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mardi 31 juillet 2007, a 11:19
UNE SOIREE A ORANGE AVEC ROBERTO ALAGNA
 

France 2 offre sa nuit à l'un des plus célèbres ténors du monde. Né à Clichy-sous-Bois, fils d'immigrants siciliens, Roberto Alagna apprend à chanter tout seul. Il rencontre un professeur qui décide de lui enseigner l'art lyrique. Jusqu'à 22 ans, il se produit dans les cabarets parisiens. Sa carrière connaît un rapide essor, qui le conduit sur les plus prestigieuses scènes lyriques du monde entier. Après avoir défrayé la chronique l'hiver dernier en claquant la porte de la Scala de Milan, le ténor autodidacte est, à Orange, la vedette du «Trouvère», l'un des chefs-d'oeuvre de Verdi. La nuit commence en direct des coulisses des Chorégies. Dans cette ambiance particulière qui précède le lever du rideau, des proches, familles et amis, des fans, racontent Roberto Alagna et révèlent des aspects méconnus de sa personnalité.

lundi 30 juillet 2007, a 10:52
MICHEL SERRAULT EST MORT
 

 

Une dame vient le voir un soir, dans la loge du théâtre où il jouait Knock de Jules Romains. "Excusez-moi de vous dire ça, mais vous m'avez tellement fait rire !"   Le comédien répond par une génuflexion : "Ne vous excusez pas, madame, je l'ai fait exprès. C'est là toute ma philosophie. Et la manière dont j'ai conçu mon métier." Tous les clowns sont menacés, un jour ou l'autre, de ne plus faire rire. Michel Serrault, un des comédiens les plus populaires de l'Hexagone, est mort le dimanche 29 juillet.

Né le 25 juillet 1928 à Brunoy (Essonne), élevé dans une famille modeste mais joyeuse, cet incontrôlable excentrique se découvrira de concert deux vocations : celle du cirque, cultivée à Medrano et dans l'adulation des Fratellini, et celle de prêtre, épanouie depuis qu'il était enfant de chœur, au fil de sa fréquentation du patronage et de l'enseignement d'un jeune diacre qui devient son mentor spirituel.

Entré au petit séminaire, il se rend compte qu'il est "peu doué pour la chasteté" quand il est bouleversé par le sourire d'une jeune fille croisée dans le métro. Encouragé par le clergé à s'engager sur une voie où les messes ne sont pas incompatibles avec les pitreries, il va apaiser ses pulsions de voyou de quartier au Centre d'art dramatique de la rue Blanche, à Paris, à l'école de mime d'Etienne Ducroux, au Conservatoire Maubel, tout en faisant de la figuration à la Comédie-Française.

Plus à l'aise dans les Fables de La Fontaine ou Les Fourberies de Scapin, de Molière, que chez Paul Claudel, il déploie son goût des singeries, se fait recaler au Conservatoire, joue chez Charles Dullin, chez Jean-Marie Serreau. Le farceur fait ses classes.

Mais toute sa vie restera marquée par la religion. La foi lui sera d'un réconfort profond quand il perdra une fille dans un accident automobile, au début des années 1970. Tous ceux qui l'ont bien connu témoignent de la coexistence pacifique, chez lui, entre la drôlerie et l'inquiétude. "On ne saurait sous-estimer l'importance de Dieu dans l'extravagance de ce comédien délirant, dit Pierre Tchernia. Il possède en lui-même la possibilité de jouer à la fois Jésus et le pécheur."  Serrault confirme : "Je suis préoccupé par le don de soi aux autres. Le reste est bagatelle." Il n'aura de cesse de troubler les donneurs de leçons : "J'aime laisser supposer par mon jeu que nous sommes tous de pauvres êtres capables de choses pas très belles. Devenir héros ou salaud, c'est parfois juste une affaire de courant d'air. Je suis une espèce de terrain vague d'où jaillit je ne sais quel mystère. Dans les pires personnages, je cherche à montrer ce moment de détresse absolue qui efface l'horreur, et où, l'espace d'une seconde, peut naître la grâce qui change tout. J'ai besoin de semer le doute et de racheter même les âmes perdues." Au cinéma, il est apparu dans pas moins de 150 films. Mais il lui faudra attendre cinquante ans pour jouer les têtes d'affiche. Il joue un banquier troublant (L'Argent des autres, de Christian de Chalonge, 1978), un notable de province en smoking, accusé de pédophilie (Garde à vue, de Claude Miller, 1981), un détective obsessionnel (Mortelle Randonnée, de Claude Miller, 1983), un ministre de l'intérieur (Le Bon Plaisir, de Francis Girod, 1984), un rentier ayant raté sa vie (Nelly et Monsieur Arnaud, de Claude Sautet, 1995).

Au début des années 1950, il fait le pion dans Les Diaboliques, d'Henri-Georges Clouzot (1955). Mais surtout, Michel Serrault est intronisé dans les branquignolades de Robert Dhéry (qui lui fait jouer un trompettiste catastrophe dans Ah ! les belles bacchantes), et rencontre celui qui sera son complice : Jean Poiret. Ce dernier, élégant fantaisiste, a fait sienne une devise de La Bruyère : "Il faut rire avant d'être heureux de peur de mourir sans avoir ri." Ensemble, ils vont créer au cabaret un duo comique en tournant les interviews télévisées en dérision, Poiret dans le rôle du clown blanc emphatique et Serrault dans celui de l'auguste ahuri, avec sa bouille ronde et ses yeux en billes de loto, incarnant tour à tour Jerry Scott, Clément Laprade explorateur, Stéphane Brinville écrivain, Albert Petit-Lagrelèche chef d'orchestre.

"UN ŒIL ASSASSIN ET UN CÔTÉ TIMBRÉ"

Au cinéma, son sort est également lié à celui de Poiret. Ils sont deux inspecteurs de police dans Cette sacrée gamine, de Michel Boisrond, deux détectives dans Adorables Démons, de Maurice Cloche, un aristo assassin et un cambrioleur trucidé dans Assassins et Voleurs de Sacha Guitry, puis deux avocats dans un sketch de La Française et l'Amour de Christian-Jaque, encore deux flics dans Candide de Norbert Carbonnaux.

En solo, Michel Serrault est remarqué au théâtre, dans Pour avoir Adrienne avec Micheline Presle, Gugusse de Marcel Achard, ou L'Ami de la famille, qui lui vaut l'hommage de Robert Kemp pour ses "gloussements de désespoir, ses colères brusques mais sans spasmes".

Mais c'est La Cage aux folles, de et avec Jean Poiret, joué sept ans à Paris, qui lui apporte la consécration en 1973. L'adaptation au cinéma de ce triomphe par Edouard Molinaro lui vaut un César, trois nominations aux Oscars et par deux fois le titre du meilleur film étranger. Il aura deux autres Césars, pour Garde à vue et pour Nelly et Monsieur Arnaud. Justes récompenses après tant de gaudrioles assumées : "J'ai toujours préféré cinq minutes sublimes dans un prétendu navet à quatre-vingt-dix minutes banales dans un film bien." Rayon navet et autres légumes bouillis, il y en eut certes, ô combien, du Grand Bidule à Du mou dans la gâchette, mais Serrault fut aussi époustouflant cinq minutes dans un film bien, comme dans Préparez vos mouchoirs (le voisin qui déteste la musique) ou Buffet froid (le quidam avec un couteau dans le bide) de Bertrand Blier. Il y eut les rencontres avec Michel Audiard, qui le comparait à l'acteur Robert Le Vigan, le compagnon de Céline ("il a un œil assassin et en même temps un côté timbré : j'aime les acteurs drôles et méchants"), et avec Jean-Pierre Mocky, qui attisa sa démesure en troquant sa tête d'anonyme contre celle d'un politicien corrompu, d'un convoyeur à bec-de-lièvre, d'un SDF pique-assiette, d'un supporter de foot fanatique ou d'un faux paralytique escroc à l'assurance… Coiffeur efféminé dans Le Roi de cœur de Philippe de Broca (1966), vieillard inoxydablement pimpant dans Le Viager, de Pierre Tchernia (1971), histrion chez Jean Yanne et tueur à gages chez Mathieu Kassovitz (Assassin(s), 1997), Serrault donne le meilleur de lui-même dans un film méconnu de Claude Chabrol où il fait couple d'escrocs avec Isabelle Huppert (Rien ne va plus, 1997).

Inspecteur psychopathe se mettant dans la peau de la victime dans On ne meurt que deux fois, de Jacques Deray (1985), suspecté d'avoir tué sa femme par le flic Noiret dans Pile ou face de Robert Enrico (1980), touchant paysan dans Une hirondelle a fait le printemps de Christian Carion (2000), il reste inoubliable dans Les Fantômes du chapelier de Claude Chabrol (1982), monstre qu'il gratifie de sautes de voix et sautillements de jambes pour souligner son dérangement mental, et dans Docteur Petiot de Christian de Chalonge (1990), tueur en série qu'il interprète à la Mabuse, vampire au regard halluciné, maquillage expressionniste, mouvements saccadés de la tête et du buste.

Tordus, détraqués, déments : le caméléon Serrault adorait ces prototypes du mal, comme il adorait se déguiser pour exister, "sinon on ne me voit pas". Imprévisible, coléreux (il s'empoigna avec Roger Planchon quand il joua L'Avare au TNP de Lyon, en inventant des répliques), adepte des exclamations tonitruantes, de la feinte et du double jeu, prêt à se renverser un plat de spaghettis sur la tête à une cérémonie des Césars ou à terminer une interview à la télé en caleçon, Serrault trouvait la discrétion suspecte et plaidait la sublimation par l'excès. Revenant toujours à ce credo : "S'amuser et amuser les autres, sans jamais se prendre la tête entre les mains." Sauf pour prier.

dimanche 29 juillet 2007, a 11:58
MARTIN BEHAIM & LA TERRE
 

La ville de Nuremberg (sud-est de l'Allemagne) célèbre cet été les 500 ans de la mort du cartographe et navigateur Martin Behaim, artisan du plus ancien globe terrestre conservé à ce jour, toujours visible dans sa ville natale.
A l'occasion de l'anniversaire de sa mort, le 29 juillet, la ville bavaroise multiplie jusqu'à la mi-octobre, sous le slogan "Sans frontière", conférences, expositions et fêtes autour de ce personnage historique et de son époque, celle des "grandes découvertes".
Né à Nuremberg en 1459, négociant en épices établi au Portugal où il se met au service du roi et où il meurt à Lisbonne en 1507, Behaim aurait fréquenté Christophe Colomb et Fernando Magalhaes Magellan, dont il aurait parcouru le détroit du même nom. Les détails de sa biographie restent flous, mais évoquent ses activités d'astronome et de navigateur qui aurait à son actif la découverte de l'île Faial dans l'archipel des Açores.
"Il a très probablement participé à une ou plusieurs expéditions portugaises vers les côtes de l'Afrique de l'Ouest", explique Martin Schieber, chercheur à l'Institut Histoire pour tous de Nuremberg. "De là, sans doute, son intérêt pour l'astronomie".
De fait, le Bavarois est surtout célèbre pour la réalisation en 1492 -- financée par le conseil municipal pour un prix très élevé à l'époque -- d'un globe terrestre de 51 cm de diamètre, recouvert de cuir et de parchemin, où figurent pas moins de 11.000 noms ainsi qu'une quantité de dessins miniatures: villes, hommes, animaux, forêts, montagnes ou même monstres des mers.
Conçu pendant le premier voyage de Christophe Colomb, le globe de Behaim ne fait pas mention du Nouveau Monde. Les parties de la Terre encore inconnues sont recouvertes de fables, de contes et de symboles de toutes sortes.
Le cartographe fait retranscrire par exemple sur la sphère la légende de la "terreur équatoriale", selon laquelle la chaleur augmente si rapidement lorsqu'on voyage vers le Sud que la boussole n'y fonctionne pas et que les bateaux sont menacés de partir en flammes. Cette même légende dissuada Christophe Colomb de franchir l'Equateur.
L'exactitude du globe, bien sûr, laisse encore à désirer. Conformément aux hypothèses géographiques de l'époque, les terres africaines et asiatiques sont très élargies: "La circonférence de la terre est sous-estimée", explique Catherine Hofmann, conservatrice au département des cartes et plans de la Bibliothèque nationale de France (BNF), où est conservé depuis 1847 une réplique du globe. En revanche, "l'extension du continent eurasiatique est sur-estimée", précise-t-elle sur le site internet de la BNF.
Dans le monde tel que le voit Behaim, le Japon est donc beaucoup plus proche qu'en réalité de la côte atlantique. C'est également cette représentation erronée qui, à l'époque, décida Christophe Colomb de tenter d'atteindre l'Asie par l'ouest.
Aujourd'hui attraction du Musée national germanique de Nuremberg, le globe de Behaim a été confié au musée par Adolf Hitler lui-même, qui avait acheté l'objet aux descendants du cartographe en 1937. L'image de Martin Behaim partant à la conquête de l'Afrique était utilisée à l'époque pour servir l'idéologie expansionniste du national-socialisme.

samedi 28 juillet 2007, a 10:21
TOUTOURISME A TROYES
 

L 'office du tourisme de Troyes, qui valorise depuis début juillet l'accueil et l'information pour les propriétaires d'animaux de compagnie, souhaite élargir ce nouveau concept baptisé "Toutourisme" à d'autres offices en France, a-t-il indiqué vendredi dans un communiqué.
Le concept qui vise à faire "cohabiter touristes, habitants et animaux" a été lancé le 4 juillet à Troyes avec notamment la distribution aux visiteurs propriétaires d'animaux de compagnie d'un guide de 32 pages avec toutes les adresses utiles: hôtels-restaurants acceptant lesanimaux, vétérinaires, salons de toilettage, etc.
Face aux succès de l'opération, l'office de tourisme de Troyes "souhaite élargir le concept" à d'autres offices de tourisme en France et "ainsi créer un nouveau réseau national labellisé", indique-t-il dans un communiqué.
Un site www.toutourisme.com a été créé à cette occasion.
Avec 26,3% de foyers comprenant un chien et 25,9% ayant un chat, la France figure en tête des pays européens possesseurs d'animaux de compagnie.

samedi 28 juillet 2007, a 10:14
IL REVIENT ASSEZ CHER...
 

21 millions d’euros pour être élu président. Nicolas Sarkozy est le candidat qui a le plus dépensé pour sa campagne électorale, suivi de près par Ségolène Royal (20,7 millions euros). Ces chiffres ont été publiés vendredi par le 21 millions d’euros pour être élu président. Nicolas Sarkozy est le candidat qui a le plus dépensé pour sa campagne électorale, suivi de près par Ségolène Royal (20,7 millions euros). Ces chiffres ont été publiés vendredi par le Journal Officiel, mais demandent encore à être validés par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques.
La campagne du vainqueur de l'élection a coûté exactement 21.038.891 euros TTC, contre 20.712.043 euros TTC pour la candidate socialiste, selon ces documents déposés par les équipes des candidats. François Bayrou et Jean-Marie Le Pen arrivent ensuite avec 9,7 millions d'euros chacun, suivis de Marie-Georges Buffet (4,8 millions d’euros), Philippe de Villiers (3,1), Arlette Laguiller (2,1), Dominique Voynet (1,4), José Bové (1,2), Olivier Besancenot (0,9), Frédéric Nihous (0,8), Gérard Schivardi (0,7).
Les deux candidats arrivés au second tour en 2007 ont été plus gourmands que leurs prédécesseurs en 2002. Jacques Chirac et Jean Marie Le Pen avaient respectivement engagé des frais à hauteur de 18 millions d'euros et de 12 millions pour le second. Lionel Jospin, éliminé à l'issue du premier tour, avait pour sa part dépensé 12,5 millions.
 

vendredi 27 juillet 2007, a 13:05
LE PRESERVATIF DU XXIe SIECLE
 

On n’arrête plus le progrès. Voici le préservatif en spray, l’invention de l’été. La trouvaille, conçue par un Allemand, Jan Krause, est encore à l’état de prototype mais devrait être commercialisée à l’été 2008.
Comment ça marche?

Un aérosol vaporise sur le sexe masculin un liquide qui, quelques instants plus tard, se solidifie, promettant une protection très près du corps, si fine qu’on ne «la sent pas», assure l’inventeur.
Autre avantage: le calibrage personnalisé. «On est toujours mieux dans un costume taillé sur mesure… Le préservatif en spray fonctionne sur le même principe», explique encore Jan Krause au «Parisien». Le prêt-à-porter de la capote, pas toujours ajustée au client, serait bientôt de l’histoire ancienne. Sauf que le système est tellement près du corps qu’il ne permet pas la formation d’un réservoir.
Plusieurs problèmes se posent.

Pour l’instant, le latex met une minute à sécher. Une durée un poil longuette. Le laboratoire allemand travaille pour la réduire à 10 secondes environ. Par ailleurs, pour diffuser le liquide sur la zone concernée, il faut mettre ladite zone dans un étui. En plein ébat, certains craignent que la pause vienne comme un cheveu sur la soupe.
Enfin, reste à ce préservatif futuriste de réussir les tests sanitaires et à être homologué.

vendredi 27 juillet 2007, a 12:27
DE VILLEPIN MIS EN EXAMEN
 

 

Complicité de dénonciation calomnieuse", "complicité d'usage de faux", "recel d'abus de confiance" et "recel de vol" : ces quatre chefs de mise en examen dans le dossier Clearstream ont été signifiés, vendredi 27 juillet, à l'ancien premier ministre, Dominique de Villepin, qui a été convoqué à 10 heures par les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons. Comme c'est le cas pour tous les autres prévenus de cette affaire, les juges pourraient assortir cette mise en examen d'un strict contrôle judiciaire et interdire à M. de Villepin de rencontrer un certain nombre de personnalités. Tout juste rentré de Polynésie, où il a passé quelques jours de vacances, l'ancien premier ministre avait l'intention de faire valoir ses droits à la défense en demandant aux juges un délai pour examiner le dossier avant de répondre à la cinquantaine de questions précises que ceux-ci souhaitent lui poser. "Dominique de Villepin est déterminé à fournir les explications qu'on lui demande, mais il a besoin, comme n'importe quel justiciable, de connaître précisément ce qui lui est reproché", a déclaré au Monde l'un de ses avocats, Me Olivier d'Antin.

Les conseils de M. de Villepin semblent avoir provisoirement renoncé à contester la compétence des juges, alors qu'ils avaient, dans un premier temps, estimé que les fonctions ministérielles exercées par leur client justifiaient la saisine de la Cour de justice de la République. Mais ce motif étant d'ordre public, il peut être soulevé à tout moment de la procédure.

Parmi les procès-verbaux qui ont retenu, en priorité, l'attention de Mes Olivier d'Antin et Luc Brossolet figurent les dernières déclarations de Jean-Louis Gergorin, ancien vice-président d'EADS. Entendu à deux reprises, mercredi 18 juillet et vendredi 20 juillet, il a en effet mis en cause M. de Villepin, affirmant qu'il avait agi sur ses ordres. Il a notamment confirmé la note du général Rondot selon laquelle l'ancien premier ministre avait lui-même suggéré à M. Gergorin de prendre l'initiative de "balancer Nicolas Sarkozy" en rencontrant, puis en lui adressant des courriers anonymes, le juge Renaud Van Ruymbeke. "Cette note est en substance exacte", a-t-il observé.

"LES CONS, ILS N'ONT PAS REGARDÉ OÙ IL FALLAIT ! "

Devant les juges, l'ancien dirigeant d'EADS a également répété qu'à l'appui de sa demande "d'informer ou de saisir un juge", M. de Villepin avait précisé que c'était une "instruction du président de la République", Jacques Chirac. "La référence à cette instruction était accompagnée de la part de Dominique de Villepin d'une demande de secret le plus absolu par rapport à tout tiers, y compris le général Rondot", a ajouté M. Gergorin.

"Pourquoi MM. Chirac et de Villepin n'ont-ils pas officiellement dénoncé ces faits à l'autorité judiciaire (…) et vous ont-ils, au contraire, donné pour instruction d'entreprendre une démarche secrète auprès d'un juge ?", ont demandé MM. d'Huy et Pons à Jean-Louis Gergorin. "Ma perception était que Dominique de Villepin – et sans doute le président de la République, car j'étais et je reste convaincu qu'[il] ne faisait rien sans en référer au président – avaient une conviction : d'une part, de la réalité de l'implication d'un certain nombre de personnalités politiques, y compris Nicolas Sarkozy (…), d'autre part, de la capacité de ces mêmes personnalités d'être informées immédiatement par leurs amis au sein des services de renseignement de toute investigation les concernant et donc de réagir en criant à la manipulation politique", a répondu M. Gergorin.

Les conseils de M. de Villepin ne sont pas les seuls à s'intéresser de près à ces propos. Ils ont aussi fait l'objet d'un examen attentif à l'Elysée. "Très offensif", selon ses proches, M. Sarkozy reste convaincu de l'implication de son prédécesseur dans cette affaire. "Il est persuadé que Gergorin dit la vérité sur les instructions de Chirac", confie l'un de ses interlocuteurs, d'autant que, à la liste des personnalités déjà connues figurant sur les faux listings de Clearstream vient s'ajouter son fidèle lieutenant, Brice Hortefeux. Le nom du ministre de l'immigration et de l'identité nationale est en effet apparu, le 18 juillet, sur des fichiers appartenant à M. Gergorin et remis par ses soins aux juges avec sa clé USB. "J'ai été informé vendredi que mon nom apparaissait avec un numéro de compte richement doté et créditeur et j'ai immédiatement décidé de me constituer partie civile", déclare M. Hortefeux.

La semaine dernière, Nicolas Sarkozy s'était agacé des hasards du calendrier judiciaire qui ont fait coïncider l'audition de Jacques Chirac par le juge Alain Philibeaux dans le cadre du dossier des emplois contestés du RPR, et celle de M. Gergorin. Car la première a fait passer au second plan la seconde. "Les cons, ils n'ont pas regardé où il fallait ! ", a t-il lancé devant l'un de ses interlocuteurs à propos de la presse qui rendait compte trop largement, à son goût, des propos de M. Chirac, alors que, selon M. Sarkozy, "la seule information importante est dans la déposition de Gergorin". Celle-ci devait figurer au cœur des questions que les juges d'Huy et Pons entendaient poser à M. de Villepin.

L'enjeu pour lui était de connaître, au-delà de sa mise en examen annoncée, les conditions du contrôle judiciaire que les juges peuvent lui imposer – et notamment celle de sa liberté d'aller et venir hors du territoire national – dont dépend sa reconversion professionnelle.

 

Mon avis

C'est extraordinaire de voir aujourd'hui un ancien 1er Minsitre mis en examen... L'affaire est grave et j'espère que de vraies sanctions tomberont ! Et puis, souhaitons que la Justice poursuivra également d'autres affaires en cours mettant en cause une ancienne grande personnalité politique ayant fraudée....

vendredi 27 juillet 2007, a 11:26
MISSION ABEILLE
 

La célèbre police montée du Canada s'est vue confier une mission inhabituelle : retrouver un essaim d'abeilles qui s'est enfui à la suite d'un coup d'Etat au sein de sa ruche.
"L'apiculteur est venu nous trouver pour nous dire qu'il avait perdu 30.000 à 40.000 abeilles", a déclaré jeudi Cheryl Decker, porte-parole de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) à Shelburne dans la province de Nouvelle Ecosse sur la côte atlantique.
"Il est venu nous dire que l'essaim avait été aperçu pour la dernière fois près d'un établissement de restauration rapide à la lisière de la localité et nous a demandé notre aide pour le retrouver", a ajouté Mme Decker, précisant que "c'était la première fois qu'on faisait appel à police fédérale pour retrouver des abeilles".
L'apiculteur, Rodney Dillinger, a expliqué à l'AFP que la colonie était sans doute "stressée" et que les ouvrières en avaient assez de leur reine. Elles l'ont amenée par ruse à donner naissance à une nouvelle reine qui a pris le contrôle de la ruche et ont envoyé leur ancienne dirigeante en exil.
Mais la moitié de la ruche est partie avec la reine déchue "à la recherche d'une nouvelle demeure", a ajouté M. Dillinger.
Ce genre de phénomène n'est pas exceptionnel, note l'apiculteur mais il veut retrouver ses abeilles dont il affirme qu'elles sont inoffensives, craignant que l'essaim voyageur ne connaisse un mauvais sort.

jeudi 26 juillet 2007, a 10:33
"MON LIVRE N'A RIEN A VOIR AVEC L'AFFAIRE COURJAULT"
 

Mazarine Pingeot est sortie de son silence, mercredi, pour répondre aux détracteurs de son prochain livre «Le cimetière des poupées», à paraître aux Editions Julliard le 22 août. La fille de François Mitterrand s’«étonne» de la polémique née autour de son roman, alors qu'un comité de soutien à la famille Courjault s'indigne de similitudes avec l'affaire des bébés congelés.
«Ni un documentaire, ni une enquête journalistique»
«Je conçois les angoisses de Mme Courjault et je trouve ça tout à fait légitime», a déclaré la romancière sur France Info. Mais «le livre n'a rien à voir avec cette affaire. Je n'ai absolument pas voulu faire quelque chose d'historique, ni un documentaire, ni une enquête journalistique», assure-t-elle.
L'ouvrage met en scène une femme qui, du fond de sa prison, écrit une longue lettre à son mari pour tenter de lui expliquer comment elle en est venue à tuer leur enfant et à cacher le corps dans un congélateur. Mazarine Pingeot, actuellement enceinte de son deuxième enfant, explique avoir voulu explorer ce qui peut passer dans l’esprit d’une femme à ce moment-là.
Parution non reportée
Geneviève Courjault, la mère de Jean-Louis, a envoyé il y a un mois une lettre à l'éditeur pour s'indigner et demander que le livre ne sorte pas avant la fin de l'instruction. Une pétition lancée en ce sens avait déjà recueilli dimanche près de 200 signatures. Les éditions Julliard ont rétorqué qu’«au nom du principe inviolable de la liberté d’expression, Mazarine Pingeot (...) a le droit de s’emparer d’un événement qu l’a particulièrement touchée». Le livre paraîtra donc bien le 22 août.
«Je sais ce que c'est que d'entrer dans la vie privée des gens pour en faire étalage. Ç'aurait été la dernière démarche à laquelle j'aurais pu procéder», ajoute la fille de l’ex-Président, soulignant qu’une telle polémique aurait sans doute été évitée si elle ne s’appelait pas Mazarine Pingeot.

jeudi 26 juillet 2007, a 10:30
ROBERTO ALAGNA FIDELE A ORANGE POUR LA 9EME FOIS
 

Le ténor Roberto Alagna est fidèle aux Chorégies d'Orange qui ont largement contribué à lancer sa carrière internationale au début des années 1990 et cette année il y chante le rôle-titre du "Trouvère", opéra de Verdi considéré dès sa création en 1853 comme le "triomphe de la mélodie" et un "prodige de la nature".
Une nouvelle production de l'ouvrage s'y prépare avec lui et sera donnée les 28 et 31 juillet dans le théâtre antique de plein air d'Orange (8.300 places) qui s'apprête à jouer à guichets fermés. La deuxième représentation du 31 est retransmise, en direct à partir de 21H30, par France Musique et par France 2 qui dédie sa soirée à Roberto Alagna.
C'est la neuvième fois que le populaire ténor français participe aux Chorégies qui l'ont programmé également pour les 2 et 5 août 2008, dans le rôle-titre du "Faust" de Gounod, sous la direction de Michel Plasson et dans une mise en scène de Nicolas Joël.
De Verdi, à Orange, Roberto Alagna a déjà interprété Alfredo de "La Traviata" en 1993, le duc dans "Rigoletto" (1995), le "Requiem" (2001) et Radamès d'"Aïda" l'an dernier.
Le chef italien Gianandrea Noseda qui dirigera l'Orchestre national de France pour "Le Trouvère" est en revanche inconnu à Orange.
Le metteur en scène marseillais Charles Roubaud a déjà été, quant à lui, programmé six fois ici et il connaît les contraintes du mur acoustique du théâtre romain.
"Sans transformer le mur en écran de cinéma", ce dernier a fait appel à la vidéo avec des "images inspirées par les toiles du peintre-scénographe Jean-Noël Lavesvre", pour régler un spectacle certes "moyenâgeux", mais "assez esthétisant et épuré, sans armures ni cottes de mailles", commente-il.
"Nous restons fidèles, ajoute-t-il, au contexte historique du livret qui situe l'action, passablement embrouillée, au XVe siècle, et qui est l'explosion tardive d'un certain esprit chevaleresque et qui s'exprime dans un jaillissement d'idées mélodiques".
Outre Roberto Alagna en Manrico le trouvère, la distribution réunit dans les rôles féminins la soprano américaine Susan Neves (Léonore), la mezzo géorgienne Mzia Noriadze (la Bohémienne Azucena), ainsi que le baryton coréen Seng-Hyoun Ko (le comte de Luna).
Le chef japonais Kazushi Ono et le Philharmonique de Radio France accompagneront en clôture des Chorégies, le 3 août, la soprano américaine Renée Fleming dans un programme franco-italien pour la première participation de la star aux Chorégies.

jeudi 26 juillet 2007, a 10:27
MATT DAMON OBTIENT SON ETOILE A HOLLYWOOD
 

L 'acteur américain Matt Damon a obtenu mercredi son étoile à Hollywood, devenant la dernière personnalité du monde du spectacle en date à être immortalisée sur les trottoirs de la capitale américaine du cinéma.
L'étoile de Damon, la 2.343e enchâssée dans le "boulevard de la gloire" de renommée mondiale, est située à quelques pas de l'entrée du théâtre Kodak, la salle de spectacles où sont remis chaque année les Oscars.
Originaire de Boston (Massachusetts, nord-est), Damon, 36 ans, a quitté ses études dans la prestigieuse université de Harvard pour se consacrer au cinéma, abordé via le théâtre, et a fait ses débuts en 1988 au côté de Julia Roberts dans "Mystic Pizza".
Mais c'est 10 ans plus tard qu'il s'est imposé comme personnalité de premier plan à Hollywood en décrochant avec son ami Ben Affleck l'Oscar du meilleur scénario pour "Will Hunting", film qui lui a aussi valu une nomination à la statuette de meilleur acteur.
Avant de percer, lui etAffleck ont vécu le quotidien des milliers de jeunes qui vivotent à Hollywood en espérant qu'un producteur leur donnera leur chance, s'est souvenu Damon avec émotion, en s'adressant au micro aux centaines d'admirateurs venus assister à la cérémonie.
"Ben et moi vivions dans un appartement vraiment très délabré à cinq rues d'ici et nous avions l'habitude de venir ici pour regarder toutes ces étoiles", s'est souvenu la star: "j'espérais, je rêvais que cela (m')arrive".
Depuis le début de sa carrière, Damon a tourné avec les plus grands réalisateurs, comme Francis Ford Coppola, Steven Spielberg, Martin Scorsese ou encore Steven Soderbergh, qui l'a employé au côté de George Clooney et Brad Pitt dans "Ocean's 11" et ses deux suites.
La cérémonie de mercredi intervient alors que Damon incarne pour la troisième fois l'espion amnésique Jason Bourne dans "La vengeance dans la peau" adapté de l'oeuvre de Robert Ludlum et tourné par Paul Greengrass, qui sort début août aux Etats-Unis.

jeudi 26 juillet 2007, a 01:15
MICHEL ROCARD, LE RETOUR...
 

Dans un entretien à Paris-Match à paraître jeudi 26 juillet, l'ancien premier ministre Michel Rocard a confirmé avoir demandé à Ségolène Royal de retirer sa candidature à la présidentielle pour prendre sa place, au motif qu'"elle était fichue". Aux journalistes qui l'interrogeaient sur la réalité de ce qui était jusqu'à présent une rumeur, Michel Rocard a répondu : "Bien sûr ! C'était à la veille du blocage des parrainages des maires pour la liste des candidats [en mars 2007]."  Selon M. Rocard, "il n'y avait plus rien à faire, elle était fichue, c'était visible". "Je savais que je restais toujours parmi les cinq ou six socialistes en tête des sondages, ajoute-t-il. C'était une possibilité d'éviter la défaite. Mais il était peu probable qu'elle dise oui." A en croire le député européen, la candidate lui a répondu que "si elle se désistait, ce serait au profit du premier secrétaire" François Hollande. "Une sottise", a-t-il ajouté. L'anecdote avait été rapportée dans un livre d'entretiens, avec le journaliste Gérard Leclerc, du député PS Claude Bartolone, paru fin juin (Une élection 'imperdable', éditions de l'Archipel).
 "JE NE PEUX PAS DIRE QUE LA DÉFAITE AIT ÉTÉ UNE SURPRISE"

Si l'ex-premier ministre de François Mitterrand a dit ne pas vouloir "s'exprimer sur Ségolène Royal", il a glissé que "le charme et l'innovation ne jouent en rien (...) pour aider à la paix au Moyen-Orient ou à la stabilisation du dollar et de l'euro". Il a aussi estimé que si Dominique Strauss-Kahn avait été le candidat socialiste, "au moins, la défaite n'aurait pas été certaine".

Parlant de manière allusive du projet du PS pour la présidentielle et de celui de la candidate, Michel Rocard a déclaré : "Compte tenu de ce que l'on a osé appeler un programme, je ne peux pas dire que la défaite ait été une surprise. Tout candidat appuyé sur un projet insortable aurait subi le même sort." Selon lui, le PS "a produit un discours collectif inconséquent et disparate" car "la gauche française ne s'est toujours pas défaite de son rêve d'économie administrée". "Il faudra des années pour construire une pensée critique de l'économie de marché", a-t-il ajouté.

 

Rocard "effrayé" de la politique économique de Sarkozy

Michel Rocard s'est dit "plutôt rassuré par le nouveau style que donne le président Sarkozy – avec ses initiatives bizarres – à la politique politicienne (...)". "Mais je suis très effrayé par sa ligne économique et financière", a-t-il ajouté. "Nicolas Sarkozy a eu raison de rechercher quelque chose qui puisse déclencher un petit surplus de croissance. Mais sa technique, celle du dégagement de l'impôt pour les plus riches – qui sont ceux qui consomment le moins – n'est pas la bonne. Ce cadeau de 13 milliards d'euros n'aura pas le moindre effet sur la consommation. Je suis très inquiet", a-t-il conclu.

mercredi 25 juillet 2007, a 14:20
SEGOLENE ROYAL
 

Interrogée sur son absence au congres national du Parti Socialiste samedi, Ségolène Royal répond : « j’avais des obligations dans ma région et ça m’a fait plaisir, après ce long temps de campagne nationale de retrouver mes bases. Et je trouvais que c’était bien de ne pas être là puisqu’il s’agissait de faire le bilan de l’élection présidentielle. J’ai trouvé que la parole avait le droit d’être libre, je crois qu’elle l’a été, avec les points forts et les points faibles, mais le fait que tout ait pu être dit permet de se tourner vers l’avenir. »
A propos du calendrier, elle estime que « c’est une bonne chose qu’il soit là, ce qui est important maintenant, c’est de savoir comment nous allons le remplir et je crois que l’énergie qui s’est déployée dans le pays lors des élections présidentielles et lors des élections législatives aussi, les 17 millions d’électeurs qui sont venus vers la gauche, aujourd’hui attendent très fortement que cette énergie puisse continuer et c’est pourquoi j’appelle tous les socialistes qui sont déjà 300 000, plus tous ceux qui ont envie, à réfléchir avec nous à la façon dont on peut répondre aux défis qui se posent à la France, aux Français aujourd’hui, car les problèmes demeurent : la question du chômage, la mondialisation, la baisse du pouvoir d’achat, la dette, les déficits sociaux, comment est-ce que la fiscalité peut être juste, et la question centrale pour les socialistes et pour la gauche, c’est notre question de toujours, c’est de savoir comment on peut lutter contre les inégalités en permettant à chacun de réussir sa vie avec la garantie d’une égalité des chances. »
Ségolène Royal revient sur ses propos de la semaine passée sur les idées émanant du Parti Socialiste qu’elle a dû défendre pendant la campagne et explique :«Je sais que la déclaration que j’ai faite a surpris, pourtant, je l’ai toujours dit, je crois qu’on ne peut plus présenter de projet par slogan et qu’il faut écouter les gens et sur un sujet comme celui des 1500 euros bruts, pendant les débats participatifs, j’ai entendu ceux qui pensaient que c’était pour tout de suite et qui n’y croyaient pas et ceux qui ont compris que c’étaait pour dans cinq ans et qui se disaient que ce n’était pas très généreux, donc je veux dire par là qu’aujourd’hui, la tâche des socialistes, c’est de faire en sorte que chaque proposition annonce bien la façon dont elle est financée, la façon dont elle est mise en œuvre et la façon dont elle répond concrètement aux préoccupations des gens. Il faut que les socialistes aient le courage de remettre en cause un certain nombre de dogmes et de slogans pour vraiment inventer le socialisme du réel et du 21ème siècle. »

mercredi 25 juillet 2007, a 10:12
FESTIVAL DE SALZBOURG 2007
 

L e Festival de Salzbourg tiendra à partir de vendredi et jusqu'au 31 août son édition 2007, programmée par un nouveau directeur, l'Allemand Jürgen Flimm, qui parie pour commencer sur des opéras jamais ou rarement donnés ici et des créations théâtrales.
En 2006, année du 250e anniversaire de la mort de Mozart, la manifestation avait consacré son programme lyrique au génie du pays et à ses 22 oeuvres ou fragments scéniques, jonglant ainsi avec des records de budget (plus de 50 millions d'euros) et de fréquentation (environ 240.000 billets délivrés).
En 2007, ce mélange unique et prodigue, sur cinq semaines, d'opéras, de spectacles de théâtre et de concerts, qui constitue l'un des plus grands festivals au monde, retrouve une affiche très diverse.
Les ouvrages proposés ont en commun de s'inscrire dans une thématique (cette année "le côté nocturne de la raison"), premier apport visible de Jürgen Flimm, 66 ans, qui succède à son compatriote Peter Ruzicka comme intendant et directeur artistique.
Formant un large éventail de musiques (du classicisme à la création contemporaine en passant par le répertoire du XIXe siècle), de cultures et de langues (allemand, français, italien, russe), la programmation est originale pour Salzbourg.
A l'exception du "Monde de la lune", aucun opéra de Haydn n'avait été monté, curieusement, dans cette terre mozartienne. La première samedi d'"Armide", sous la direction musicale du Britannique Ivor Bolton et dans une mise en scène de l'Allemand Christof Loy, est donc un petit événement.
"Eugène Onéguine" de Tchaïkovski entrera au répertoire salzbourgeois le lendemain sous la baguette de l'Israélien Daniel Barenboïm et dans un spectacle de l'Allemand AndreaBreth.
Autre grand de la direction d'orchestre, le Russe Valery Gergiev veillera à partir du 10 août sur un Berlioz inédit ici, "Benvenuto Cellini", en compagnie du vidéaste allemand Philipp Stölzl.
Auparavant (première le 3 août), le "Freischütz" de Weber, monument du romantisme allemand, aura retrouvé un festival qu'il avait déserté depuis 1954.
Mozart sera à l'honneur à deux reprises seulement, l'une très attendue ("Les Noces de Figaro" ensorcelantes de l'Allemand Claus Guth, cependant sans le chef autrichien Nikolaus Harnoncourt, remplacé par le jeune Britannique Daniel Harding), l'autre plus anecdotique (diptyque "Le Directeur de théâtre/Bastien et Bastienne" par les Marionnettes de Salzbourg).
Flimm a en outre inscrit dans sa programmation lyrique un spectacle qui s'annonce inclassable, "Requiem pour une métamorphose" de l'artiste flamand iconoclaste Jan Fabre (création mondiale le 26 août).
Autre choix plutôt novateur, conforme aux goûts de l'intendant Flimm, celui du Belge Luk Perceval pour "Molière. Une passion" (première le 30 juillet).
Coréalisé avec la RuhrTriennale, festival que Flimm dirigeait en Allemagne jusqu'en 2007, un spectacle de théâtre musical ("Vin nouveau d'Italie", création mondiale le 19 août) mis en scène par le turbulent Suisse Christoph Marthaler honorera Giacinto Scelsi, grand compositeur italien du XXe siècle, par ailleurs évoqué lors de huit concerts.
Enfin, Salzbourg sera un grand carrefour orchestral, avec comme toujours une forte présence du Philharmonique de Vienne (cinq concerts) et pour la première fois une résidence du West-Eastern Divan Orchestra, la formation de jeunes pour la paix israélo-arabe dirigée parBarenboïm.

mardi 24 juillet 2007, a 10:15
SARKOZY IMPERATOR
 

 

"Je l'ai dit pendant la campagne électorale, ces infirmières bulgares sont françaises" Nicolas Sarkozy.

 

Monsieur le Président, je félicite la France pour sa participation active à la libération de ces femmes emprisonnées depuis 8 ans, et condamnées à mort par la Lybie.

Cependant, si ces infirmières blugares sont "françaises", j'aimerai vivement que vous agissiez TRES RAPIDEMENT sur l'état deS hopitaux en France, et sur les conditions de travail du personnel soignant et notamment NOS INFIRMIERES !

Au regard de votre intervention télévisée, j'ai l'impression de voir le petit-frère de G.W. Bush, se positionnant comme le sauveur du monde.

Je souhaiterai que vous puissiez ENFIN travailler sur des dossiers nationaux en instance depuis plus de 8 ans (santé, éducation, pouvoir d'achat...) et pas seulement nous en mettre plein la vue avec le bouclier fiscal... qui on le sait tous, ne profitera qu'aux gens fortunés !

 

Bonne journée et vive les infirmières bulgares libérées !

mardi 24 juillet 2007, a 09:56
JULIEN & LA NOUVELLE STAR 2007
 

Rencontre avec le gagnant de La Nouvelle star,
le Nîmois Julien Doré

Depuis votre succès à l'émission télé La Nouvelle star, votre vie a-t-elle changé ?
Ma vie, non. Le rythme de vie, oui, avec la préparation de l'album. Pour ce projet, on a créé une sorte d'équipe avec une ligne de conduite qui permet à tous de travailler ensemble, sans pour autant se renier les uns les autres. Je ne supporte pas en effet de faire des concessions trop brutales. Il faut donc que cela me corresponde, que je me sente touché.

Est-ce à dire que vous allez rompre avec vos amis de Dig up Elvis et ceux de The Jean Dormesson's ?
Non. Je ne parle pas de musiciens mais d'équipe de production, de label. Je pense aussi à des rencontres artistiques avec des gens qui peuvent peut-être m'écrire des choses. Maintenant, avec mon groupe, Dig up Elvis, c'est autre chose. On va continuer à bosser ensemble sur notre son qui est un son indépendant. On devrait faire des concerts à Paris. Mais cela sera différent de l'album qui va être amené. Il s'agit de deux choses différentes que je veux préserver.


Vous travailler donc sur ce premier album. Pouvez-vous nous en parler ?
Pour l'instant, je suis dans la phase d'écriture. Il est donc encore trot tôt pour en parler. Il est vrai toutefois que je veux rompre avec le concept de l'émission, basé sur la réinterprétation de titres. D'autant qu'avec mon autre groupe, The Jean Dormesson's, on poursuit, toujours dans la reprise de morceaux, qu'on rend plus rock and blues. Sur le futur album, il y aura uniquement des titres nouveaux, des compos. J'aimerais d'ailleurs travailler avec des artistes comme Syd Matters ou Hermann Düne ou encore avec des auteurs compositeurs tels Arthur H ou Bashung.


Vous semblez vouloir vous démarquer complètement de La Nouvelle star...
Je ne veux pas être estampillé à vie Nouvelle star. J'ai juste participé à une émission de télé qui m'a permis de m'exprimer de manière indépendante. Je ne pensais pas aller jusqu'au bout. Je n'ai rien volé à personne. J'ai juste fait mes preuves sur scène.
Maintenant, pour mon album, je ne veux pas que cela soit rattaché à l'émission. C'est différent. Même si je reconnais que, grâce à La Nouvelle star, j'ai pu rencontrer des gens intéressants, qui m'ont fait confiance et qui m'ont permis de me lancer.


Depuis votre succès, avez-vous l'impression qu'on vous porte un autre regard ?
Il est vrai qu'il y a eu un certain regard pendant l'émission. Maintenant, j'ai hâte de savoir si du regard on peut passer vers une écoute. C'est important. J'espère que le public aura envie d'écouter l'album qui sera fait et finalement de me découvrir.


On dit que vous vous installez à Paris...
Effectivement, avec tous les projets, dont la sortie fin août de mon premier single, la reprise de Lolita, je suis obligé de quitter Nîmes pour Paris. Je devrais déménager après la tournée de cet été, qui a débuté le 14 juillet dernier...


Avez-vous plaisir à retrouver vos anciens camarades de La Nouvelle star ?
Oui, même si je m'entends mieux aujourd'hui avec le programmateur musical, le producteur, ou encore Christophe Willem, que j'ai rencontré sur la fin de l'émission. Il a une vraie vision de ce qu'il veut faire. Il me donne pas mal de conseils, pas nécessairement artistiquement mais plus dans la manière de gérer sa carrière. C'est sympa d'avoir l'appui de quelqu'un qui est passé par là juste avant vous.

lundi 23 juillet 2007, a 10:00
LES CHIFFRES DE L'OPERA DE PARIS
 

 

776.000 spectateurs (ou dix fois le Stade de France, si vous préférez) ont assisté au Palais Garnier, l’Opéra Bastille et l’Amphithéâtre Bastille aux 388 représentations lyriques et de ballet de la saison 2006-2007 de l'Opéra National de Paris. Soit un taux de remplissage de 96,5% et une recette de billetterie de 47,5 millions d’euros. De quoi rendre heureux les 1595 membres du personnel de l’Opéra. A la saison prochaine !

lundi 23 juillet 2007, a 09:56
LA GUERRE DES CLANS CHEZ LES HERITIERS DE RICHARD WAGNER
 

L'ouverture mercredi du 96e festival de Bayreuth, consacré à l'exécution des 10 principaux opéras de Wagner, pourrait être déterminante dans la bataille qui déchire les descendants du compositeur pour décider qui, à l'avenir, dirigera le prestigieux festival.
Fondé par Richard Wagner lui-même en 1876 (soit sept ans avant sa mort), le festival est actuellement dirigé par son petit-fils Wolfgang, 87 ans, qui s'est autoproclamé son "directeur à vie".
Ce dernier souhaite passer le relais à sa fille Katharina Wagner, 29 ans, issue d'un second mariage alors que la Fondation Richard Wagner, qui gère le festival, a déjà nommé à ce poste sa fille aînée Eva Wagner-Pasquier, 69 ans.
Wolfgang, qui dirige le festival depuis 1951, a affirmé qu'il se retirerait seulement lorsque Katharina sera en âge de lui succéder.
Katharina, qui s'est lancée dans la production des oeuvres de son arrière grand-père en 2002, inaugurera cette nouvelle saison mercredi avec une nouvelle production des "Maîtres chanteurs de Nuremberg". Le festival, pour lequel les aficionados attendent parfois des années pour obtenir des billets, se terminera le 28 août.
Katharina, qui sait que ses chances de s'imposer dépendront en grande partie du succès des "Maîtres chanteurs", a déjà laissé entendre qu'elle était prête à assumer la succession.
"Je ne me mets pas en avant comme successeur. Mais si les actionnaires concluent un accord et si je suis d'accord avec les conditions posées, alors je suis prête" à accepter la direction du festival, a-t-elle récemment affirmé à la presse.
La guerre de succession dure depuis maintenant plus de 10 ans.
Wolfgang et son frère Wieland avaient conjointement dirigé le festival après la Seconde guerre mondiale - marquée par la compromission de leur mère, Winifred, avec le régime nazi et Adolf Hitler en particulier - jusqu'à la mort de Wieland en 1966.
Depuis lors, Wolfgang a dirigé seul Bayreuth, mais son style autocratique et son refus obstiné de démissionner, qui ont engendré un certain immobilisme artistique, sont très critiqués, y compris par de grands artistes, telle la cantatrice allemande Waltraud Meier, qui a décidé de ne plus mettre les pieds sur la scène de Bayreuth tant que durera le règne du "patriarche".
La fille de Wieland, Nike, une musicologue, est depuis longtemps prétendante à la direction du festival, tout comme Eva Wagner-Pasquier, qui peut se prévaloir de son travail en tant que conseillère artistique du Festival d'Aix-en-Provence, en France.
Eva jusqu'à présent s'est refusée au moindre commentaire, tandis que Nike accusait sa cousine Katharina de manquer à la fois d'expérience et de créativité.
Lui confier la direction du festival reviendrait "à remplir une outre neuve avec du vin vieux", a-t-elle notamment affirmé.
Interrogée sur son relatif manque d'expérience et sur la possibilité de lui confier la direction du festival en tandem avec une personnalité plus expérimentée, Katharina a fait preuve de réserve.
"J'ai toujours dit qu'une solution en équipe est une possibilité. Je n'y suis pas opposée". Mais "je ne suis pas prête à accepter toutes les suggestions simplement dans le but d'obtenir le titre de directrice du festival. Mon seul souci est d'assurer sa qualité", a-t-elle déclaré au journal Münchner Merkur.
Interrogée sur le point de savoir si seuls les descendants de Wagner étaient habilités à diriger le festival, elle est restée évasive: "Je n'ai pas de réponse nette là-dessus", a-t-elle dit.
"Si un Wagner n'est pas qualifié pour diriger Bayreuth, alors Bayreuth ne fonctionnera pas. Dans ce cas, certes, un M. Müller ou un M. Meier devraient le diriger. Mais le lien entre Bayreuth et Wagner demeure la solution la plus attractive, la plus effective aussi", a-t-elle souligné.

dimanche 22 juillet 2007, a 11:50
LE TENOR JERRY HADLEY EST DECEDE
 

Le ténor américain Jerry Hadley (55 ans) est décédé le mercredi 18 juillet 2007. L’artiste avait été hospitalisé dans un état grave au Saint Francis Hospital de Poughkeepsie (New-York) à la suite de d’une tentative de suicide qui l’avait laissé gisant dans sa chambre, une balle dans la tête. Après avoir été sous assistance neurologique, son état était jugé comme extrêmement sérieux.

On se souvient que le ténor avait récemment fait la une des journaux, quand la police l’avait trouvé, dans un état second, assis et adossé à une roue de sa voiture. Sous l’emprise de l’alcool et de médicaments, le ténor avait été accusé de conduite en état d’ivresse. Puis, l’affaire avait été classée sans suite. Dernièrement, Jerry Hadley affrontait de gros problèmes financiers et allait être mis en faillite personnelle. En traitement pour dépression, il était sous contrôle médical.

 Triste aventure pour un ténor dont la voix extrêmement fluide avait enchanté Beverly Sills qui l’avait engagé dans plusieurs productions du New York City Opera. Chanteur adulé de Leonard Bernstein, le compositeur l’avait choisi pour chanter le rôle-titre de son Candide. En outre, la voix lyrique et joliment agile de Jerry Hadley s’est illustrée dans nombre d’enregistrements.

 En Mai dernier, la scène de l’opéra de Brisbane en Australie l’applaudissait dans le rôle de Pinkerton (Madama Butterfly). Ceux qui l’ont entendu ces dernières années sont unanimes à dire que malgré ses années d’absence de la scène lyrique, sa voix n’avait pas changé, accusant au contraire une profondeur et une maturité plus grande encore qu’auparavant.

 La carrière de Jerry Hadley débute en 1976 à l’Opéra de Lake George. En 1981, après trois saisons passées au New York City Opera, sa carrière internationale commence au Festival de Glyndebourne, puis des prestations au Covent Garden de Londres. C’est le départ d’une carrière qui le conduira sur les plus grandes scènes lyriques du monde. La Scala de Milan, le Festival de Salzbourg, l’Opéra Bastille figurent parmi ses titres de gloire. Au Metropolitan Opera de New York, le public a pu l’applaudir dans The Rake’s Progress, Cosi fan Tutte, L’Elisir d’Amore, La Traviata, La Flûte Enchantée...

 Alors que la notoriété de Luciano Pavarotti semblait interdire à quiconque de s’attaquer à La Bohème de Giacomo Puccini, Jerry Hadley y oppose un merveilleux démenti dans l’enregistrement live qu’il grave en 1987 sous la baguette superbe de Leonard Bernstein. L’écoute de son aérien Che gelida manina saura garder ce beau ténor à son art.

dimanche 22 juillet 2007, a 10:34
UNE TOSCA "TECHNOLOGIQUE"
 

Un oeil gigantesque figurant passion, pouvoir et mort a dominé une forte production très théâtrale et "réussite technologique" de l'opéra de Puccini "Tosca", jeudi soir au Festival de Bregenz (ouest).
La première très attendue en Autriche de cette oeuvre autour de Tosca, victime d'un drame de jalousie et de tyrannie (la superbe Nadja Michael), a été ovationnée par 7.000 spectateurs en plein air au bord du Lac de Constance.
De plus, un demi-million de téléspectateurs en Autriche et en Allemagne ont assisté en direct (sur ORF2 et Sat3) au spectacle, heureusement épargné par l'orage.

Deux points forts marquent la mise en scène de Philipp Himmelmann. D'abord un décor immense de 50 mètres de large et de 25 mètres de haut avec un oeil observant tout, tel le "Big Brother" d'Orwell, que symbolise dans la pièce Scarpia (Gidon Sachs), le policier tortionnaire. La pupille est mobile, comme d'autres éléments de l'énorme scène lacustre.
D'autre part les acteurs sont montrés en différents lieux sur un grand écran vidéo. Enfin un système acoustique (BOA- Bregenz Open Acoustics) donne au public au bord de l'eau (comme jeudi soir la chanteuse pop Tina Turner et le chancelier autrichien Alfred Gusenbauer) l'impression d'être dans une salle.
Une "réussite", estime l'agence APA, selon qui "on en prend plein les yeux avec une représentation impressionnante" sur les eaux duLac de Constance.
La critique de Radio Vorarlberg/ ORF fait état d'une réaction mitigée à cet "événement virtuel" car "la mise en scène très rock a provoqué l'enhousiasme d'un jeune public habitué à la vidéo, mais un rejet d'amis puristes du Bel Canto".

Pour le quotidien viennois Der Standard, Bregenz sait en tout cas "par expérience marier les scènes intimes et le spectacle en XL".
Moins enthousiaste pour le ténor serbe Zoran Todorovitch qui incarne le peintre Cavaradossi, amant de la Tosca, le journal salue la "voix profonde" de Gidon Sachs qui rend bien "la brutalité narcissique" de Scarpia, ainsi que "l'intensité" de Nadja Michael.
La mezzo-soprano allemande passée soprano a séduit le public par sa prestation et son physique d'ancienne nageuse aux grands yeux bleus.
Ce festival de musique, le second d'importance en Autriche après Salzbourg, a été formellement ouvert mercredi par une représentation acclamée, comme déjà à Aldeburgh (Angleterre), de l'opéra "Mort à Venise", oeuvre de vieillesse de Benjamin Britten. Le compositeur britannique est à l'honneur dans la 62e édition des "Bregenzer Festspiele".

Vingt-quatre représentations du chef d'oeuvre de Giaccomo Puccini, avec l'orchestre symphonique de Vienne sous la baguette de Ulf Schirmer, sont prévues jusqu'à la fin du festival le 19 août(www.bregenzerfestspiele.com).

samedi 21 juillet 2007, a 18:57
MERCI GOOGLE EARTH...
 

Le fisc de la province de Buenos Aires, en Argentine, va se servir des images satellites diffusées par le site internet Google Earth pour vérifier si les propriétés déclarées correspondent bien à la réalité et confondre ainsi les fraudeurs, rapportait la presse vendredi.
Le sous-secrétaire du Trésor public de la province de Buenos Aires, Santiago Montoya entend vérifier depuis les airs que la taille des propriétés déclarées par les contribuables coïncide bien au montant d'impôts qu'ils versent. Il veut également s'assurer que les propriétés n'ont pas connu de modifications correspondant à une augmentation de patrimoine.
M. Montoya, qui entend se livrer à "une véritable guerre" contre l'hémorragie fiscale, a déjà eu recours à de multiples mesures pour tenter de changer la mentalité en Argentine où la fraude est élevée.
20% des fraudes concernent l'impôt immobilier.

vendredi 20 juillet 2007, a 09:16
560 KG...
 

Un Mexicain de 41 ans apparaîtra dans le livre Guinness des records 2008 comme l'homme le plus gros du monde, avec un poids de 560 kg, et pourrait également détenir dans l'édition suivante celui de la perte de poids la plus importante: plus de 200 kg.
Manuel Uribe a confié qu'il avait reçu un certificat de Guinness à son domicile de Monterrey (nord du Mexique). "Ca y est on me l'a donné, je l'ai entre mes mains (...) Je suis heureux d'être dans le Guinness comme l'homme le plus obèse du monde et je suis heureux car j'ai perdu plus de 200 kg", a-t-il dit à l'AFP.
En 2006, il avait demandé une aidemédicale pour ne pas succomber à son obésité, maladie dont il souffre depuis 20 ans. En un an, il a perdu plus d'un tiers de son poids, grâce à un régime strict et un traitement médical personnalisé.
Manuel Uribe n'est pas capable de marcher et vit reclus dans sa maison, où sa mère veille sur lui. Jusqu'à l'âge de 22 ans, il travaillait aux Etats-Unis et pesait alors 130 kg pour 1 m 94.

Au Mexique, près de la moitié de la population souffre d'obésité ou de surpoids. Le Mexique se situe en deuxième position au classement mondial derrière les Etats-Unis, selon le ministère mexicain de la Santé.

jeudi 19 juillet 2007, a 11:07
GREENPEACE CHERCHE DES VOLONTAIRES POUR POSER NUS
 

Greenpeace a annoncé mercredi être à la recherche de quelques centaines de personnes acceptant de poser nues sur un glacier des Alpes suisses pour le photographe Spencer Tunick en faveur d'une campagne sur le réchauffement climatique.

Connu pour ses photographies spectaculaires de foules nues mises en scène dans des lieux publics, Spencer Tunick s'est associé à l'organisation écologiste pour attirer l'attention du public sur la fonte des glaciers.

Selon Greenpeace, "l'installation symbolise la vulnérabilité des glaciers et la fragilité du corps humain".

"Les photos de cette installation doivent émouvoir la population et la motiver à agir maintenant contre les changements climatiques", a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Pour Markus Alleman, directeur de la campagne de Greenpeace Suisse, "il est temps de remuer les émotions des gens".

"Même si les faits sont clairs, ils ne le sont apparemment pas suffisamment pour faire agir les décideurs", a-t-il ajouté dans un communiqué.

Dans ses précédentes oeuvres, Spencer Tunick a choisi de faire poser ses modèles devant la Biennale à Lyon (2005), sur un pont à Cleveland (Ohio) ou dans une station de métro à New York (2003).

Environ 18.000 personnes nues ont posé pour ce photographe américain sur la place Zocalo de Mexico en mai dernier.

La séance de photo sur le glacier est prévue les 18 et 19 août dans un lieu tenu encore secret.  

mardi 17 juillet 2007, a 11:50
HOMMAGE A CALLAS EN GRECE
 

Le 16 septembre 1977 mourait à Paris la cantatrice grecque, Maria Kalogeropoulou, alias Maria Callas. En attendant une série d'hommages à la rentrée en France, le Festival d'Athènes n'a pas dérogé à sa réputation en célébrant ce trentième anniversaire. Evénement grand public ? Pas sûr, à croire son directeur artistique, Yorgos Loukos : "En Grèce aujourd'hui, la Callas est surtout connue pour avoir été la copine d'Onassis !"

Le coup d'envoi a eu lieu le 1er juillet à l'Odéon d'Hérode Atticus d'Athènes, avec un gala où se produisaient June Anderson, Béatrice Uria-Monzon et la basse grecque, Dimitri Kavrakos, dans quelques grands rôles d'opéras français et italiens que Callas incarna de manière inoubliable (Carmen, La Norma, La Sonnambula, La Traviata).

Il y eut ensuite deux concerts, les 9 et 13 juillet, confiés à la garde montante de jeunes chanteurs grecs. La programmation concoctée par le contre-ténor, Aris Christofellis, donnait à entendre un pan méconnu de la carrière de celle qui n'était pas encore la "Divina" : ses premiers récitals d'étudiante au Conservatoire puis de soliste dans la troupe de l'Opéra d'Athènes dans les années 1937-1945, entre 14 et 22 ans.

Au petit Théâtre d'Epidaure, nous écoutâmes donc des voix bien timbrées au style parfois désuet dans un pot-pourri de Haendel (Atalanta), Rossini (Otello), Gounod (La Reine de Saba), l'Elégie de Duparc, une pléiade de compositeurs grecs et La Paloma, de Sebastian de Yradier.

 

CHAT RÉCALCITRANT

Mais l'acmé fut la Medea, de Cherubini, montée au grand Théâtre en plein air d'Epidaure, rôle que Callas interpréta en 1961, dans la production du peintre Yannis Tsarouchis. Quarante-cinq ans après, l'infanticide magicienne de Colchide rescussitait par la voix tragique d'Anna-Caterina Antonacci.

Les rafales de vent tiède et un petit chat récalcitrant sur le proscenium n'ont pas gâté le beau rituel sur fond de montagnes et de nuit mis en scène par Yannis Kokkos (processions, escalier vertigineux se perdant dans le ciel, costumes d'apparat).

L'acoustique exceptionnelle du Théâtre d'Epidaure n'a rien pardonné aux musiciens de la Cappella Coloniensis dirigés sans charisme par Loukas Karytinos. Pas plus qu'au Jason inconsistant du ténor islandais Jon Ketilsson, dont l'incandescente Italienne Anna-Caterina Antonacci, sans doute la plus belle Médée actuelle, n'a fait qu'une bouchée. Elle a permis de découvrir la mezzo grecque, Enkelejda Shkosa, fort applaudie dans le rôle de la servante Néris.

mardi 17 juillet 2007, a 11:47
DES PRESERVATIFS AU GOUT DE TABAC ET BETEL
 

Une société indienne va prochainement mettre sur le marché des préservatifs au goût d'une chique locale, le paan, faite d'un mélange de tabac et de noix de bétel.

C'est le parfum que préfère les prostituées, beaucoup plus que la banane ou le chocolat (des goûts déjà vendus en préservatifs), a indiqué à la presse locale Sanjeev Gaikwad, un responsable d'une organisation de lutte contre le sida qui a aidé au lancement du nouveau produit.

"La plupart des travailleurs du sexe mastiquent le paan", at-il expliqué, en référence à la chique tonique et astringente formée notamment de feuilles de tabac et de bétel (sorte de poivrier).

Les préservatifs seront vendus par l'entreprise publique Hindustan Latex d'ici la fin de l'année, a précisé le journal Hindustan Times.

mardi 17 juillet 2007, a 00:34
SEGOLENE ROYAL RECONNAIT SES FAIBLESSES...
 

Ségolène Royal a reconnu lundi des "faiblesses" pour expliquer sa défaite à l'élection présidentielle, tout en se montrant décidée à participer à la "rénovation des idées socialistes" autour des valeurs qu'elle défend.

Mme Royal et son équipe se sont retrouvées dans une salle de l'Assemblée nationale pour une première réunion de travail post-élections: le matin avec une trentaine de membres de son équipe de campagne, et l'après-midi pour une réunion élargie aux parlementaires qui l'ont soutenue.

"C'était tout à fait passionnant", a assuré Arnaud Montebourg. Particulièrement dur à l'égard de son parti, il a expliqué qu'il s'agissait d'une "mise en perspective des retards stratégiques accumulés par le PS depuis une dizaine d'années", avec des intervenants extérieurs "qui nous ont regardés sombrer pendant toutes ces années".

"J'ai compris mes forces et mes faiblesses", a confié pour sa part à l'AFP l'ex-candidate, qui a employé plusieurs fois le mot "défaite" qu'elle évite d'ordinaire.

"Certes, nous avons perdu mais nous avons aussi fait des choses extrêmement positives. C'était une belle campagne, on en est fier", a-t-elle ajouté, incluant bizarrement Nicolas Sarkozy dans l'hommage en affirmant que les Français ont été "fiers de cette campagne, fiers de leurs deux candidats".

Côté forces, elle a rappelé que "même s'il y a eu défaite, il ne faut pas renoncer à tout ce qui a fait lever ce formidable élan pendant la campagne", insistant sur les "éléments refondateurs" qui se sont levés: la démocratie participative, la valeur travail, l'ordre juste... "Nous ne devons pas abandonner les raisons pour lesquelles tant de gens nous ont rejoints", a-t-elle déclaré.

Pour elle, "il faut continuer à travailler" sur ces éléments pour "continuer la refondation du parti" et rendre le PS plus "attractif".

Elle a reconnu, côté faiblesses, les difficultés de "traduction" de ces concepts et le "manque de réactivité", notamment à la télévision. Elle a regretté aussi que la "greffe avec le parti" dans la deuxième phase de campagne ait dû se faire "dans l'urgence".

L'ex candidate a indiqué qu'elle allait mettre en place "un groupe de coordination" et "des groupes de travail" autour des valeurs défendues et des "insuffisances des réponses concrètes apportées".

"Ce travail sera mis à disposition du parti socialiste", a-t-elle affirmé, précisant qu'une première synthèse en sera faite le 25 août à la Fête de la rose de Melle (Deux-Sèvres).

Elle a assuré qu'elle viendrait "régulièrement" restituer le produit de ces réflexions collectives devant "les instances du parti", en particulier "devant le bureau national du PS".

Mme Royal a confirmé qu'elle participerait à l'université d'été du PS, du 31 août au 2 septembre. "Mon action se situe à l'intérieur du Parti socialiste", a-t-elle martelé.

"J'ai confiance, je suis optimiste, nous allons reconstruire, nous allons rénover, accompagner la société française, répondre au désarroi et aux attentes des militants", a lancé Mme Royal, ajoutant à leur adresse : "Ne soyez pas désemparés !".

"Je suis là et bien là (...), je serai là et bien là au sein du parti socialiste !", a-t-elle encore déclaré.

Ses codirecteurs de campagne, Jean-Louis Bianco et François Rebsamen, ont relativisé l'échec de 2007 en l'incluant dans une mauvaise période pour la gauche, parlant de la nécessité d'une "analyse idéologique depuis 2002" (Bianco) ou notant que les tendances à l'échec "ne datent pas d'aujourd'hui" et que depuis 1993 "le PS ne vole pas de succès en succès" (Rebsamen).

dimanche 15 juillet 2007, a 21:55
UNE JOLIE MAIN...
 

 

Et vous trouvez ça drôle Monsieur le Président lol

Alors Maud Fontenoy, HEUREUSE ?

vendredi 13 juillet 2007, a 13:08
LE TENOR JERRY HADLEY EST DANS UN ETAT GRAVE
 

 

Jerry Hadley a fait une tentative de suicide mardi dernier aux alentours de 7 heures du matin. Il s'est tiré une balle dans la tête avec une carabine à air comprimé, dans sa maison de Clinton Corners aux Etats-Unis. Jerry Hadley souffre de multiples dommages cérébraux. Selon le New York Times, il est à présent à l'hopitâl entre la vie et la mort avec un pronostic très pessimiste. Le chanteur de 55 ans, qui traversait une période difficile, avait été arrêté l'année dernière à Manhattan pour conduite sous l'emprise de drogues. Mardi, les policiers ont déclaré que Hadley était au bord de la faillite, et était traité par un médecin pour une dépression nerveuse.

Forum Opéra évoque l'artiste en ces termes :
" On rappelle qu’il fut dans les années 80 et 90 l’un des ténors les plus demandés du circuit. On lui doit une interprétation mémorable de Tom Rakewell au Festival de Salzbourg, prestation immortalisée par le DVD. Il avait chanté sur les plus grandes scènes du monde : Scala, Met, Salzbourg, Opéra de Paris. Cet acte terrible met en exergue la souffrance et la solitude de grands chanteurs en fin de carrière, souvent traités avec peu d’égards par les directeurs d’opéras qui les courtisaient quelques années plus tôt. "

vendredi 13 juillet 2007, a 09:37
ON PEUT APPRENDRE A OUBLIER...
 

Le cerveau humain est doté d'un mécanisme permettant d'effacer volontairement des souvenirs traumatisants, selon des travaux publiés jeudi aux Etats-Unis susceptibles de permettre de nouveaux traitements contre la dépression et l'anxiété.

"Nous avons montré dans cette étude que les individus ont la capacité d'apprendre à supprimer sélectivement des mauvais souvenirs de leur mémoire", explique Brendan Depue, un des co-auteurs de cette recherche qui paraît dans la revue américaine Science datée du 13 juillet.

"Nous pensons avoir saisi les mécanismes neuronaux de ce phénomène et espérons que cette découverte ainsi que des recherches futures vont déboucher sur de nouvelles approches thérapeutiques et de nouveaux médicaments permettant de traiter un ensemble de troubles émotionnels", a-t-il ajouté. Ce chercheur en neuro-science à l'Université du Colorado (ouest) a cité à ce sujet les phobies, les comportements obsessionnels ou les états de stress provoqués par une expérience traumatisante.

Pendant une période d'entraînement, les participants ont dû mémoriser 40 paires d'images comprenant un visage humain émotionnellement "neutre" associé à une scène perturbante telle celle d'un soldat blessé, d'une chaise électrique ou d'un accident de la route.

Les sujets ont été ensuite soumis à un exercice pour déterminer si à la vue de l'image "neutre", ils pouvaient se souvenir ou volontairement oublier l'image traumatisante correspondante.

Leur cerveau a été soumis à un IRM (imagerie par résonance magnétique) qui permet de visualiser en temps réel le fonctionnement d'un organe. Selon les chercheurs, le processus de suppression de la mémoire se situe dans le cortex préfrontal, considéré comme "le siège du contrôle des pensées".

Ils ont découvert que deux zones du cortex préfrontal agissent en tandem pour neutraliser l'activité d'autres régions spécifiques du cerveau comme le cortex visuel, l'hippocampe et l'amygdale qui jouent un rôle important dans la mémoire visuelle et l'émotion.

"Les résultats de cette étude montrent que le processus de suppression se produit et intervient sous le contrôle des régions préfrontales du cerveau", écrivent ces chercheurs.

La partie la plus antérieure du cortex préfrontal, qui joue un rôle actif dans le mécanisme de suppression volontaire de la mémoire, représente une caractéristique relativement récente dans l'évolution du cerveau humain, soulignent-ils.

"Cette recherche a montré que les sujets ont pu contrôler leur mémoire émotionnelle en mettant en veilleuse certaines parties de leur cerveau pour empêcher le rappel de souvenirs désagréables", ajoutent ces scientifiques.

Selon eux, cette capacité à oublier est un trait positif dans l'évolution humaine.

Si les chasseurs de l'âge de pierre ayant échappé de peu aux griffes d'un lion en chassant une antilope n'avaient pas pu oublier ces frayeurs, ils auraient cessé de chasser et seraient morts de faim, relèvent ces scientifiques.

Ces chercheurs ont aussi dit ne pas avoir déterminé combien de séances d'entraînement seraient nécessaires pour qu'un soldat par exemple fortement traumatisé par la guerre ou une personne victime d'un grave accident puisse apprendre à volontairement oublier ces expériences.

Cette étude milite en faveur des thèses du père de la psychanalyse Sigmund Freud qui avait parlé il y a déjà plus d'un siècle du concept de mémoire réprimée.

jeudi 12 juillet 2007, a 22:28
HARRY POTTER & L'ORDRE DU PHENIX
 

Alors qu'il entame sa cinquième année d'études à Poudlard, Harry Potter découvre que la communauté des sorciers ne semble pas croire au retour de Voldemort, convaincue par une campagne de désinformation orchestrée par le Ministre de la Magie Cornelius Fudge. Afin de le maintenir sous surveillance, Fudge impose à Poudlard un nouveau professeur de Défense contre les Forces du Mal, Dolorès Ombrage, chargée de maintenir l'ordre à l'école et de surveiller les faits et gestes de Dumbledore. Prodiguant aux élèves des cours sans grand intérêt, celle qui se fait appeler la Grande Inquisitrice de Poudlard semble également décidée à tout faire pour rabaisser Harry. Entouré de ses amis Ron et Hermione, ce dernier met sur pied un groupe secret, "L'Armée de Dumbledore", pour leur enseigner l'art de la défense contre les forces du Mal et se préparer à la guerre qui s'annonce...

 

Mon avis

Excellent ! Un bon film...

Les acteurs ont beaucoup muri et les nouveaux sont excellents. Il y a toujours cette ambiance, cette atmosphère mystérieuse digne du nom du film.

jeudi 12 juillet 2007, a 10:50
JACK LANG VEUT UNE DEMISSION COLLECTIVE
 

Jack Lang, qui a démissionné des instances dirigeantes du PS, a suggéré jeudi sur RTL «une démission collective» de la direction du PS, car le parti «connaît une crise très grave».

«Ce serait plus sain, plus loyal»
«Ce serait plus sain, plus loyal» de revenir devant les militants pour qu' ils tranchent après un débat de plusieurs mois», a-t-il ajouté.
Selon le député du Pas-de-Calais, après la défaite de la présidentielle, «on aurait attendu des dirigeants une autocritique, une analyse». «Après tout, mon exemple pourrait être suivi. Pourquoi ne pas revenir devant les militants? Pourquoi pas une démission collective?», s'est-il interrogé.

«Le meccano des chefferies»
Il a reproché à la direction du PS de chercher à «reconstituer le meccano des chefferies». Jack Lang a réaffirmé avoir «claqué la porte» des instances du PS pour dénoncer «la déloyauté» des dirigeants, notamment du premier secrétaire François Hollande.

Il s’en était déjà pris à ce dernier au moment où il avait retiré sa candidature à l’investiture socialiste pour l’élection présidentielle.


«Amalgame»
Jack Lang a démissionné mercredi après une décision, votée à l'unanimité mardi par le Bureau national du PS, de suspendre des instances dirigeantes tout responsable qui participerait «à titre personnel» à une commission mise en place par le pouvoir en place. Le député du Pas-de-Calais est pressenti pour siéger dans la commission sur une réforme des institutions que Nicolas Sarkozy entend créer.
L'ancien ministre PS a fait la distinction entre participer à une commission et entrer au gouvernement et a accusé les dirigeants du PS d'«entretenir la confusion et l'amalgame».

«Je suis un opposant»
«Je n'entre pas au gouvernement», a-t-il dit même si la question a été «évoquée il y a plusieurs semaines» avec Nicolas Sarkozy.
«Je suis un opposant, j'ai été élu pour être un député de combat et de résistance», a-t-il affirmé, en ajoutant qu'il continuerait «à faire son travail d'opposant» même s'il participait à cette commission sur les institutions.
Jack Lang a fait valoir que dans le passé, le socialiste Michel Delebarre avait été nommée à la commission sur la laïcité créée par Jacques Chirac et que «personne n'avait poussé ces cris d'orfraie».
Il a redit n'avoir pas pris pour l'instant de décision, attendant de connaître «l'ampleur de la réforme», «la composition de la commission» et «les garanties de pluralisme».
 Nicolas Sarkozy doit prononcer jeudi à Epinal un discours sur son projet de réforme des institutions.

mercredi 11 juillet 2007, a 11:38
CHANSON DU JOUR.... BONJOUR !
 

 



mercredi 11 juillet 2007, a 11:12
CONTRE PLUIE ET FROID, BUTTERFLY S'IMPOSE A ORANGE
 

D'abord menacée par la pluie, "Madame Butterfly" de Puccini a surmonté le froid mardi soir au théâtre antique d'Orange pour être finalement chaleureusement accueillie par le public des Chorégies, visiblement ému par un spectacle riche en découvertes.

Samedi dernier, un vent nouveau soufflait au pied du mur romain: l'opéra exotique du début du XXe siècle entrait au répertoire du festival lyrique dans une production associant deux artistes inconnus ici, la metteure en scène française Mireille Larroche et le chef d'orchestre japonais Yutaka Sado.

Mais trois jours plus tard, la fête a bien failli être gâchée par la pluie, qui a retardé d'un quart d'heure le début de la seconde représentation de l'ouvrage.

Les mots projetés sur le mur de scène avant même l'ouverture se télescopent drôlement avec les aléas du temps: "Il peut pleuvoir des graines d'or, au ciel je dis alors, nul besoin de cette pluie".

Mais les rires du public s'évanouissent aussi vite que ces vers d'un poème de la jeune Afghane Latifa prennent leur signification dans la mise en scène sensible de Mireille Larroche, pour qui "monter +Madame Butterfly+ aujourd'hui, pour une femme metteur en scène, est particulièrement émouvant".

L'intéressée avait d'ailleurs souhaité dédier le drame de la geisha Cio-Cio San - surnommée "Madame Butterfly" -, bafouée par un officier américain au point de se faire hara-kiri, "aux femmes qui partout dans le monde sont d'un côté dans des sociétés archaïques et de l'autre en proie aux impérialismes".

"Impérialisme": le mot est lâché, et justifie parfaitement que l'on orne le centre de l'imposant mur de scène - signe de l'antique puissance romaine - du cercle du drapeau nippon, qui rougeoie superbement parfois, alors que la bannière étoilée - symbole de l'empire moderne - flotte non loin de là.

Il y avait un vrai danger pour Mireille Larroche, directrice à Paris d'une compagnie lyrique accueillie dans un lieu minuscule - la Péniche-Opéra - de se perdre dans l'immensité du plateau du théâtre antique, qui "pourrait contenir trois péniches", comme elle s'amuse souvent à le souligner.

Mais la metteure en scène et son décorateur (Guy-Claude François) se tirent d'affaire en balisant le plateau de pagodes miniatures qui luisent joliment dans la nuit provençale, ainsi que d'autres repères visuels (passerelles, gong, rideaux, montants de bois) témoignant sans surcharge d'un goût japonais.

Les bonheurs de la soirée sont aussi vocaux et musicaux. Pour ses débuts à Orange, la soprano américaine d'origine chilienne Veronica Villarroel montre l'adéquation au rôle d'une voix qui pourrait toutefois être mieux projetée.

La mezzo russe Julia Gertseva (la servante Suzuki, d'un beau métal) et le baryton britannique Anthony Michaels-Moore (le consul Sharpless, souverain) se montrent plus à leur aise que le ténor italien Marco Berti (première participation aux Chorégies), qui chante un peu bas le marin Pinkerton.

L'Orchestre de la Suisse romande semble en état de grâce, visiblement comblé sous la baguette lyrique de Yutaka Sado. Après l'entracte, les musiciens accueillent le chef en tapant joyeusement des pieds... et pas seulement pour se réchauffer.

Le spectacle sera diffusé sur France Musique et les autres antennes membres de l'Union européenne de radio (UER) le 21 juillet à 21H30.

mardi 10 juillet 2007, a 11:25
UN TOUR POUR DOMINER LA PLANETE
 

La plus haute du monde, c'est pour bientôt. Fin juillet, la tour de Burj Dubai va dépasser celle de Taipei 101, à Taïwan, qui détient jusqu'ici le record du monde de 508 m de haut. Une victoire pour ses promoteurs, qui visent les 700 m, et changent sans cesse les plans pour semer d'éventuels concurrents. Et une victoire pour Dubaï, qui s'est juré de devenir le nouveau centre du monde. Grâce à cette tour et au quartier qui l'entourera, explique-t-on aux visiteurs qui défilent sur le chantier, la planète va prendre conscience des ambitions de ce petit pays.

Le nouveau centre-ville de Dubaï sera « le kilomètre carré le plus prestigieux sur terre », assure son promoteur, Emaar, géant du bâtiment et bras droit de la famille royale. Le projet revendique « le premier hôtel haute couture au monde », conçu par Giorgo Armani, un boulevard de 3,5 km « destiné à voler la vedette aux Champs-Elysées », des fontaines « à faire pâlir Genève », et un espace vert « aussi grand que Central Park ». Cerise sur le gâteau : le plus grand centre commercial du monde, qui abritera... le plus vaste aquarium au monde. Pour l'heure, la future référence planétaire de l'immobilier est encore un squelette de béton et d'acier qui s'élève d'un trou béant où s'affairent des milliers d'ouvriers. Recrutés en Asie par des sous-traitants, ils travaillent 24 heures sur 24, au rythme d'un étage tous les trois jours. Une course contre la montre pour que la vitrine de l'émirat soit prête en 2008.

lundi 09 juillet 2007, a 14:03
SEGOLENE ROYAL & SON AUTOCRITIQUE
 

Après deux semaines de silence, Ségolène Royal occupe de nouveau le terrain médiatique. Après avoir révélé à l’AFP jeudi dernier qu’elle préparait son come-back pour l'université d'été du Parti socialiste fin août, l’ex-candidate à la présidentielle a annoncé dimanche sur TF1 qu’elle publiera à la rentrée «l'autocritique» de sa campagne.
Dissensions internes au PS
Un constat d’échec qui n’a pas empêché la présidente de Poitou-Charentes d’affirmer que devenir Présidente de la France restait «une possibilité». «Je le sens intimement. Je le pense. Ça veut dire que cette fois il faudra que je me prépare bien plus tôt», a-t-elle souligné dans l’émission «Sept à Huit».
Ségolène Royal a taclé au passage les dissensions internes au PS, qui ont constitué «le principal point de faiblesse» de sa campagne et qui ont perduré après la défaite. «Je n'ai pas entendu d'autres candidats battus subir ce type d'attaques très condescendantes.» C’est pourquoi elle a préféré attendre avant de se livrer elle-même à une autocritique.
L’ex-candidate avait toutefois déjà désavoué en partie son pacte présidentiel en juin dernier, révélant qu’elle n’avait jamais cru au smic à 1.500 euros ni à la généralisation des 35 heures.
Trahison
Interrogée sur sa rupture avec François Hollande, enfin, Ségolène Royal a fait allusion à une trahison au sein du couple : «Il y a des circonstances privées qui font qu'à un moment les choses ne sont plus tenables. Quand on aime et qu'on est trahi, je crois qu'il faut reprendre sa vie en main et dire à un moment c'est plus comme ça que je vois les choses, c'est plus supportable».

lundi 09 juillet 2007, a 10:47
LE DERNIER JOUR D'UN CONDAMNE - ALAGNA
 

Le seul nom de Roberto Alagna a suffi pour remplir d'admirateurs inconditionnels de ce populaire ténor français, le Théâtre des Champs-Elysées (TCE) à Paris dimanche soir, avec un titre d'opéra au sujet grave, "Le dernier jour d'un condamné".

Cette création mondiale (en version de concert) a reçu un accueil chaleureux du public dont une grande partie s'est déjà donnée rendez-vous aux Chorégies d'Orange où le chanteur doit interpréter les 28 et 31 juillet à guichets fermés (soit quelque 8.000 spectateurs chaque fois) "Le Trouvère" de Verdi, dans une nouvelle production du Marseillais Charles Roubaud et sous la direction musicale de Gianandrea Noseda.

"Le dernier jour d'un condamné", un "drame intérieur en deux actes et un intermezzo", inspiré du roman éponyme de Victor Hugo, est une idée commune des frères Alagna, David en étant le compositeur ainsi que le co-librettiste avec Frederico et Roberto qui par ailleurs en est l'un des interprètes.

L'écrivain, porte-drapeau du romantisme littéraire, avait 26 ans lorsqu'il écrivit ce "Dernier jour d'un condamné", texte dans lequel il clame son refus de ce qu'il considère comme une barbarie, une négation de l'homme que les juristes dénomment la peine capitale.

Le poète met sur la scène un être de chair et de sang qui attend le supplice et qui de toutes ses forces demande la pitié sans jamais se déclarer innocent.

Les frères Alagna "touchés par les détresses actuelles et mus par la modernité de l'exemple" ont imaginé pour leur opéra, deux condamnés aux chants qui s'entrecroisent, parfois de rejoignent: un homme et une femme dans deux cellules, chacun d'une époque différente. L'homme est dans une cellule de la prison de Bicêtre autour de 1828 et la femme dans la cellule d'une prison contemporaine et dans un pays indéfini.

Cette option a permis aux frères Alagna d'éviter la monotonie d'un monologue lyrique tout en renforçant l'actualité du texte de Victor Hugo, la partie instrumentale pour grand orchestre symphonique d'une écriture tonale soutenant la netteté de sa prose.

Roberto Alagna chante le condamné, un rôle qui lui permet de rappeler combien sa prosodie est exemplaire, mais qui ne sollicite guère les aigus de sa voix de ténor utilisée surtout dans le médium.

La soprano noire américaine Indra Thomas est la condamnée, le baryton-basse français Jean-Philippe Lafont interprète avec de multiples nuances sept personnages (le geôlier, l'aumonier, le bourreau etc.).

Le chef Michel Plasson qui a beaucoup soutenu à ses débuts Roberto Alagna, dirigeait pour cette création l'Orchestre d'Ile de France et le Choeur région Vittoria.

dimanche 08 juillet 2007, a 10:19
LES AMERICAINS PRETS A LE VIRER...
 

Près de la moitié des Américains souhaitent la destitution du président George W. Bush et ils sont encore plus nombreux à vouloir la destitution du vice-président Dick Cheney, selon un sondage publié vendredi.

45% des Américains sont prêts à soutenir la Chambre des représentants en cas de procédure de destitution contre leur président, 46% y sont opposés. Si l'«impeachement» (destitution) concernait Dick Cheney ce sont 54% des Américains qui soutiendraient cette action, seuls 40% s'y opposeraient, selon ce sondage réalisé par l'institut ARG.

No comment
Des éditorialistes, hostiles au président Bush, expliquaient récemment qu'ils ne souhaitaient pas une destitution de Bush car, si cette procédure aboutissait, ce serait Dick Cheney qui deviendrait président faisaient-ils remarquer.

La Maison Blanche a refusé de commenter cette enquête, nouvelle mauvaise nouvelle pour le président Bush dont la cote de popularité a atteint mi-juin un niveau historiquement bas (26%).

Américains «trompés»
Fin avril le représentant démocrate Dennis Kucinich, contre l'avis de l'état-major démocrate, a présenté une résolution réclamant l'ouverture d'une procédure de destitution envers Dick Cheney, sous l'accusation d'avoir «trompé» les Américains pour justifier la guerre en Irak. Jusqu'à présent, neuf parlementaires ont co-signé la résolution de Dennis Kucinich et un dixième devrait la signer à la rentrée parlementaire la semaine prochaine.

Ce sondage a été réalisé auprès de 1.100 Americains entre les 3 et 5 juillet. La marge d'erreur de plus ou moins trois points.

Mandel Ngan AFP ¦ Près de la moitié des Américains

dimanche 08 juillet 2007, a 02:19
DINER LYRIQUE CHEZ ARDISSON
 

Même quand il reçoit chez lui, Thierry Ardisson est entouré de caméras. Transformé pour l'occasion en plateau de télévision, son appartement du Faubourg Saint-Honoré devient le lieu de rencontres privilégié des hommes politiques, écrivains, comédiens et artistes en tous genres. Entre deux plats, polémiques, confidences et potins alimentent la soirée.

 

Autour d'une table, voici la première partie de l'émission 93,Faubourg Saint Honoré du 30 janvier 2007, diffusée sur Paris Première.

J'ai décidé de vous présenter cette vidéo pour que vous puissiez comprendre la fameuse "caballe" italienne contre Roberto Alagna, à La Scala de Milan l'hiver dernier.

 

Le ténor Alagna s'explique... et faites-vous votre propre opinion :-)



samedi 07 juillet 2007, a 11:58
CHOREGIES D'ORANGE 2007 - MADAMA BUTTERLY, PUCCINI
 

Direction musicale Yutaka Sado
Etudes musicales Janine Reiss

Mise en scène Mireille Larroche
Eclairages Philippe Grosperrin
Scénographie Guy-Claude François
Costumes Danièle Barraud
Chorégraphie Hsin-I Wang

Cio-Cio-San Veronica Villaroel
Suzuki Julia Gertseva
Kate Pinkerton Caroline Mutel

Pinkerton Marco Berti
Sharpless Anthony Michaels-Moore
Goro Gilles Ragon
Il Bonzo Wojtek Smilek
Il Commissario Olivier Heyte
Il Principe Yamadori Paul Kong

 

Orchestre de la Suisse Romande
Chœurs des Opéras de Région

 

                        7 & 10 juillet 2007 - Théâtre Antique d'Orange

samedi 07 juillet 2007, a 00:41
ARRET SUR IMAGES... SUITE...
 

Ségolène Royal a contacté Daniel Schneidermann, présentateur du magazine "Arrêt sur images", supprimé par France 5, pour lui proposer un projet de production de l'émission avec la Région Poitou-Charentes qu'elle préside.

L'ex-candidate du PS à la présidentielle a laissé un message téléphonique jeudi à M. Schneidermann, présentateur du magazine hebdomadaire de décryptage des médias, a-t-on précisé vendredi dans l'entourage de Mme Royal, confirmant une information parue dans le quotidien régional La Nouvelle République.

M. Schneidermann a confirmé à l'AFP avoir reçu un message de Mme Royal et a indiqué être "en discussions avec des interlocuteurs de la Région pour savoir en quoi consiste plus concrètement la proposition".

Selon la proposition de la candidate, l'émission pourrait être produite par le service Poitou-Charentes Cinéma du Conseil régional, qui comprend un pôle d'éducation à l'image, en s'associant éventuellement à d'autres régions.

Ce service serait chargé d'étudier la viabilité du projet avec l'équipe de M. Schneidermann. L'idée serait de diffuser l'émission sur internet. Si aucune date n'a été encore fixée, le principe d'une réunion technique sur le sujet a été acté, a-t-on ajouté dans l'entourage de Mme Royal.

"Autant l'idée me séduit de voir une région, ou des régions, pallier à une carence de la télévision d'Etat, autant il est évident que je ne souhaite pas faire l'émission du PS, ou de Ségolène Royal", explique le journaliste sur son blog, précisant qu'il continue de "discuter avec la télévision suisse romande (pour une éventuelle production de l'émission, NDLR), dont l'intérêt bienveillant pour notre demande d'asile médiatique ne faiblit pas".

M. Schneidermann considère que le décryptage et l'apprentissage de l'image est une "mission de service public".

L'annonce par la chaîne publique de la non-reconduction de l'émission à la rentrée à déclenché un tollé, notamment à gauche, et une pétition de soutien en ligne a recueilli plus de 150.000 signatures.

vendredi 06 juillet 2007, a 11:09
LE FESTIVAL D'AVIGNON 2007
 

En 1947, René Char présente Jean Vilar à ses amis Yvonne et Christian Zervos, qui préparent pour le mois de septembre une grande exposition de peinture dans le Palais des papes d'Avignon. Les Zervos veulent accompagner cette manifestation d'un spectacle. Jean Vilar leur en propose trois, dont Richard II, de Shakespeare, joué dans la Cour d'honneur. Le Festival d'Avignon est né.

 

Soixante ans plus tard, c'est au tour de René Char d'entrer dans la Cour d'honneur, où Frédéric Fisbach, l'artiste associé, met en scène ses Feuillets d'Hynos, écrits pendant la Résistance. L'engagement qui fut au coeur de la vie du poète, à qui un hommage est rendu, trouve une résonance dans la programmation de la 61e édition. Il parcourt le champ des combats du XXe siècle, du pire au meilleur.

Jean-Pierre Vincent fait entendre Le Silence des communistes, Frank Castorf revisite Nord, de Céline, Guy Cassiers met en scène Mesfisto for Ever, de Tom Lanoye, adapté du Mephisto de Klaus Mann. Pour sa part, Agnès Varda, auteur des photos qui ont fondé la mémoire du Festival, a choisi de reprendre son installation Hommage aux Justes de France présentée au Panthéon, à Paris.

Agnès Varda reprend également une exposition de 1991, "Je me souviens de Vilar en Avignon". On y verra évidemment les photos de Gérard Philipe et de Jeanne Moreau dans Le Prince de Hombourg, créé en 1951. Jeanne Moreau revient pour un soir dans la Cour en compagnie de Sami Frey. Elle lira Quartett, de Heiner Müller.

Le troisième grand témoin de l'histoire d'Avignon est Pierre Henry, qui a créé la musique de deux ballets de Maurice Béjart, Variations pour une porte et un soupir, et la mythique Messe pour un temps présent. Lui aussi revient, avec Objectif Terre, un "concert manifeste".

A côté de cela, le théâtre retrouve toute sa vigueur dans la Cour d'honneur, où entrent Valère Novarina et Jean-François Sivadier. L'un crée sa nouvelle oeuvre, L'Acte inconnu, tout entier dédié au Verbe, et porté par un acteur d'exception, Dominique Pinon. L'autre met en scène Le Roi Lear, de Shakespeare, dans un esprit de troupe qui se réapproprie le désir de Vilar.

En revanche, il n'y aura pas de ballet au Palais. La danse joue la discrète dans cette édition qui convie seulement Sasha Waltz et Raimund Hoghe.

Si la présence de l'artiste associé, Frédéric Fisbach, s'affiche moins que celle de ses prédécesseurs, Thomas Ostermeier, Jan Fabre et Josef Nadj, elle court souterrainement à travers la programmation. Ainsi, le metteur en scène - et nouveau codirecteur, avec Robert Cantarella, du "104", rue d'Aubervilliers, dans le 19e arrondissement à Paris -, a incité Hortense Archambault et Vincent Baudriller, les jeunes "patrons" d'Avignon, à tourner leur regard vers l'Afrique.

Voici donc Faustin Linyekula et Dieudonné Niangouna. Un fleuve sépare leurs deux pays. Faustin Linyekula vient de la République démocratique du Congo - l'ex-Zaïre - et a été formé par la danse. Dieudonné Niangouna travaille dans sa ville natale, Brazzaville, la capitale de la République du Congo. Ecrits dans le nu de la vie, leurs spectacles nous donnent des nouvelles d'un continent souvent "oublié" d'Avignon.

Rodrigo Garcia puise, lui, dans la vie toute crue. Créé dans son pays natal, l'Argentine, son nouveau spectacle, Bleue. Saignante. A point. Carbonisée, réinvente le carnaval des quartiers défavorisés de Buenos Aires. En contrepoint, son Approche de l'idée de méfiance plonge dans l'intime, cet intime qui est au coeur (politique) d'une nouvelle venue, Eléonore Weber, auteur et metteur en scène de Rendre une vie vivable n'a rien d'une question vaine.

Eléonore Weber est à classer dans les atypiques du Festival, avec Christophe Fiat. Ce performer des mots s'en prend à la génération des baby-boomeur dans La Jeune Fille à la bombe. Tous les deux côtoient des metteurs en scène comme Julie Brochen, Robert Cantarella ou Ludovic Lagarde, qui font entendre Paul Claudel, Robert Garnier ou Peter Verhelst.

Parmi les étrangers, le Polonais Krzysztof Warlikowski est le plus attendu. Il met en scène la grande pièce sur le sida, Angels in America, de Tony Kushner. Cinq heures trente de spectacle : c'est le petit marathon d'Avignon, qui en réserve un de huit heures avec la reprise des Ephémères du Théâtre du Soleil.

 

                                   http://www.festival-avignon.com/

vendredi 06 juillet 2007, a 10:24
REGINE CRESPIN S'EST ETEINTE
 

La soprano Régine Crespin, décédée jeudi dans un hôpital parisien à l'âge de 80 ans, a été l'une des grandes "Maréchale" (Richard Strauss) de son temps et une wagnérienne de tout premier plan, promenant dans le monde une image d'excellence du chant français.

Très connue aux Etats-Unis, elle s'est produite sur les plus grandes scènes lyriques, de Vienne (Staatsoper) à New York (Metropolitan Opera) en passant par Milan (la Scala), Londres (Covent Garden) et évidemment Paris.

Née à Marseille le 23 février 1927, elle a grandi à Nîmes où ses parents la destinaient à une carrière de pharmacienne.

Mais les facilités d'une voix naturelle en décideront autrement: lauréate d'un concours local de chant, elle entre au Conservatoire de Paris où elle obtient trois Premiers prix qui lui ouvrent précocement les portes des théâtres lyriques de province.

Dès 1948, elle débute à Reims dans le rôle de Charlotte du "Werther" de Massenet. Sa prononciation insolente fait merveille et lui assure un bel avenir dans le répertoire français, notamment en Marguerite dans le "Faust" de Gounod ou en Didon dans "Les Troyens" de Berlioz.

En 1950, à Mulhouse, Régine Crespin chante l'Elsa du "Lohengrin" de Wagner. Dès lors, elle servira le compositeur allemand avec constance et les atouts d'une voix large et solide et d'un timbre franc. Elle interprète ainsi Elisabeth ("Tannhäuser"), Sieglinde et Brünnhilde (Tétralogie), et débute au Festival de Bayreuth en 1958 avec la redoutable Kundry de "Parsifal".

L'année suivante, elle rôde à Glyndebourne (Grande-Bretagne) et Vienne l'un des grands emplois de sa vie, celui de la Maréchale du "Chevalier à la rose" de Richard Strauss, où elle n'aura que peu de rivales.

C'est le temps glorieux où les plus grandes maisons d'opéra s'offrent à elle, comme Covent Garden à Londres en 1960 et le "Met" de New York en 1962. Régine Crespin chante alors sous la direction des plus grands, tel Herbert von Karajan au Festival de Pâques de Salzbourg en 1967-68.

Chanteuse très complète, elle s'illustre aussi dans le répertoire italien ("Tosca" de Puccini, Desdémone d'"Otello" et Amelia d'"Un bal masqué" de Verdi...), marquant chaque rôle ou presque de sa forte personnalité.

Elle n'a pas boudé non plus les nouvelles partitions, participant à la première française de "Dialogues des carmélites" de Poulenc en 1957 et à la création de plusieurs oeuvres, notamment de Marius Constant ("Cinq chants et une vocalise", 1968) et Henri Tomasi ("Sampiero Corso", 1956).

Au début des années 1970, elle avait abandonné progressivement les grands rôles de soprano dramatique pour un répertoire de mezzo, abordant ainsi la "Carmen" de Bizet à Miami (1972).

Professeur au Conservatoire national supérieur de musique de Paris entre 1976 et sa retraite en 1992, elle y fera profiter ses élèves de son immense expérience de la scène, qu'elle transmet par ailleurs lors de classes de maître très courues.

Paris, où "la Crespin" a beaucoup brillé mais qui l'a parfois moins applaudie qu'elle ne le fut ailleurs, avait accueilli en 1989 ses adieux à la scène après plus de trente ans de succès, mais aussi un grave problème de voix et un cancer courageusement surmontés.

Commandeur de la Légion d'honneur et des Arts et Lettres, elle était habituée des signes de reconnaissance, pour certains singuliers: c'est ainsi qu'une rose à son nom fut créée par Delbard en 1990.

 

Mon avis

Quelle tristesse ! Régine Crespin s'est éteinte...

Espérons que selon ses voeux, elle se réincarnera en ténor et pourra ainsi chanter Otello, le rôle-titre cette fois.



jeudi 05 juillet 2007, a 10:29
CECILIA SARKOZY ET "LA" CARTE BANCAIRE...
 

René Dosière, député apparenté PS spécialisé dans les fonds de l’Elysée, se félicite de la décision de Cécilia Sarkozy de rendre sa carte, et propose que le rôle de la compagne du chef de l’Etat soit officialisé. Après l’article paru dans «Le Canard Enchaîné», René Dosière pose une question officielle à François Fillon et lui demande «à quel titre l'épouse du chef de l'Etat peut gérer l'argent public, dans la mesure où elle n'a pas d'existence juridique (...) et qu'elle ne fait pas partie des services de la Présidence» ainsi que le montant «des plafonds de dépenses et de retraits en liquide autorisés pour cette carte de paiement».

François Fillon a considéré que votre question était «un petit débat mesquin», c’est un peu dur?
François Fillon n’a peut-être pas la même conception que moi. Je considère que quand il s’agit d’argent public, il n’y a rien de mesquin. Les fonds publics, c’est une chose sérieuse, et il n’y a pas de mesquinerie à vouloir rendre les choses plus transparentes. Vous savez, les fonds publics ne se gèrent pas comme des fonds privés.

Cécilia Sarkozy a maintenant rendu sa carte…
Et je m’en félicite. Cela montre qu’on a mis fin à une situation anormale, car une personne de droit privé, qui n’a pas d’existence officielle n’a pas le droit de gérer des fonds publics. Ce serait assimilable à un détournement de fonds publics.

Mais la situation de Cécilia Sarkozy n’est pas facile, elle n’a pas le droit de travailler pour d’évidentes raisons de conflit d’intérêt, ni même d’avoir des collaborateurs, et donc une carte bancaire…
Oui, il y a une autre réponse possible et même souhaitable qui consisterait à reconnaître le rôle officiel de la compagne du chef de l’Etat. Cécilia Sarkozy a, tout comme ses «prédécesseures», des collaborateurs, des bureaux, mais officiellement, ce sont ceux de son mari. Si son rôle était reconnu, cela lui permettrait d’avoir du personnel de manière légale et transparente. Mais le problème de l’Elysée c’est qu’il n’y a aucune règle financière. Tout est de la responsabilité exclusive du Président.

 

Mon avis

Je partage tout à fait l'avis de René Dosière. On demande aux français de contribuer aux dettes de l'Etat mais, au sommet de celui-ci, les dépenses sont totalement incontrôlées. Il faut que la Présidence de la République soit enfin transparente au niveau financier !

mercredi 04 juillet 2007, a 11:09
L'HOMME POLITIQUE LE PLUS "DROLE" 2007
 

Ce n’est pas pour son dérapage que Patrick Devedjian a obtenu, mardi, le prix Press Club, humour et politique 2007, mais pour cette autre saillie: «Je suis pour un gouvernement d'ouverture, y compris aux sarkozystes, c'est tout dire». Le prix, décerné par un jury de journalistes et d'humoristes présidé par Jean Miot, ancien PDG de l'AFP, récompense chaque année des propos volontairement ou involontairement drôles d'une personnalité politique.

A l’unanimité
Le secrétaire général de l’UMP n’a donc pas été pénalisé par l’affaire de «la salope», les membres du jury ayant considéré que cette «pseudo affaire d'Etat» était «la dérive d'une information peopolisée et diabolisée». Ils ont décidé «à l'unanimité de maintenir le résultat de leur vote qui avait largement précédé l'incident».

Arno Klarsfeld parmi les concurrents

Pierre Lellouche, député UMP de Paris, a obtenu un prix spécial pour sa phrase: «La Royal a coulé la Marine». Lellouche ironisait sur l'opposition de Ségolène Royal à la construction d'un nouveau porte-avions pour la Marine nationale.
Devedjian l'a emporté face à quatorze concurrents dont François Bayrou pour: «J'ai été longtemps un jeune conformiste. Et sans doute, formiste était-il de trop». Arno Klarsfeld avait été retenu pour avoir dit pendant la campagne législative à Paris : «Je ne suis pas un expert du XIIe arrondissement, mais je l'ai traversé quand j'ai couru le marathon de Paris». Le socialiste Arnaud Montebourg concourait quant à lui pour: «Ségolène Royal n'a qu'un seul défaut, c'est son compagnon».

En 2006, c'est justement Ségolène Royal qui avait été distinguée pour avoir déclaré: «Même quand je ne dis rien, cela fait du bruit». Parmi les récents lauréats figure aussi Jean-Louis Debré, alors président de l'Assemblée nationale pour avoir dit de la Corse: «Je n'imagine pas un instant cette île séparée du continent».  

 

Mon avis

Mr Devedjian aurait plutôt mérité de se voir décerner le titre d'homme politique le plus discourtois, le plus arrogant et le plus cynique.

mardi 03 juillet 2007, a 11:56
LE MONDE DE L'OPERA EN DEUIL
 

Beverly Sills est décédée le 2 juillet à l'âge de 78 ans des suites d'un cancer du poumon.

Née à New York le 25 mai 1929, de parents juifs immigrés originaires d'Ukraine et de Roumanie, la chanteuse d'opéra, extrêmement populaire sur ses terres, avait connu la gloire mondiale entre 1950 et 1970. La diva new-yorkaise était également régulièrement invitée dans de nombreux spectacles télévisés (Tonight Show, Muppet Show, etc.).
Beverly Sills avait fait ses débuts à l’opéra à Philadelphie en 1947 dans Carmen. Etonnamment, elle ne chanta pour la première fois au Met Opera qu’en 1975, peu de temps avant de se retirer de la scène.
Pilier du New York City Opera, Sills participa aux productions d’opéras rares : Roberto Devereux, Anna Bolena et Maria Stuarda de Donizetti ou bien encore l’Assedio di Corintho de Rossini. Avec des cantatrices comme Leyla Gencer et Joan Sutherland, elle joua un rôle de prime importance dans la renaissance donizettienne, surtout aux Etats-Unis.
Beverly Sills servit également le répertoire français avec un profond engagement, offrant parmi les plus belles lectures de Manon et Thaïs de Massenet ainsi que de Louise de Charpentier. Ses éblouissantes performances pyrotechniques ne doivent en rien faire oublier la grande actrice qu’elle était, défendant dramatiquement chacune de ses incarnations avec un engagement et une conviction certaine.
Ultime consécration en 1971, elle avait fait la une de Time Magazine qui l'avait qualifiée de « reine américaine de l'opéra ». Au cours de sa carrière, Sills a occupé des responsabilités à la tête du Metropolitan Opera de New York jusqu’en 2005, du New York City Opera ainsi que du Lincoln Center.
Elle souffrait d’un cancer découvert suite à une hospitalisation après une chute causant de nombreuses fractures. En 1974, Sills avait déjà été atteinte par cette même maladie. En 1980, elle avait mis fin à sa carrière professionnelle de chanteuse.

 

Mon avis

Grande artiste dont la carrière s'est arrêtée trop tôt, à cause de la maladie.

Emouvante, sensible, belle et si musicale...

Je vous propose de regarder un live de 1977, MANON de Massenet.

MERCI MADAME !

 

                                     http://www.beverlysillsonline.com/



lundi 02 juillet 2007, a 06:59
POUR L'ELECTRICITE ET LE GAZ, FAITES VOTRE CHOIX...
 

 

Philippe de Ladoucette, président de la Commission de régulation de l’énergie revient sur l’ouverture du marché de l’électricité effective dimanche 1er juillet.

A ce jour, seuls 365 particuliers, clients de GDF et EDF, passeront à la concurrence le 1er juillet. C’est peu, sur 28 millions.

C’est qu’il faut être très curieux pour en profiter. Les quelques fournisseurs en lice ont peu communiqué. Depuis lundi dernier, un numéro azur (0810 112 212) mis en place par les pouvoirs publics, permet d’en savoir plus.

Pourquoi y a-t-il si peu de fournisseurs ?
Faire des offres rentables n’est pas facile sur le marché des particuliers. Il faut une force de vente importante et le tarif fixé par l’Etat, qu’applique EDF, est intéressant. Pour le concurrencer, il faut pouvoir acheter ou produire de l’électricité à un bon prix, ou réduire ses coûts de fonctionnement.

Les associations ont donc raison d’appeler à rester aux tarifs réglementés ?

Tout dépendra comment ces tarifs évolueront, et des discussions avec Bruxelles. On peut imaginer qu’ils tiennent compte un jour des investissements nécessaires pour augmenter la production ou pour développer les énergies renouvelables, ce qui n’est pas vraiment le cas aujourd’hui.

On craint que la concurrence fasse monter les prix…
C’est une idée fausse. Elle vient du fait de la flambée des prix du pétrole, de la question du renouvellement du parc nucléaire et de l’impact financier des quotas d’émission de CO2 qui sont tombés au moment de l’ouverture du marché.

Mais les entreprises en ont souffert, depuis 1999.
Les prix ont baissé jusqu’en 2003, avant de remonter pour les raisons que je vous ai données. Environ 17 % des entreprises sont parties à la concurrence. Les plus petites d’entre elles qui ont quitté EDF-GDF sont toujours gagnantes par rapport aux tarifs réglementés. Elles ont bénéficié des frais de fonctionnement de leur fournisseur.

On redoute une pagaille, comme pour les télécoms…
L’ouverture a été préparée. Un médiateur traitera les litiges et le nouveau fournisseur s’occupera gratuitement du changement, sans modifier l’installation. Un site internet et un numéro d’information sont disponibles. Les offres y sont présentées sous une forme standardisée, donc comparable. Enfin, la Commission de régulation de l’énergie vérifie que tous les fournisseurs ont accès au réseau de distribution, qui n’appartient plus aux opérateurs historiques, contrairement à ce qui s’est passé dans les télécoms.

dimanche 01 juillet 2007, a 13:11
LES DESCHIENS
 

Un peu d'humour  pour ce 1er dimanche de juillet !

J'adore les Deschiens...



dimanche 01 juillet 2007, a 10:20
ELLE AURAIT EU 46 ANS...
 

Dimanche 1er juillet, Diana aurait eu 46 ans. Pour rendre hommage à la princesse disparue il y a presque dix ans, une série de concerts dignes du Live 8 aura lieu au stade de Wembley. Parmi la flopée d’artistes prévus, Elton John, Nelly Furtado, Duran Duran, Tom Jones, Rod Stewart, Joss Stone ou Fergie.
«Nous voulons que cela représente exactement ce que notre mère aurait voulu, ont expliqué les princes William et Harry lors d’une interview en vidéo. Une seule cérémonie à l'église n'est pas suffisante. Nous avons voulu ce grand concert plein d'énergie, de joie et de bonheur, comme nous savons qu'elle l'aurait voulu».
Les deux jeunes hommes ont confié avoir demandé à Elton John d'interprêter la chanson «Candle In The Wind», comme il l'avait fait lors des funérailles de la princesse. «Avec un peu de chance, il la jouera», a dit Harry.
Le stade dispose de 22.500 places. Sur le site du concert, les tickets s’achètent 45 livres (66 euros) et RTL2 rediffuse l’événement.

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waw c est super inte...

MIREILLE MATHIEU A LA CONCORDE Casi (24/09/2009 22:01)

De quel triomphe s&#...

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