirac, qui aurait traversé un moment de dépression après son départ du pouvoir, selon des médias, prépare le lancement d'une fondation sur l'environnement et le développement. Son épouse Bernadette l'a décrit comme "un retraité comme d'autres retraités" qui "veut se rendre utile".
Philippe Jaroussky n'est d'ailleurs "pas quelqu'un qui dit que les contre-ténors détiennent la vérité dans le répertoire des castrats". La mezzo suédoise "Anne Sofie von Otter aurait pu faire ce disque", souligne-t-il. Mais la voix du falsettiste français, ductile, bourrée d'harmoniques et parvenue à une belle maturité, lui permet aujourd'hui de donner vie à ce projet qui l'a "complètement hypnotisé". "Carestini, c'est un peu ma Malibran à moi", s'amuse Philippe Jaroussky, en allusion au disque que la mezzo italienne Cecilia Bartoli vient de consacrer à la diva romantique Maria Malibran (Decca/Universal). De là à s'identifier à ce "demi-dieu de la scène" qu'était Carestini, il y un
pas que Philippe Jaroussky ne franchit pas. "A un moment, les contre-ténors ont aussi envie de s'émanciper par rapport aux castrats et d'être considérés comme des musiciens plus que comme des gosiers à vocalises", fait valoir Philippe Jaroussky. n'a pas trente ans mais déjà une notoriété remarquable pour un contre-ténor, et prouve qu'un chanteur masculin virtuose à la voix haut perchée est capable en 2007 de reprendre des airs voire des rôles créés par des castrats. L'artiste incarnera mercredi, vendredi et samedi au Théâtre des Champs-Elysées à Paris le rôle-titre de l'opéra romain du XVIIe siècle "Il Sant'Alessio" de Stefano Landi, créé à Caen en octobre dans un spectacle très baroque de Benjamin Lazar. Cette production événement placée sous la direction musicale de William Christie tout au long d'une impressionnante tournée (New York, Londres, Luxembourg, Genève...) est pour Philippe Jaroussky une nouvelle étape dans une carrière qui s'accélère. Les Victoires de la musique classique n'ont pas raté l'éclosion du phénomène: "révélation" en 2004, le contre-ténor a été sacré "artiste lyrique" de l'année en 2007. Tout à sa joie en venant cherchant son trophée, le 28 février dernier, Philippe Jaroussky, 29 ans, voyait dans cette récompense "une façon de reconnaître que la voix de contre-ténor est une voix lyrique comme les autres". Ces sons émis en voix dite de tête ou de fausset peuvent susciter en tout cas des succès discographiques dignes des sopranos et ténors les plus célèbres. Certes porté par le renom du compositeur, le second album Vivaldi ("Heroes") de Philippe Jaroussky, sorti il y a un, a été certifié disque d'or (75.000 exemplaires vendus), seuil qu'il a même franchi. Aujourd'hui, toujours chez Virgin (EMI), le contre-ténor rend hommage à Giovanni Carestini (1705-1760), l'une des grandes figures de l'âge d'or des castrats avec Farinelli et Senesino, et le créateur de trois opéras de Haendel ("Arianna in Creta", "Ariodante" et "Alcina"). Pas question évidemment pour un falsettiste (chantant en voix de fausset) du XXIe siècle de rivaliser avec ces "stars" du chant du XVIIIe, dont la castration avant la puberté permettait de mêler l'aigu de l'enfant avec la puissance et la vélocité de l'adulte.
Philippe Jaroussky n'est d'ailleurs "pas quelqu'un qui dit que les contre-ténors détiennent la vérité dans le répertoire des castrats". La mezzo suédoise "Anne Sofie von Otter aurait pu faire ce disque", souligne-t-il. Mais la voix du falsettiste français, ductile, bourrée d'harmoniques et parvenue à une belle maturité, lui permet aujourd'hui de donner vie à ce projet qui l'a "complètement hypnotisé". "Carestini, c'est un peu ma Malibran à moi", s'amuse Philippe Jaroussky, en allusion au disque que la mezzo italienne Cecilia Bartoli vient de consacrer à la diva romantique Maria Malibran (Decca/Universal). De là à s'identifier à ce "demi-dieu de la scène" qu'était Carestini, il y un pas que Philippe Jaroussky ne franchit pas. "A un moment, les contre-ténors ont aussi envie de s'émanciper par rapport aux castrats et d'être considérés comme des musiciens plus que comme des gosiers à vocalises", fait valoir Philippe Jaroussky.
Face aux oeuvres de légende comme West Side Story, jouée sans interruption à Broadway depuis un demi-siècle, et dont le film a été récompensé par dix oscars, deux choix s'opposent : moderniser ou conserver. La troupe américaine de la tournée mondiale du 50e anniversaire, qui investit jusqu'au 1er janvier le théâtre du Châtelet* à Paris, a choisi la deuxième option. Le livret de la comédie musicale de Jerome Robbins, Leonard Bernstein et Arthur Laurents a été suivi à la lettre. C'est d'ailleurs la seule adaptation de West Side Story à pouvoir ajouter « L'original » à son titre.
Cette version, la seule autorisée par les ayants droit, réunit le meilleur de Broadway. Le metteur en scène et chorégraphe, Joey McKneely, a été nommé par Jerome Robbins lui-même. Tout comme Donald Chan, le chef d'orchestre incontournable du music-hall américain.
La troupe est à l'avenant et rend à merveille l'ambiance fantasmée des quartiers délabrés du West Side new-yorkais des années 1950. Pendant deux heures et demie, les nostalgiques retrouveront avec joie, sur fond de claquements de doigts cadencés, de rires sensuels des Portoricaines et de sirènes de police hurlantes, la très triste histoire de Riff et Maria, amoureux pris en étau entre leurs gangs, les « Jets » blancs contre les « Sharks » portoricains. Les trente-six comédiens s'affrontent dans des rixes dansées sur des rythmes endiablés de mambo et de rock'n'roll. Du célèbre America, chanté avec énergie par l'époustouflante Anita, au décor monumental du dédale d'échelles sans cesse en mouvement, West Side Story n'a pas pris une ride.
Les employeurs du spectacle vivant (théâtre, danse, musique) ont exprimé lundi leur "exaspération" devant le projet de budget 2008 de leur ministère de tutelle, lors d'un rassemblement unitaire à Paris rare dans ce secteur, et réclamé un "Grenelle de la culture". "C'est la première fois depuis qu'existe le ministère de la Culture (1959, NDLR) que tous les employeurs du spectacle vivant sont réunis pour faire part de leur angoisse face au projet de budget, qui est inadéquat et sans vraie structuration", a expliqué le président de la Feps, Georges-François Hirsch. La Fédération des employeurs du spectacle vivant privé et public (Feps) a présenté lors d'une conférence de presse au Théâtre du Rond-Point le contenu d'une lettre ouverte adressée lundi au président Nicolas Sarkozy. Dans ce courrier, une douzaine de syndicats dont le Syndeac (centres dramatiques, scènes nationales...) attirent "solennellement" l'attention du chef de l'Etat sur "l'inadéquation des moyens inscrits avec les engagements, concernant la culture, sur lesquels (il a) été élu par les Français". Le candidat Nicolas Sarkozy avait fait de la démocratisation culturelle et de la création deux de ses priorités en matière culturelle, des domaines dont les crédits sont en baisse respectivement de 17,9% et 0,5% dans le projet de budget 2008. "Nous n'avons jamais vu les Drac (directions régionales des affaires culturelles) aussi mutiques. Et à chaque fois que nous avons des chiffres, ils sont catastrophiques", souligne le président du Syndeac, François Le Pillouër, qui fait état par exemple d'une baisse de 15% des crédits alloués à l'Ecole du TNB à Rennes et de 6% pour la MC2 à Grenoble. Devant "l'urgence", les professionnels du spectacle, issus du secteur subventionné comme du privé, demandent au chef de l'Etat "de décider l'organisation d'un +Grenelle de la culture+ avant juin 2008". Cette "rencontre" mettrait "autour de la table" plusieurs ministères (Culture, Education nationale, Affaires étrangères, Travail, Finances, Jeunesse), les représentants des collectivités locales et les professionnels du spectacle et "permettrait de répondre aux questions récurrentes posées à nos professions depuis de nombreuses années", poursuit la lettre. En attendant ce "Grenelle", les employeurs demandent le "dégel" des sommes gelées que l'Etat n'a toujours pas versées en 2007, estimées à 42% par le Syndeac. Ils exigent en outre le report de la "réserve de précaution" de 6% des crédits appliquée en 2008 à la culture. "La modicité du budget de la culture devrait faire qu'il soit sanctuarisé et qu'il ne soit pas la variable d'ajustement du budget de la nation", estime Georges-François Hirsch. Enfin, les professionnels souhaitent "une rallonge budgétaire de 50 millions d'euros pour le spectacle vivant" (265,8 millions d'euros prévus en 2008 au titre du fonctionnement), compte tenu de l'accroissement de l'effort de l'Etat auprès de certaines institutions, comme l'Opéra-Comique. "Je n'ai jamais vu des directeurs de structures, des metteurs en scène, des chorégraphes aussi exaspérés par la situation", confie François Le Pillouër, à l'évocation d'éventuelles actions de protestation. Le Synavi (compagnies indépendantes) prévient déjà que ses membres n'hésiteraient pas à "intervenir de manière extrêmement vigoureuse dans les Drac" si leurs exigences n'étaient pas entendues.
Début de semaine en fanfare avec ton anniversaire... alors vivement ce soir qu'on se retrouve autour de la table pour fêter ça, avec en fond sonore, le crépitement de la cheminée ;-)
Du reste, à ce sujet, j'imagine que tu as dû partir en forêt ces derniers temps avec ta hâche pour ramener du bois.... en bon bûcheron qui se respecte lol
Trève de plaisanterie, je te souhaite un très heureux anniversaire et surtout, passe une bonne journée !
Un tronçon d'escalier du plus célèbre monument français, la Tour Eiffel, estimé entre 15.000 et 20.000 euros, doit être mis aux enchères lundi à Paris à l'hôtel des ventes Drouot. Il provient d'un escalier gravi par Gustave Eiffel le 31 mars 1889 pour hisser le drapeau français à 300 mètres d'altitude, quand les ascenseurs ne fonctionnaient pas encore. Cet escalier, dernier escalier hélicoïdal d'origine reliant le deuxième au troisième étage de la tour, avait été découpé en 24 morceaux, dont vingt avaient été vendus le 1er décembre 1983 aux enchères et acquis par des particuliers pour la somme globale de 1,8 million de francs (280.000 euros). L'un des morceaux restants est conservé au premier étage de la Tour et les trois autres ont été offerts à des musées français. L'hôtel des ventes a précisé que la pièce mise aux enchères lundi mesurait 4,5 mètres de hauteur et pesait plus de 700 kilos.
Paris deviendra-t-il sous peu une sorte de réserve naturelle accueillant les derniers spécimens dune espèce en voie de disparition: les opéras? Les directeurs dopéras de province s'inquiètent de la drastique diminution de leurs allocations. Mardi dernier déjà, dans les colonnes du Figaro, la chambre professionnelle des directeurs d'opéra indiquaient que les théâtres lyriques d'Avignon, Metz et Tours pourraient voir leurs subventions fortement diminuées, ou même supprimées. Au ministère de la Culture, on joue les candides. Christine Albanel a fait part de son «étonnement» mais, dans un communiqué habile, ne dément pas les informations et se contente de rappeler que le budget général de fonctionnement pour 2008 est à la hausse. Oubliant bien vite que celui dévolu aux opéras chute de 1,6%. Et il semble que les opéras de province encaissent seuls les restrictions budgétaires. «Les caisses sont à sec» «Quand un commerçant manque de stock, il ne va jamais dégarnir en vitrine, parce que ce serait mauvais pour le commerce, tempête le responsable de l'opéra d'une grande ville. Le ministère de la culture à vendre fait exactement pareil. Les grandes enseignes parisiennes gardent des budgets confortables alors que moi je dois monter des spectacles très coûteux, sur lesquels je me suis engagé il y a plusieurs années, avec un budget qui a chuté de 15%.» Ce directeur, qui préfère pour l'instant rester anonyme, a fait ses comptes: «Le ministère a le chic pour présenter ses comptes sous un jour flatteur. Mais dans les faits, les caisses sont à sec ! Petit à petit, le ministère veut se désengager des opéras en régions. Mais les conseils généraux n'ont pas les moyens de prendre le relais.» Une conférence chaude En 2006, le ministère de la Culture consacrait déjà plus de 50% de son budget aux seuls établissement nationaux parisiens. Christine Albanel, qui doit aussi affronter une grève à la Comédie Française et à l'Opéra de Paris contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, a déclaré : «Nous sommes à un moment de réflexion sur l'intervention de l'Etat, pas sur son désengagement.»
Ce lundi aura lieu une conférence réunissant les syndicats de toutes les entreprises d'actions artistiques et culturelles. En tirant les premiers, les Opéras ont donné la température : chaude, très chaude !
Le chef d'orchestre Jean-Yves Ossonce, directeur de l'Opéra de Tours, est alarmiste. D'après lui, une directive ministérielle tendrait à affecter gravement l'avenir des Opéras français en région, notamment ceux de Tours, Avignon et Metz.
"Le ministère de la culture s'apprêterait à sucrer la subvention ministérielle des Opéras d'Avignon et Metz, dit-il, tandis que celle de Tours serait divisée par deux en 2008 puis supprimée en 2009." Parallèlement, Raymond Duffaut, conseiller artistique de l'Opéra-Théâtre d'Avignon, constatait qu'une telle décision signerait "l'arrêt de mort de nos maisons, car nous devrions supprimer plusieurs productions chaque saison". Pourtant Eric Chevallier, responsable de l'Opéra de Metz, faisait valoir que "l'activité de notre établissement lyrique correspond à la demande du ministère : nous défendons à la fois le patrimoine et la création contemporaine".
Jean de Saint-Guilhem, directeur de la musique, de la danse, du théâtre et des spectacles (DMDTS) au ministère de la culture, a réagi en assurant à l'AFP qu'"aucune directive nationale" n'était en gestation Rue de Valois et que "les DRAC (directions régionales des affaires culturelles) étaient relativement autonomes dans la définition de leurs budgets".
Pourtant cette "rumeur" persistante continue de provoquer des réactions. Pierre Médecin, président de la chambre professionnelle des directeurs d'Opéra, a jugé, dans Le Figaro, la décision de couper les subventions de l'Etat "choquante, inopportune et inepte".
"GEL "DE PRÉCAUTION""
Laurent Hénart, président de la réunion des Opéras de France, par ailleurs député UMP de Meurthe-et-Moselle et maire adjoint à la culture de Nancy, a fait paraître un communiqué dans lequel il s'inquiète de "l'évolution de la politique lyrique en région" et appelle de ses voeux "une politique contractuelle de l'Etat avec les collectivités territoriales pour réduire les déséquilibres financiers dans le domaine lyrique". Et ce d'autant plus que le ministère de la culture et de la communication, a rappelé M. Hénart, consacre déjà "plus de 50 % de son budget aux établissements nationaux parisiens".
La ministre de la culture et de la communication, Christine Albanel, a bien été obligée de réagir. Le 13 novembre, elle a fait part de son "étonnement" devant les propos de Jean-Yves Ossonce et ceux de Pierre Médecin. Elle a précisé que "le soutien que l'Etat apporte aux Opéras en région représente depuis plusieurs années environ 10 % de leur budget" et que les crédits prévus en 2008 pour les institutions du spectacle vivant se situeront exactement au même niveau qu'en 2007, soit "265,8 millions d'euros en fonctionnement".
Sur ce total, ajoute la ministre, "25,1 millions d'euros sont destinés aux Opéras en région, soit une légère baisse à hauteur de 0,4 million, soit 1,6 % par rapport à la dotation 2007 (25,5 millions d'euros)". La ministre a reconnu que, comme tous les ministères, "celui de la culture sera soumis, en 2008, à un gel de crédits dit "de précaution" fixé à 6 % (...) qui explique les inquiétudes exprimées. Pour 2008, à ce stade, il est impossible de donner des indications budgétaires plus précises".
Pour M. Ossonce, joint au téléphone par Le Monde à Montréal, au Canada, où il dirige actuellement, il s'agit "d'un gros mensonge diplomatique. Je prends le pari que le gel des 6 % sera confirmé et s'ajoutera à la baisse de 1,6 % annoncée. Il est bien que l'Opéra-Comique, à Paris, triple son budget et soit le lieu de productions de prestige. Mais il ne faut pas oublier l'importance de notre action en régions, notamment au profit d'oeuvres rares, et cesser d'agiter le reproche du prétendu poids de nos charges fixes. Nous sommes budgétairement déjà à l'os. A Tours, l'orchestre n'est pas permanent, nous n'avons que douze choristes et payons les artistes trois fois moins qu'à l'Opéra de Lyon. Il serait bon qu'on entende vraiment notre témoignage sur la réalité de nos maisons".
La répartition du budget de l'Etat affecté aux établissements lyriques sera détaillée à la mi-décembre après discussion entre l'administration centrale et les DRAC.
27 établissements lyriques, 4 statuts
La France compte 27 établissements lyriques bénéficiant de subventions publiques (si l'on exclut le Théâtre des Champs-Elysées, considéré comme un théâtre privé quoique financé par la Caisse des dépôts et consignations, institution financière publique).
Ces structures - dotées ou non du label "Opéra national" (comme les Opéras de Paris, du Rhin, de Lorraine, de Lyon, de Bordeaux et de Montpellier) - se répartissent en quatre types statutaires : Opéra en régie municipale (statut de la plupart des Opéras de région comme le Théâtre du Capitole de Toulouse, les Opéras de Tours, Avignon et Metz) ; association loi 1901 (Théâtre du Châtelet à Paris, Péniche-Opéra, Théâtre impérial de Compiègne) ; établissement public de coopération culturelle (EPCC), qui réunit plusieurs entités, comme les Opéras d'Angers et de Nantes ; établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC), comme l'Opéra de Vichy et l'Opéra-Comique, à Paris.
Mon avis
Tout cela est vraiment inacceptable ! Le lyrique ne vit pas seulement à Paris ! Pendant qu'on décide de construire une grande salle de concert à La Vilette et qu'on projette de créer un centre chorégraphique à Chaillot, on veut "tuer" les opéras de province... Il faut bien aller chercher de l'argent quelque part pour subventionner ces nouveautés culturelles. La Province n'aurait-elle plus droit d'accéder à l'Opéra ? C'est une honte de priver les régions de l'art lyrique et de ne garder que des établissements nationaux. Ces opéras font un travail remarquable de productions et donnent satisfaction au public.
Par ailleurs, je pense que certaines gestions artistques d'opéras devraient être plus contrôlées car elles dérivent très souvent...
Donc, des économies OUI mais il faut qu'elles soient équitables pour TOUS les Opéras de France.
L'Opéra national de Paris a annoncé le maintien de "Tosca" samedi soir, mais en version de concert, et l'annulation de "Casse-Noisette" dimanche, à l'Opéra Bastille, en raison du maintien du préavis de grève du syndicat Sud contre la réforme des régimes spéciaux de retraite. Les syndicats CGT, FO et FSU, qui avaient appelé à une grève à compter du 14 novembre, reconductible pour le premier et jusqu'au 30 novembre inclus pour les deux autres, ont suspendu leur mouvement jeudi et vendredi. Hostile à l'aménagement de la réforme proposé par la direction, Sud-spectacle, minoritaire sur l'ensemble des personnels de l'Opéra (1.680 salariés permanents) mais bien implanté parmi les machinistes et éclairagistes de Bastille, a de son côté maintenu son préavis courant sur 17 jours. L'Opéra jouera donc samedi soir (19H30) "Tosca" de Puccini en version de concert, sans décors mais avec costumes, comme il l'a déjà fait vendredi soir. Mais la poursuite de la grève par une partie du personnel technique de plateau à Bastille contraint la direction à annuler la représentation du ballet "Casse-Noisette" de Noureïev programmée dimanche en matinée (14H30). Ce même jour en soirée (20H30), le concert autour du pianiste Pierre-Laurent Aimard pourra en revanche avoir lieu au Palais Garnier. Depuis le 18 octobre, premier jour de grève contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, l'Opéra a annulé 13 représentations, ce qui représente une perte financière d'au moins 2,5 millions d'euros, selon la direction. Ses personnels bénéficient de l'un des plus anciens régimes spéciaux, créé en 1698 par Louis XIV et offrant une ouverture des droits à 40 ans pour les danseurs du ballet, 50 pour les artistes des choeurs, 55 pour les techniciens de plateau sans horaires fixes et 60 pour les musiciens de l'orchestre.
En se promenant avec son chien dans un chemin de terre, un retraité a découvert en Anjou la plus grosse pépite d'or jamais découverte en France métropolitaine depuis le XIXe siècle, a-t-on appris jeudi auprès d'une association d'études minéralogiques.. "Découvrir une pépite plus grosse qu'une tête d'épingle, c'est exceptionnel en France métropolitaine", s'enthousiasme Didier Chateau, chargé de le communication au sein de l'Arempa (Association de recherches et d'études minéralogiques et paléontologiques de l'Anjou). D'un diamètre de 3 cm pour une épaisseur de 1,8 cm, la pépite pèse 57,5 grammes. Le lieu de sa découverte est jalousement tenu secret, au cas où il recèlerait encore de tels trésors. "Où a-t-elle été trouvée? C'est la seule question qu'il ne fallait pas poser", répond en riant M. Chateau. Tout juste consent-il à évoquer "le sud-est d'Angers, à plusieurs dizaines de km", en un site "assez proche des bords de Loire", "a priori un ancien lit de la Loire". L'or est une vieille histoire dans le Maine-et-Loire, où une mine a été exploitée pendant plusieurs siècles à Saint-Pierre-Montlimart avant d'être fermée il y a une cinquantaine d'années. En dépit de sa proximité avec le fleuve, les analyses scientifiques ont démontré que la pépite "native" -c'est à dire naturelle et non pas résultat d'un travail humain- n'était pas "alluvionnaire" mais de type "filonienne" (provenant d'une pierre, voire d'un filon), précise Gilles Brochard, président de l'Arempa. Chaque année, cette association organise une exposition de minerais, l'une des plus courues de France. C'est lors de l'exposition de novembre 2006 qu'elle a été approchée par le découvreur et que ses membres ont pu admirer la pépite pour la première fois. "Quand le promeneur l'a ramassée, elle était couverte de terre et brillait sur une toute petite partie. Ce qui l'a intrigué, c'était la densité de cette pierre. Car, à part ça, elle n'avait rien qui puisse attirer un néophyte", assure M. Chateau. "Quand il nous l'a présentée, il l'avait bien nettoyée, mais sans la détériorer. Elle avait l'aspect d'une vieille casserole en cuivre qui n'aurait pas été nettoyée depuis 50 ans", raconte le responsable de l'Arempa. Aujourd'hui, la pépite est "belle, magnifique", commente-t-il, heureux de pouvoir la présenter, sans doute pour la seule fois, aux visiteurs qui se rendront samedi et dimanche à Angers à l'édition 2007 de l'exposition de l'Arempa. Car "cette pièce de musée par excellence" ne restera vraisemblablement pas en France. A la suite des analyses scientifiques, effectuées à l'Institut des matériaux de Nantes, rattaché au CNRS, le découvreur, après moult hésitations, a décidé de la vendre. Les trois personnes l'ayant récemment acquise ont à leur tour eu plusieurs propositions d'achat. Des musées français sont sur les rangs, mais "ils ne sont pas riches". La pépite "risque de partir à l'étranger", déplore Didier Chateau. Comme la précédente grosse pépite, d'un poids dix fois supérieur (553 gr), découverte en Ardèche en 1889 et partie depuis aux Etats-Unis. Quant au découvreur, il ira faire un tour, incognito, à l'exposition de l'Arempa où sa pépite, dont il a demandé qu'elle ne soit pas fondue, trônera dans une vitrine sécurisée.
Comme chaque année, le magazine américain People décerne le prix de l'homme le plus sexy de l'année. Pour 2007, c'est l'acteur Matt Damon qui vient d'être couronné par le tabloïd. Agé de 32 ans, le comédien qui illustre la couverture de ce numéro spécial a déclaré: «Vous donnez à un papa banlieusard et trentenaire, le prix qui dynamise le plus l'égo!» Le jury du magazine encense notamment «son humilité, son irrésistible sens de l'humour et ses qualités de père de famille». Patrick Dempsey, le Docteur Sheperd de Greys Anatomy, rafle la seconde marche du podium alors que Brad Pitt n'arrive qu'à la quatrième position et Johnny Depp à la sixième.
Par la voix de leur président, Pierre Médecin, les directeurs d'Opéra redoutent un désengagement de l'Etat.
Ce ne sont pas des boutefeux. Les directeurs dopéra sont d'habitude plutôt discrets mais, cette fois, selon eux, la coupe est pleine. La menace rôderait d'un désengagement de l'État pour le fonctionnement de leurs structures. Le premier à avoir tiré le signal d'alarme est le chef dorchestre Jean-Yves Ossonce, directeur de l'Opéra de Tours. Il a appris récemment que Jean de Saint-Guilhem, directeur de la musique, de la danse, du théâtre et des spectacles au ministère de la Culture, voudrait rogner les subventions de son théâtre. Et voici maintenant qu'Avignon et Metz seraient aussi dans le collimateur.
En France, les tailles, structures et moyens des théâtres lyriques forment un paysage extrêmement contrasté : le budget de l'Opéra de Rennes représente le dixième de celui de l'Opéra de Lyon. Par ailleurs, aucune scène lyrique ne peut jouer plus souvent ses productions pour les rentabiliser. Car, en matière d'opéra, plus on joue, plus cela coûte cher. C'est pourquoi il s'agit d'un art abondamment subventionné, même lorsque le taux de remplissage est satisfaisant.
Jean de Saint-Guilhem précise qu'aucune directive nationale n'a été prise. Cela nempêche pas l'angoisse de croître chez ceux qui défendent l'art lyrique. Pour couper court aux souhaits de la Rue de Valois, la chambre professionnelle des directeurs d'opéra réagit par la voix de son président, Pierre Médecin, ancien directeur de l'Opéra de Nice et de l'Opéra-Comique, et qui compte parmi ses vice-présidents ni plus ni moins que Hugues Gall et Nicolas Joel, ancien et futur patrons de l'Opéra de Paris.
Que pensez-vous du souhait ministériel de couper les subventions de l'État aux opéras d'Avignon, Metz et Tours? Ce serait une décision choquante, inopportune et inepte. Choquante parce que inégalitaire. Inopportune car ces théâtres exemplaires oeuvrent pour maintenir l'art lyrique en région. Inepte car elle ne ferait faire aucune économie à l'État.
Inégalitaire? Nous savons, par la voix du premier ministre, que la France est en faillite. Dans ce contexte, je ne connais pas un seul collègue directeur d'opéra qui ne serait prêt à participer au redressement des finances du pays en consentant une réduction globale de 2 à 4 %. Un effort commun à tous les théâtres lyriques. Mais qu'est-ce que cela signifie d'enlever 100 % à trois maisons ? Et pourquoi celles-là ? Prenez Avignon : 70 % du budget y sont consacrés aux frais généraux, 30 % à la production. C'est exceptionnel, d'habitude c'est plutôt 80/20. La subvention de l'État y représente 4/5 des coûts de production, la ville couvrant les frais généraux et 1/5 des coûts de production. Cela signifie que, si l'État se désengage, au lieu de jouer cinq opéras on en jouera un. Autant fermer ! Un théâtre qui réalise pourtant 98 % de sa jauge financière !
Mais n'a-t-on pas besoin d'argent pour des réalisations nouvelles comme la Philharmonie de la Villette ? Cela fait cinquante ans que je milite pour une salle de concert à Paris, je suis pour tout ce qui est nouveau. Mais, en période de faillite, il faut préserver ce qui marche et non faire du nouveau en détruisant ce qui existe. Si, en retardant d'un an l'inauguration de la salle de la Villette, on permet de sauver trois théâtres lyriques de province, il n'y a pas photo !
Pourquoi ces fermetures ne seraient-elles pas sources d'économies ? Elles conduiraient à licencier énormément de contractuels, musiciens d'orchestre, choristes, costumiers, décorateurs, techniciens, qui se retrouveraient directement aux Assedic comme intermittents et grèveraient un peu plus le déficit des annexes 8 et 10 de l'Unedic. Indemniser 150 personnes revient plus cher que la subvention que l'on supprime. Ce serait une politique de gribouille.
Quel est le but de votre colère ? Sensibiliser Mme le ministre de la Culture au fait que les mesures qu'elle propose sont maladroites et inutiles. Je suis étonné qu'une femme de cette qualité, une érudite ennemie des paillettes, pour qui j'ai énormément de considération, se lance dans de tels effets d'annonce.
Ne craignez-vous pas de désolidariser l'art lyrique des autres arts du spectacle, qui risquent d'être touchés aussi ? La chambre professionnelle des directeurs dopéra est le syndicat patronal le plus nombreux du spectacle vivant, nous avons une énorme responsabilité. Nous ne faisons pas le même métier : le plus gros centre dramatique national doit employer 40 personnes, alors que le plus petit théâtre lyrique n'est pas inférieur à 50 salariés permanents. L'Opéra du Rhin, c'est 400 personnes. À 70 % de remplissage, un théâtre se réjouit, tandis qu'un opéra est au bord du gouffre : une maison d'opéra ne se sent à l'aise quà partir de 85 %. Et, pour se permettre de faire une création, un théâtre lyrique doit programmer au moins cinq titres du grand répertoire pour remplir la salle. Une création lyrique coûte environ dix fois plus cher qu'une création théâtrale.
Madame Albanel souhaite rassurer les directeurs d'Opéra
Le ministre de la Culture, Christine Albanel, réagit. Elle précise dabord que le soutien apporté aux opéras en région représente depuis plusieurs années environ 10 % de leur budget. Ensuite, elle souligne que les crédits prévus en 2008 pour toutes les institutions du spectacle vivant se situeront exactement au même niveau quen 2007, soit 265,8 M en fonctionnement. Sur ce total, 25,1 M sont destinés aux opéras en région, soit une baisse de 1,6 %, par rapport à la dotation 2007 (25,5 M). Ces chiffres ont bien été ceux publiés par «Le Figaro».
Christine Albanel ajoute que, comme tous les ministères, celui de la Culture sera soumis, en 2008, à un gel de crédits dit «de précaution», fixé à 6 %, qui a vocation à être restitué aux institutions subventionnées dans lhypothèse dune exécution du budget de lÉtat conforme aux prévisions.
Elle pense que cest lannonce de cette réserve qui explique les inquiétudes exprimées «car, pour 2008, à ce stade il est impossible de donner des indications budgétaires plus précises». «La répartition du budget destiné aux opéras sera effectuée à la mi-décembre, après discussion entre ladministration centrale et les directions régionales des affaires culturelles. Les chiffres avancés ne peuvent donc relever que de la conjecture.»
Une équipe internationale dastrophysiciens pense avoir détecté de grandes quantités de molécules organiques complexes essentielles à la vie dans une galaxie située à 2 milliards dannées-lumière de la Terre.
De la poussière à la vie
A la base de la vie telle que nous la connaissons, il y a de l'eau et des molécules contenant du carbone. La plupart des astrophysiciens estiment donc que ces molécules organiques étaient abondantes dans le nuage de poussière duquel est né notre système solaire. Et, par extension, que seuls les nuages stellaires riches en molécules organiques peuvent donner naissance à des systèmes abritant la vie.
A la recherche du carbone
Mais si on sait maintenant que l'eau est présente un peu partout dans l'univers, les chercheurs ont jusqu'ici eu plus de mal à évaluer l'abondance des composés organiques dans les galaxies voisines de la nôtre. Pour percer ce mystère, Sara Ellison et ses collègues ont analysé le spectre de 9 galaxies riches en poussières. Leurs travauxsont publiés sur la base de donnée scientifique Arxiv.
Briques de vie
Dans une galaxie située à 2 milliards d'années-lumière, ils ont détecté des raies d'absorption diffuses qui pourraient signer la présence abondante d'hydricarbures aromatiques polycycliques. Or ces molécules hautement toxiques pour les terriens actuels sont aussi soupçonnées d'avoir été la matière première de la vie sur Terre. Ce résultat suggère donc que d'autres galaxies remplissent les conditions nécessaires à l'apparition d'une vie organique.
Il est cependant peu probable que nous établissions un contact avec d'éventuelles formes de vie nées dans cette galaxie. En effet, nous l'observons en ce moment telle qu'elle était il y a 2 milliards d'années, et réciproquement, ses éventuels habitants, s'ils peuvent observer la Terre, n'y voient que des bactéries.
Le jeune chef d'orchestre vénézuélien Gustavo Dudamel a terminé lundi soir au Carnegie Hall à New York une tournée américaine triomphale avec l'ensemble Simon Bolivar, un orchestre de jeunes vénézuéliens de milieu défavorisé qui remporte un succès mondial. Gustavo Dudamel, qui est âgé de 26 ans et va diriger à partir de 2009 le prestigieux orchestre philharmonique de Los Angeles, a conduit trois concerts à New York, à l'issue d'un voyage qui l'a mené à Los Angeles, San Francisco et Boston. "Un orchestre jeune dirigé par un jeune parmi les plus grands", titrait le New York Times, tandis que le Los Angeles Times parlait de "Dudelmania". Jouant à guichets fermés devant des spectateurs enthousiastes, parmi lesquels on pouvait voir Alexander Bernstein, le fils du compositeur de West Side Story, Gustavo Dudamel a partagé la soirée de lundi avec le chef d'orchestre du Philharmonique de Berlin Sir Simon Rattle, qui a qualifié le jeune Vénézuélien de "chef le plus étonnamment doué que j'ai jamais rencontré". "Vous avez démontré que la force de la musique peut changer la société", a déclaré aux musiciens Alexander Bernstein. Berlioz, Chopin et Beethoven étaient au programme dimanche, Chostakovitch et Bela Bartok à celui de lundi. "C'est un vrai phénomène, simplement sensationnel", exulte à la sortie le ténor et chef d'orchestre espagnol Placido Domingo. Le roi Carl Gustaf XVI et la reine Silvia de Suède ont assisté discrètement à une répétition samedi soir.
La semaine passée, je suis allé à la Comédie Française, à Paris, voir "LE MARIAGE DE FIGARO" de Beumarchais.
Je ne connaissais pas la Salle Richelieu et je dois dire , que depuis les années lycée, je n'avais vu aucune pièce du théâtre classique.
C'était SPLENDIDE ! Je me suis régalé et J'ai vraiment admiré les comédiens de la troupe de la Comédie Française.
La mise en scène était de Christophe Rauck et, je souligne tout particulièrement les performances scéniques de Laurent Stocker (Figaro), Michel Vuillermoz (Le Comte) Benjamin Jungers (Chérubin) & Elsa Lepoivre (La Comtesse).
Ce fut une belle leçon de théâtre et j'en suis sorti si heureux.
Alors faites vraiment comme moi : allez à la Comédie Française !
Le Mariage de Figaro ou la Folle Journée
«La plus badine des intrigues. Un grand seigneur espagnol, amoureux dune jeune fille quil veut séduire, et les efforts que cette fiancée, celui quelle doit épouser, et la femme du seigneur, réunissent pour faire échouer dans son dessein un maître absolu, que son rang, sa fortune et sa prodigalité rendent tout-puissant pour laccomplir. Voilà tout, rien de plus».
Dans sa préface du Mariage, Pierre Augustin Caron de Beaumarchais sétonne de la polémique déclenchée par cette comédie conçue, à la demande du prince de Conti, comme une suite à la vie de Figaro évoquée dans la préface du Barbier de Séville (1775). Trois ans plus tard, voici donc les héros réunis pour le mariage de Figaro, valet du comte Almaviva, et de Suzanne, camériste de Rosine devenue comtesse. Durant cette folle journée, Figaro remet en cause la relation maître-valet en contrant les projets du comte à légard de Suzanne. Grâce à la coalition des femmes, la comtesse et sa suivante, le comte est mis hors détat de nuire.
Une erreur informatique a provoqué de nombreux dysfonctionnements au sein de l'Assurance Maladie, notamment des remboursements en trop en faveur de cliniques privées, affirme "Le Parisien".
La cause de cet énorme cafouillage ? La mise en place, en 2001, dun logiciel destiné à remplacer le format papier des demandes de remboursements à l'origine dun bug qui a valu aux caisses de rembourser plusieurs fois des factures de soins. Cela aurait duré plusieurs années, selon le journal.
C'est l'éblouissante histoire vraie du tout premier cri de la vie, celui que l'on pousse quand on naît et qui scelle notre venue au monde. La naissance sur grand écran à l'échelle de la planète. Contraste des terres, contraste des peuples, contraste des cultures pour le plus beau et le plus insolite des voyages. Dans un intervalle de 24 h sur la Terre, le destin de plusieurs personnages se croise dans un moment unique et universel : la mise au monde d'un enfant. Avec ses personnages réels, ce film retrace l'instant magique des premiers balbutiements de la vie et explore les univers de la naissance, aussi variés que nous sommes différents. Prévu sur les 5 continents, des dernières zones encore sauvages aux lieux les plus urbanisés, le tournage commence mi-mars et durera 1 an.
Mon avis
Très beau documentaire.... des naissances au 4 coins du monde...
Une étudiante allemande a eu une heureuse surprise en dépliant le canapé-lit qu'elle venait d'acheter aux puces pour 150 euros: s'y trouvait une peinture vénitienne du début du XVIIe siècle, qui a été vendue 19.200 euros aux enchères. "J'ai ouvert le canapé et il y avait ce tableau. J'ai compris que c'était quelque chose de valeur mais je ne pensais vraiment pas en tirer autant", a déclaré à l'AFP Ulrike Eisenhardt, 22 ans. Le tableau était enroulé dans de vieux chiffons. Après avoir fait des recherches sur internet, la jeune femme a chargé son grand-père de faire expertiser le petit tableau par l'intermédiaire d'une émission de télévision spécialisée. La toile, intitulée "La préparation de la fuite en Egypte" et attribuée à l'école du peintre vénitien Carlo Saraceni, a été estimée dans un premier temps à une somme comprise entre 5.000 et 7.000 euros. Mais, mise aux enchères samedi dernier à Hambourg (nord), elle a finalement été vendue pour 19.200 euros, a précisé la maison de vente Ketterer Kunst à Hambourg, ville dont est originaire l'étudiante chanceuse. "Je vais toucher environ la moitié de la somme. C'est déjà pas mal", a indiqué Ulrike Eisenhardt, qui compte utiliser cet argent pour financer la suite de ses études d'économie et de commerce.
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