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samedi 30 juin 2007, a 12:39
KOH-LANTA 2007
 

 

Voilà, c'est reparti ! Mon divertissement préféré de l'été ;-)

 

BLOGNEWS couvrira l'aventure Koh-Lanta 2007, qui cette année se déroule à Palawan.

Palawan est une île montagneuse des Philippines à la végétation luxuriante.  La beauté sauvage de ses plages contraste avec le caractère dangereux de sa jungle. Ses eaux cristallines, ses criques désertes, sa  jungle tropicale et ses grottes naturelles font de Palawan un site unique.

 

2 équipes s'affrontent : les GUNTAO (les jaunes) et les BATANGS (les rouges) pendant 40 jours dans des conditions souvent extrèmes.

 

Des nouveautés...
Après l’affrontement hommes/femmes, jeunes/seniors, la formation des équipes à obéi à une nouvelle logique. Les deux gagnants d’une course ont eu le privilège de choisir leurs équipiers et ont sans surprise sélectionné en priorité les hommes forts… Autre nouveauté de cette année, plus de rations de riz fournies à l'arrivée ! Les candidats devront les gagner au cours d’une épreuve. Pour cette septième saison, on compte aussi nombre de jeux inédits, de quoi déstabiliser les candidats les plus aguerris…

... un décor magique...
La production de Koh-Lanta n’est pas la seule à être tombée sous le charme d’El Nido, la région de Palawan où s’est tournée cette saison. Expédition Robinson, le Koh-Lanta scandinave, y a déjà posé ses caméras deux fois, en 1999 et 2006. Amazing Race, une télé réalité américaine, a également utilisé El Nido comme décor, et cela lui a plutôt porté chance, puisque l’un des épisodes de cette année-là a reçu un Emmy Award !

... et des records !
Koh-Lanta, qui en est déjà à sa septième saison, continue de séduire les téléspectateurs. Vendredi 29 juin, le lancement a pulvérisé son record d’audience avec 8,4 millions de téléspectateurs, soit près de 40% de part de marché. A titre de comparaison, le premier épisode de la sixième saison, aux audiences déjà exceptionnelles, n’avait attiré « que » 6,1 millions de français… L’été s’annonce faste pour Koh-Lanta Palawan !

 

                QUE LE MEILLEUR GAGNE ! VIVE KOH-LANTA 2007 !

samedi 30 juin 2007, a 10:41
LES INEGALITES SOCIALES AUGMENTENT
 

La France riche se porte bien. Très bien même si l’on en croit une étude de l'Ecole d'économie de Paris conduite par l'économiste Camille Landais. Dévoilés vendredi dans Libération, ses chiffres montrent que «depuis 8 ans» les inégalités en France s’aggravent entre les extrêmement riches et les autres.

Le riche s’enrichit
Exemple: les Français les plus riches, soit 350.000 foyers, «ont vu leurs revenus augmenter de 19% entre 1998 et 2005». Et plus on monte dans l'échelle sociale, plus cet accroissement prend de l’ampleur: les 0,1% des plus fortunés (35.000 foyers) ont augmenté leurs richesses de 32%. Une hausse qui atteint 42,6% pour les 3.500 foyers les plus fortunés de France. Conclusion: Plus on est riche, plus on s’enrichit.

Stock options en force
Un enrichissement expliqué par l’explosion des revenus du patrimoine. Pour les 3.500 familles les plus dotées, la part du patrimoine (action, immobilier...) dans le revenu a atteint 40%. L’évolution de la bourse y est pour quelque chose. Selon Camille Landais, «les entreprises versent des dividendes de plus en plus importants à leurs actionnaires». Sans oublier que le mode de rémunération de cette population intègre de plus en plus une part de «bonus de fin d’année ou des stock-options».

L’Insee désavouée
Dans la même période, le revenu moyen par foyer a connu une hausse de 5,9% seulement. Des conclusions qui contredisent les travaux de l'Institut national de la statistique (Insee). L’institut avait, jusque-là, diagnostiqué une réduction des inégalités. L’Insee constatait une réduction «importante et constante» des inégalités depuis la fin des années 70. Pour Camille Landais, ces chiffres démontrent que le modèle social français «est en train de glisser vers le modèle anglo-saxon».

Les classes moyennes trinquent
Un constat que ne partage pas complètement Jean-Paul Fitoussi, président de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Pour lui, «il existe, en France, un certain niveau de protection sociale, le SMIC et les minima sociaux. Les revenus des plus pauvres ne baissent pas, ils augmentent. Les revenus des plus riches explosent. Ceux des classes moyennes stagnent».

vendredi 29 juin 2007, a 10:06
UN JOLI MOT POUR MME COMPARINI
 

Un mot qui risque de faire pas mal de bruit. Le secrétaire général délégué de l'UMP, Patrick Devedjian, a traité l'ancienne députée du Rhône, Anne-Marie Comparini, de «salope», dans un reportage diffusé mercredi par la chaîne lyonnaise TLM et publié sur internet.
«Ces propos, je les trouve choquants, déplorables. Comment peut-on, dans notre pays, créer la culture du débat si l'on parle ainsi de ceux qui défendent des valeurs différentes», a réagi la principale intéressée sur Europe 1.
Le propos de Patrick Devedjian «témoigne d'un manque de respect à toutes les femmes, porte atteinte à la dignité des femmes». «Il ferait bien de s'excuser publiquement», a-t-ajouté, en précisant qu’il lui avait téléphoné jeudi soir «très tard».

«Interjection déplacée»
Dans un communiqué envoyé notamment à 20minutes.fr, Patrick Devedjian, a réagi jeudi en disant «déplorer la diffusion sur Dailymotion d’images volées lors d’une conversation privée». Il dit toutefois «regretter son interjection déplacée» à l’égard de l'élue UDF «à qui il renouvelle son estime et toute son amitié».
Dans un reportage consacré aux premiers pas parisiens des députés du Rhône nouvellement élus, Michel Havard (UMP) et Pascale Crozon (PS), on voit Renaud Muselier, député des Bouches-du-Rhône, présenter Michel Havard à Patrick Devedjian en lui expliquant qu'il a battu Anne-Marie Comparini. Après l'avoir félicité, Patrick Devedjian ajoute : «Cette salope!».

L'UMP a tenté d'empêché la diffusion
Selon Jean-Pierre Vacher, directeur d'antenne de TLM, Michel Havard, par ailleurs secrétaire général de l'UMP dans le Rhône, «était très gêné et nous a demandé de ne pas le diffuser, mais Patrick Devedjian savait qu'il était filmé, et nous trouvons assez déplorables de tenir de tels propos, donc nous l'avons laissé dans le reportage».
L'entourage de Patrick Devedjian a indiqué que le responsable de l'UMP «ne se souvient pas d'avoir dit ça». «La télévision dit qu'il était au courant qu'il était filmé, c'est faux. Il avait une conversation dans un cadre totalement privé. Il n'a fait aucune déclaration destinée à être rendue publique sur Mme Comparini».

Perben condamne l'insulte

Dominique Perben, candidat UMP à la mairie de Rhône, a déclaré dans un communiqué qu'il «déplore de tels propos et réaffirme son estime personnelle à Anne-Marie Comparini».
L'ancienne députée du Rhône a, quant à elle, indiqué qu'elle n'avait «pas vu l'émission», ajoutant avoir appris la nouvelle «il y a dix minutes en revenant du Conseil régional». «Je déplore ces propos et je n'oublie pas que le combat des femmes en politique est difficile. Sa phrase est doublement incorrecte, d'autant qu'il est l'équivalent d'un président de parti politique, et qu'à ce titre on ne peut pas avoir ce genre de propos».
Quant à Michel Mercier, président du groupe UDF au Sénat et président du Conseil général du Rhône, il a demandé «des excuses».

 

Mon avis

Propos déplorables ! Quelle belle image de la politique française... encore !



jeudi 28 juin 2007, a 12:57
LA VILLE DE SAMARA EN PERIL
 

La ville archéologique de Samarra en Irak a été inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco et immédiatement classée en péril, a annoncé jeudi l'organisation.

Le mausolée de Samarra, qui est l'un des lieux saints les plus vénérés par les chiites, a été frappé par un attentat le 13 juin.

Six autres sites ont été ajoutés à la liste du patrimoine mondial: le Parc national du Teide (Espagne), les forêts primaires de hêtres des Carpates (Slovaquie et Ukraine), l'écosystème et paysage culturel relique de Lopé-Okanda (Gabon), le paysage culturel et botanique du Richtersveld (Afrique du Sud), le site de Twyfelfontein (Namibie), ainsi que Diaolou et les villages de Kaiping (Chine).

Cette décision a été prise par le Comité du patrimoine mondial de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture, réuni à Christchurch (Nouvelle-Zélande) jusqu'au 2 juillet pour sa session annuelle.

Le Comité a aussi approuvé l’extension du site naturel Jungfrau-Aletsch- Bietschhorn en Suisse.

Samarra est le siège d’une puissante capitale islamique qui régna sur les provinces de l’Empire abbasside, qui s’étendit pendant un siècle de la Tunisie à l’Asie centrale.

Située sur les berges du Tigre, à 130 km au nord de Bagdad, elle abrite la Grande mosquée et son minaret en spirale, datant du IX Siècle qui est "l’un des nombreux monuments remarquable du site", indique l'Unesco, soulignant que "80 % de la ville restent à mettre à jour".

Le gouvernement irakien avait annoncé mi-juin avoir signé un accord avec l'Unesco pour reconstruire le mausolée chiite. Ses deux minarets ont été détruits dans un attentat à l'explosif, plus d'un an après l'effondrement du dôme de l'édifice dans une attaque similaire en février 2006.

Le mausolée n'avait pas été reconstruit après le premier attentat, suscitant des critiques de nombreux responsables chiites, dont le radical Moqtada Sadr, à l'égard du gouvernement irakien.

La liste du patrimoine mondial compte plus de 800 sites naturels ou architecturaux présentant une "valeur universelle exceptionnelle".

mercredi 27 juin 2007, a 10:08
MOSCOU DECOUVRE LE "PELLEAS" DE DEBUSSY
 

Classique des scènes lyriques du monde entier, l'opéra de Debussy Pelléas et Mélisande a été monté pour la première fois en Russie, le 18 juin, à Moscou, dans le prestigieux Théâtre Stanislavski. La mise en scène est signée du Français Olivier Py, la direction d'orchestre de son compatriote Marc Minkowski. Cent cinq ans après sa première à l'Opéra-Comique, le 30 avril 1902, et 500 000 euros plus tard, les efforts conjugués de Paris et de Moscou ont porté leurs fruits.

Il a donc fallu attendre cent cinq ans pour voir monter Pelléas en Russie. Et pourtant Debussy entretint des liens privilégiés avec les Russes, il a séjourné deux fois à Moscou comme pianiste chez la riche Mme von Meck, protectrice de Tchaïkovski, et il admirait Boris Godounov de Moussorgski, qui influença Pelléas. Et il a collaboré avec les Ballets russes pour lesquels il écrivit Jeux en 1912.

Sans parler de la tournée triomphale que le compositeur français effectua en 1913, à Moscou et Saint-Pétersbourg, avec sa propre musique symphonique (Prélude à l'après-midi d'un faune, Nocturnes, La Mer), laquelle est aujourd'hui entrée depuis longtemps au répertoire des grands chefs et orchestres russes.

Toujours est-il que "Pelléas au pays des Soviets" n'avait jusqu'alors connu qu'une fragmentaire version en langue russe donnée en 1915 à Petrograd, avant d'être joué en version de concert par Manuel Rosenthal, qui en assura la création intégrale en 1987 à Moscou.

La première explication est liée au régime soviétique : "Debussy, comme Ravel et tant d'autres, étaient répertoriés dans la Grande Encyclopédie soviétique comme modernistes, formalistes et décadents. De 1930 aux années 1960 et même jusqu'à la perestroïka, monter Pelléas était tout simplementimpensable" , souligne le théâtrologue et critique musical russe Alexei Parine.

"La deuxième raison est qu'après les années 1960 on s'est rendu compte que cette musique ne pouvait être interprétée que dans sa langue originale, poursuit Alexei Parine. En Russie, seul Carmen était alors chanté en français. Monter Pelléas n'était pas réalisable sans l'aide des Français."

 

LA FORMULE DE COCTEAU

La question reste donc bien la singularité d'une musique qui ne sacrifie ni aux canons vocaux de l'opéra italien - la voix n'y est pas "vocalique" mais soumise à la prosodie - ni aux mythes de l'opéra allemand. En bref, le chef-d'oeuvre souffre toujours de cet ostracisme qui faisait dire à Cocteau dans Le Coq et l'Arlequin : " Pelléas, c'est de la musique à écouter la figure dans les mains." Alexei Parine pense qu'il faudra un peu de temps à Pelléas pour gagner le coeur extraverti du public russe. Mais tous les espoirs sont permis si l'on en croit l'accueil chaleureux réservé à cette première franco-russe.

D'une grande puissance évocatoire et poétique, le Pelléas d'Olivier Py confirme que le nouveau directeur de l'Odéon est un très grand de la scène actuelle. Un ingénieux dispositif de Pierre-André Weitz, une série d'échafaudages métalliques disposés sur une tournette, permet à Py de développer danses de lumières (Mélisande et Pelléas au bord de la fontaine), visions bibliques (Mélisande, archange à l'épée tranchant ses cheveux pour le plaisir érotique de Pelléas), et fantasmes de transes (le sacrificateur aux bras rouges aiguisant son couteau pour la fête terrible des moutons d'Yniold).

Dans les interludes, Py écrit ce que Maeterlinck ne révèle pas. Magistral dernier acte : la pauvre agonie de Mélisande se fera transfiguration, dans les derniers miroitements d'un escalier de paradis.

Lestés des valeurs sûres que sont François Le Roux en Golaud, Jean-Sébastien Bou en Pelléas et Sophie Marin-Degor en Mélisande, Marc Minkowski a obtenu des chanteurs russes qu'ils assimilent ce qui s'apparente pour eux plus à la mélodie qu'à l'opéra. Incroyable tension dans la retenue de Dimitri Stepanovitch en Arkel, sensualité dans le timbre sang- mêlé de Natalia Vladimirskaïa en Geneviève.

L'Orchestre du Théâtre Stanislavski aura tiré la musique de Debussy vers Wagner et Moussorgski, ce qui n'est pas un contresens : au terme de ces quatre représentations, Pelléas et Mélisande a vocation à entrer au répertoire des Russes. Quant à la France, il lui faudra attendre les années croisées France-Russie, autrement dit 2009 et 2010.

mercredi 27 juin 2007, a 10:01
RESTONS VIGILANTS !
 

Une cinquantaine de personnes ont été interpellées mardi en France dans le cadre d'une vaste escroquerie sur Internet destinée à pirater des comptes bancaires selon la technique du "phishing" et qualifiée de "première par son ampleur".

Selon une source policière, ces personnes ont été interpellées dans plusieurs régions de France par l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (OCLTIC), de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), qui chiffre le préjudice "à plusieurs centaines de milliers d'euros".

Il s'agit de la technique dite du "phishing" (hameçonnage) qui consiste a envoyer un e-mail à un particulier en se faisant passer pour sa banque, un organisme officiel, voire un site de commerce électronique intervenant par exemple pour confirmer une commande.

Auparavant, les escrocs ont obtenu les coordonnées bancaires du particulier, à son insu, via Internet et les "spams".

Les personnes interpellées mardi, qualifiées de "petites mains" et de "simples complices", ont été placées en garde à vue dans différents services régionaux de la police judiciaire et devaient faire l'objet de comparutions ultérieures en justice. Quelque 150 policiers avaient été mobilisés pour ces arrestations.

L'escroquerie a été qualifiée, de source policière, de "classique" mais de "première par son ampleur". Elle visait également les Dom-Tom où certains des suspects ont été arrêtés.

L'enquête des "cybers-policiers", selon la source, avait débuté l'été dernier et différentes interpellations avaient déjà été effectuées sur commission rogatoire du juge Thomas Cassuto, du pôle financier parisien.

Toute l'escroquerie s'est déroulée sur Internet via des mouvements bancaires de la Western Union ou des mandats postaux, a-t-on expliqué de même source.

Les victimes sont les banques et non leurs clients qui ont été abusés à leur insu, selon la source policière.

Le réseau aurait un "caractère international", avec des "ramifications dans les pays de l'Est", dont il reste à "établir l'origine précise et le degré de responsabilité".

Une tâche qui s'avère "difficile et de longue haleine", a-t-on fait valoir de même source, sans "réelle chance d'aboutir aux cerveaux" car cela nécessitera "un travail de Titan et une coopération sans faille au niveau international". Une "organisation criminelle internationale" en est la "tête pensante", a-t-on ainsi assuré de source policière.

Cette organisation, en l'état des investigations, aurait embauché les suspects par le biais de sociétés fictives mais dont les noms sont connus et cotées en Bourse.

On leur proposait un travail "d'agents commerciaux" consistant à recueillir sur Internet, via les "spams", les coordonneeés bancaires de clients inscrivant leur nom de code, leur login puis leurs coordonnées bancaires.

Les virements étaient ensuite effectués en amont, parfois sans que les dits agents soient au courant des manoeuvres frauduleuses, selon leurs déclarations à la police.

mardi 26 juin 2007, a 09:47
LA GALERIE DES GLACES A RETROUVE SON ECLAT
 

Redorée, nettoyée, la galerie des Glaces, joyau du château de Versailles, a été inaugurée lundi après trois ans d'un chantier de restauration sans précédent, et brillera à nouveau de tous ses feux dès mercredi pour le public.

Le nouveau président de l'établissement public de Versailles, Jean-Jacques Aillagon, ancien ministre de la Culture, a salué lundi lors de la cérémonie d'inauguration la "collaboration exceptionnelle et exemplaire" menée sur ce chantier avec le groupe de BTP Vinci, mécène de l'opération qui a coûté 12 millions d'euros.

Pour la première fois depuis la fin de sa réalisation en 1684, la galerie aux 357 miroirs a fait l'objet d'une restauration "depuis le sol jusqu'au plafond", selon les termes de Frédéric Didier, architecte en chef des monuments historiques qui a dirigé les travaux.

Après une année de travail de documentation, l'équipe d'une centaine de personnes, restaurateurs et techniciens, épaulée par un conseil scientifique, a redoré les bronzes, nettoyé les peintures de Charles le Brun, poli les marbres, replacé des miroirs et refait les quelque 770 m2 de planchers de la galerie.

Toutes les restaurations "ont été effectuées après croisement des archives et des analyses de ce qui a été retrouvé sur place. Nous n'avons rien inventé", a indiqué M. Didier.

La galerie a ainsi retrouvé sa splendeur du temps de Louis XIV et de Louis XV, avec des cartouches en haut des murs redevenus dorés, tout comme les fenêtres, et des effets de marbre en trompe l'oeil rétablis sur la corniche.

Le chantier a allié les technologies les plus modernes d'expertises aux techniques traditionnelles telles que la dorure à la feuille pour les menuiseries ou la pose de miroirs anciens au mercure. Un nouveau système d'éclairage a été inventé, plus diffus et moins agressif pour les peintures.

Le chantier a également été l'occasion de remettre aux normes toutes les installations techniques.

La galerie n'en était pas à sa première restauration, du moins partielle, la première datant de 1698, soit quinze ans après son achèvement. Au terme de toutes les restaurations ponctuelles qui se sont succédé, "80% des 1.000 m2 de tableaux ornant la voûte avaient été repeints", selon M. Didier.

"Aujourd'hui, nous avons retrouvé les originaux de Le Brun, on voit la trace de ses hésitations. Nous avons pu entrer dans son processus créatif et constater qu'il était un très grand coloriste et un grand artiste", a-t-il dit.

La galerie des Glaces, emblème du château de Versailles que visitent chaque année 4 millions de personnes, est un chef d'oeuvre à la gloire de Louis XIV, de sa suprématie militaire et de sa bonne gouvernance du royaume.

Longue de 73 m sur 13 m de large, elle a été construite par Jules Hardouin-Mansart entre 1678 et 1684 sur l'emplacement de ce qui n'était auparavant qu'une terrasse ouverte entre deux ailes d'appartements.

Les peintures de la voûte, conçues par Charles Le Brun, premier Peintre du roi, ont été exécutées entre 1681 et 1684. Elles s'étalent sur une surface de 1.000 m2, formant l'ensemble pictural le plus grand en France.

La galerie où devait se dérouler lundi soir un dîner offert par le mécène en présence de la ministre de la Culture Christine Albanel, n'a jamais été fermée au public qui a pu la visiter, tranche après tranche, tout au long des travaux.

lundi 25 juin 2007, a 11:19
ARRET SUR IMAGE EST MENACE !
 

 

        Arrêt sur Images va disparaître du paysage audiovisuel français.

 

Cette décision "sans réelle explication" n'a pas lieu d'être sur une chaîne publique qui se présente comme une chaîne pédagogique.

Arrêt sur Images est une des rares émissions (si ce n'est la seule) qui exerce un regard critique sur la télévision et sur l'image en général.

Nous demandons que cette émission soit maintenue.

 

       SIGNEZ LA PETITION.... http://arret-sur-images.heraut.eu/index.php

lundi 25 juin 2007, a 10:20
LA DERNIERE VOITURE DE PETAIN VENDUE AUX ENCHERES...
 

La dernière voiture du maréchal Pétain, une Renault "Viva Stella" de 1939, a été acquise aux enchères dimanche par son filleul pour 31.000 euros, lors d'une vente à Fontainebleau (Seine-et-Marne), a indiqué à l'AFP le commissaire-priseur, Me Jean-Pierre Ozenat.

A bord de cette limousine noire 6 cylindres, "sans doute l'une des dernières voitures hors série construite par Renault" aux banquettes recouvertes de drap gris, le maréchal Pétain s'est rendu aux autorités françaises le 26 avril 1945 pour être mis en état d'arrestation, selon l'étude de Me Ozenat.

L'acquéreur, un peintre en bâtiment breton de 65 ans qui a souhaité garder l'anonymat, était issu d'une famille bretonne déshéritée de quinze enfants: comme d'autres enfants de l'époque, une dame patronesse de la région l'ayant recommandé au maréchal, il devint son filleul.

"C'est le préfet qui représentait le maréchal à son baptême", a expliqué Me Ozenat. "Lui-même ne l'a jamais rencontré", a-t-il souligné en estimant que l'acquéreur avait placé "les économies de toute une vie" dans cette voiture, mise à prix 15.000 euros.

Après l'arrestation du chef d'Etat déchu, la voiture, conservée dans une grange suisse, a été acquise par l'entremise du défenseur de Pétain, l'avocat Jacques Isorni, par un collectionneur privé. Philippe Charbonneaux, ancien vice-président de l'Automobile Club de France et passionné de belles voitures, l'a remise en état et exposé dans son musée à Reims, selon Me Osenat.

dimanche 24 juin 2007, a 12:08
LUCIANO PAVAROTTI, TENOR
 

 

Luciano Pavarotti, ténor italien né à Modène le 12 octobre 1935, est l'un des chanteurs classiques les plus connus et appréciés du monde. Reconnu pour ses performances, il possède une des plus belles voix que l'opéra ait jamais connu.


Il est issu d'une famille d'un milieu modeste, d'un père et d'une mère boulangers. Il a quatre filles, trois avec sa première femme Auda (1962-), (1964-), (1976-); et une avec sa deuxième épouse Nicoletta Mantovani (première assistante/secrétaire): Alice (janvier 2003-). Il est aussi devenu grand-père (avril 2002).


                         Années 1960-1970
Sa carrière à l'opéra débute concrètement le 29 avril 1961 avec le rôle de Rodolfo dans La Bohème, en Émilie-Romagne. Dès ce triomphe, Luciano Pavarotti commence à se faire un nom dans toute l'Europe. Les choses évoluent très vite lorsque, un certain soir de 1963, on lui propose de remplacer à pied levé le ténor Giuseppe Di Stefano: le public du Covent Garden de Londres est sous le choc. Luciano Pavarotti a relevé le défi de main de maître. La Scala de Milan lui ouvre ses portes en 1965 grâce au majestueux chef d'orchestre Herbert von Karajan à qui il dit tout devoir.
Il fait ses débuts en Amérique en février 1965 avec le Great Miami Opera aux côtés de Joan Sutherland. Peu de temps après, le 28 avril, il fait ses débuts à la Scala de Milan dans La Bohème mais aussi dans Rigoletto un opéra où il campe le Duc de Mantoue, grand séducteur de femmes, rôle qu'il reprendra à de nombreuses reprises durant sa carrière. Après une tournée élargie jusqu'en Australie, il retourne à la Scala où il ajoute Tebaldo à son répertoire, le 26 mars 1966, avec Giacomo Aragall en Roméo. Son premier Tonio prend place au Covent Garden, le 2 juin 1966. Le 20 novembre 1969, il triomphe dans I Lombardi à Rome: c'est aussi son premier opéra enregistré et mis en vente par la suite ; il comprend aussi des airs de Donizetti et Verdi. Sa notoriété éclate aux États-Unis le 17 février 1972, avec La Fille du régiment, au Metropolitan Opera de New York. Le maestro parvient à enchaîner avec une facilité déconcertante les neuf contre-uts de l'air « Ah! mes amis, quel jour de fête! ». Cette interprétation lui valut 17 rappels, ce qui est exceptionnel dans le monde lyrique. Dès lors, ce succès au Metropolitan Opera est une référence dans la carrière de Luciano Pavarotti et l'opéra est de nombreuses fois retransmis par la télévision. Ainsi sa diffusion, en mars 1977, dans "Live from the Met telecat" crée la plus grosse audience jamais obtenue pour un opéra télévisé. Pavarotti gagne, parallèlement à ce succès, de nombreux Grammy Awards et disques d'or pour ses performances.

Années 1980-1990
Au début des années 80, il crée "The Pavarotti International Voice Competition" pour les jeunes chanteurs, et, à l'issue de chaque concours un récital où il chante avec les gagnants. Ainsi, en 1982, il chante sur des extraits de La Bohème et Un ballo in Maschera. Pour célébrer ses 25 ans de carrière, il invite les gagnants des concours en Italie pour un récital où il interprète des airs tirés de La Bohème, à Modena et à Gênes et ensuite, en Chine; il termine cette tournée au Great Hall of the people devant 10 000 personnes et reçoit un standing ovation pour les neuf contre-ut effectués avec aisance. Le troisième concours, en 1989, s'effectue sur des airs de l'Elisir d'Amore et un ballo in maschera. Le vainqueur du cinquième concours accompagne Pavarotti dans un récital à Philadelphie en 1997.
Pour Luciano Pavarotti, l'année 1990 représente un tournant de sa reconnaissance internationale; cela débute lors de la coupe du monde de football en 1990 en Italie, l'air « Nessun dorma » de l'opéra Turandot de Puccini devient l'air officiel du championnat mondial. Tout au long des années 90, Pavarotti se produit dans de nombreux concerts "en plein air"; ainsi, le concert de Hyde Park à Londres attire une audience record de 150 000 spectateurs. En juin 1993, plus de 500 000 spectateurs et plus d'un million de télespectateurs asistent au spectcle du maestro en direct de Central Park à New York.
Cependant, l'ascension de Luciano Pavarotti vers la célébrité n'est pas sans difficultés. Il gagne très vite dans le monde de l'opéra, le sobriquet de "roi des annulations": en effet, de par sa santé relativement fragile, Luciano Pavarotti est amené a décommander certains opéras. Cela provoque des problèmes avec certaines maisons d'opéra, comme le Lyric Opéra of Chicago avec lequel il entretient de très mauvaises relations.

Années 2000
En 2002 Pavarotti se sépare de celui qui a été son manager pendant 36 ans, Herbert Breslin. La séparation, virulente, est suivie, en 2004, de la publication d'un livre de Breslin intitulé "Le Roi et Moi", vu par beaucoup comme une œuvre en grande partie critiquable. Son habileté à lire la musique et à apprendre les rôles, sa conduite personnelle sont remises en question. Dans une interview en 2005 avec Jeremy Paxman sur la BBC, Luciano Pavarotti rejette l'idée selon laquelle il ne pourrait pas "déchiffrer" la musique, bien qu'il reconnaisse qu'il a parfois des difficultés à suivre les orchestres lorsqu'il interprète des rôles.
Il reçoit le Kennedy Center Honors en 2001 et détient actuellement deux records Guinness: un pour avoir reçu le plus de rappels (soit 165) et le deuxième, pour les meilleures ventes mondiales d'album classique (concert des trois ténors/record partagé avec Placido Domingo et José Carreras).
Plus récemment, il s'est marié avec son assisstante, Nicoletta Mantovani, qui lui a donné des jumelles. Suite aux complications au moment de la naissance, l'une d'elles seulement, Alice, a survécu. Pavarotti commence sa tournée d'adieu en 2004, à l'âge de 69 ans, en chantant, pour la dernière fois à travers le monde, les airs les plus connus et précieux de l'opéra .
Pavarotti donne sa dernière performance à l'opéra au Metropolitan Opera le 13 mars 2004 : il reçoit 12 minutes d'ovation dans le rôle du peintre Mario Cavaradossi (Tosca de Giacomo Puccini). Le 1er décembre 2004, il détermine les 40 villes dans lesquelles il effectuera sa tournée d'adieu, produite par Harvey Goldsmith.
Le 10 février 2006, Pavarotti interprète Nessun Dorma à la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques d'hiver 2006 à Turin en Italie. L'acte final de la cérémonie d'ouverture lui est réservé, sa performance reçoit ainsi la plus longue et la plus importante ovation de la nuit, par un public venu du monde entier. Cependant, notons que l'air avait dû être transposé un ton plus bas, vu son âge.

Les Trois Ténors
Le 7 juillet 1990 que Pavarotti rejoint les ténors espagnols Placido Domingo et José Carreras pour former le trio lyrique le plus connu au monde. Ainsi, pour fêter la Coupe du monde de football qui se déroule en Italie, les trois ténors interprètent, devant les anciens Thermes de Caracalla à Rome, les airs d'opéra les plus connus, sous la direction du grand chef d'orchestre Zubin Mehta. Ce concert est devenu le support audio lyrique le plus vendu au monde.
En 1994 les trois ténors se rejoignent à nouveau, toujours pour la Coupe du monde de football, cette fois à Los Angeles, devant plus d'un million de spectateurs et téléspectateurs, toujours sous la baguette du chef d'orchestre Zubin Mehta.
Et puis en 1998, année où la Coupe du monde de football s'est établie en France, les trois ténors choisissent la Tour Eiffel pour leur concert, sous un majestueux décor signé par le producteur Tibor Rudas. Ce concert se fait sous la direction du pianiste virtuose et remarquable chef d'orchestre James Levine. Ils sont en direct devant un public cent fois plus important que celui de Rome, soit deux milliards de téléspectateurs dans le monde entier.
Ce qui donnait un tour nouveau à la grande tradition était cette rencontre unique, qui démontrait aussi que la grandeurse présente sous des formes différentes. José Carreras a toujours incarné le charme, et la douceur de sa voix est à l'image de son physique; Placido Domingo, dont le timbre sombre va de pair avec une noblesse naturelle, est synonyme de puissance dramatique; Luciano Pavarotti, dont la personnalité démesurée est à la hauteur de sa voix conquérante, possède un éclat qui lui est propre. En somme, un trio au comble de la perfection.
Remarquons aussi que les enregistrements audios et vidéos de ces concerts ont été vendus en nombre largement supérieur à ceux des Rolling Stones ou d'Elvis Presley.

Pavarotti and Friends
Son tour de chant ne s'arrête pas aux majestueux concerts des trois ténors, loin de là ! Comme tout grand ténor qui se respecte, Luciano Pavarotti voue une grande partie de son temps aux concerts de charité et aux actions humanitaires. C'est au cours de ces fameux concerts en plein air que Pavarotti a chanté avec les plus grands chanteurs de ce monde autant dans le lyrique que dans la variété voire même jusqu'au rap.
Ainsi, de 1992 à 2002, on peut compter jusqu'à sept concerts à portée humanitaire appelés Pavarotti and Friends. Tous ces concerts ont eu lieu en direct de la Piazza Grande de sa ville natale, Modena (Italie).
Cependant ces derniers concerts n'ont pas qu'une portée caritative; ils permettent aussi à Pavarotti de s'exprimer dans un autre domaine que le sien : la variété; il a chanté avec les plus grandes voix de ce monde Elton John, Celine Dion, Joe Cocker, Sting... en tout, plus de 100 chanteurs, de tous horizons (jazz, gospel, rap, variété, et bien sûr, opéra). Par le biais de ces concerts, Pavarotti a permis à des millions de personnes d'entendre pour la première fois quelques-uns des plus grands airs d'opéra. Luciano Pavarotti est reconnu comme le premier ténor au monde à avoir réussi à si bien démocratiser l'opéra auprès du grand public. Ces émissions sont pour Pavarotti une invitation au monde extérieur à venir dans sa ville natale; il dit qu'il aime transformer sa ville en "Hollywood italien" : elle est donc devenue le rendez-vous quotidien des Italiens.

Quelques anecdotes sur la vie du "maître chanteur"
Bien que beaucoup de personnes attribuent la réussite de Pavarotti à sa bonne étoile, on peut aussi remarquer que sa vie fut souvent jalonnée d'obstacles.
Dès l'âge de 12 ans, Luciano Pavarotti a frôlé la mort : il avait attrapé le tétanos et était dans le coma. Lorsqu'il raconte cette anecdote, il dit que lorsqu'il a repris conscience, il a entendu des gens discuter autour de son lit. Ils disaient qu'il avait déjà reçu les derniers sacrements à trois reprises, que le prêtre reviendrait le lendemain, mais que, selon les médecins, il ne passerait pas la nuit.
Il y a ensuite tous ses problèmes de poids qui le complexent fréquemment. Il est depuis l'âge de trente ans victime de surpoids, ce qui l'oblige à faire constamment des régimes à base d'eaux minérales et de fruits. Ces conditions lui posent souvent des problèmes, surtout maintenant qu'il a atteint un âge plus avancé. Ainsi, il a dû à plusieurs reprises subir des opérations aux genoux et au dos. Et récemment, le maestro a dû annuler une série de concerts de son "farewell tour" à cause de problèmes de santé. Cependant, les dernières nouvelles parlent d'un homme très en forme, qui se dit impatient de revoir la scène et le public.
Luciano Pavarotti est réputé pour être un très bon cuistot et lorsqu'on lui parle de nourriture, il dit qu'il doit tout cela à son enfance et notamment à sa mère surnommée la "Mamma". Aussi, pour l'anecdote, lorsque Luciano Pavarotti se rend dans des hôtels, il demande à remballer la nourriture qu'il n'a pas consommée. Quant on le lui rappelle , il qualifie cette réaction "d'habitude de pauvres".
La superstition est aussi une croyance qui occupe une grande partie de la vie de Luciano Pavarotti; ainsi, lorsqu'il voit un chat noir traverser le rue, il essaie de se persuader qu'il était blanc. Ses proches ont souvent confié aux médias que, lorsque Pavarotti arrive sur scène, il a un clou tordu en poche qu'il a préalablement déniché sur la scène ou auprès des machinistes!
Aussi étonnant que cela puisse être, le "maître des contre-ut" n'a jamais su déchiffrer de partitions de musique bien qu'il arrive à suivre les orchestres. Il se justifie en disant que, sans les partitions, il ne fait qu'écouter les autres prestations (souvent par Enrico Caruso dont il a toujours admiré la voix exceptionnelle) et peut ainsi avoir une plus grande liberté d'interprétation sur scène et vocalement.
Enfin, pour les inconditionnels de Pavarotti, un élément incontournable: son écharpe. Il s'agit certainement de "l'outil de travail" auquel il tient le plus car pour lui, cette écharpe fait partie de sa vie depuis le début de sa carrière. Elle accompagne donc le maestro à toutes les représentations, que ce soit en coulisse, pour les récitals où le smoking est obligatoire, sur scène, ou pour les concerts "Pavarotti and friends". Elle lui a été offerte aux débuts de sa carrière (certainement par un proche). Il fait en sorte de la laver tous les soirs et y voue un soin hors du commun. Il la porte en toutes saisons même l'été en pleine canicule! Il dit d'ailleurs: "Quitte à passer pour un fou, je préfère me protéger la voix que de risquer de tomber malade".

Il décède le 6 septembre 2007.

 

Mon avis

Que dire du Maestro Pavarotti....Que de mots élogieux pour cette grande et sublime carrière !

Son timbre chaleureux, vaillant, ensoleillé, charmeur....est l'un des plus reconnaissable dans le monde.

Un grand Ténor qui a marqué les grandes pages de Puccini et de Verdi avec musicalité et une facilité technique éblouissante !

Vous allez nous manquer Big Luciano !

Merci Mastro et Bravississimo !

 

Je vous présente un extrait de l'opéra de Puccini "La Bohème", enregistré à l'Opéra de San Francisco en 1989.

Luciano Pavarotti est pour moi le plus bel interprète de Rodolfo. Sa partenaire, une autre grande dame de l'opéra, Mirella Freni incarne le rôle de Mimi.
Je crois que tout se passe de commentaire. Luciano Pavarotti et Mirella Freni sont "divins" !!!!! 18mn30 de bonheur d'opéra.

 



dimanche 24 juin 2007, a 09:37
UN DRAKKAR DANOIS REPREND DU SERVICE
 

Le plus grand vaisseau de guerre viking danois jamais reconstruit au monde, le "Havhingtsen fra Glendalough" (L'étalon de mer de Glendalough), reprend la mer, mille ans après, pour retourner à sa terre d'origine: l'Irlande.

Le 1er juillet, le drakkar quittera le port de Roskilde au Danemark, capitale politique des Vikings et centre commercial florissant entre le IXe et le XIIe siècle. Il cherchera à rejoindre après 44 jours de traversée et 900 miles nautiques, Dublin où il avait été construit en l'an 1040 dans la forêt de Glendalough.

L'épave du bateau original avait été retrouvée dans la vase du fjord de Roskilde en 1962. Elle y avait été coulée vers la fin du XIe siècle avec quatre autres navires pour bloquer l'invasion des ennemis vikings norvégiens.

Construit en bois de chêne, le drakkar a été reconstitué entre 2000 et 2004 au chantier du musée viking de Roskilde. Après 84 jours de tests dans les mers environnantes, il va entamer un long voyage de retrouvailles de plus de 1.600 kilomètres pour revoir son port d'attache.

A quelques jours du départ, Preben Rather Soerensen, la trentaine, un barbu aux yeux bleus, chef de l'expédition, inspecte les derniers préparatifs sur le "Havhingsten" amarré devant le musée, à 30 km à l'ouest de Copenhague.

Les odeurs de la mer se mêlent au goudron de pin de la coque du navire où règne une atmosphère enfiévrée des grands départs. Un charpentier rabote une rainure dans la quille, un autre vérifie les joints, un troisième le mât.

Regardant fièrement le drakkar reconstitué, "oeuvre de 4 années de travail de charpentiers du Danemark, des Iles Féroé, de Norvège et des Iles Aaland", M. Soerensen se félicite de l'ouvrage, d'autant qu'"on n'a retrouvé qu'un quart seulement de la coque du bateau original, mais néanmoins le plus important".

Le "Havhingsten" a été bâti selon "les mêmes méthodes des Vikings et avec les mêmes instruments reconstitués de l'époque qui ont donné aux drakkars leur souplesse et légèreté légendaires".

"Mais le plus dur reste à faire. C'est l'épreuve de vérité, qui commence", dit-il. Non sans quelques appréhensions. "Le drakkar, un bateau ouvert, peut se retourner en quelques secondes par grosse houle. Et à l'époque les vikings se noyaient. Mais nous n'avons pas l'intention de les suivre" assure-t-il.

C'est pourquoi les quelque 65 membres d'équipage international, "porteront en permanence" des combinaisons de sauvetage, et que le drakkar sera "suivi" par un bateau d'assistance, "au cas où".

Le but de cette expédition est "de voir comment les Vikings, d'habiles marins, écumaient les mers dangereuses d'Europe avec des embarcations apparemment aussi frêles mais à la technique éprouvée, et de connaître les aptitudes de tels bateaux et leur manoeuvrabilité", selon M. Soerensen.

Comme les Vikings, l'équipage du Glendalough, fera des escales le long de la traversée, au gré des vents, car "deux jours de navigation sur un tel bateau où chacun a moins de 0,8 m2 pour soi, sont épuisants. Il faut se relayer toutes les 4 heures pour faire le guet, s'occuper des cordages, de la voile et vivre dans des conditions de confort très rudimentaires", selon le chef de l'expédition.

Mais les désagréments et le danger d'une telle traversée n'ont pas effrayé les candidats de tous bords, "des aventuriers intéressés par l'époque viking, et désireux de participer à cette expérience historique", affirme M. Soerensen.

Le coût global du projet est estimé à 4,7 millions d'euros. Le bateau est attendu le 14 août à Dublin.

samedi 23 juin 2007, a 08:59
LE SIDA, VIEUX DE 4 MILLIONS D'ANNEES
 

 

Les voies de l’évolution biologique sont parfois impénétrables. Une équipe de généticiens américains vient ainsi de découvrir que nos ancêtres ont acquis leur vulnérabilité au virus VIH en développant une résistance à un autre rétrovirus.

Un virus vieux de 4 millions d’années

Afin de retrouver les traces d’anciennes infections rétrovirales, Michael Emerman et ses collègues du Fred Hutchinson Cancer Research Center de Seattle (Etats-Unis) ont comparé le génome du chimpanzé et celui de l’homme. Ils ont ainsi pu constater que, contrairement à nous, l’ADN de nos proches cousins a été en partie «façonné» par un virus aujourd’hui disparu appelé PtERV1. Ce virus aurait ravagé les populations de grands singes il y a 4 millions d’années, après que la lignée humaine se soit séparée de celle des chimpanzés.

La balade des rétrovirus

Tout comme le VIH, le PtERV1 est un rétrovirus, ce qui veut dire qu’il infecte les cellules en injectant son propre matériel génétique dans les chromosomes de son hôte. Au cours de l’évolution, de tels virus ont tendance à laisser des traces de leur passage en «égarant» de courtes séquences d’ADN, voire des gènes, dans le génome de leur victime. Cet ADN «étranger» se transmet ensuite aux descendants des individus infectés. On estime ainsi que 8% de notre génome nous a été apporté par des virus.

Séquences fossiles

En traquant cet ADN «fossile», Emerman et son équipe ont trouvé 130 séquences provenant de PtERV1 chez le chimpanzé, mais pas une seule chez l’homme. Contrairement aux autres singes, notre espèce devait donc déjà avoir la capacité d’empêcher ce virus de pénétrer dans nos cellules. Ces travaux sont publiés vendredi dans la revue Science.

Protéine-préservatif…

A partir des séquences trouvées chez le chimpanzé, les chercheurs ont ensuite recréé partiellement le virus PtERV1 et ont tenté de lui faire infecter des cellules humaines. Ils ont constaté que la TRIM5, une protéine produite naturellement par nos cellules, empêche le PtERV1 de les pénétrer. Ils ont notamment découvert que lorsqu’on neutralise la TRIM5, les cellules deviennent vulnérables à PtERV1… mais, parallèlement, elles sont aussi moins susceptibles d’être infectées par le VIH.

… ou cheval de Troie

Ces résultats permettent d’expliquer pourquoi les grands singes, dont les cellules ne produisent pas de TRIM5, sont capables de résister au VIH mais pas les hommes. Bref, notre vulnérabilité actuelle au sida a probablement été sélectionnée par l’évolution, il y a plusieurs millions d’années, pour échapper à une maladie beaucoup plus meurtrière causée par le PtERV1. Le PtERV1 ayant aujourd’hui disparu, ce qui était un avantage génétique est devenu une tare…

vendredi 22 juin 2007, a 10:38
WOODY ALLEN DIRIGERA UN OPERA A LOS ANGELES
 

Le réalisateur américain Woody Allen va laisser de côté la caméra pour diriger une partie de "Il Trittico", un ensemble de trois opéras en un acte de Puccini, avec l'opéra de Los Angeles, a-t-on appris jeudi auprès de la direction de l'opéra.

Le directeur général de l'opéra de Los Angeles, Placido Domingo, s'est dit ravi de cette future collaboration qu'il recherchait depuis longtemps.

"Je suis déjà arrivé à convaincre plusieurs réalisateurs de participer à la mise en scène d'un opéra, donc John Schlesinger avec "les contes d'Hoffmann au Covent Garden de Londres (...) et j'avais commencé à en parler à Woody Allen il y a quatre ans", a déclaré Placido Domingo dans un communiqué.

Woody Allen, 71 ans, a été récompensé à trois reprises par Hollywood, en tant que réalisateur et scénariste.

L'ensemble de Los Angeles produira "Il Trittico" à partir de septembre.

Allen va s'atteler à l'opéra en un acte "Gianni Schicchi". Les deux autres oeuvres du triptyque - "Il Tabarro" et "Suor Angelica" - seront dirigées par William Friedkin, réalisateur de "L'exorciste".

jeudi 21 juin 2007, a 11:37
JACK LANG LANCE LA 1ERE FETE DE LA MUSIQUE NEW-YORKAISE
 

Jack Lang, créateur de la Fête de la musique en France il y a 25 ans, est venu mercredi lancer la 1e édition new-yorkaise de l'événement dans un cadre inattendu, le stade de l'équipe de baseball des Mets rempli de fans venus soutenir leur équipe.

Juste avant que ne démarre la rencontre entre les New York Mets et les Minnesota Twins, l'animateur a annoncé au micro la tenue le lendemain de "+Make Music New York+, basée sur la +Fête de la musique+ en France qui rencontre un grand succès".

"Bonne chance à vous!", a-t-il ajouté, tandis que l'ancien ministre français de la Culture était invité à poser sur la pelouse aux côtés d'un entraîneur des Mets, juste après la présentation de plusieurs organisations diverses et après un prélude musical qui incluait le guitariste français Sylvain Luc.

Une idée "audacieuse", a ensuite commenté Jack Lang à propos de ce coup d'envoi peu conventionnel. Le député, qui avoue que le baseball est pour lui "une curiosité", a aussi posé avec "Mister Mets", la mascotte de l'équipe, et même signé le basket d'un jeune garçon venu récolter des autographes de joueurs.

Lancé par un jeune créateur d'événements new-yorkais, "Make Music New York" annonce pour jeudi 1.200 concerts gratuits, amateurs et professionnels.

"Le fait qu'elle se déroule à New York est une consécration pour la Fête de la musique, a dit Jack Lang. New York, c'est New York! Capitale culturelle, ville américaine mais aussi européenne, ville du coeur et de l'esprit, ville qui a souffert et a réussi à renaître de ses cendres, pleine de créativité, peut-être une part de mythe mais aussi une réalité."

Créée en France, la Fête de la musique se déroule aussi désormais chaque 21 juin dans quelque 340 villes dans le monde.

mercredi 20 juin 2007, a 19:40
FETE DE LA MUSIQUE 2007
 

Quand Maurice Fleuret devient Directeur de la Musique et de la Danse en octobre 1981, à la demande de Jack Lang, il applique ses réflexions sur la pratique musicale et son évolution : "la musique partout et le concert nulle part". Découvrant en 1982, à l'occasion d'une étude sur les pratiques culturelles des français, que cinq millions de personnes dont un jeune sur deux, jouent d'un instrument de musique, il se prend à rêver de faire descendre les gens dans la rue.

Et c'est ainsi, en quelques semaines, que la Fête de la Musique est lancée, le 21 juin 1982, jour du solstice d'été, nuit païenne se référant à l'ancienne tradition des fêtes de la Saint-Jean.
"Faites de la musique, Fête de la Musique", la formule devenue mot d'ordre n'avait rien du slogan. Cette mobilisation des musiciens professionnels et amateurs, cette attention nouvelle portée à tous les genres musicaux, devenaient ainsi, à travers la réussite immédiate d'une manifestation populaire et largement spontanée, la traduction d'une politique qui entendait accorder leur place aux pratiques amateur ainsi qu'au rock, au jazz, à la chanson et aux musiques traditionnelles, aux côtés des musiques dites sérieuses ou savantes.

La gratuité des concerts, le soutien de la SACEM, le relais des médias, l'appui des collectivités territoriales et l'adhésion de plus en plus large de la population, allaient en faire, en quelques années, une des grandes manifestations culturelles françaises.

Succès international, phénomène de société (un timbre poste lui est consacré en 1998), la Fête est aussi porteuse des nouvelles tendances musicales, que souvent elle annonce, que toujours elle traduit: renouveau des musiques traditionnelles, explosion des musiques du monde, développement des chorales, apparition du rap, de la techno, retour au carnaval musical...

Sa réussite visible en centre-ville occulte bien d'autres dimensions : elle entre dans les prisons, partage la vie des malades et du personnel à l'hôpital, rapproche les établissements scolaires et les écoles de musique, établit des liens et des échanges entre la ville et la banlieue, irrigue les communes rurales, valorise le travail de plusieurs mois ou de toute une année d'un individu, d'un groupe, d'une association ou de toute une communauté. Sans être jamais instrumentalisée, la Fête de la Musique favorise ainsi naturellement la démocratisation de l'accès aux pratiques artistiques et culturelles.

La réussite de la Fête est d'abord celle des multiples réseaux qui s'activent en prévision du 21 juin. Ils peuvent être institutionnels, comme les Théâtres Lyriques, les Orchestres nationaux et régionaux, les Ensembles de musique de chambre, les Conservatoires, les Ecoles de musique..., professionnels comme les Scènes de Musiques Actuelles (SMAC) et Cafés Musique ou les Antennes du Printemps de Bourges.

A cette occasion, les grandes fédérations amateurs mobilisent leurs relais dans toute la France qu'il s'agisse de la Confédération Musicale de France pour les Fanfares, les Harmonies et la pratique amateur en général ou de A Coeur Joie pour les Chorales. Les équipements sociaux et culturels, les associations locales aident à révéler les nouvelles expressions musicales. La vitalité de la Fête compte aussi avec les énergies de tous les " volontaires " qui se mobilisent individuellement pour apporter à cette journée exceptionnelle sa part fondamentale de spontanéité, son allure de transgression joyeuse.

En l'espace d'une génération, la Fête manifeste ainsi sa capacité permanente à se réinventer, ingénieuse et vivace, issue de l'institution, mais ayant choisi - comme la chanson - de vivre sa vie dans la rue.

mercredi 20 juin 2007, a 11:39
CE MERCREDI... DANS LES SALLES...
 

 

mercredi 20 juin 2007, a 10:46
TENSIONS AU CONSERVATOIRE DE CORBEIL-ESSONNE
 

Serge Dassault, maire et sénateur (UMP) de Corbeil-Essonnes (Essonne), l'affirme : il ne fermera pas le conservatoire de musique de sa commune. Pourtant l'inquiétude reste forte chez les professeurs comme chez les élèves et leurs parents : dix des trente-sept professeurs du conservatoire Claude-Debussy ont été licenciés début juin.

Mercredi 6 juin, une centaine de professeurs, élèves ou sympathisants ont manifesté leur mécontentement au conseil municipal. Ils ont été ensuite près de trois cents à défiler, samedi 9, à Corbeil-Essonnes. Le maire veut faire des économies. Depuis un an, le budget de la commune est mis sous surveillance par la chambre régionale des comptes. Des difficultés financières qui ont conduit M. Dassault à alléger le budget du conservatoire, qui s'élève pour l'instant à 1,5 million d'euros.

Bruno Piriou, président du conseil général de l'Essonne, élu de l'opposition (PCF), dénonce la vision "très libérale que M. Dassault se fait du service public". Pour M. Piriou "le maire retarde les inscriptions pour être sûr qu'il y ait peu d'élèves l'an prochain". Selon l'élu communiste, il n'y aurait eu aucun débat au sujet du conservatoire en conseil municipal.

Au conservatoire Claude-Debussy, on redoute d'autres licenciements. Les dix professeurs renvoyés sont tous des non-titulaires. Ils ne représentent donc pas la plus grande masse salariale. Des enseignants s'inquiètent aussi des conséquences pédagogiques de ces départs. Le conservatoire, qui accueille plus de six cent cinquante élèves, mise depuis quelques années sur les instruments "rares" comme le basson, le hautbois, le violoncelle ou la trompette. Ce sont justement ces instruments que les dix professeurs licenciés enseignaient.

Les parents d'élèves et l'opposition ont annoncé qu'ils continueraient à manifester jusqu'à ce que les dix enseignants soient réengagés.

mardi 19 juin 2007, a 10:21
DES OEUVRES APPARTENANT A L'ETAT ONT ETE PERDUES...
 

Quinze pour cent en moyenne des 180.000 oeuvres appartenant à l'Etat, prêtées aux ministères et autres institutions publiques depuis 1875, ont été perdues. C’est ce qu’affirme un rapport de la commission de récolement des dépôts d'oeuvres d'art rendu lundi à la nouvelle ministre de la Culture, Christine Albanel.

Ce taux de perte moyen «s'explique majoritairement par une médiocre gestion des dépôts entre 1875 et 1950», précise un communiqué du ministère. A partir de 1950, ce taux se situe à des chiffres «très inférieurs, entre 5 et 10%», ajoute texte sans plus de précision.

Jean-Pierre Bady, conseiller auprès de la Cour des Comptes et président de la Commission, a remis lundi à Christine Albanel son 9ème rapport d'activité qui «permet de mesurer l'ampleur et l'efficacité de l'activité menée par la commission, depuis sa création en 1996».

Le ministère ne souhaite pas rendre ce rapport public. Il le sera par un rapport de synthèse global courant 2008, lorsque le récolement (inventaire), encore en cours dans la région Ile-de-france, sera achevé.

Le récolement des dépôts d'oeuvres d'art vise à localiser la totalité des 180.000 oeuvres appartenant à l'Etat et confiées aux ministères, préfectures, ambassades, notamment par le Mobilier national, le Fonds national d'art contemporain, le Centre des monuments nationaux et les musées nationaux, à Paris, en régions et à l'étranger.

Des informations de presse évoquent régulièrement la disparition d'oeuvres d'arts, tapisseries, meubles, peintures, qui devraient normalement se trouver dans les palais et institutions nationales.

lundi 18 juin 2007, a 09:00
DECES DU COUTURIER ITALIEN GIANFRANCO FERRE
 

Le monde de la mode était en deuil dimanche soir avec la mort de Gianfranco Ferré, le styliste italien de réputation mondiale qui a notamment travaillé pour Dior, décédé à Milan d'un accident cérébral à l'âge de 62 ans.

Le couturier, qui est mort à 19H00 GMT, avait été hospitalisé vendredi dans un état critique après une hémorragie cérébrale.

"Un homme civilisé. Quand je pense à Gianfranco Ferré, c'est l'expresion qui me vient tout naturellement à l'esprit en raison de sa dignité, de son calme, de son sens des responsabilités", a réagi un autre géant de la mode italienne, Giorgio Armani.

"J'ai toujours suivi son travail et admiré sa cohérence, je dirais même la droiture intellectuelle et artistique avec laquelle il a poursuivi ses idées jusqu'au bout", a ajouté M. Armani.

"Un vrai artiste, un pur, une personnalité très belle qui manquera au monde entier de la mode", a commenté le styliste Roberto Cavalli, tandis que pour son collègue Valentino, il était "un des plus grands talents de la mode italienne".

Dès dimanche matin, l'état de Gianfranco Ferré avait été jugé sans espoir.

L'état de santé "du styliste et architecte milanais reste dramatique, en raison de l'ampleur de l'hémorragie cérébrale qui l'a frappé", avait indiqué l'agence italienne Ansa.

Des proches de Ferré avait évoqué "une situation d'extrême gravité" estimant que "les espoirs d'une amélioration étaient infimes".

Le styliste ne s'était pas senti bien vendredi et il était allé de lui-même passer un contrôle à l'hôpital San Raffaele, mais son état de santé s'était brusquement dégradé et il avait été placé en soins intensifs.

Le couturier italien avait déjà été victime de deux accidents cérébraux, le premier il y a quatre ans, mais il avait toujours réussi à récupérer, sans pour autant suivre les conseils des médecins, selon l'Ansa.

Gianfranco Ferré souffrait également de diabète mais n'avait jamais réussi à modérer son goût pour les sucreries, ajoute la presse italienne.

La famille a décidé de faire transporter immédiatement le corps du styliste à Legnano (nord) où Gianfranco Ferré était né.

Né le 15 août 1944 au nord de l'Italie, il s'était initialement destiné au métier d'architecte et n'a débuté dans la mode qu'en 1970 en dessinant des accessoires.

Le couturier - barbu, corpulent et qui ne quittait jamais ses lunettes - avait fondé en 1978 la société à son nom et présenté la même année sa première collection femme tandis que les premières créations homme ne prendront forme qu'en 1982. Son premier parfum était créé en 1984.

Il avait l'ambition de dessiner des vêtements pour "une femme intelligente, libre, forte. Forte dans son tempérament, son caractère, son côté passionnel. L'élégance est personnalité. Comme la séduction".

La Stampa de dimanche avait évoqué à son propos "un goût fait de rigueur et de poésie mais aussi des coupes magistrales que l'on pouvait comparer à une voile au vent qui se modelait sur le corps".

De 1989 à 1997, consécration de sa carrière, Gianfranco Ferré avait occupé les fonctions de directeur artistique de la maison Christian Dior.

En 2000, le Groupe Tonino Perna avait racheté 90% de la maison Gianfranco Ferré Spa, qui en 2002 était entrée au sein du "It Holding".

lundi 18 juin 2007, a 08:56
SEPARATION DE ROYAL & DE HOLLANDE
 

Ségolène Royal annonce dans un livre paraissant mercredi qu'elle et son compagnon François Hollande se sont séparés, mettant fin à de nombreuses spéculations sur ce couple star et totalement inédit de la vie politique française, dont les intérêts semblaient diverger de plus en plus.

Dans un communiqué diffusé dans la soirée François Hollande "confirme" cette séparation.

L'annonce intervient au soir du second tour des législatives, alors que Mme Royal ne fait plus mystère de son intention de se lancer à la conquête du PS.

"J'ai demandé à François Hollande de quitter le domicile, de vivre son histoire sentimentale de son côté, désormais étalée dans les livres et les journaux, et je lui ai souhaité d'être heureux", déclare Mme Royal dans ce livre, intitulé "Les coulisses d'une défaite".

Elle a refusé de préciser la date de cette rupture, selon les auteurs, Christine Courcol et Thierry Masure, journalistes à l'AFP.

Confirmant dans la soirée à France Inter cette séparation, Mme Royal a fait remonter les difficultés du couple à avant la campagne électorale, soulignant vouloir "clarifier" les choses avant d'aborder une "nouvelle étape".

Le Journal du Dimanche avait auparavant laissé entendre que le livre devait apporter des "clarifications" sur l'état des relations du couple, objet de spéculations récurrentes.

Le site internet de l'hebdomadaire Marianne a également affirmé dimanche soir que Mme Royal se préparait à annoncer lundi cette séparation.

Dimanche soir, Mme Royal a toutefois déclaré à l'AFP qu'elle "ne souhaitait pas que ces informations soient publiées pendant le résultat des législatives" et qu'elles ne devaient l'être que "dans la semaine".

La présidentielle avait mis en évidence des tensions entre l'ex-candidate PS et le chef du parti, ensemble depuis près de 30 ans mais jamais mariés.

M. Hollande, 52 ans, qui aurait pu faire figure de "candidat naturel" pour le PS, avait dû s'effacer devant sa compagne, 53 ans, qui avait remporté la primaire interne pour la course à l'Elysée.

Pendant la campagne, l'état-major du PS avait été tenu à l'écart par la garde rapprochée de la candidate et des divergences avaient éclaté au grand jour sur certains points clés, la fiscalité ou plus récemment la politique d'ouverture aux centristes défendue par Mme Royal.

S'appuyant son score de près de 17 millions de voix au second tour, elle ne faisait plus mystère de son intention de se lancer à l'assaut du leadership du PS.

Elle confirme dans ce livre qu'elle sera "candidate au poste de Premier secrétaire" si son "projet de rénovation est majoritaire" au congrès du PS, prévu à l'automne 2008.

Ségolène Royal et François Hollande avaient jusqu'à présent opposé un "pas de commentaire" aux rumeurs et spéculations sur leur vie privée.

"Oui, nous sommes ensemble et oui, nous vivons toujours ensemble", avait toutefois tenu à assurer Mme Royal dans un livre paru fin mars, regrettant même que son compagnon ait rejeté un projet "romantique" de mariage à Tahiti.

Fin mai, ils avaient ensemble assigné pour "atteinte à la vie privée" les auteurs d'un livre, "La Femme fatale", qui évoquait de fortes tensions dans le couple et prêtait une liaison à François Hollande.

Ils s'étaient rencontrés en 1978, sur les bancs de l'ENA. Engagés à gauche, ils furent de la génération des "bébés Mitterrand", entrant dans les cabinets présidentiels et ministériels. Ils ont eu quatre enfants, Thomas, Clémence, Julien et Flora, aujourd'hui âgés de 22 à 14 ans.

Les années passant, ils étaient devenus un couple phare de la politique française, uniquement égalés en visibilité par Nicolas et Cécilia Sarkozy, dont la séparation temporaire avait également eu un important impact médiatique.

dimanche 17 juin 2007, a 10:03
HILLARY CLINTON EN TETE DES PRETENDANTS DEMOCRATES
 

 

Quand il a été élu à la tête du Parti démocrate du New Hampshire, en mars, Ray Buckley croyait disposer d'un état-major de quatorze personnes. Il n'en a trouvé que trois à leur poste. Les autres avaient été recrutées par l'équipe d'Hillary Clinton.

Lorsqu'il s'est présenté au QG de campagne de Barack Obama, le rival de Mme Clinton pour l'investiture démocrate, personne ne savait qui il était. La plupart des volontaires étaient des "parachutés" sans attache locale. Pour M. Buckley, l'anecdote résume l'état des lieux, à sept mois des primaires : "Beaucoup de jeunesse et d'exubérance chez Barack Obama. Mais l'expérience et les esprits brillants sont chez Hillary."

Près de six mois après avoir lancé sa candidature à l'élection présidentielle de 2008, Hillary Clinton s'est installée en tête des prétendants démocrates. Selon les sondages, Barack Obama est distancé d'une dizaine de points. " Hillary en est à sa troisième campagne présidentielle, si on compte celles de son mari, souligne M. Buckley. Personne n'a plus d'expérience qu'elle." Mme Clinton engrange les soutiens : le maire de Los Angeles, Antonio Villaraigosa, le sénateur du New Jersey, Robert Menendez...

Sans donner d'interviews, elle est omniprésente dans les médias. Deux nouveaux livres viennent de paraître sur elle. L'un, de plus de 600 pages, écrit par Carl Bernstein, l'alter ego de Bob Woodward dans l'affaire du Watergate ("Une femme aux commandes") ; l'autre, de 438 pages, par deux journalistes d'investigation du New York Times, Don Van Matta et Jeff Gerth ("A sa manière").

En quelques mois, Mme Clinton a adouci son image. Si Barack Obama, 45 ans, insiste sur l'importance du "jugement", elle joue sur l'âge, l'expérience. Lors du dernier débat entre les présidentiables, elle a parlé au nom de l'ensemble des démocrates, coupant court aux chamailleries des "jeunes" sur le vote des crédits pour la guerre. "Les différences entre nous sont mineures. Les différences entre nous et les républicains sont majeures."

La candidate se sert de son mari sans la moindre réticence. Elle rappelle continuellement son expérience à la Maison Blanche et elle dit "nous", en parlant de certaines des décisions de Bill Clinton. Si elle est élue, elle entend faire de son mari un "ambassadeur itinérant" chargé de réconcilier les Etats-Unis d'Amérique avec le reste du monde.

Mme Clinton a aussi essayé de répondre à ceux qui la trouvent froide et ambitieuse. Sur son site Internet, elle a lancé un concours de chansons de campagne. Son clip, pour remercier les contributeurs, est un modèle d'understatement, d'humour pince-sans-rire. Elle se moque d'elle-même et de son côté première de la classe. Mais il y a encore beaucoup de chemin à faire. Selon un sondage CNN publié lundi 11 juin, elle reste au troisième rang pour la sympathie qu'elle attire, loin derrière M. Obama. Son conseiller en image, Howard Wolfson, trouve qu'elle polarise moins sur son image. "Cela s'estompe, dit-il. Nous sommes très satisfaits de notre performance jusqu'à présent."

Mme Clinton a la chance d'être une spécialiste reconnue du système de santé, l'un des principaux sujets de préoccupation des électeurs après l'Irak. Mais échaudée par l'accueil qu'avaient reçu ses propositions en 1993, elle n'a pas l'intention de retomber dans le même piège et elle a laissé à M. Obama l'idée d'une couverture universelle. Dans le New Hampshire, le grand sujet de préoccupation est ""la guerre, la guerre, la guerre", décrit M. Buckley. "Jamais les gens n'ont été aussi unis. Pour la première fois, les militants sont en phase avec le parti tout entier, qui est lui-même en phase avec les électeurs indépendants."

 

UNE AVANCE PARMI LES ÉLECTRICES

L'un des handicaps de Mme Clinton est d'avoir voté en faveur de la guerre en Irak, le 11 octobre 2002. Dans leur livre, M. Van Matta et M. Gerth affirment qu'elle ne s'est pas préoccupée d'aller lire la partie confidentielle de la synthèse rédigée à l'époque par les services de renseignements américains (National Intelligence Estimate), qui nuançait passablement les affirmations de l'administration Bush sur la menace irakienne ; ce que l'intéressée n'a pu que confirmer (six sénateurs seulement l'ont lue).

Elle essaye de se rattraper en livrant un message simple : "J'arrêterai la guerre en janvier 2009." Et pour l'anniversaire de ce vote, début octobre, elle a proposé de résilier l'autorisation qui avait été donnée au président Bush.

L'une des clefs de l'avance de Mme Clinton réside dans le vote féminin. On les disait tenues à l'écart par sa froideur, son "ambition" et la manière conciliante dont elle avait réagi aux infidélités de son mari. Manifestement, les femmes sont séduites, en particulier celles qui ont des origines modestes. Selon un sondage CNN, Mme Clinton a une avance de deux contre un chez les femmes démocrates alors que, chez les hommes, elle est presque à égalité avec M. Obama. Un autre sondage, publié mardi par le Washington Post, confirme ces résultats : 51 % des femmes démocrates préfèrent Clinton (et 24 % Obama).

Les Américains sont-ils prêts à élire une femme ? D'après un sondage Gallup publié, début mai, par le Pew Research Center, 88 % d'entre eux se déclarent prêts à voter pour une femme "suffisamment qualifiée". Après avoir été séduit un temps par la candidature de M. Obama, le réalisateur Steven Spielberg a apporté, mercredi, son soutien à Mme Clinton. "J'ai pris du temps pour me familiariser avec l'impressionnante palette (de candidats) démocrates et je suis convaincu qu'Hillary Clinton est la candidate la plus apte à nous diriger, dès son premier jour à la Maison Blanche", a-t-il dit.

 

                                 http://www.hillaryclinton.com/

samedi 16 juin 2007, a 10:39
AU DOUZIEME COUP DE MINUIT...
 

 

Quelques heures séparent désormais Jacques Chirac du statut de simple citoyen. Samedi à minuit, le charme sera rompu et l’ex-Président perdre définitivement son immunité qui le protégeait d'éventuelles poursuites judiciaires dans une demi-douzaines d'affaires.

Cité dans l’affaire Clearstream
Jamais auparavant un ancien président français n'avait suscité autant l'intérêt de la justice et par ricochet des médias. Preuve en est, le «Canard Enchaîné» a anticipé cette semaine en annonçant sa convocation comme témoin dans l'affaire Clearstream dès lundi. Une information démentie par le parquet de Paris. Les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons, en charge du dossier, peuvent toutefois le solliciter comme témoin à tout moment.
Dans cette affaire de «dénonciation calomnieuse», le nom de Jacques Chirac est cité comme ayant pu donner des «instructions». Selon un juriste, «on peut s'interroger sur la légitimité à le convoquer comme témoin dès lors qu'il s'agit de l'interroger sur ce qui a touché à sa fonction présidentielle».
En revanche, il pourrait être convoqué comme témoin assisté dans le dossier des chargés de missions de la Ville de Paris. Il s'agit d'une affaire d'emplois de complaisance présumés payés par le cabinet du maire de Paris entre 1983 et 1998, principalement au bénéfice de proches du RPR. Cette enquête ouverte en 1998 est instruite par la juge Xavière Simeoni. Une vingtaine de personnes sont mises en examen. Selon des sources proches du dossier, Xavière Simeoni pourrait entendre Jacques Chirac après l'arrêt de la cour de cassation qui doit être rendu le 26 juin sur les recours de quelques mis en examen.
L'affaire la plus menaçante pour lui reste toutefois celle des emplois fictifs du RPR payés par la mairie de Paris. Instruit à Nanterre, ce dossier a fait l'objet d'une disjonction pour les faits concernant le président. En 2004, le reste du dossier s'était soldé notamment par la condamnation d'Alain Juppé. Le cas personnel de Jacques Chirac reste en attente dans le cabinet du juge de Nanterre Alain Philibeaux. «Personne ne sait rien, à part Philibeaux, à propos d'une éventuelle convocation de Chirac» à Nanterre, a-t-on assuré mardi de source proche du dossier.
Par ailleurs, le juge Jean-Marie d'Huy reste saisi de l'affaire sur la Société d'économie mixte parisienne de prestations (Sempap), une imprimerie dissoute en 1996. Cette société est notamment soupçonnée d'avoir financé le RPR via le cabinet du maire de Paris.

Billets d’avion gratuits

L'instruction concernant l'ancienne compagnie aérienne Euralair ouverte en septembre 2006 à Paris et confiée à Xavière Simeoni, pourrait également viser l'ancien chef de l'Etat. Ce dernier et surtout son épouse Bernadette auraient bénéficié de billets d'avion gratuits avant 1995. Enfin, Jacques Chirac, est également cité dans l'affaire de la mort du juge Bernard Borrel à Djibouti en 1996, dans laquelle des documents suggèrent une connivence avec le pouvoir djiboutien.

vendredi 15 juin 2007, a 09:16
SPIELBERG APPORTE SON SOUTIEN A HILLARY CLINTON
 

Le réalisateur de légende Steven Spielberg a apporté mercredi son soutien à Hillary Clinton dans la campagne pour conquérir la Maison Blanche en 2008, après avoir un temps roulé pour Barack Obama.

"J'ai pris du temps pour me familiariser avec l'impressionante palette (de candidats) démocrate et je suis convaincu qu'Hillary Clinton est la candidate la plus apte à nous diriger, dès son premier jour à la Maison Blanche", a déclaré le réalisateur d'"Indiana Jones" et d'"E.T", cité sur le site internet de la campagne de Mme Clinton.

"Hillary est un leader fort, respectée partout dans le monde. En tant que présidente elle saura rassembler l'Amérique, rétablir notre prestige à l'étranger et assurer notre protection, ici chez nous", a encore ajouté le réalisateur, qui avait décroché un Oscar pour "La liste Schindler".

Le tout-Hollywood vouait une admiration sans limite au président Bill Clinton, mais cela ne garantit pas à son épouse le soutien inconditionnel des stars.

Steven Spielberg lui-même avait organisé en février un dîner pour récolter des fonds en faveur de la campagne de Barack Obama, jeune sénateur noir de l'Illinois (nord). Il s'est finalement ravisé, mais d'autres célébrités ont conservé leur appui au grand rival de Mme Clinton.

 

jeudi 14 juin 2007, a 11:06
NOUVELLE STAR 2007 : JULIEN
 

Julien, 24 ans, le rocker à barrette originaire de Nîmes (Gard), a remporté mercredi soir la cinquième édition du concours "Nouvelle Star"sur M6, en triomphant de Tigane.

Le gagnant se voit gratifié par un contrat "d'artiste confirmé" avec une maison de disques. Adaptation française du show britannique "Pop Idol" décliné dans une dizaine de pays, "Nouvelle Star" a pour but de dénicher une vedette de la chanson. 25.000 candidats ont participé aux sélections.

Les deux finalistes se sont distingués dès le début du jeu lancé fin mars. Leurs personnalités ont donné un coup de fouet à l'audience. La 5e édition a obtenu une moyenne de 20 % de parts de marché. 5,8 millions de téléspectateurs ont assisté à son démarrage, un record. Les quarts de finale ont attiré 4,93 millions de téléspectateurs et la demi-finale, le 7 juin, 4,137 millions.

Mercredi soir, en direct du pavillon Baltard, Tigane et Julien se sont affrontés au cours d'un duo ("Dancing in the street", jadis interprété par David Bowie et le Rolling Stone Mick Jagger). Chanteur à la voix de velours et amateur de soul, Tigane a interprété "Ne retiens pas tes larmes", succès d'Amel Bent, lauréate d'une précédente édition. Perçu comme un véritable "ovni" musical, Julien a abattu sa dernière carte en reprenant en total contre-emploi un succès de Claude François, "Le mal aimé".

Ce beau blond de 24 ans au timbre grave, recalé à la "Star Academy" (TF1), admirateur de Marcel Duchamp et de l'académicien Jean d'Ormesson, prend sur scène des allures d'Iggy Pop, Tom Waits ou Arno. Il aura notamment marqué avec sa reprise des "Bêtises" de Sabine Paturel, une chanson sucrée des années 1980 revisitée de A à Z sur un rythme de tango.

L'an dernier, Christophe Willem, surnommé "La tortue", qui a séduit le public grâce à sa voix androgyne et cristalline, avait remporté le concours "Nouvelle star". Il vient de publier un premier album qui rencontre un grand succès populaire.

 

Mon avis

Bravo Julien ! Beau parcours ! Un style et une vision musicale que j'apprécie.

J'espère seulement que tout cela ne s'arrêtera pas rapidement : bonne route...

jeudi 14 juin 2007, a 09:05
SMART FORTWO II
 

La reine des villes est de retour !  

Après huit ans passés à tournoyer dans nos villes, la Smart cède enfin le pavé à son héritière. Pour autant, la Fortwo demeure égale à elle-même, en offrant de surcroît une qualité meilleure et des prix en (légère) baisse.

 

Elle avait fait couler beaucoup d’encre lors de sa sortie en 1998, et pourtant la "Smart" s’est depuis parfaitement intégrée dans notre paysage urbain. Après 9 ans passés à tournoyer dans nos centre-villes, la lilliputienne cède enfin le flambeau à sa remplaçante. Pour autant, on ne change pas une équipe qui gagne. Même philosophie, style quasiment identique : on appelle cela "le changement dans la continuité". Et le résultat est réussi ! Bien sûr, il y a pas mal de changements mais comme l’esprit n’évolue pas, difficile de les percevoir à l’œil nu. Vous ne voyez toujours pas ? Allez, on vous aide un peu : d’abord les optiques ont été redessinées à l’avant et à l’arrière. La calandre évolue aussi tandis que les pneus plus larges offrent désormais une meilleure impression de robustesse.

 

L'âge de raison

Ah oui, on allait oublier l’essentiel : la Fortwo a grandi. Rassurez-vous avec 2,69 m de long, elle reste toujours le modèle le plus petit du marché. Mais bon, les créneaux en perpendiculaire pour elle, c’est désormais du passé. Heureusement, vous aurez un peu plus d’espace pour ranger vos affaires puisque le coffre passe de 150 litres à 220 l. Certes, ça reste petit, mais bon, c’est quand même 100 litres de plus qu’une Citroën C1. L’âge de raison en quelque sorte… et c’est cette même maturité que l’on retrouve à l’intérieur. Le côté jouet en plastique de la première génération cède sa place à un ensemble beaucoup plus classique mais surtout mieux fini. Plus cossu aussi à l’image des sièges enfin confortables : désormais, les longs trajets ne vous réduiront le dos en compote !

 

De tous nouveaux moteurs essence

Autre point en nette amélioration, celui des rangements. Alors que la Fortwo I en manquait cruellement, la nouvelle offre désormais plusieurs solutions comme une boîte à gants verrouillable ou encore des sacs amovibles dans les bacs passagers. Bref, ce serait sympa si tout cela n’était pas en option ! Sous le capot, si l’on excepte le petit Diesel de 45 ch, toute la gamme est inédite avec l’arrivée d’un nouveau petit 3-cylindres signé Mitsubishi qui se décline en trois puissances. Et c’est précisément la version intermédiaire de 71 ch que nous avons essayée. Docile mais aussi très véloce dès qu’il s’agit de bondir au feu vert, c’est sans doute ce bloc qui sied le mieux à la Fortwo.

 

Plus agréable à conduire

Mais le grand changement, c’est l’arrivée d’une nouvelle boîte robotisée à 5 rapports. Oubliés les sauts de cabri à chaque changement de vitesse : désormais les manœuvres sont font dans la rapidité mais surtout dans la douceur. Un vrai soulagement ! En fonction du niveau d’équipements, on peut également opter pour un mode automatique baptisé Softouch. La Fortwo II améliore aussi ses performances sur le plan du comportement. Plus stable grâce un empattement allongé de 5 cm et des voies élargies, elle s’avère également beaucoup plus confortable grâce à une suspension retravaillée et une position de conduite plus agréable. Alors certes, en raison de l’architecture de la voiture, la pédale de frein demeure encore trop verticale mais on s’y fait finalement assez vite.

 

Mieux équipée... pas donnée !

Côté équipement, Smart a pour une fois consenti à de vrais efforts, en dotant sa nouvelle Fortwo de l’ABS, de 2 airbags, des vitres électriques et même de l’ESP, et le tout dès l’entrée de gamme ! Mais en dépit de ce rapport prix/prestations plus avantageux, il faut encore débourser presque 11.000 euros en moyenne pour bénéficier d’un modèle correctement équipé. Quant à la liste des options et autres accessoires, elle reste toujours aussi longue. Non, décidément, rien n’a changé !

mercredi 13 juin 2007, a 11:06
NICOLAS SARKOZY IVRE AU G8
 

"Bon, Monsieur le Président de République, évitez les conférences de presse à la suite de rencontre bien arrosée ! Ca fait désordre et quelle joie pour nous tous...

Bref, c'est pas sérieux du tout ! Quelle belle image de la Présidence...

A votre santé Monsieur Sarkozy lol"



mercredi 13 juin 2007, a 10:13
ENQUETE AU CONSERVATOIRE DE PARIS : BATIMENT A PROBLEMES
 

Dix-sept ans, et déjà vieux. Le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, situé dans le parc de La Villette, n'est plus une vitrine pour l'architecte Christian de Portzamparc. Inauguré en décembre 1990, le bâtiment qui fut l'un des "grands travaux" du président socialiste François Mitterrand n'est pas très pimpant.
Devant l'entrée principale, le bassin qui accueille le visiteur est à sec. Les garde-corps sont rouillés, des dalles se sont détachées des murs de façade. "Attention, danger, chute d'éléments", lit-on sur la porte qui donne accès à une cour extérieure. Les étudiants ne font guère attention au seau bleu, en plastique, posé dans le grand escalier, juste au-dessous de la cafétéria. Une nouvelle fuite ?

Depuis le milieu des années 1990, des malfaçons ont perturbé le fonctionnement du bâtiment - inondations, portes coupe-feu en panne... Un procès est en cours. Dans quelques semaines, le tribunal administratif de Paris se prononcera sur l'action en garantie décennale intentée par l'Etat contre M. de Portzamparc, des bureaux d'études et des entreprises maîtres d'oeuvre.

"Nous avons mené de gros travaux presque invisibles à l'oeil, mais essentiels pour la sécurité des personnes. Nous continuons l'effort sur l'entretien, à un rythme contraint", explique le directeur du Conservatoire, Alain Poirier, qui évoque la longue procédure des marchés publics et l'impossibilité d'intervenir pendant les heures de classe.

Les étudiants et les professeurs ne font pas la fine bouche. Le Conservatoire est un "bel outil", disent-ils, même s'ils regrettent le manque de place. Les cinq studios de danse ne suffisent pas, une partie du personnel a dû s'installer dans des studios de répétition musicaux... Vraisemblablement, le cahier des charges de l'Etat a sous-estimé le développement du lieu. Les utilisateurs notent aussi quelques "incohérences". Ainsi, le bâtiment aux larges baies vitrées n'est pas climatisé. "Sur le papier, la clim' était prévue, les passages pour les gaines ont été construits. Mais on nous a finalement demandé de la retirer", précise Bertrand Beau, chef de projet auprès de M. de Portzamparc.

L'été, le soleil tape fort dans les salles. C'est la période de "transhumance" : le personnel technique descend les harpes et autres "cordes" au sous-sol. Si le monte-charge veut bien fonctionner. Au niveau moins 2, l'air est plus frais grâce à un système de ventilation, mais le degré d'hygrométrie n'est pas toujours satisfaisant pour les percussions et clavecins.

Autre inconvénient, il n'y a aucun casier pour ranger les instruments et les partitions d'opéra. Dans la zone de stockage, le plafond est à peine assez haut pour déplacer un flight case (boîtier) de contrebasse, et les portes à peine assez larges pour faire passer un piano à queue ! "On a construit ce qui était dans le programme", répond Bertrand Beau.

Une façon de dire que l'architecte ne fait pas toujours ce qu'il veut dans une commande publique. A la Cité de la musique de Rio de Janeiro (Brésil), que l'Agence Portzamparc doit livrer en 2008, les portes, dit-il, feront "5 mètres de haut".

mardi 12 juin 2007, a 22:06
IL TROVATORE - VERDI
 

 

Voici un extrait d'un grand opéra de Giuseppe Verdi "IL TROVATORE", avec Violetta Urmana, Leo Nucci & Giuseppe Giuseppini (live Teatro alla Scala di Milano - 2000).

 



mardi 12 juin 2007, a 20:49
UN PALMARES POUR SOPRANOS
 

Callas, Sutherland, De Los Angeles : c'est le tiercé gagnant selon le mensuel britannique BBC Music. Le mensuel BBC Music a demandé à un jury composé de 22 «spécialistes» d’établir un palmarès des vingt plus grandes sopranos de tous les temps.
Un palmarès qui fera sans doute couler beaucoup d’encre puisqu’incluant une moitié de chanteuses disparues et ne comprenant pas des pointures nommées Angela Gheorghiu, Renée Fleming ou bien encore Anna Netrebko.

1. Maria CALLAS
2. Joan SUTHERLAND
3. Victoria DE LOS ANGELES


4. Leontyne PRICE
5. Birgit NILSSON
6. Montserrat CABALLÉ
7. Lucia POPP
8. Margaret PRICE
9. Kirsten FLAGSTAD
10. Emma KIRKBY
11. Elisabeth SCHWARZKOPF
12. Régine CRESPIN
13. Galina VISHNEVSKAYA
14. Gundula JANOWITZ
15. Karita MATTILA
16. Elisabeth SCHUMANN
17. Christine BREWER
18. Renata TEBALDI
19. Rosa PONSELLE
20. Elly AMELING


 

Vous en pensez quoi de ce classement ?

mardi 12 juin 2007, a 20:18
RAFAEL NADAL III
 

Rafael Nadal a décroché, dimanche 10 juin, face à Roger Federer, son troisième titre sur la terre battue parisienne en dominant son adversaire 6-3, 4-6, 6-3, 6-4. La finale tant attendue a tourné, peut-être plus vite qu'on ne l'imaginait, à l'avantage du Majorquin. Celui-ci a confirmé sa suprématie sur cette surface, mais aussi les progrès effectués depuis un an, en service et en revers, notamment.
Le match avait pourtant commencé à l'avantage du Suisse. Federer, offensif, faisait courir l'Espagnol le long de sa ligne de fond de court. Mis en difficulté sur son service, Nadal étaient contraint de repousser plusieurs balles de break. Poussé dans ses retranchements, il prenait pourtant le meilleur sur son adversaire. Profitant dans la fouée de la fébrilité du Suisse, Nadal remportait le premier set 6-3.

Federer se savait alors contraint de réagir. Loin d'être au mieux de sa forme, il multipliait les fautes directes et ne faisait que trop rarement la preuve de son talent. Faute de régularité, le n° 1 mondial manquait trop souvent l'opportunité des balles de break (10 sur l'ensemble du match). Il remportait malgré tout ce deuxième set 6 à 4, sans que Nadal n'ait totalement relâché son étreinte.

Les deux légendes étaient maintenant à égalité sur le central. Mais Federer semblait déjà avoir jeté trop de force dans ce combat. Le Majorquin prenait les commandes de la partie, remportant les trois premiers jeu de la manche et parvenait à conserver cet écart jusqu'à la fin du set. La quatrième manche se déroulait sur le même schéma. Le Suisse concédait une nouvelle fois son service dans le troisième jeu, laissant échapper ses dernières chances de recoller au score.

Avec ce nouveau titre décroché Porte d'Auteuil, Nadal est le premier joueur à réussir le triplé depuis le Suédois Björn Borg, vainqueur de 1978 à 1981 (quatre fois sur ses six titres). Les deux champions sont les seuls auteurs de cet exploit depuis 1925, date à laquelle le tournoi s'est internationalisé.

Federer affrontera de nouveau son "meilleur ennemi" à Wimbledon, le prochain tournoi du Grand Chelem sur gazon qui commence dans quinze jours. En Angleterre, le n° 1 mondial sera cette fois-ci le grand favori pour rejoindre, lui aussi, Björn Borg en gagnant son cinquième titre d'affilée.

mardi 12 juin 2007, a 20:17
HIROSHIMA MONTE UNE EXPO SUR LA BOMBE ATOMIQUE DANS 101 VILLES AMERICAINES
 

La ville d'Hiroshima a annoncé vendredi qu'elle allait organiser dans 101 villes des cinquante Etats des Etats-Unis une exposition itinérante sur le bombardement atomique, le premier de l'Histoire, qui lui fut infligé par les forces américaines le 6 août 1945.

C'est la première fois qu'une exposition de ce type voyagera dans la totalité des Etats-Unis, même si les villes de Hiroshima et Nagasaki ont organisé ponctuellement des événements similaires dans quelques villes du pays.

L'exposition visitera deux villes de chaque Etat ainsi que la capitale Washington à partir de juillet prochain et jusqu'à l'automne 2008.

Elle vise à "éveiller la conscience politique du peuple américain" avant les élections présidentielles de l'année prochaine, a déclaré une porte-parole du Musée mémorial de la paix de Hiroshima.

"Nous espérons que le peuple américain deviendra plus enclin à démanteler les armes nucléaires", a-t-elle souhaité.

L'exposition comporte trente photographies et des vidéos montrant Hiroshima rasée après l'explosion de la bombe. Dans une bonne vingtaine de villes visitées par l'exposition, des victimes du bombardement donneront des conférences.

Le bombardement atomique de Hiroshima avait tué 140.000 personnes et fait des milliers d'irradiés. Trois jours plus tard, une autre bombe nucléaire avait tué 70.000 personnes à Nagasaki (sud).

Le 15 août, le Japon avait capitulé, mettant fin à la Seconde guerre mondiale.

mardi 12 juin 2007, a 20:15
FESTIVAL AGORA 2007 DE L'IRCAM
 

Un concert éclaté dans deux lieux différents et confrontant l'invention sonore d'un vétéran et pionnier, le Bourguignon Edgar Varèse (1883-1965) et la recherche d'un compositeur italien de 31 ans, Valerio Sannicandro, a ouvert, mercredi soir à Paris, le festival Agora 2007 de l'IRCAM le département musique du Centre Georges Pompidou.

La manifestation qui éclate jusqu'au 24 juin dans cinq lieux de la capitale et à Nanterre, a choisi d'illustrer le thème "utopie et exotisme" à travers des créations sous les formes les plus diverses engendrées par la musique : opéra, concerts orchestraux, musique de chambre et solistes, soirées électroniques, danse, film et musique, installations sonores, arts plastiques.

"La prospective musicale, au coeur des activités de l'IRCAM, s'inscrit avec cette édition d'Agora sous le signe de l'utopie mêlée d'exotisme" commente Frank Madlener, directeur de l'IRCAM.

Avec Varèse on a l'exemple de l'artiste coupant les ponts avec l'Europe, pour vivre la modernité aux Etats-unis. Une "modernité" qui s'affirme encore avec éclat dans ses "Intégrales" de 1925 pour onze instruments à vent et percussions et qu'interprétait l'Ensemble Intercontemporain.

Mercredi soir, au concert au Centre Georges Pompidou, cette oeuvre de Varèse a fait pâlir par sa vitalité, "Ius Lucis", la création mondiale de Valerio Sannicandro, sympathique mais quelque peu monotone malgré la sophistication de la technologie en jeu. Cette dernière partition de trente minutes environ est jouée par deux groupes instrumentaux la transformant en temps réel et répartis dans deux salles reliées entre elles, ce qui permet une spatialisation du son. Le public est invité à l'entendre successivement dans les deux salles.

Quatorze créations mondiales et premières auditions en France sont annoncées pour cet Agora 2007. Les nouvelles générations de compositeurs y ont leur place, mais aussi quelques anciens comme l'Argentin Maurizio Kagel qui fait jouer des percussions extra-européennes par des Occidentaux dans "Exotica", l'Allemand Karlheinz Stockhausen avec son "Hymnen", sorte d'hymne d'un lieu utopique dont est proposée une version dansée par le Ballet de Lorraine. En clôture au Théâtre des Amandiers de Nanterre, le Britannique Jonathan Harvey présentera son opéra "Wagner dream" sur un livret de Jean-Claude Carrière qui fait se croiser Bouddha et Richard Wagner.

mardi 12 juin 2007, a 20:12
LE JEU DE PAUME LOUIS XIII
 

Louis XIII avait la réputation d'être un ardent défenseur du jeu de paume, où il excellait: à Versailles, il en avait même fait construire un, dont les vestiges font l'objet d'une fouille archéologique intégrale, pour la première fois en France.

De cet édifice construit en 1630 en contre-bas du château de Versailles, il reste des dallages de calcaire, trois galeries encore enfouies sous terre et un pan de mur sur lequel les joueurs faisaient rebondir leur balle.

"On avance à tâton et avec beaucoup d'imagination", explique Sophie Lamargue, une jeune archéologue, qui à l'aide d'une brosse nettoie et met en apparence les fondations de la maison du maître-paumier, l'arbitre de cet ancêtre du tennis.

"C'est difficile, car de cette salle, on n'avait aucune trace si ce n'est une vague évocation dans un tableau de Pierre Patel de 1668 et un devis de l'époque de sa contruction", ajoute-t-elle.

Après trois mois de fouille, les archéologues de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) sont parvenus néanmoins à dévoiler le plan complet de la salle (33 mètres de long sur 14 mètres de large), jusqu'alors dissimulée sous les pavés de la cour du Grand Commun, un bâtiment construit par Louis XIV pour y loger ses domestiques.

"Lorsque le Roi Soleil arrive à Versailles, il a 45 ans, il souffre d'une jambe et préfère le billard au jeu de paume", explique Didier Sancho, directeur du patrimoine du château de Versailles. "Il n'a donc aucun complexe à faire construire le Grand Commun à l'emplacement même de la salle de jeu de son père".

Ainsi, quand en 2006, les administrateurs du Château de Versailles décident de rénover ce bâtiment pour y installer des bureaux, les historiens préconisent des fouilles.

"C'est donc la première fois en France qu'un jeu de paume fait l'objet d'une fouille intégrale", explique Jean-Yves Dufour, responsable scientifique à l'Inrap. "D'ordinaire, on a du mal à identifier clairement leur plan dont les traces sont souvent détruites au cours de chantiers".

Car il existe en France des centaines de restes de salles de jeu de paume enterrés sous d'autres édifices.

"Au XVIIe, ce sport était largement pratiqué. Rien qu'à Paris, on comptait 250 cours et aujourd'hui près de 10.000 adeptes à travers le monde", explique Serge Delwasse, du Comité français du jeu de paume.

Pourtant, aucune reconstitution du jeu de paume de Louis XIII n'est prévue pour l'heure, seulement des croquis et des publications.

D'ici la fin du chantier, prévue en juillet, les archéologues aimeraient retrouver des pelotes, des cordages ou des balles qu'ils espèrent montrer au public le 16 juin, à l'occasion d'une journée porte-ouverte.

mardi 12 juin 2007, a 20:09
LES ANGLAISES, LE SEXE & LE CHOCOLAT
 

Plus de la moitié des femmes britanniques (52%) assurent préférer le chocolat au sexe, selon un sondage publié mardi.

De leur côté, les hommes affirment dans leur immense majorité (87%) préférer le sexe au chocolat, selon ce sondage réalisé auprès de 1.500 adultes par une marque de chocolat.

Expliquant sa préférence pour le chocolat, l'une des femmes interrogées a indiqué que pour elle, "le chocolat ne décevait jamais".

57% des hommes et 66% des femmes précisent que manger du chocolat les met de bonne humeur.

Près de la moitié des hommes en Grande-Bretagne offrent régulièrement du chocolat à leur partenaire comme cadeau, notamment pour leur anniversaire.

mardi 12 juin 2007, a 20:06
LES 10 & 17 JUIN 2007 - ELECTIONS LEGISLATIVES
 

 

Voici un petit montage vidéo sur les protagonistes de cette "nouvelle" élection !

Et oui, c'est reparti pour un tour ou deux suivant les cas ;-)

 

Retrouvez donc ici nos plus grands politiques dans des situations sportives...



mardi 12 juin 2007, a 20:04
SOUS VOS APPLAUDISSEMENTS...
 

Je vous propose de redécouvrir un bijou des années 80... "Bobby Ewing" & notre Mimi nationale !

Léger décalage du play-back mais quel plaisir de revoir ce duo ;-)

 

Bonne soirée !



mardi 12 juin 2007, a 20:01
CREATION DE L'OPERETTE ECRITE EN DEPORTATION PAR GERMAINE TILLION
 

Le Théâtre du Châtelet à Paris a fait un beau cadeau d'anniversaire à Germaine Tillion, centenaire depuis mercredi, en créant samedi soir "Le Verfügbar aux enfers", émouvante "opérette-revue" trempée dans l'humour noir qu'elle a écrite en déportation à Ravensbrück (Allemagne).

Trop faible pour se déplacer, l'ethnologue et résistante n'a pas pu assister à la première représentation de cette oeuvre sans équivalent dans l'histoire des camps nazis, et qui sera redonnée deux autres fois (16H00 et 20H00) dimanche.

L'une de ses compagnes de déportation, Anise Postel-Vinay, 85 ans, a pris la parole sur scène et s'est dite "très émue" à l'idée de partager avec le public "cette belle page d'espérance humaine".

Résistante de la première heure, Germaine Tillion a été arrêtée en août 1942 puis déportée en octobre 1943 vers le camp de concentration pour femmes de Ravensbrück (Allemagne).

Considérée comme NN (pour "Nacht und Nebel", "nuit et brouillard"), c'est-à-dire condamnée à disparaître sans laisser de traces, la Française appartenait à cette catégorie de prisonniers rebelles (les Verfügbar, littéralement "disponibles") qui, n'étant délibérément inscrits dans aucune colonne de travail, étaient corvéables à merci.

En octobre 1944, plutôt que de travailler au déchargement des trains, elle s'est mise à écrire "Le Verfügbar aux enfers", dissimulée au fond d'une caisse d'emballage, pour soulager sa détresse et celle de ses compagnes d'infortune, mais aussi faire acte de résistance. "Survivre, notre ultime sabotage", écrira-t-elle en 1946.

L'oeuvre a alors été dite et chantonnée par bribes, à la sauvette, mais jamais représentée. Longtemps, Germaine Tillion ne s'est pas souciée de la diffusion et de la postérité de ce manuscrit qui ne sera édité qu'en 2005, soit soixante ans après sa libération.

La baptême scénique de l'oeuvre confirme sa force et sa singularité. Le titre résume parfaitement la démarche de l'auteur en soulignant l'enfer des camps nazis tout en faisant un clin d'oeil à une opérette d'Offenbach ("Orphée aux enfers"): ici l'humour est noir et se teinte d'autodérision.

Quand Germaine Tillion évoque "un camp modèle avec tout confort, eau, gaz, électricité", le choeur répond "gaz surtout" en une réplique d'une ironie glaçante.

L'auteur n'a bien sûr pas composé les airs très variés (chansons scoute ou grivoise, "Habanera" de Carmen, "Danse macabre" de Saint-Saëns...) auxquels elle et ses codétenues se réfèrent, mais l'adéquation texte-musique révèle une grande culture musicale. Le "J'ai perdu mon Eurydice" de Gluck devient ainsi subtilement "J'ai perdu mon Innendienst", le précieux billet qui permet de rester au Block et de ne pas aller travailler...

Germaine Tillion décrit naturellement en ethnologue la vie à Ravensbrück. Mais elle se révèle aussi en dramaturge inspirée en inventant un personnage d'entomologiste qui dissèque à voix haute le Verfügbar, un "gastéropode" car "il a l'estomac dans les talons", nous dit-on.

La réalisation scénique (signée Bérénice Collet), qui est sur le même ton que le texte, est une réussite: les scènes se jouent avec efficacité devant une baraque concentrationnaire, bientôt surmontée d'une inscription grinçante et référencée ("Le travail, c'est la santé"), lumineuse façon music-hall.

Le spectacle s'achève sur le noir complet et un long silence suffoquant. Quand la salle se rallume, le public fait un triomphe aux artistes, notamment à la jeune chef Hélène Bouchez, à des solistes épatants (Gaële Le Roi, Hélène Delavault...), aux choristes de la Maîtrise de Paris et de deux collèges de la capitale, dont la démarche a été autant éducative que musicale.

Cependant à l'applaudimètre, c'est une photo descendue des cintres qui remporte le plus grand succès: celle de Germaine Tillion.

mardi 12 juin 2007, a 19:59
L'AIR DE ROME...
 

Une étude scientifique italienne a mis en évidence la présence de particules de cocaïne dans l'air de Rome, selon un communiqué publié jeudi par le Conseil national italien de la recherche (CNR).

La mise en évidence de ces traces de cocaïne dans l'air d'une ville est "une première", selon l'étude effectuée par l'Institut sur la pollution atmosphérique du CNR, menée dans les villes italiennes de Rome, Tarente (sud de l'Italie) et à Alger.

Outre la présence de cocaïne, l'étude a également révélé la présence de traces de cannabinol, le principal composant actif de la marijuana et du haschisch, ainsi que d'autres substances toxiques, mais en moindre quantité, comme la nicotine et la caféine, précise le communiqué.

"Le taux de concentration de cocaïne le plus élevé a été relevé au centre de Rome et spécialement dans la zone de l'Université de La Sapienza", selon l'étude qui met toutefois en garde contre toute interprétation hâtive "en raison du nombre limité de prélèvements effectués".

"Nous ne pouvons en aucun cas affirmer que la consommation ou le trafic de drogue est plus répandu dans cette zone", précise le communiqué qui ajoute que les raisons de cette concentration doivent faire l'objet d'une étude plus approfondie.

Les traces de drogue ont été décelées dans la périphérie de la capitale et dans les parcs, "davantage que dans les rues" avec un trafic automobile, précise l'étude.

La concentration maximum de cocaïne (environ 0,1 nanogramme par mètre cube) a été relevée durant les mois d'hiver.

Les traces de cocaïne sont, en revanche, nettement moins concentrées dans la ville de Tarente (Pouilles) et "absentes" à Alger, précise encore le communiqué.

Des particules de nicotine et de caféine ont par ailleurs été retrouvées dans les trois villes étudiées.

mardi 12 juin 2007, a 19:58
DALI & LE CINEMA
 

La Tate Modern de Londres met un coup de projecteur sur la relation intime du génie espagnol du surréalisme Salvador Dali avec le cinéma, qui lui a permis de travailler avec Bunuel, Hitchcock et même Disney.

L'exposition "Dali et le cinéma", du 1er juin au 9 septembre, rassemble par ordre chronologique une centaine de tableaux, films, photographies et manuscrits.

C'est une "exploration sans précédent du rôle central du cinéma dans l'oeuvre de Dali", a expliqué le curateur Matthew Gale à la presse.

Une marque indélébile qui a été réciproque: "Dali fait partie de la première génération d'artistes pour lesquels le cinéma a eu une influence sur la formation. Le cinéma a alimenté son imagination", a souligné M. Gale.

De l'observation des techniques de tournage est née la "marque" Dali, à savoir l'association d'un paysage panoramique avec des éléments de nature morte, offrant une illusion ambigüe d'espace.

Un concept qu'il va utiliser à maintes reprises, notamment dans "Les premiers jours du printemps" (1929).

Dali a également puisé dans le cinéma son goût pour la superposition et le trompe-l'oeil, appréciant tout particulièrement la double, voire davantage, lecture de ses toiles: dans "L'Homme invisible" (1930), l'épaule droite est un buste de femme, l'avant-bras gauche est une chûte d'eau et les cheveux sont des nuages.

Dans "Idylle atomique et uranique mélancolique" (1945), Dali a semé la confusion entre les différents plans de sa toile, laissant une impression de vertige à l'observateur.

Si le cinéma a influencé le peintre, l'artiste a aussi apposé sa patte sur le grand écran. Plusieurs des films auxquels Dali a collaboré sont projetés au fil de l'exposition.

Il a co-écrit les scénarios de "Un chien Andalou" (1929) et de "L'Age d'or" (1930) avec son ami le cinéaste espagnol Luis Bunuel, rencontré lorsqu'ils étaient étudiants à Madrid.

Fasciné par les Etats-Unis et surtout par la capitale mondiale du cinéma Hollywood, Dali a effectué de nombreux séjours outre-atlantique, notamment pendant la Seconde guerre mondiale.

Il a écrit une scène de rêve de "La maison du Docteur Edwardes" (1945) d'Alfred Hitchcock, participé à "La péniche de l'amour" (1942) de Fritz Lang, travaillé avec les Marx Brothers et écrit des scénarios, dont "Babouao" (1932) jamais adapté à l'écran.

Début 1946, il a travaillé avec les studios Disney --il considérait Walt Disney comme "un grand surréaliste américain"-- sur le film d'animation "Destino". Une salle entière est consacrée au film qui est projeté pour la première fois au Royaume-Uni.

"Dali a passé huit mois à travailler dessus", a déclaré à l'AFP Roy Disney, neveu de Walt.

Malgré ses nombreuses activités cinématographiques, Dali n'a pas abandonné son pinceau, produisant des oeuvres largement sous influence comme "Les arrangements du désir" (1929), "Métamorphose de Narcisse" (1937) ou "Rêve causé par le vol d'une abeille autour d'une pomme grenade, une seconde avant le l'éveil" (1944).

En 1929, alors qu'il travaille sur le "Chien andalou", Dali peint "Les plaisirs illuminés" qui représente une série d'images compartimentées à la manière d'un story-board.

Dali a également porté son attention sur les personnalités du cinéma américain représentant une Shirley Temple en sphinx rouge sang, une chauve-souris sur la tête et entourée d'ossements humains (1939).

Sont aussi présentés "Un portrait de Laurence Olivier dans le rôle de Richard III" (1955), commande du producteur britannique Alexandre Korda pour promouvoir son film, un portrait du Colonel Jack Warner (1951), président des studios de cinéma Warner devenu son ami, et sa création "Le mariage de Buster Keaton".

mardi 12 juin 2007, a 19:56
SURVEILLANCE DES TELECHARGEMENTS ILLEGAUX
 

Les dispositifs permettant la détection automatisée des internautes échangeant des fichiers sur les réseaux P2P tels qu’imaginés par l’industrie du disque fonctionnent avec un simple logiciel informatique. Celui-ci serait géré par un prestataire de service désigné dans le cadre d’un appel d’offres.
Dans la théorie, le principe imaginé par les producteurs et sociétés d’ayant droits est le suivant : le logiciel repère, sur les principaux réseaux d'échanges et sur une période donnée, les internautes «pirates» et relève leur adresse IP (identité de l'ordinateur), sans toutefois identifier nommément l’internaute. La riposte, «graduée» comme l’appelle l’industrie du disque, est fonction du nombre de titres téléchargés. Les internautes ayant gratuitement mis à disposition moins de 50 fichiers musicaux durant une période de surveillance de 24 heures doivent recevoir un message d’avertissement leur signalant les conséquences juridiques de leurs actes. Au-dessus de 50 fichiers, l’internaute est mis sous surveillance durant de 15 jours. Celui qui aura mis à disposition entre 500 et 1000 fichiers fera l’objet d’une procédure au civil pour faire résilier son abonnement. Et au-dessus de 1000 fichiers, il sera poursuivi au pénal.
Dans la pratique, la SCPP assure qu’elle veut surtout réaliser des actions ciblées sur les «pirates» les importants. Et elle veut surtout mettre en avant les opérations de prévention rendues possibles avec les messages d’avertissement.

Le conseil d'Etat ayant annulé l'interdiction de la surveillance automatisée, le dossier va revenir devant la Cnil qui devra à nouveau discuter avec la SCPP des modalités d’applications de cette surveillance automatisée.

mardi 12 juin 2007, a 19:55
L'ALLIGATOR DE LOS ANGELES
 

Un alligator qui hantait depuis 2005 les eaux d'un lac proche de Los Angeles (Californie, ouest) a enfin été capturé jeudi après avoir échappé aux autorités à de multiples reprises, a-t-on appris auprès des pompiers.

Surnommé affectueusement "Reggie" par les médias locaux, l'alligator avait été aperçu fin avril, pour la première fois en 18 mois. Il s'ébattait dans le lac Machado, une pièce d'eau de 2,3 km2 au milieu d'un jardin public de Harbor City, au sud de Los Angeles, où il a été finalement capturé.

Reggie a été placé dans une camionnette qui faisait route en fin d'après-midi vers le zoo de Los Angeles, à 50 km au nord du lac, selon les images diffusées en direct par un hélicoptère de la chaîne de télévision locale KCAL9.

La municipalité avait dépensé sans succès quelque 200.000 dollars pour tenter de saisir l'animal, mis dans le lac par un amateur de reptiles après qu'il fut devenu trop encombrant. Cet homme, Anthony Brewer, a été condamné à trois ans de mise à l'épreuve et 45 heures de travaux d'intérêt général en avril 2006.

Très communs en Floride et d'autres Etats du sud des Etats-Unis, les alligators ne vivent pas à l'état sauvage en Californie et il est illégal d'en posséder.

mardi 12 juin 2007, a 19:54
DE LA TRICHE...
 

Près de 61% des étudiants trichent aux examens et bien peu (16,5%) ont des remords, selon une étude américaine réalisée auprès de 30.000 étudiants.

"Curieusement, nous avons découvert que les tricheurs réussissent et que ceux qui réussissent trichent souvent", a affirmé Ricky Van Veen, éditeur en chef du site CollegeHumor.com qui a mené cette étude.

Les garçons trichent plus souvent que les filles: 64,8% contre 42%. Et ceux qui se disent religieux trichent encore plus (65,4%) que ceux qui ne le sont pas (58,3%).

Les vieilles techniques sont les meilleures: regarder par-dessus l'épaule de son voisin (14,5%) ou récupérer le test auprès d'un étudiant qui vient de le passer (9,2%). Certains utilisent des ruses plus sophistiquées et stockent les réponses sur une calculatrice (11,1%).

Près de la moitié des étudiants (45,9%) acceptent d'aider tacitement l'autre à tricher. Plus des trois-quarts (77,4%) ne demandent rien en échange mais 3,9% demandent de l'argent et pas moins de 12,2% se font payer en nature, au lit.

mardi 12 juin 2007, a 19:51
UNITED STATES OF FRANCE
 

 

                             ;-) Pour ceux qui n'étaient pas encore au courant ;-)

mardi 12 juin 2007, a 19:50
UN VIAGRA ET AU LIT
 

Il n’y a pas que le sexe dans la vie… Il y a également le sommeil. Et pour la ronflette aussi, le Viagra pourrait être utile. Les petites pilules bleues pourraient un jour aider les travailleurs postés et le personnel aérien à récupérer plus rapidement du décalage horaire et retrouver des cycles de sommeil normaux, selon une étude réalisée sur des hamsters et publiée lundi.
Le Viagra, médicament connu pour soigner les troubles érectiles masculins, pourrait aussi «être utile dans les troubles du cycle sommeil/veille», et notamment pour ceux qui souffrent de retards d'endormissement, et permettrait de mieux s'adapter aux changements d'horaires, indique l'étude publiée dans les Annales de l'Académie nationale des sciences.

Dans un sens mais pas dans l’autre
Les chercheurs de l'Université de Quilmes à Buenos Aires ont injecté à des hamsters mâles une petite quantité de Viagra et éteint la lumière six heures plus tôt qu'habituellement, comparant cette expérience à un trajet aérien du continent américain vers l'Europe.
Les hamsters traités se sont mieux adaptés au décalage horaire et ont pu plus rapidement pratiquer leurs exercices quotidiens avec la roue que ceux ayant reçu un placebo. Mais ce traitement ne fonctionne qu'en cas de décalage horaire vers l'Est, et pas dans l'autre sens, précise l'étude. Dans ce dernier cas, le Viagra ne sera pas perdu, les hamsters pourront bien trouver d’autres activités pour s’endormir.

mardi 12 juin 2007, a 19:45
MARI LYN, "DRAMATIQUE SOPRANO"
 

"Bienvenue sur mon blog !

Vous êtes ici chez vous !

C'est votre dimanche, sous vos applaudissements..."

 

Une Traviata pas tout à fait comme les autres à découvrir.... et à rire !



mardi 12 juin 2007, a 19:44
ELISABETH TAYLOR ET "SON" VAN GOGH
 

Une cour d'appel de San Francisco a rejeté une plainte contre Elizabeth Taylor, accusée de recel pour posséder un tableau de Van Gogh présumé volé par les nazis à sa propriétaire juive après son départ d'Allemagne en 1939.

L'actrice était poursuivie par des héritiers de Margarete Mauthner, qui avait fui Berlin pour l'Afrique du Sud en 1939 après avoir perdu la majorité de ses biens, dont le tableau "Vue de l'asile et de la chapelle à Saint-Rémy" peint en 1889 par l'artiste néerlandais.

Elizabeth Taylor avait acheté ce tableau en 1963 lors d'une vente aux enchères à Londres pour 257.600 dollars. La toile est aujourd'hui estimée entre 10 et 15 millions de dollars.

La cour d'appel a confirmé la décision du tribunal de première instance, qui avait jugé en février 2005 qu'il y avait prescription.

Les descendants de Margarete Mauthner, de nationalités canadienne et sud-africaine, ont tenté de faire valoir que l'actrice aurait dû savoir que ce tableau avait été volé par les nazis puis revendu plusieurs fois, l'accusant d'avoir fait preuve de "négligence".

Elizabeth Taylor a maintenu que le catalogue de la vente aux enchères de Sotheby's de 1963 mentionnait bien que le Van Gogh avait appartenu à Magarete Mauthner, mais aussi qu'il avait été revendu à deux galeries réputées avant de passer dans les mains d'un Allemand de confession juive, Alfred Wolf, qui avait lui-même fui le régime nazi en 1933.

mardi 12 juin 2007, a 19:44
UN TRESOR TROUVE AU FOND DE L'ATLANTIQUE
 

Plusieurs tonnes de pièces d'or et d'argent trouvées au fond de l'Atlantique dans une épave pourraient constituer le plus gros trésor maritime jamais retrouvé, selon une équipe américaine gardant jalousement le secret sur les circonstances de la découverte.

Plus de 500.000 pièces d'argent pesant quelques 17 tonnes, des centaines de pièces d'or et de l'or travaillé ont été retrouvés par la société Odyssey Marine Exploration dans un navire de la période "coloniale", remontant au moins au XVIIIe siècle, sur un site non précisé au-delà des eaux territoriales de tout pays.

"On estime que cette découverte représente la plus grande collection de pièces jamais récupérée dans une épave", a annoncé l'organisation basée à Tampa (Floride, sud-est), dans un communiqué.

"Le très bon état de la plupart des premières 6.000 pièces d'argent retrouvées a été une bonne surprise, et les pièces d'or sont presque toutes dans un état éblouissant", a précisé Greg Stemm, co-fondateur d'Odyssey.

"La grande variété de dates et d'origines des pièces est passionnante, et nous pensons que la communauté des collectionneurs va être enchantée par la qualité et la diversité de cette collection", a-t-il ajouté.

L'ensemble a été rapporté aux Etats-Unis pour être restauré.

Selon un expert consulté par la société, les pièces d'argent pourraient être mises à prix entre quelques centaines de dollars et 4.000 dollars chacune. "Les pièces d'or devraient rapporter beaucoup plus".

Odyssey a baptisé provisoirement l'épave "Cygne noir", avant d'éventuellement pouvoir l'identifier, mais a soigneusement gardé le secret sur son emplacement.

"Pour protéger le site et pour des raisons légales, nous ne sommes pas prêts à indiquer son lieu, sa profondeur ni aucune autre information", indique la société, qui prévoit de poursuivre ses explorations.

"D'après nos recherches, il devrait y avoir plusieurs épaves de l'époque coloniale dans la même zone, ce qui fait que nous sommes très prudents sur l'identification" du navire abritant le trésor, a déclaré le PDG d'Odyssey John Morris.

"Nous sommes en train de prendre des relevés très complets de ce site, qui d'après nous va se révéler d'une immense signification historique".

Une exploitation médiatique de la découverte est également prévue, des discussions étant en cours en vue de la vente de droits pour la production de films et de livres.

"Nous pensons que le +Cygne noir+ va devenir l'une des épaves les plus médiatisées de l'Histoire, et nous sommes en train de choisir des partenaires médiatiques qui puissent aider à raconter l'histoire de ce fantastique projet", explique Odyssey dans son communiqué.

La société Odyssey a déjà à son actif la découverte de l'épave du navire SS Republic, coulé au large des côtes américaines en 1865, qui recelait quelque 65.000 objets, y compris quelque 50.000 pièces d'une valeur de plus de 75 millions dollars.

Odyssey participe également aux recherches pour retrouver le HMS Sussex, un navire de guerre ayant sombré en 1694 en Méditerranée, au large de Gibraltar.

mardi 12 juin 2007, a 19:42
OSWALD NE SERAIT PAS LE SEUL TIREUR
 

Un nouvel examen balistique recourant à des méthodes modernes de calculs statistiques et d'analyse chimique montre que Lee Oswald n'était pas le seul tireur dans l'assassinat du président John F. Kennedy en 1963.
«Nous avons montré que les preuves avancées (par les experts d'alors) pour éliminer la possibilité d'un deuxième assassin sont fondamentalement erronées», écrit William Tobin, principal auteur de cette étude publiée dans la dernière édition des «Annals of Applied Statistics».

«Trois balles distinctes»
«Etant donné l'importance et les conséquences de l'assassinat de JFK, il est scientifiquement souhaitable que les cinq fragments de balles retrouvés à Dallas et sur lesquels s'appuie la thèse officielle, soient de nouveau analysés», soulignent les chercheurs.
«Les conclusions de notre analyse signifient que les fragments de projectile retrouvés pourraient provenir d'au moins trois balles distinctes». Or, «si ces fragments sont issus de trois balles distinctes ou plus, cela veut dire qu'un second tireur est probable (...) et qu'il a touché le président» Kennedy, ajoutent ces experts sur le site des «Annals of Applied Statistics».  

mardi 12 juin 2007, a 19:41
53 MILLIONS D'EUROS POUR UN ROTHKO
 

Une toile de Mark Rothko, «White Center (Yellow, Pink and Lavender on Rose)», est devenue mardi soir, à 72,8 millions de dollars (53 millions d’euros), l'oeuvre contemporaine la plus chère adjugée aux enchères, au terme d'une soirée chez Sotheby's à New York marquée par une pluie de records.
Estimée à plus de 40 millions de dollars, cette oeuvre de 1950 faisait partie de la collection du banquier et philanthrope new-yorkais David Rockfeller depuis 1960, et n'avait jusqu'ici jamais été présentée aux enchères. Son acheteur a souhaité garder l'anonymat.
Au terme de la vente, David Rockefeller, venu sur place, n'a pu que se féliciter: «Je suis très heureux qu'elle ait si bien marché. J'ai aimé vivre avec elle pendant 47 ans. Je suis désolé de la voir partir, mais j'espère que le prochain propriétaire en profitera autant que moi».
Rothko avait déjà fin 2005 établi un record pour une vente aux enchères d'art d'après-guerre, avec son «Hommage à Matisse», cédé 22,4 millions de dollars. Mais moins de deux ans plus tard, les prix du marché sont déjà bien au-delà.
Au cours de la même vente à New York mardi, une pièce de Francis Bacon, "Study from Innocent X" (1962), a atteint 52,68 M de dollars (38,73 millions d’euros), pulvérisant l'estimation de l'oeuvre (plus de 30 millions) et le précédent record du peintre britannique (27,6 millions).

Record pour Pollock
Basé sur une série réalisée par Velazquez au 17e siècle, le tableau, vendu par un collectionneur privé, n'avait lui non plus jamais été mis aux enchères jusqu'ici. L'acheteur a également voulu garder l'anonymat.
Pour autant, en dépit de ces sommets inédits, le record absolu pour une oeuvre d'après-guerre (et pour une oeuvre tout court) reste encore à la toile «No 5, 1948» de Jackson Pollock, cédée 140 millions de dollars (102 millions d’euros) aux Etats-Unis en 2006 via une transaction privée, à un acheteur dont l'identité n'a pas été dévoilée.

Mercredi chez Christie’s
Les enchères de printemps se poursuivent mercredi soir chez Christie's. Y seront notamment mises en vente dix oeuvres d'Andy Warhol, dont «Green Car Crash (Green Burning Car I)» (1963), qui devrait battre le record de l'artiste avec une estimation allant de 25 à 35 millions de dollars.

 

PS : Est-ce bien raisonnable ? Acheté à 53 millions d'euros....

mardi 12 juin 2007, a 19:40
UN GILET DE SAUVETAGE DU TITANIC AUX ENCHERES
 

Un gilet de sauvetage d'une rescapée du naufrage du Titanic, en avril 1912, a été adjugé 60.000 livres (87.665 euros) lors d'une vente aux enchères mercredi chez Christie's à Londres, a annoncé la maison d'enchères.

Estimé entre 50.000 et 80.000 livres (73.054 et 116.887 euros), le gilet a été emporté par un enchérisseur anonyme au téléphone, selon un communiqué.

Il avait été porté par Mabel Francatelli, 30 ans, qui était alors secrétaire de Lady Lucy Duff-Gordon, une célèbre styliste britannique, et avait été signé par les dix hommes et deux femmes qui se trouvaient sur son canot de sauvetage.

Ce canot avait été à l'origine de l'une des plus grandes controverses après le naufrage car il n'avait pas fait demi-tour pour secourir les survivants dans l'eau alors qu'il était à moitié vide.

De plus, Sir Cosmo Duff-Gordon --qui était monté à bord grâce à la ferme insistance de son épouse et de Mlle Francatelli-- avait été accusé d'avoir soudoyé les membres d'équipage sur le canot pour ne pas qu'ils rebroussent chemin.

Prenant conscience que ces hommes ne seraient pas payés à compter du naufrage, Lord Duff-Gordon avait rédigé aux sept hommes un ordre de paiement de 5 livres à remettre à sa banque à Londres, un geste qui avait été considéré a posteriori comme un pot-de-vin.

Une déclaration sous serment de Mlle Francatelli relatant le naufrage --dont une copie a été vendue en lot avec le gilet de sauvetage-- avait été crucial pour arrêter le scandale mais Sir Cosmo avait néanmoins été contraint de saisir la justice pour blanchir son nom.

Le Titanic, le plus gros paquebot du monde à l'époque et que l'on croyait insubmersible, a heurté un iceberg dans la nuit du 14 au 15 avril 1912 au large de Terre-Neuve lors de son voyage inaugural Southampton-New York.

Sur les 2.201 passagers à bord, 1.490 ont trouvé la mort dans les eaux glacées de l'Atlantique.

L'épave a été retrouvée gisant par quelque 4 km de fond, au large de Terre-Neuve, en septembre 1985 par une équipe franco-américaine de chercheurs.

mardi 12 juin 2007, a 19:37
FATALS PICARDS
 

  

                   La bio officielle dans les grandes lignes et dans les TGV


 

Ivan s'ennuyait dans son garage quand il a une idée qui va changer sa vie : il décide d'installer un interrupteur va-et-vient. Par la même occasion il crée les Fatals Picards, groupe au nom ridicule formé de gens qui viennent de Picardie mais qui font leurs études à Paris. Du coup plein de gens passent au garage pour admirer le fonctionnement astucieux du va-et-vient.
Ivan décide alors d'améliorer son installation en écrivant des morceaux de musique qu'il agrémente des savants effets lumineux que seul le va-et-vient permet à l'heure actuelle de la technologie (nous sommes à l'aube de l'an 2000, le disco arrive tout juste en Picardie)
Très vite c'est l'escalade technologique : il achète des mousquetons et une corde à linge très solide pour propulser au sommet la musique des Fatals Picards. Il rencontre alors sur son chemin une maison de disque maléfique qui lui propose de sortir des disques avec un principe proche du "va-et-vient".
Il rencontre alors Laurent qui quitte le métier d'électricien pour fonder le véritable groupe Les Fatals Picards, tel que vous le connaissez aujourd'hui même si tous les membres ont changé durant une panne d'électricité en sortiront vivants, ou presque, deux disques "Navet Maria" et "Droit de Véto". Ce dernier a été fait avec le troisième larron Jean-Marc rencontré lors d'un casting sauvage de batteurs électriques.
Malheureusement la maison de disque s'en va et le groupe en vient à se demander s'il ne ferait pas mieux de monter avec des acolytes anonymes leur propre maison de disques, mais on où ils pourraient refaire complètement l'électricité. C'est chose faite avec le Label Adone qui devient le coeur de leurs activités.
En sort deux albums "Picardia Independenza" et "Pamplemousse mécanique". Ce dernier album voit l'arrivée de Paul le deuxième chanteur. Fasciné par les comédie musicales Boolywoodiennes, Paul va entraîner le groupe dans l'aventure de Gundur et le dauphin magique...
Et ce n'est que le début car tout va continuer dès à présent...

 

                                    http://www.fatalspicards.com/


 

PS. Seulement 22ème au Concours Eurovision 2007...

       VIVE LA PICARDIE LIBRE !



mardi 12 juin 2007, a 19:34
DECOUVERTE DE LA TOMBE D' HERODE LE GRAND
 

Après plusieurs dizaines d'années de fouilles, un archéologue israélien a annoncé mardi avoir découvert la tombe d'Hérode à l'emplacement d'un des palais du célèbre roi de Judée, au premier siècle avant notre ère, au sud de Jérusalem, en Cisjordanie.

"Il y a trois semaines nous avons trouvé des éléments du sarcophage (d'Hérode) et nous avons compris que nous avions enfin trouvé le site de son tombeau", a déclaré le professeur Ehud Netzer, de l'Institut d'archéologie de l'Université hébraïque de Jérusalem, lors d'une conférence de presse.

"Les caractéristiques des vestiges du sarcophage - en pierre ocre de Jérusalem et ornés de rosettes- nous ont permis de conclure qu'il s'agissait du sarcophage d'Hérode", a ajouté Ehud Netzer.

Hérode, nommé par les Romains, a régné sur le royaume de Judée, qui recouvrait une partie de l'actuelle Cisjordanie, entre 37 et 4 avant JC. Il est resté célèbre pour ses ouvrages monumentaux: il a notamment agrandi le deuxième temple juif de Jérusalem, construit la ville portuaire de Césarée et les palais de Massada, de Jéricho et d'Hérodion, près de Bethléem.

"C'est une découverte importante d'abord parce que Hérode est très connu, notamment grâce au récit de sa vie par l'historien Flavius Joseph (dans "la Guerre des Juifs")", a expliqué Ehud Netzer.

"Deuxièment parce qu'Hérode, qui est cité plusieurs fois dans le Nouveau Testament, est un personnage familier des chrétiens. Et enfin parce qu'il nous a laissé une construction formidable, Hérodion, un palais énorme et unique au bord du désert, le seul site qui porte son nom et celui où il a lui-même choisi d'être enterré", a-t-il ajouté.

Les fouilles du palais d'Hérodion, d'abord par des moines franciscains à la fin des années 50 puis à partir de 1972 par une équipe d'archéologues israéliens dirigés par M. Netzer, n'avaient jusqu'à maintenant jamais permis de mettre au jour le tombeau d'Hérode.

Jusqu'en août 2006, les fouilles se sont concentrées sur la partie inférieure du site, où ont été découverts les vestiges de constructions sans aucun doute prévues pour l'organisation des funérailles d'Hérode, mais aucune trace de tombeau n'a été retrouvée à proximité, a expliqué M. Netzer.

En août 2006, les fouilles ont été réorientées plus haut sur la colline, où a été découvert le sarcophage. Il est vraisemblable que dans les dernières années de sa vie, Hérode a changé d'avis et décidé de se faire enterrer dans la partie supérieure d'Hérodion, a expliqué M. Netzer.

Les découvertes archéologiques en Israël et dans les territoires palestiniens sont souvent utilisées par les Palestiniens et les Israéliens pour réaffirmer la légitimité de leur présence dans la région.

La découverte de ce tombeau "constitue une nouvelle preuve du lien existant entre Gush Etzion avec le peuple juif et Jérusalem", a ainsi déclaré à la radio militaire Shaoul Goldstein, responsable du conseil municipal de Gush Etzion, un groupe de colonies situées près de Bethléem.

Il a appelé le gouvernement israélien à faire du site d'Hérodion, où a été trouvé le tombeau, "un site national et religieux".

La ministre palestinienne du Tourisme Khouloud Hdeib Douaibess, responsable des sites archéologiques palestiniens, a quant à elle déclaré à l'AFP qu'une équipe d'archéologues palestiniens devaient inspecter le site et qu'elle ne souhaitait pas commenter la découverte avant d'avoir reçu leur rapport.

mardi 12 juin 2007, a 18:52
MIREILLE MATHIEU A LA CONCORDE
 

"Depuis quelques jours, l'article consacré au dérapage vocal de Mireille Mathieu (lors du concert saluant la victoire de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle) suscite un vif intérêt !

Merci à tous et à toutes pour vos commentaires ;-)

BLOGNEWS a décidé de mettre en tête cet article afin de poursuivre le débat... donc, n'hésitez surtout pas à vous exprimer  !

MERCI DE VOTRE FIDELITE ".

                       

 

LA MIREILLE MATHIEU A LA CONCORDE (article du 8 mai 2007)

 

Bon, ça fait 2 jours que je cherche ce grand instant de bonheur qui a eu lieu lors du concert Place de la Concorde pour la victoire de Sarkozy.

Avec ma Piwou, on était mort de rire en écoutant Mireille Mathieu chanter "Mille colombes", tube planétaire.

C'est une catastrophe vocale, mais elle tenait visiblement à chanter...

Quel plaisir lol

 

Rien que pour cela (et pour cela seulement) Monsieur Sarkozy, MERCI DE TOUT COEUR !

             



mardi 12 juin 2007, a 18:48
EMOUVANTE RENCONTRE ENTRE HENRI DUTILLEUX & DES LYCEENS
 

"Très impressionnant", "extrêmement émouvant": lycéens et enseignants sont au diapason après une rencontre rare avec Henri Dutilleux, 91 ans, l'un des plus grands compositeurs de son temps, à l'honneur de concerts jeune public à la Salle Pleyel à Paris.

Deux jours de suite début mai, l'Orchestre de Paris et les Jeunesses musicales de France ont convié le maître à parler, exemples musicaux à l'appui, de deux de ses oeuvres majeures, sur le thème des "correspondances".

Dès son entrée en scène, appuyé sur sa canne, le compositeur est longuement ovationné par un parterre d'élèves de la troisième à la terminale, venus d'une douzaine d'établissements d'Ile-de-France.

Assis dans un fauteuil à la droite du chef d'orchestre Alain Pâris, Henri Dutilleux évoque la genèse de "Timbres, espace, mouvement", la pièce que lui a inspirée en 1978 "La nuit étoilée" de Van Gogh.

"J'ai pensé que mon point de départ pouvait être cette toile, mais sans vouloir faire de l'illustration car il faut se garder de faire de l'art sur l'art", explique le compositeur, alors que la peinture est projetée sur un mur de la salle.

L'oeuvre est orchestrée de façon très originale, sans violons ni altos mais avec un nombre de violoncelles et contrebasses inhabituel. "Mon but était de créer une impression de vide à l'intérieur de l'orchestre, raconte Henri Dutilleux. Sur la toile, tout est dans le ciel, avec ces onze astres impressionnants. J'ai voulu marquer cela".

"Nébuleuse", le premier mouvement de "Timbres, espace, mouvement", impose un climat sombre et inquiet. Le compositeur s'en explique avec cette clarté qu'il s'emploie à mettre dans sa musique.

"Parfois, en m'étendant dans un pré, par une longue nuit d'été, et en admirant la voûte céleste - cette chose tellement impressionnante, qui continue à m'intriguer -, j'ai pu avoir ce sentiment d'angoisse. Cela fait aussi partie de mon tempérament", confie-t-il.

Le maître, d'une courtoisie et d'une humilité infinies, s'excuse de devoir chercher le titre d'un de ses chefs-d'oeuvre ("Tout un monde lointain...") - "la fatigue, à mon âge" - mais se souvient très bien des termes d'une lettre de Van Gogh citée dans ses "Correspondances" pour voix.

Dans cette oeuvre, la soprano Sandrine Piau dialogue avec le célesta en une vocalise descendante d'une grande sensualité, dont le motif est justement emprunté à "Timbres, espace, mouvement", en un jeu de correspondances dont Henri Dutilleux a le secret.

A la sortie, le public est aux anges. "C'était extrêmement émouvant, j'étais à la limite de pleurer. Mes élèves ne vivront pas une telle expérience deux fois avec un compositeur de cette envergure", estime Soizic Sourisse, professeur d'éducation musicale au lycée Janson-de-Sailly à Paris.

"Au départ, cette musique était un peu étrange pour moi. Mais j'ai trouvé ce concert très impressionnant", témoigne son élève Méghan Rasoloarindresy, 17 ans.

Répondant en coulisses avec une grande gentillesse aux sollicitudes, le compositeur dit à l'AFP son bonheur au contact des jeunes, "qui ont beaucoup de fraîcheur".

"Ce sont des expériences que j'aime beaucoup: grâce à elles, on évite les préventions contre la musique de notre époque. C'est important car on ne peut pas laisser la musique dans un musée", souligne-t-il.

mardi 12 juin 2007, a 18:47
LAVER SA VOITURE EN SE RINCANT L'OEIL...
 

Les restrictions en eau imposées aux Australiens frappés par une sécheresse historique, ont provoqué une explosion du nombre de stations de lavage automobiles, certaines d'un genre particulier.

A Brisbane, capitale du Queensland, surnommé "l'Etat ensoleillé", la sécheresse est telle que les autorités ont interdit aux habitants d'utiliser l'eau pour laver leurs véhicules, entraînant un boom des stations de lavage.

Warren Armstrong, gérant d'un club de strip-tease, a flairé le bon filon en ouvrant un établissement d'un nouveau genre baptisé "Bubbles'n Babes" ("Des bulles et des nanas").

Pour 45 dollars US (55 dollars AUD), les automobilistes peuvent faire laver leur voiture par une femme aux seins nus et, pour quelques dollars de plus, en tenue d'Eve. "J'essaie simplement de gagner ma vie honnêtement", a justifié M. Armstrong, au journal City News.

Le nettoyage ayant lieu à l'abri des regards, aucune plainte n'a jusqu'alors été déposée, a pour sa part indiqué la police...

mardi 12 juin 2007, a 18:46
DECOUVERTE D'UN GENE CLE DE LA LONGEVITE
 

Un gène-clé expliquerait pourquoi la restriction de l'alimentation favorise une plus grande longévité des animaux, selon des travaux paraissant jeudi dans la revue scientifique britannique Nature et destinés à terme à expliquer, voire combattre, le vieillissement humain.

Pourquoi les animaux soumis à des restrictions caloriques vivent-il plus longtemps et en meilleure forme que leur congénères qui mangent sans frein, c'est la question à laquelle tentaient de répondre les chercheurs (Salk Institute, San Diego, Etats-Unis) en se servant d'un minuscule ver de laboratoire formé de seulement mille cellules (C.elegans).

"Cette découverte apporte une réponse à une question que l'on se posait depuis longtemps" commente un spécialiste de l'Inserm, Martin Holzenberger (Paris).

L'identification de ce "gène-clé", le PHA-4, constitue "une percée", selon lui. "Le lien entre cette restriction et l'augmentation de la longévité restait mystérieux. Ce gène, le seul absolument indispensable, pour que la restriction alimentaire agisse sur la longévité est +un maître du jeu+ qui régule d'autres gènes", ajoute-t-il.

"Donner à l'animal 70% de ce qu'il mange spontanément, accroît sa longévité de 20 à 30%", indique à l'AFP Hugo Aguilaniu (Ecole Normale Supérieure de Lyon, France) co-auteur de l'étude.

On connait deux voies majeures de la longévité, la restriction alimentaire et la voie de l'insuline dont la manipulation a permis de faire vivre deux fois plus longtemps des souris au prix toutefois de nanisme et de difficultés à se reproduire.

Le ver soumis à un régime restreint mais équilibré, vit plus longtemps : "la restriction provoque un vieillissement harmonieux et dynamique", commente Hugo Aguilaniu.

Si on bloque ce gène, la restriction reste sans effet. En revanche, si on dope ce gène (on le fait se "sur-exprimer"), avec un régime normal, le ver vit plus longtemps, poursuit-il. En ajoutant la restriction alimentaire au gène plus actif, le vers gagne encore un peu en longévité.

"Le gène PHA-4 constitue a priori une bonne cible pharmaceutique en raison de son caractère spécifique", selon Hugo Aguilaniu. "Cependant c'est un facteur de transcription niché au coeur ("noyau") des cellules, très protégé", dit-il. L'idée est d'agir en amont, par exemple sur des enzymes, des "kinases" ou sur des messagers hormonaux.

Le ver C.elegans ne peut pas vivre sans ce gène qui contribue à son développement. Aussi pour vérifier son rôle, les chercheurs ont bloqué le gène chez le ver adulte, en lui donnant à manger des bactéries productrices d'ARN inhibiteurs. "Une technologie pas utilisable chez l'humain", remarque Martin Holzenberger.

Pour le généticien américain Gary Ruvkun (Harvard), l'étude pourrait ouvrir de nouvelles pistes de recherche sur le vieillissement humain car ce gène a des homologues dans les autres espèces.

"PHA-4 correspond à trois gènes ("foxa" 1, 2,3) chez l'homme (et la souris). Plus on se rapproche de l'homme, plus les choses sont complexes", avertit M.Holzenberger en évoquant "des années de travail" avant d'espérer détenir une solution thérapeutique.

Selon lui, le gène a un effet sur des enzymes, des superoxydes dismutases (SOD) et par ce biais, "augmente les défenses contre le stress oxydatif" (l'oxydation) cellulaire, cause de vieillissement.

En 2002, son équipe Inserm avait réussi à prolonger la vie de souris sans altérer leur santé, en bloquant la moitié des récepteurs d'un facteur de croissance, l'IGF-1, présents à la surface des cellules, indépendamment de tout régime. L'expérience a montré que ces animaux résistaient mieux à cette forme de stress, facteur de vieillissement.

mardi 12 juin 2007, a 18:45
L'AVENIR DE LA GLISSE EST DANS LES DUNES
 

Sa planche à la main, Lon Beale contemple l'océan Pacifique qui vient lécher le rivage californien. Dédaignant l'appel des vagues, il commence à gravir la dune de l'autre côté de la route: surfeur oui, mais surfeur des sables.

Et après cinq minutes d'ascension sans effort, le voilà qui dévale le banc de sable accumulé contre une falaise de Point Mugu, un parc naturel près des plages mondialement célèbres de Malibu et de Los Angeles.

"Quand les conditions sont bonnes, un surfeur des sables peut dépasser les 90 km/h", explique-t-il. "Il faut faire attention de ne pas se laisser glisser trop loin", c'est-à-dire... sur la route côtière.

A bientôt 50 ans, M. Beale, surnommé "Docteur Dune", se considère comme "l'inventeur du surf des sables moderne". Il a découvert ce loisir en 1972 grâce à un de ses voisins, dans la petite ville proche de la Vallée de la Mort où il a grandi.

A l'époque, "les planches étaient droites, on ne pouvait pas tourner. Ca c'est ma conception", dit-il en montrant son surf, un engin profilé d'environ 1,20 mètre et équipé d'attaches souples pour y glisser les pieds.

La passion de M. Beale l'a emmené très loin, à 1.500 km au nord de Los Angeles pour être précis. C'est à Florence, dans l'Oregon (nord-ouest) qu'il a acquis un terrain de 16 hectares en bord de mer pour y installer en 2000 un parc entièrement dévolu au surf sur sable. En saison, le "Sand Master Park" loue 300 planches par jour.

"Je pense qu'il existe environ 14.000 surfeurs des sables aux Etats-Unis, et 36.000 dans le monde. Mais ça augmente très vite", dit-il.

Pour ce solide moustachu, le surf des sables est un sport sûr. "Lorsqu'on surfe sur les vagues, on risque de se noyer, de s'écraser sur des coraux, d'être mordu par un requin. J'ai vu des snowboarders mourir en heurtant des arbres, engloutis sous des avalanches, en tombant de rochers", énumère-t-il.

"Mais le pire que j'ai vu depuis que je surfe sur le sable, c'est une épaule déboîtée". Ses clients ont entre un an et demi et 77 ans et puisqu'il faut gravir les dunes à pied, "c'est un entraînement physique formidable".

Comme le surf, le surf des sables a ses championnats du monde et ses lieux privilégiés. "Nous avons surfé sur le sable du monde entier: à Dubaï, en Arabie Saoudite, en Allemagne, en France, au Pérou, au Chili, en Australie (...) Il existe environ 700 endroits" où ce sport peut être pratiqué, selon M. Beale.

"Un de mes surfeurs professionnels préfère l'Egypte et son sable très rapide. Il est orange, on dirait de la cannelle. Les dunes sont énormes, on peut surfer en admirant les Pyramides", souligne M. Beale.

"Docteur Dune" assure que son sport a très peu d'impact sur l'environnement. "Nous n'utilisons pas d'engin à moteur, nous ne polluons pas, nous n'arrachons pas la végétation. En fait, on déplace sans doute plus de sable en marchant sur la dune qu'en surfant dessus". Ces arguments n'ont pas convaincu les autorités de l'Oregon ou de l'Australie, qui ont déjà fermé plusieurs dunes du domaine public à la pratique.

M. Beale souligne que ce sport peut être pratiqué "toute l'année". "En mer, quand les vagues ne sont pas là, c'est fini. En montagne, quand la neige a fondu, on n'en parle plus. Mais le sable, lui, est toujours là".

Et en ces temps de réchauffement climatique qui raccourcit la saison de ski dans certaines stations de moyenne montagne, "Docteur Dune" prophétise l'arrivée prochaine de sable sur leurs pistes.

Ce matériau "est moins cher que l'eau, de l'ordre de 55 cents la tonne. Une fois qu'une station de montagne aura décidé de s'y mettre, elle pourra fonctionner 12 mois par an. Et tout le monde va suivre", assure-t-il.

mardi 12 juin 2007, a 18:44
ENFANTS : CAMPAGNE SUR LES DANGERS DE L'INTERNET
 

L'association E-Enfance a lancé une campagne nationale d'information sur la sécurité des enfants utilisateurs de l'internet et diffuse 3 spots "choc" de sensibilisation, à la télévision, dans les salles de cinémas et les téléphones portables jusqu'au 18 juillet.

Dans un des spots, que l'on trouve aussi dans le site de l'association (www.e-enfance.org), on voit deux petits garçons devant un écran d'ordinateur avec la voix off de l'acteur Jean Reno qui dit "ce matin Kamel et Lucas découvrent le sado-masochisme".

Deux autres spots montrent des petites filles devant leur ordinateur, affichant les slogans "dans sa chambre, Sarah apprend à devenir anorexique" et "Grâce à son blog, Louise va tourner dans un porno".

L'association veut, à travers ces spots, que le spectateur "parent" soit laissé face à ses responsabilités, en l'incitant à prendre conscience que "ça n'arrive pas qu'aux autres".

Le rapport 2006 de l'internet Watch Foundation (avril 2007) a révélé que les images d'abus sur des enfants étaient en forte hausse dans l'internet: "91% des enfants victimes d'abus sexuels sur le web ont moins de 12 ans (nourrissons et enfants prépubères qui subissent les abus les pires), 60% des sites de commerce d'images d'abus d'enfants vendent des scènes de viols".

Selon le rapport, les images montrant des abus sont de façon croissante dissimulées sous des adresses Internet de sites de publication de photos de vacances pour le cercle des proches.

L'association rappelle que "95% des 15-19 ans surfent sur le Net (Chiffres Insee 2006) et 58% des 13-17 ans, tous les jours, pour aller sur les blogs et les forums de discussion (Médiamétrie, 2005)".

Elle vient également vient de mettre en ligne un blog (www.enfance.org/blog) destiné aux parents et à leurs interrogations.

mardi 12 juin 2007, a 18:43
PREMIERES IMAGES DU SOLEIL EN 3D
 

La Nasa a montré les premières images en trois dimensions (3D) du soleil transmises par les deux sondes de la mission Stereo qui vont permettre de mieux comprendre et prévoir les éruptions solaires pour en prévenir l'impact sur l'atmosphère terrestre.

Les deux satellites identiques de la taille d'une voiturette de golf et d'un poids de 620 kg chacun, avaient été lancés en octobre dernier depuis la base militaire de Cap Canaveral en Floride (sud-est) et sont en orbite autour du soleil.

"Les deux engins s'éloignent l'un de l'autre de 45 degrés par an et commencent maintenant à être dans des positions respectives permettant d'effectuer des mesures stéréographiques", a explique Michael Kaiser, le chef scientifique du projet à la Nasa, lors d'une conférence de presse.

"La principal objectif de Stereo est d'étudier les tempêtes solaires (...) qui affectent tous les systèmes de communications des avions et engins spatiaux, perturbent la distribution électrique sur la terre et présentent un danger pour les astronautes dans l'espace", a-t-il rappelé.

"Les météorologues sont capables de prédire avec précision les cyclones une semaine à l'avance et nous voudrions pouvoir en faire autant avec les tempêtes solaires", a expliqué ce scientifique.

"Stereo représentera un nouvelle étape vers cet objectif en nous permettant d'étudier de façon plus détaillée les éruptions solaires", a-t-il ajouté.

Durant leur mission de deux ans, ces deux sondes jumelles vont pouvoir explorer l'origine, l'évolution et les conséquences interplanétaires de ces éjections de masse coronale (EMC), le plasma solaire projeté dans l'espace à la suite de puissantes explosions.

Ces gigantesques éruptions projettent plusieurs milliards de tonnes de plasma chauffé à un million de degrés Celsius en direction de la terre qui dérèglent le champ electro-magnétique. En mars 1989 elles ont été à l'origine d'une panne d'électricité au Québec.

Elles sont aussi responsables des aurores australes et boréales.

Les cycles solaires durent 11 ans et sont marqués par deux pics d'activité.

Lors du précédent pic en 2000, on a compté près de 2.000 EMC dont une centaine se sont produites en direction de la Terre.

En période creuse comme actuellement il y a moins de 200 éruptions par an.

Le coût total de la mission Stereo, fruit d'une coopération euro-américaine, est de 550 millions de dollars y compris le lancement, a précisé la Nasa.

 

mardi 12 juin 2007, a 18:42
LA FAMILLE PICASSO CHEZ LE JUGE
 

Maya, l'une des filles du peintre Pablo Picasso, et Diana, l'une de ses petites filles, ont confirmé mardi devant le juge d'instruction leur constitution de partie civile après le vol fin février à Paris de trois oeuvres du peintre, a-t-on appris mercredi auprès de leur avocat.

Le vol des deux tableaux et d'un dessin d'une valeur de plus de 50 millions d'euros a eu lieu au domicile parisien de Diana dans la nuit du lundi 26 au mardi 27 février.

"Maya Picasso-Widmaier qui est propriétaire des trois tableaux et sa fille Diana ont confirmé au juge qu'elles se constituaient partie civile", a déclaré à l'AFP l'un de leurs conseils, Me Olivier Baratelli.

Selon l'une des sources proches du dossier, les oeuvres n'étaient pas assurées en raison des primes demandées par les compagnies, confirmant une information du Figaro de mercredi.

Selon cette même source, les trois tableaux sont "invendables" et les victimes espèrent que les voleurs les restitueront en parfait état.

Une information judiciaire a été ouverte en mars et confiée au juge Nicolas Blot. La Brigade de répression du banditisme et l'Office central de lutte contre le trafic de biens culturels (OCBC) sont chargés de l'enquête.

Le ou les voleurs étaient repartis avec deux huiles sur toile, "Maya à la poupée et au cheval de bois", datée du 22 janvier 1938, et "Portrait de Jacqueline", seconde épouse de Picasso, du 11 février 1961.

Pour cette peinture, les voleurs l'ont découpée de son cadre au cutter, certainement en raison de sa grande dimension. Ils ont également emporté un dessin de Picasso, "Marie-Thérèse à 21 ans".

Ces oeuvres ont été dérobées chez Diana Widmaier dans le VIIe arrondissement de Paris.

A sa mort en 1973, Picasso avait laissé un fabuleux héritage de 10.000 peintures, dessins, gravures, sculptures, céramiques et tapisseries, évalué à 1,25 milliard de francs (190 millions d'euros).

Diana Widmaier est historienne d'art et auteur d'un livre sur les peintures érotiques de son grand-père.

mardi 12 juin 2007, a 18:41
QUESTION TITI-MAISON
 

 



mardi 12 juin 2007, a 18:40
LES "RESTES" DE JEANNE D'ARC...
 

Les restes présumés de Jeanne d'Arc, supposés avoir été récupérés sur son bûcher après sa crémation à Rouen en 1431, sont en fait des fragments de momie égyptienne devant lesquels s'inclinent depuis le XIXe siècle les admirateurs de la Sainte, révèle une étude.

Il ne s'agit pas des "restes de l'héroïne française du XVe siècle (mais d') un faux, réalisé avec des morceaux d'une momie égyptienne", révèle un article à paraître jeudi dans la revue britannique Nature.

Le Dr Philippe Charlier, médecin légiste à l'hôpital Raymond-Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine), a réalisé une véritable autopsie des éléments conservés à Chinon (Indre-et-Loire) par l'Association des Amis du Vieux Chinon, qui les détient en dépôt du propriétaire, l'archevêché de Tours.

Des fragments de côte humaine apparemment brûlée, mélangés à des bouts de bois et de tissu, ainsi que du pollen de pin, avaient été présentés en 1867 comme appartenant à la "pucelle d'Orléans".

Le médecin légiste a mené avec différents spécialistes une véritable enquête de police en utilisant des moyens classiques d'investigation et d'autres pour le moins originaux, comme des "nez" de grands parfumeurs (Guerlain et Jean Patou).

Ces derniers ont notamment décelé sur le morceau de côte une odeur de vanille. Or ce parfum peut être produit par "la décomposition d'un corps", comme dans le cas d'une momification, pas par sa crémation, souligne Philippe Charlier : "cela correspond à une momie, pas au corps de quelqu'un qui a subi une crémation".

Une analyse microscopique et chimique du fragment de côte a montré par ailleurs qu'il n'avait pas été brûlé, mais imprégné d'un "produit végétal et minéral" de couleur noire. Sa composition "s'apparente plus à celle du bitume ou de la poix qu'à celle de résidus organiques d'origine humaine ou animale ayant été réduits à l'état de charbon" par crémation, explique-t-il.

Le tissu de lin, quant à lui, a les caractéristiques de celui utilisé par les Egyptiens pour envelopper les momies.

D'autre part, concernant le pollen, le médecin note qu'il n'y avait pas de pins en Normandie à l'époque de la mort de Jeanne d'Arc. En revanche, de la résine de pin était utilisée en Egypte pour l'embaumement.

Enfin, une étude au carbone 14 a daté les restes entre le 6e et le 3e siècle avant notre ère, et un examen spectrométrique des os a montré qu'ils correspondaient aux momies égyptiennes de cette période. "Il s'agit donc des restes momifiés d'origine égyptienne datés de la Basse époque", affirme Philippe Charlier.

Mais comment expliquer que ces fragments se soient trouvés dans le "bocal de Chinon", trouvé chez un apothicaire en 1867 et portant la mention : "Restes trouvés / sous le bûcher de / Jeanne d'Arc / pucelle d'Orléans" ?

Il existait à l'époque des "cabinets d'amateurs dits +cabinets de curiosités+ comportant des momies égyptiennes", et la "mummia" (ou "mumie") était utilisée en pharmacopée médiévale depuis le XVe siècle.

Quant à la découverte "fortuite" du bocal en 1867, elle correspond à une époque où les historiens ont redécouvert Jeanne d'Arc et en ont fait un mythe.

Jeanne d'Arc, née en 1412, avait rassemblé des troupes pour combattre les occupants anglais et libérer Orléans, avant d'être capturée et condamnée au bûcher en 1431 pour hérésie, à l'âge de 19 ans. Elle a été canonisée en 1920 par l'église catholique.

Mais le diocèse de Tours a rappelé mercredi que les éléments contenus dans le "bocal de Chinon" n'avaient "jamais fait l'objet d'une quelconque dévotion" car ils n'étaient pas considérés "comme des reliques par l'église".

mardi 12 juin 2007, a 18:38
RECITAL OPERA-THEATRE AVIGNON
 

 

lundi 11 juin 2007, a 22:19
IL A TROUVE SA MOITIE
 

L'homme le plus grand du monde, un Chinois de Mongolie intérieure mesurant 2,36 m, va enfin se marier, à l'âge de 56 ans, avec une jeune femme de 28 ans qui lui arrive aux coudes avec ses 1,68 m, ont rapporté mercredi les médias chinois.

Ils se sont inscrits pour le mariage lundi, avant de visiter les parents de la jeune femme et la cérémonie nuptiale aura lieu cet été, a précisé l'agence officielle Chine Nouvelle.

Après une vie de célibataire, Bao Xishun, confirmé comme l'homme le plus grand du monde l'année dernière par le livre Guinness des records, cherchait désespérément une épouse depuis l'année dernière.

Bao, qui est une célébrité en Chine, avait reçu une vingtaine d'offres de tout le pays, mais aucune ne lui avait semblé intéressante. Et, finalement, il a trouvé l'heureuse élue dans sa propre région, la Mongolie intérieure (nord), en la personne d'une vendeuse de magasin, Xia Shujuan, indique Les Nouvelles de Pékin.

Selon l'agence Chine Nouvelle, lors d'un banquet mardi, Bao a eu du mal à appeler ses beaux-parents "père" et "mère", comme le veut la tradition chinoise, car ils sont plus jeunes que lui.

"Finalement, il a murmuré +père+ en rougissant, ce qui a fait rire les amis et la famille", indique l'agence.

lundi 11 juin 2007, a 22:16
FILMS "PORNO" POUR UN PANDA EN THAÏLANDE
 

Le zoo de Chiang Mai, dans le nord de la Thaïlande, tente désespérément de stimuler la sexualité d'un panda géant mâle en lui faisant voir des films montrant d'autres pandas en action et en lui imposant un régime pauvre en carbohydrates.

Depuis leur arrivée en 2003 en provenance de Chine, Chuang Chuang (six ans) et sa partenaire Lin Hui (cinq ans) n'ont pas réussi à avoir de petits.

C'est pourquoi, explique la vétérinaire Kannikar Nimtragul, Chuang Chuang a droit à 15 minutes de "vidéo porno" chaque jour pour qu'il soit prêt à s'accoupler la semaine prochaine lorsque sa partenaire sera à un pic de fertilité.

"Nous avons dû lui apprendre à copuler. Il a montré un certain intérêt pour le son mais pas vraiment pour l'image".

Hormis ces films, le panda mâle, qui pesait 150 kilos, a été soumis à un régime pauvre en carbohydrates parce qu'il était trop lourd pour Lin Hui (110 kilos). Il pèse désormais 143 kilos, ce qui devrait faire l'affaire d'ici une dizaine de jours, a ajouté Mme Kannikar.

En outre, les deux pandas ont été séparés depuis décembre, ce qui pourrait accroître leur désir mutuel, a indiqué le zoo.

Les pandas géants, connus pour leur peu d'intérêt à l'égard de la chose, font partie des espèces animales menacées.

Près de 1.600 pandas vivraient en Chine en liberté et environ 180 se trouvent actuellement dans des zoos à travers le monde.

lundi 11 juin 2007, a 21:51
DERNIERES NOUVELLES DE LA SEXUALITE DES FRANCAIS
 

Réalisée auprès de 12 364 femmes et hommes âgés de 18 à 69 ans, par l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), l'Institut national d'études démographique (INED) et l'Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS), sous la responsabilité scientifique de Nathalie Bajos et Michel Bozon, cette enquête nationale est la troisième du genre depuis 1970.

Ages et fréquence.

En un demi-siècle, l'âge moyen du premier rapport sexuel est passé de 18,8 ans à 17,2 ans pour les garçons et de 20,6 ans à 17,6 ans pour les filles. Ce mouvement a débuté "dès les années 1960 avant même Mai 68 et la diffusion des moyens de contraception", notent les chercheurs. Puis l'âge du premier rapport sexuel s'est stabilisé dans les années 1980-1990, avec l'arrivée du sida, avant d'enregistrer une nouvelle tendance à la baisse depuis 2000.

Les femmes font de moins en moins leur vie avec leur premier amour. Alors que pour 70 % de celles âgées de 60 à 69 ans (contre 33 % des hommes), leur premier partenaire est devenu leur conjoint, seules 20 % des 20-24 ans (6 % chez les hommes) ont choisi de vivre avec l'homme avec lequel elles ont eu leur premier rapport. Il faut dire que les femmes ont davantage de partenaires sexuels au cours de leur vie : en moyenne 4, 4 en 2006 contre 3,3 en 1992 et 1,8 en 1970.

Les hommes, eux, déclarent en moyenne 11,6 partenaires, un chiffre stable depuis plus de trois décennies. Quant aux tromperies, elles semblent plutôt marginales et davantage masculines. Seuls 2,8 % des femmes et 5,3 % des hommes vivant en couple depuis au moins un an déclarent avoir eu un autre partenaire sexuel que leur conjoint au cours de l'année écoulée.

Depuis 1970, la fréquence de l'activité sexuelle a très peu évolué. Hommes et femmes disent avoir, en moyenne, 8,7 rapports sexuels par mois. Mais 16 % des femmes et 15 % des hommes en couple depuis plus d'un an n'ont eu aucun rapport sexuel pendant au moins trois mois consécutifs. En revanche, les femmes de plus de 50 ans sont désormais près de 90 % à déclarer une activité sexuelle dans les douze derniers mois, contre 77 % en 1992 et 53 % en 1970.

Pratiques sexuelles.

L'hétérosexualité demeure ultramajoritaire même si, précise l'enquête, "ces déclarations doivent être considérées comme des estimations minimales", du fait d'une acceptation encore difficile de l'homosexualité dans certains milieux. 4 % des femmes (contre 2,6 % en 1992) et 4,1 % des hommes (inchangé) ont eu au moins une fois une relation homosexuelle. Si la majorité des personnes interrogées considèrent que l'homosexualité est "une sexualité comme les autres", 40 % des hommes de 60-69 ans et 21 % des 18-24 ans la trouvent "contre nature".

La masturbation est "une sorte de tout premier contact avec la sexualité" pour 90 % des hommes, toutes générations confondues. Les femmes, elles, sont moins nombreuses à la pratiquer (60 %) et l'expérimentent plus tardivement.

Au lit, "fellation et cunnilingus ont connu une diffusion spectaculaire depuis les années 1970 et sont devenus une composante très ordinaire du répertoire sexuel", constate l'enquête. En revanche, la pénétration anale demeure une pratique minoritaire. En 2006, 37% des femmes et 45% des hommes disent en avoir fait l'expérience contre respectivement 24 % et 30 % en 1992.

Le plaisir n'est pas toujours au rendez-vous. Au cours des douze derniers mois, 36,3 % des femmes ont eu "souvent" ou "parfois" des difficultés à atteindre l'orgasme et 16,8 % des hommes ont pu rencontrer des problèmes d'érection.

L'échangisme, quant à lui, est très peu répandu et davantage masculin : seulement 1,7 % des femmes et 3,6 % des hommes ont fréquenté un lieu échangiste au cours de leur vie. Le recours à la prostitution ne recule pas. En 2006, 3,1 % des hommes ont payé pour avoir un rapport sexuel (contre 3,3 % en 1992).

Prévention.

Le préservatif s'est largement diffusé et est désormais utilisé par 89 % des jeunes de 18-24 ans lors de leur premier rapport sexuel. Quant au test de dépistage du sida, 50 % des femmes et 45 % des hommes en ont effectué au moins un au cours de leur vie.

Internet.

Plus de 10 % des Français – et près d'un tiers des 18-25 ans – se sont déjà inscrits sur des sites de rencontre sur Internet. Ces échanges virtuels se prolongent en rapports sexuels pour 4 % à 6 % des femmes de 18-34 ans et 7 % à 10 % des hommes de 18-39 ans.

Sexe et amour.

Peut-on avoir des rapports sexuels avec quelqu'un sans l'aimer ? Oui, répondent 57 % des jeunes hommes de 18-24 ans. Non, rétorquent 72 % des jeunes filles du même âge. Les années passent et les écarts de perception se creusent. A tous les âges de la vie, une majorité de femmes adhèrent à l'idée que les hommes "ont, par nature, plus de besoins sexuels" qu'elles. Et les hommes sont plus nombreux que les femmes à estimer que la sexualité est "indispensable à son équilibre personnel".

Si l'importance que les Français accordent au fait d'avoir une vie sexuelle a augmenté depuis les années 1970, les auteurs de l'enquête estiment que "les représentations de la sexualité restent marquées par un clivage qui continue d'opposer une sexualité féminine pensée prioritairement dans le registre de l'affectivité et de la conjugalité, à une sexualité masculine pensée majoritairement dans le registre des besoins naturels et du plaisir".

lundi 11 juin 2007, a 21:48
EVA MARTON, SOPRANO
 

Après avoir étudié au Franz Liszt Acadamy à Budapest, la soprano hongroise Eva Marton a fait ses débuts Kate Pinkerton dans Madama Butterfly au festival d'été d'île de Margareten. En 1972, elle a été invitée par Christoph von Dohnanyi à chanter le rôle de la Contesse des Nozze Di Figaro à l'opéra de Francfort, La même année elle a chanté Matilde dans Guglielmo Tell de Rossini  à Florence sous la direction de Riccardo Muti ; elle retourne ensuite à Budapest pour chanter Odabella dans Attila de Verdi.
En 1973, Mme. Marton a fait ses débuts à l'opéra de Vienne comme Tosca, peu après qu'elle ait chanté Tatiana dans une nouvelle production d'Eugene Onegin. Au Metropolitan Opera de New York, elle a fait ses début sen 1976 dans Meistersinger von Nürnberg. De 1981 à 1986 elle a été choisie trois fois parmi les meilleurs artistes de l'année de New York pour des rôles tels que l'impératrice dans Die Frau ohne Schatten, Elisabeth dans Tannhäuser et Tosca. En  1977, elle rejoint l'opéra d'état de Hambourg chantant l'impératrice dans Die Frau ohne Schatten , etelle  a également fait ses débuts à l'opéra de San Francisco dans le rôle de titre d'Aida .

En 1978 elle a fait ses début sà la La Scala comme Leonora dans Il Trovatore, et à l'opéra de Chicago, elle est apparue pour la première fois en 1979 comme Maddalena dans Andrea Chenier. Au festival de Bayreuth, elle a chanté Elisabeth et Venus dans Tannhäuser (1977/78), au festival de Salzbourg comme Leonore dans Fidelio en 1982 et 1983 sous la direction de Lorin Maazel, dans le rôle de titre d'Elektra avec Claudio Abbado en 1989 et en 1992 dans Die Frau ohne Schatten en 1992 sous la baguette de Sir Georg Solti.
Eva Marton est  devenue une des  des principales interprètes de Brünnhilde de Wagner, toutefois Brünnhilde est juste une autre héroïne dans la galerie étendue de ses interprétations définitives qui incluent également les rôles de titre de Salome, La Gioconda, Leonora en La Forza del Destino et, surtout, Turandot  de Puccini, qu'elle a chanté la première fois à l'opéra de Vienne en 1983. Depuis elle en a été  la  « Turandot d'aujourd'hui », et a chanté ce rôle presque 200 fois au Met, à la Scala, Vérone, San Francisco, Chicago, Barcelone, Houston, Washington. Elle a enregistré l'opéra deux fois, avec  Lorin Maazel chez CBS et pour RCA, avec Roberto Abbado.
Eva Marton est également devenue des artistes qui a le plus enregistré. Elle a plus de 20 opéras complets & des albums solos à son crédit : La Gioconda, Andrea Chenier, Fedora, Turandot, Tosca, La Fanciulla del West, Le château de Blarbe-Bleue, Violanta, Salome, Elektra, La Wally, Lohengrin et le cycle entier du Ring sous la direction de Bernard Haitink. 
 
Ses rôles plus récents sont Kundry dans Parsifal à Barcelone et à Lisbonne (2001), Isolde à l'opéra de Hambourg en 2000.

 

Mon avis

Eva Marton est une grande dame de l'opéra.

J'aime la puissance de sa voix, l'intelligence de son chant, sa musicalité et son magnétisme ! Pour moi, elle est une des plus belles interprètes de Turandot, et du rôle de Maddalena dans Andrea Chenier. La voix est grande, large, chaude et ça "dégage" !!!! Une artiste lyrique a voir, revoir, à écouter et à ré-écouter...



lundi 11 juin 2007, a 21:42
ALLEZ HOP, EN PRISON DEUX JOURS !
 

Trois jeunes Américains ont été condamnés à deux jours de prison ferme et cinq ans de mise à l'épreuve pour avoir roulé à vélo sur des sentiers réservés aux piétons du Parc national du Grand Canyon, a annoncé jeudi le parquet fédéral en Arizona (sud-ouest).

Sean Monterastelli, 23 ans, David Yost, 24 ans, et Jacob Thompson, 24 ans, avaient plaidé coupable la semaine dernière. Ils devront acquitter une amende de 500 dollars et seront bannis des parcs nationaux américains jusqu'en 2012, selon la même source.

Les trois cyclistes, engagés dans un voyage de deux ans entre l'Alaska (nord-ouest) et la Patagonie, dont ils tiennent la chronique sur le site internet "www.ridingthespine.com", avaient décidé de traverser le Grand Canyon du Colorado en roulant sur le sentier qui le traverse du nord au sud, ce qui est expressément interdit par le règlement.

"Rouler à vélo sur les sentiers de l'intérieur du canyon est prohibé", a rappelé le chef des "rangers" (police) du parc, Chris Pergiel, dans un communiqué du parquet. "Les falaises ont un à-pic de plusieurs centaines de mètres et ces cyclistes ont mis en danger leur vie, et celle des autres", a-t-il ajouté.

lundi 11 juin 2007, a 21:32
LA BANANE D'ANDY
 

Le 22 février 1987, Andy Warhol disparaissait. Dans les années 60, il avait dessiné une banane, devenue culte et sexy. Décryptage d'une image.

Une banane sur fond blanc. Jaune, la banane, avec quelques taches noires. Dessinée par Andy Warhol, elle apparaît sur le premier album du groupe Velvet Underground and Nico en mars 1967. A l’époque, la pochette est un drôle de collage, introuvable aujourd’hui: la banane jaune se décolle, et en dessous, se trouve un fruit sans peau, d’un rose qui rappelle à n’en pas douter un sexe masculin. La formule écrite à côté de l’autocollant est éloquente: «Peel Slowly and See» («pèle lentement et regarde»). «La position oblique de la banane sur la pochette fait penser à la sexualité elle-même débridée du leader du Velvet, Lou Reed», précise ce site qui décrypte les pochettes de disques.

Et puisque le sexe et le rock’n’roll ne vont pas sans drogues, une rumeur se met alors à circuler selon Wikipedia: il y aurait même du LSD dans la colle!

Aux côtés de la banane trône la signature de l’artiste, presque plus grande que celle du groupe de rock. C’est dire à quel point, déjà, la notoriété d’Andy Warhol supplée le nom mal connu du Velvet. Le groupe n’est d’ailleurs jamais cité sans référence au maître du pop art, comme en témoigne cette vidéo où l’on peut réécouter «Sunday morning», un titre phare du Velvet.

Depuis, cette image a fait le tour du monde. Son apparente simplicité n’est qu’un leurre car le blanc, qui sert de fond, n’a rien d’un vide. Au contraire, il met en valeur les contours de cette banane, objet de consommation courante à la forme plutôt balourde, loin de la féminité d’une poire par exemple. Depuis lors, la banane n’aura jamais été aussi sexy.

Le prix de cette oeuvre est quasiment inestimable. D'autant que la côte de l'artiste atteint des sommets. «Andy Warhol est considéré comme un must quand on est collectionneur d’art contemporain, au même titre que Francis Bacon ou Jackson Pollock», explique Sotheby’s, la société de ventes aux enchères. «En 1998, un portrait de Marilyn Monroe réalisé par Andy Warhol est parti à 13,2 millions d’euros. Et la semaine dernière, on a vendu un autoportrait du peintre pour 2,3 millions d’euros». Qui dit mieux?

Vingt ans après sa mort, Andy Warhol reste une figure de l’art moderne. Et vous, quel souvenir gardez-vous de lui, de ses œuvres ou de ses influences ?

lundi 11 juin 2007, a 21:31
DECOUVERTE D'UNE STATUE REMONTANT A PLUS DE 4000 ANS
 

Une mission archéologique australienne a mis au jour une statue pharaonique rare remontant à plus de 4.000 ans, a annoncé jeudi le Conseil supérieur des antiquités égyptiennes (CSAE).

Il s'agit d'une statue double en bois figurant Ka-Haï, le scribe des registres sacrés, et son épouse, a déclaré le président du CSAE, Zahi Hawwas.

La statue, qui fait partie d'un lot de cinq statues, a été découverte dans une tombe en terre cuite, qui remonte à la période située vers la fin de la Vème Dynastie (2508-2350 avant J.C.) et le début de la VIème (2350-2200), a précisé M. Hawwas.

La tombe est située au nord de la Pyramide de Teti dans la nécropole de Sakkara au sud-ouest du Caire, a-t-il ajouté.

"La statue est considérée comme une découverte très rare, car c'est la première fois que l'on découvre une statue double en bois", a déclaré le directeur du département des antiquités pharaoniques auprès du CSAE, Sabri Abdel Aziz.

"Sa rareté provient du fait qu'elle est taillée dans du bois, contrairement à l'usage de l'époque pharaonique selon lequel les statues doubles étaient taillées dans la pierre", a-t-il ajouté.

Une fausse porte en bois gravée des différents noms du scribe et de son épouse, ainsi que deux autels pour les offrandes ont aussi été découverts dans la tombe, a indiqué M. Hawwas.

Quatre autres statues en bois, appartenant également au scribe et à son épouse, ont été retrouvées en bon état dans la tombe.

lundi 11 juin 2007, a 21:31
FAIRE L'AMOUR AU VOLANT SUR UNE VOIE RAPIDE...
 

Deux Israéliens, manifestement saisis d'une envie irrépressible, ont arrêté dimanche leur voiture en plein milieu de l'autoroute pour faire l'amour, perturbant la circulation, selon la police.

Tôt dimanche matin, "un véhicule était arrêté et bloquait une voie rapide de l'autoroute sur la jonction nord de Raanana (près de Tel-Aviv). Une patrouille de police dans le secteur s'est rendue sur les lieux pour inspecter le véhicule suspect qui causait un danger apparent aux autres conducteurs", a affirmé le porte-parole de la police Micky Rosenfeld.

"Les officiers se sont approchés prudemment de la voiture sans comprendre pourquoi elle était arrêtée en plein milieu de l'autoroute. Ils ont été surpris de trouver deux individus s'adonnant à des actes sexuels et leur ont demandé leurs papiers", a poursuivi M. Rosenfeld.

"Abasourdis", les policiers ont demandé aux deux amoureux pressés de déplacer leur voiture sur le bas côté. Le couple a été verbalisé "pour mise en danger de soi et d'autrui".

Ils ont écopé d'une amende de 1.000 shekels (près de 240 dollars), soit le prix d'une chambre dans un hôtel de luxe à Tel-Aviv.

lundi 11 juin 2007, a 21:24
NIMES LA ROMAINE
 

Une exceptionnelle campagne de fouilles menée en plein centre-ville sur un ruban de 400 mètres de long devrait permettre aux archéologues de mieux comprendre le développement de la Nîmes romaine, alors l'une des plus grandes villes du pays.

Explorer une zone aussi importante, en plein coeur d'une métropole romaine, est une occasion comme on en rencontre "une ou deux fois par décennie", explique à l'AFP Jean-Paul Demoule, président de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), en charge des travaux.

De la Nîmes romaine, on connaît surtout l'amphithéâtre (les arènes) et un temple dédié aux descendants de l'empereur Auguste (la Maison carrée), ainsi qu'un réseau d'aqueducs dont l'élément le plus emblématique est le fameux pont du Gard. Mais seule une fraction des 220 hectares ceints par la muraille romaine a été fouillée à ce jour selon les critères modernes.

Ici, le site exploré - depuis octobre et jusqu'en juillet - couvre 6.000 mètres carrés. Par comparaison, à Paris (l'antique Lutèce), "où tout a été détruit par le baron Haussmann et ses continuateurs, on était content lorsqu'on a mené une fouille sur 800 m2, rue Saint-Jacques", relève M. Demoule.

L'occasion a été fournie par la volonté de la municipalité nîmoise de construire un parking sous le terre-plein central de l'avenue Jean-Jaurès, l'ample artère ouverte au XVIIIè siècle perpendiculairement à la source de la Fontaine, autour de laquelle s'est structurée la ville originelle.

S'il ne mesure que 15 mètres de large, le site des fouilles s'étire sur 400 mètres, entre l'enceinte gauloise et l'enceinte romaine. "Cette linéarité est très intéressante, car elle permet d'effectuer une grande coupe sur la ville romaine et ses origines", relève Marc Célié, adjoint scientifique et technique à l'Inrap. Généralement, les fouilles urbaines se font sur des surfaces beaucoup plus ramassées. "Là, on va pouvoir étudier comment la campagne gauloise hors les murs a été progressivement recouverte par la ville romaine".

Seule la première tranche des fouilles a été menée à bien. Mais elle a déjà permis de mettre au jour rues, vestiges de maisons et de monuments.

"Un certain nombre de vestiges ne sont pas ceux que l'on attendait, avec plusieurs édifices publics que l'on n'a pas l'habitude de rencontrer avec un tel degré de conservation", relève le chef du chantier Jean-Yves Breuil.

Après l'abandon progressif du site, à partir du IIIè siècle de notre ère, la zone est en effet revenue à l'état de friches ou de terres agricoles. Et le percement de l'avenue au XVIIIè siècle n'a pas endommagé le site. Au contraire, puisqu'on a alors apporté des remblais qui ont protégé les ruines.

Sous la conduite de M. Breuil, l'organisation de la ville antique se dévoile: ici un carrefour, là des maisons aux sols couverts de mosaïques, plus loin encore un bassin à la finition soignée agrémenté d'une niche arrondie où était peut-être placée la statue d'Hercule retrouvé brisée tout à côté.

On découvre les restes d'une porte cochère, d'égoûts ou d'un portique. La base de murs présente encore des signes de polychromie. Des enduits peints, aux motifs floraux, qui recouvraient les murs de terre depuis longtemps effondrés ont pu être soigneusement prélevés et reconstitués.

Le site est fouillé par 35 archéologues, pour la plupart en statut précaire, qui ont profité de la venue de la presse pour faire connaître leur revendications et réclamer plus de moyens pour l'archélogie préventive.

lundi 11 juin 2007, a 21:23
IL Y A QUELQUE 6000 ANS...
 

Des archéologues italiens ont mis au jour près de Mantoue (nord) les restes d'un couple enlacé, probablement un homme et une femme, enterrés il y a quelque 6.000 ans, a indiqué mercredi à l'AFP Elena Menotti, qui a dirigé les recherches.

Découverts lundi lors de travaux dans une zone industrielle, les deux squelettes se font face et leurs fronts se touchent presque, leurs bras et leurs jambes sont emmêlés dans une ultime étreinte.

"Nous avons trouvé ces deux individus enlacés dans une sépulture néolithique. Nous supposons que ce sont un homme et une femme, les tests ADN devraient pouvoir nous éclairer d'ici quelques mois. D'après les premières observations, ils étaient jeunes car leur dentition est complète et présente peu de signes d'usure", a expliqué Elena Menotti.

"Tout le monde se demande évidemment pourquoi ils ont été enterrés enlacés. Je pense pour ma part que c'est le témoignage d'un grand sentiment d'amour qui a traversé le temps. Car quelle que soit la raison pour laquelle ils ont été mis en terre dans les bras l'un de l'autre, c'est qu'il y avait un sentiment entre eux", a souligné Mme Menotti.

L'archéologue réfute ainsi toute idée d'une femme sacrifiée pour être enterrée aux côtés de son mari décédé de mort naturelle: "dans ces cas baptisés les +sacrifices de la veuve+, la femme est mise en terre aux côtés de l'homme et non pas dans ses bras", a-t-elle précisé.

lundi 11 juin 2007, a 20:13
PLACIDO DOMINGO, TENOR
 

Placido Domingo est né dans la banlieue de Madrid, le 21 janvier 1941.

Ses parents étaient tous les deux musiciens. Son père était violoniste dans des orchestres d'opéra et de zarzuela et, il avait aussi chanté des rôles de baryton dans des zarzuelas. Sa mère était une chanteuse professionnelle qui avait fait ses débuts au Teatro Liceo de Barcelone, où elle y a rencontré son futur mari.

En 1946, Federico Morena Torroba a créé une compagnie de zarzuela et les parents de Placido ont intégré la troupe. Ils ont voyagé au Mexique et, attiré par ce pays, ils y sont restés et, ils ont ainsi créé leur propre compagnie à Mexico. Placido Domingo a commencé à étudier le piano peu de temps après son arrivée à Mexico, d'abord en cours privés et, plus tard, au Conservatoire National de Mexico. Son intérêt pour la direction d'orchestre est également apparu lors de ces premières années d'apprentissage.

À l'âge de 16 ans, il a rencontré et épousé une étudiante en piano. Ils ont eu ensemble un fils, et peu de temps, après le couple s'est séparé.

Au Mexique et en Israel

Le premier engagement professionnel de Domingo était comme pianiste, accompagnant sa mère lors d'un concert, en 1957. Juste après, il a rejoint la compagnie de zarzuela de ses parents. Il y a interprété des rôles de baryton et, il continuait de travailler avec d'autres chanteurs comme accompagnateur.

En 1959, Domingo auditionne pour l'Opéra National du Mexique avec plusieurs airs de baryton. Dès lors, il est engagé pour chanter des rôles secondaires et, en qualité de doublure. Son premier rôle était Borsa dans Rigoletto de Verdi. Durant cette période, il continue à jouer du piano pour une compagnie de ballet (pour compléter son revenu) et il anime un programme culturel à la récente télévision mexicaine. Ce programme est fait d'extraits des zarzuelas, d'opérettes, d'opéras et de comédies musicales, tous accompagnés au piano par Placido Domingo.

En novembre 1961, il a fait ses débuts américains comme Arturo dans Lucia di Lammermoor de Donizetti avec l'orchestre de Dallas (Joan Sutherland interprétait le rôle de titre).

En 1962, il chante Edgardo dans une nouvelle production de Lucia. Cette même année, il a épousé Marta Ornelas, qu'il avait rencontré au Conservatoire et qui, par la suite, elle a sacrifié une carrière prometteuse pour celle de Domingo.

À la fin de 1962, il a signé un contrat de six mois avec l'Opéra National de Tel Aviv. Il y est resté deux ans et un demi.

New York City Opera

Après avoir quitté Tel Aviv en juin 1965, Domingo a auditionné avec succès pour le New York City Opera. Ses débuts à New York ont été programmés pour le 21 octobre 1965, comme Don Jose dans Carmen de Bizet.

En février de l'année suivante, il a chanté le rôle de titre dans Don Rodrigo, une création d'Alberto Ginastera.

Bien qu'il ait chanté dans des exécutions en plein-air pour le Metropolitan Opera de New-York, Cavalleria Rusticana de Mascagni et Pagliacci de Leoncavallo en 1966, ses débuts officiels au MET ont eu lieu le 25 septembre 1968. Il a remplacé Franco Corelli dans Adrianna Lecouveur de Cilea.

D'autres debuts importants :

- Janvier 1965, Teatro Liceo de Barcelone, dans trois opéras de compositeurs mexicains peu connus.

- Décembre 1969 dans le rôle de titre d'Ernani de Verdi.

- Décembre 1971 comme Cavaradossi dans Tosca de Puccini.

En 1980, Moreno Torroba a écrit un opéra, EL Poeta, pour Domingo, qui a chanté la première mondiale en juin de cette année. Domingo et les critiques ont convenu qu'il y avait beaucoup de passages attrayants mais le livret était trop faible.

Bien que le répertoire de Domingo se soit concentré principalement sur les maîtres italiens et français du 19 siècle, son répertoire s'est élargi. En plus de ses racines de zarzuela et une brève excursion dans la musique contemporaine avec Don Rodrigo, il s'est tourné jusque Rameau (Hippolyte), Mozart (Don Giovanni) et s'est penché sur Wagner (Lohengrin).

Domingo est également apparu dans des productions commerciales de film de Cavalleria Rusticana de Mascagni, de Pagliacci de Leoncavallo, et de La Traviata (1983) de Verdi, dirigées par Franco Zeffirelli, et Carmen de Bizet (1984), dirigée par Francesco Rosi.

Domingo a poursuivi la direction d'orchestre tout au long de sa carrière. En 1972 « Domingo dirige Milnes ! Milnes dirige Domingo ! » avec nouveau Philharmonia Orchestra de Londres. Plus tard, il a dirigé une production au New York City de La Traviata lors de la saison 1973-1974 et, une production Covent Garden de Die Fledermaus, fin1983.

Acclamation universelle

Dans les années 90, Domingo a réalisé de grands succès commerciaux avec deux grands tenors : Jose Carreras et Luciano Pavarotti. Le trio a chanté pour la première fois ensemble à l'occasion de la Coupe du Monde de Football en 1990, à Rome. En 1994, les 3 Tenors se produisent au Stadium de Los Angeles. Le concert a été regardé à la télévision par 1.3 milliards de personnes et, il a été vendu plus de 10 millions de CD et de vidéos.

L'immense popularité du chanteur lui a permise de récolter des millions de dollars lors de concerts-humanitaires, afin d'aider les victimes du tremblement de terre de 1985 au Mexique (dans lequel il a personnellement perdu quatre parents).

En 1996, Placido Domingo est devenu le directeur artistique de l'Opéra de Washington.

Le 3 décembre 2000, Domingo a reçu les honneurs du Président des États-Unis, Bill Clinton et, il a accepté le poste directeur artistique de l'Opéra de Los Angeles.

 

 

LA JUIVE, Halévy - "Rachel, quand du Seigneur". 1979



lundi 11 juin 2007, a 20:11
CLIMAT : LE TROU NOIR DE L'APRES 2012
 

Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) va rendre un rapport pessimiste. Les moyens mis en place pour lutter contre le changement climatique sont-ils à la hauteur du problème ?

Les instruments de réduction des émissions de gaz à effet de serre prévus par le protocole de Kyoto sont entrés en vigueur en février 2005. Ils sont de trois types. Il y a d'abord un plafonnement des émissions de dioxyde de carbone (CO2) et des cinq autres gaz à effet de serre des pays développés. L'engagement de baisse est de 5 % sur la moyenne annuelle 2008-2010, relativement à 1990. Ce plafonnement est assorti d'un système d'échange entre pays qui permettra de privilégier les réductions dans les pays où elles sont moins coûteuses. Ce système d'échange sera, potentiellement à partir de 2008, le plus grand marché du carbone au monde.

Deux mécanismes de projets complémentaires, dont le plus important est le "mécanisme pour un développement propre" (MDP), ont également été introduits. Le MDP permet à des projets "propres", réalisés dans des pays en développement non soumis à des restrictions d'émissions, d'obtenir des crédits correspondant aux émissions évitées. Ces crédits sont ensuite transférables aux pays développés, qui peuvent les utiliser pour respecter leurs engagements. Les projets de MDP ont démarré : 1 500 sont déjà dans les tuyaux du secrétariat de l'ONU qui gère le dispositif. Ils devraient générer des réductions d'environ un milliard et demi de tonnes d'équivalent CO2 jusqu'en 2012. C'est significatif (presque trois fois les émissions annuelles de la France), mais bien moindre que l'accroissement prévu des émissions dans les grands pays émergents du fait de la vigueur de leur croissance.

D'ici à 2012, ces outils, s'ils sont pleinement appliqués, ne permettront de réduire que de façon très limitée les émissions des pays développés et de légèrement infléchir celle des pays en développement. Il va donc falloir passer à une vitesse supérieure à partir de 2013. C'est tout l'enjeu de la négociation actuelle sur le post-2012.

Est-ce à dire qu'il va falloir remplacer ces mécanismes ?

Je pense qu'on ne peut pas se le permettre : on n'a tout simplement pas le temps. Le dispositif actuel est imparfait. Mais il comporte beaucoup de briques dont l'assemblage pourrait rendre le système climatique international bien plus efficace à partir de 2013. Travaillons dans ce sens plutôt que de vouloir tout reconstruire ex nihilo.

A quelles conditions ?

Il faut d'abord consolider le mécanisme du MDP qui est actuellement le seul trait d'union entre pays du Nord et du Sud dans l'action contre le changement climatique. Or la montée en régime des projets sur le terrain risque de se tarir du fait de l'absence de visibilité sur le post-2012. Pour éviter cela, il faut qu'apparaissent vite des acheteurs de ces crédits pour l'après-2012. Seuls des Etats, des institutions publiques ou des organismes multilatéraux comme la Banque mondiale peuvent prendre de tels engagements dès aujourd'hui, sans attendre les résultats du processus de négociation international. Quelques dizaines de milliards de dollars sont indispensables. En deuxième lieu, il n'y aura pas d'accord climatique international sérieux sans les Etats-Unis. Ce pays est de loin le principal émetteur de gaz carbonique et il n'a pas ratifié le protocole de Kyoto.

Troisième condition : les grands pays émergents, Chine, Inde, Brésil, Afrique du Sud, devront prendre des engagements de réduction. C'est difficile pour des raisons objectives : l'Américain moyen émet 20 tonnes d'équivalent carbone chaque année, un Européen autour de 10, un Chinois environ 4 et un Indien moins de 2. On ne peut pas demander le même niveau de contrainte à ces pays. Cependant, la Chine et l'Inde ont intérêt à intégrer le protocole, car les projets MDP leur permettent de bénéficier d'investissements en technologies propres à moindre coût. Par ailleurs, il y a dans ces pays une montée des inquiétudes face au risque climatique qui se traduit par des pressions nouvelles sur les gouvernements locaux.

Comment réussir à convaincre les Etats-Unis d'intégrer un accord ?

Le prochain président américain, qu'il soit démocrate ou républicain, va être soumis à des pressions fortes de la part des électeurs. Aux Etats-Unis, le débat sur le climat s'est renouvelé ces dernières années. La Californie et les Etats du Nord-Est mettent en place des politiques de plafonnement de leurs émissions. Les industriels américains commencent à craindre la multiplication des législations avec un risque d'avoir autant de systèmes de contrainte qu'il y a d'Etats dans l'Union. Il y a un début de réflexion sur l'intérêt d'une législation fédérale.

Lorsqu'il a renoncé au protocole de Kyoto, George Bush a relancé la recherche dans deux directions : la séquestration géologique du carbone et la pile à hydrogène. Même si ces recherches aboutissent à des prototypes intéressants, tant qu'il n'y aura pas d'incitation économique, c'est-à-dire pas de prix pour le CO2 qui incite les industriels à les adopter, ces innovations ne se diffuseront pas dans le tissu économique. L'intérêt du protocole de Kyoto est précisément de créer ce type d'incitation économique. Entre les Américains qui manquent d'incitations économiques et un protocole de Kyoto avec peu d'incitations en faveur de la recherche, on devrait finir s'entendre.

La réponse au changement climatique implique-t-elle la baisse du niveau de vie occidental ?

S'il n'y a pas de ruptures technologiques dans la façon dont nous produisons et utilisons l'énergie, on ne pourra pas à la fois maintenir le niveau de vie des pays développés, accroître celui des pays en développement et limiter dans des niveaux raisonnables le risque climatique. On commence à discerner les pistes de ruptures possibles : la capture et la séquestration géologique du carbone peuvent changer beaucoup de choses, en rendant possible l'utilisation massive du charbon sans aggravation de la menace climatique. Dans le domaine du transport, il y a aussi des ruptures possibles, dans la façon dont nous produisons les carburants ou sur le type de carburant lui-même. En attendant, il y a de multiples mutations peu coûteuses qui peuvent déjà être mises en oeuvre. Les économies d'énergie sont un levier d'action très important. N'oublions pas non plus la forêt et l'agriculture, responsables d'un tiers des émissions globales (par la déforestation et la métanisation liée à l'élevage et aux cultures en rizières). Il y a dans ce domaine nécessité d'introduire des innovations socio-économiques, pas trop coûteuses en recherche et développement mais à très fort impact sur les émissions. En fait, il n'y a pas une solution, mais un ensemble d'actions à mettre en cohérence avec des politiques publiques.

La lutte contre le changement climatique ne conduit-elle pas à une nouvelle régulation du capitalisme ?

Ce qui est nouveau, c'est le pari d'utiliser le marché pour mettre en oeuvre des politiques publiques. Mais ce n'est qu'un outil qui ne peut pas se substituer à la politique. La finalité du marché des permis d'émissions de CO2 n'est pas d'enrichir des intermédiaires financiers, mais d'inciter ses participants à réduire leurs émissions aux meilleurs coûts possibles. Ces marchés ne peuvent fonctionner que dans le cadre d'engagements fiables et reconnus des Etats.

C'est aussi le jeu économique qui change : nous sommes en train de basculer d'une économie où les émissions de carbone sont gratuites à un régime où elles auront un prix, qui va croître dans le temps. Ceux qui ne veulent pas tenir compte de cette nouvelle donne seront rattrapés par le climat. Lorsque nous aurons eu trois ou quatre autres ouragans comme Katrina, cela fera forcément réagir les sociétés. Avec le changement climatique, c'est aussi la première fois qu'une autorité publique internationale, l'ONU, s'empare de la problématique liée à un bien public mondial. De même, au niveau européen, c'est grâce à l'autorité supranationale de la Commission européenne qu'on a réussi à lancer le système d'échange des quotas de CO2.

La campagne électorale donne-t-elle suffisamment de place à la question climatique ?

Nous sommes entrés dans une phase de grande médiatisation de la question climatique. Aussi est-il probable qu'elle se glisse dans les discours des candidats. Mais l'important sera de passer à l'acte. Nos dirigeants ne sont pas avares de grandes déclarations et les objectifs sont ambitieux. Mais notre pays peine à utiliser les outils qui existent déjà : le marché européen des crédits de CO2, les mécanismes MDP. Notre administration, beaucoup trop morcelée, n'est pas organisée pour prendre à bras-le-corps ces nouvelles problématiques et nous pesons relativement peu dans les négociations internationales. C'est bien dans la capacité à passer à l'acte sur le terrain qu'il faudra juger de l'utilité de la campagne électorale.

Mais nous ne sommes pas les seuls à avoir du mal en la matière. En Europe, le Royaume-Uni a pris un virage intéressant. Ce n'est pas un hasard si le rapport de l'économiste Nicholas Stern sur le réchauffement climatique a reçu l'estampille du Trésor public et si l'Etat britannique est le premier à s'appliquer la logique de compensation des émissions. Tout cela a certainement été facilité par l'engagement personnel de Tony Blair. Espérons qu'on va lui trouver des successeurs en Europe pour porter le débat sur le changement climatique au niveau qui doit être le sien.

 

CHRISTIAN DE PERTHUIS, PROFESSEUR ASSOCIE A L'UNIVERSITE PARIS-DAUPHINE, RESPONSABLE DE LA MISSION CLIMAT DE LA CAISSE DES DEPOTS ET CONSIGNATIONS

lundi 11 juin 2007, a 20:09
MODE MASCULINE AUTOMNE-HIVER 07/08
 

L'homme pourra faire sensation l'hiver prochain avec une toison de laine sur un blouson-carapace, se lover dans des pulls géants ou se faire discret en total-look noir, selon les collections de prêt-à-porter masculin pour l'automne-hiver 2007-2008 présentées vendredi à Paris.

Dans le décor de poutres métalliques d'un entrepôt de la RATP, John Galliano a mis en scène des hordes d'hommes farouches, partant livrer on ne sait quel combat en épais pantalons de cuir, blousons de cuir comme des carapaces, sur lesquels ils ont jeté une toison de laine grise, des heaumes sur la tête. Ils portent des manteaux comme des houpelandes, au dos brodés d'un personnage naïf, ou gris et strié comme une pierre.

Ils se protègent avec des gris-gris colorés qui cliquettent sur leurs hanches, leurs pantalons s'ornent de broderies d'or ou de clous. Ils transportent de grosses besaces comme usées par les voyages et n'abandonnent le heaume que pour des cagoules noires ou un voile blanc sur leur maquillage outrancier.

Ils portent des capes d'épaisse laine grise qui ressemblent à des peaux de bête et troquent leurs heaumes contre des toisons de laine.

A l'opposé de cet univers, Sonia Rykiel opte pour une douceur douillette. Ses hommes se lovent dans des pulls de grosse laine grise ou noire. Longs comme des tuniques, ils réchauffent des pantalons étroits et s'accompagnent de bonnets à multiples pompons ou de grands bonnets de maille qui retombent mollement. Les pompons bourgeonnent aussi sur de grosses écharpes ou au revers de vestes.

L'homme Rykiel n'hésite pas à associer un rustique manteau de grosse maille crème à un complet trois pièces gris, cravate rouge sur chemise blanche, ou porte un bonnet à pompon avec une veste de flanelle.

Cachemire, velours, mohair, laines fines ou brutes se déclinent en gris, noir, bleu marine ou nuit, mais aussi en chocolat, blanc, violet ou prune.

Chez Louis Vuitton, dans un décor de couloir de métro baignant dans la lumière crue de néons, les urbains ont toujours l'allure conquérante mais sans agressivité. Leur vestiaire s'est adouci avec des dégradés de couleurs et des chaussures joyeuses --richelieues vertes en tissu de laine, noires ou brunes en cuir liserées de rose fluo, baskets orange fluo.

Des pulls de cachemire et des pantalons se dégradent en nuances de gris, un manteau cannelle sur les épaules s'achève prune à l'ourlet.

Marc Jacobs propose aussi des blousons et trenchs en agneau smocké, des parkas de nylon à empiècements géométriques, une cape noire de cuir de bufle repliable.

Chez Yohji Yamamoto, le froid hivernal s'affronte en longs manteaux, en pantalons sur bottines, étroits et si courts qu'ils laissent parfois apparaître le mollet, et en gros pulls gris ornés de créatures de BD aux couleurs éclatantes. Des images de femmes apparaissent sur des pulls ou au dos de manteaux de lainage.

A côté du noir et du gris, Yamamoto propose de longs duffle-coats crème et ose le rouge coquelicot en pantalon, veste ou redingote.

Chez Givenchy, l'hiver sera noir, d'une élégance discrète qui n'oublie pas le confort. L'homme porte des pantalons droits, des baskets blanches ou noires, éventuellement vernies, des vestes à col d'astrakhan ou de marmotte, de longs gilets à poches, des pulls à col camionneur.

Il se protège des intempéries en caban à capuche doublée de fourrure, en ciré noir à capuchon, en blouson de cuir ou de peau, ou en manteau droit en raphia enduit, à l'aspect luisant. En dehors du noir, il opte pour le gris, le kaki, le marine.

lundi 11 juin 2007, a 20:08
AU VOLANT, LES FEMMES SONT MOINS DANGEREUSE QUE LES HOMMES
 

Une étude américaine enterre une nouvelle fois les clichés sur les femmes au volant en montrant que ces dernières conduisent mieux que les hommes et risquent moins leur vie en voiture.

Les hommes au volant ont 78% de risques de plus que les femmes de se tuer en voiture, selon un calcul basé sur le nombre de km parcourus et figurant dans une étude réalisée par l'université Carnegie Mellon.

Cette étude a été commandée par la fondation pour la sécurité routière de l'Association automobile américaine (AAA).

Elle se présente en fait sous la forme d'un site interactif où tout conducteur peut entrer des paramètres tels que son sexe et son âge, l'heure, la région où il conduit, en quelle saison ou encore dans quel type de véhicule, et découvrir ses chances d'avoir un accident mortel.

La meilleure conduite des femmes était déjà prouvée par les statistiques même si les clichés ont la vie dure, admet David Gerard, chercheur en politique publique à l'université Carnegie Mellon qui a conduit l'étude.

Si l'on totalise le nombre d'accidents mortels aux Etats-Unis entre 1999 et 2004, dans 116.493 cas, le conducteur tué était un homme contre 40.381 cas où c'était une femme qui était au volant. Depuis 1998, il y a autant de femmes que d'hommes qui ont un permis de conduire aux Etats-unis.

"Les hommes sont davantage portés à adopter une conduite à risque, à prendre le volant alors qu'ils ont bu et à ne pas porter leur ceinture", affirme à l'AFP Russ Rader, porte-parole de l'Institut de l'assurance pour la sécurité sur les autoroutes (Insurance institute for highway safety).

Les assurances elles-mêmes, qui basent leurs tarifs notamment sur l'historique du conducteur et le nombre de km parcourus par an, accordent de facto des primes moins fortes aux conductrices, reconnaît Michael Barry, porte-parole de l'Institut de l'information de l'assurance (Insurance information institute).

"L'étude de AAA montre une tendance qui indique que les femmes en général payent moins cher leur assurance que les hommes, mais les assureurs vous diront qu'ils évaluent les risques des assurés au cas par cas", a déclaré Michael Barry à l'AFP.

Selon les chiffres des assureurs, il y a eu 46.200 accidents mortels en 2004 aux Etats-unis (dernière année disponible) avec un homme au volant contre 16.800 lorsque c'était une femme.

Pour les accrochages moins graves toutefois, la différence est moins flagrante avec 11,2 millions d'accidents avec un homme au volant contre 8 millions quand une conductrice était aux commandes.

Le site interactif de AAA réserve d'autres surprises. Les chances d'accidents mortels sont plus grandes en été qu'en hiver contrairement à ce que l'on pourrait croire et les risques d'être tué au volant sont les mêmes pour un jeune conducteur de 18 ans que pour une vieille dame de 80 ans.

A minuit le samedi soir, un homme au volant a plus de trois fois plus de chances d'avoir un accident mortel qu'une femme qui conduit à la même heure. En revanche, le dimanche matin à l'heure de la messe, leurs chances sont les mêmes, c'est-à-dire très faibles.

lundi 11 juin 2007, a 20:05
MITTERRAND, LE MYSTERE DE LA DERNIERE PHOTO
 

Le lundi 8 janvier 1996, au point du jour, François Mitterrand s'éteint doucement au 9 de l'avenue Frédéric-Le-Play, à deux pas de l'Ecole militaire, où il s'était retiré six mois plus tôt. A 23 heures, la veille, il a demandé au docteur Jean-Pierre Tarot, qui lui tient la main jusqu'à son dernier souffle, de recevoir l'extrême-onction. Anne Pingeot, la mère de Mazarine, qui a passé la nuit sur place, est la première avertie, un peu avant 6 heures du matin. Puis le docteur Tarot prévient Danielle Mitterrand, revenue la veille de Latche. Il avertit aussi la sœur de Danielle, Christine Gouze-Rénal, son mari, Roger Hanin, et, enfin, l'exécuteur testamentaire de l'ancien président, André Rousselet, qui joint Jacques Chirac, première personnalité à se rendre devant la dépouille mortelle. Ce n'est qu'à 10 h 55 que tombe la dépêche AFP : "Mitterrand est mort, annonce son secrétariat." Mais France 2 a déjà diffusé la nouvelle, et le tourbillon des coups de fil et des visites a commencé. La presse est sur les dents. Les nécrologies sont prêtes et, depuis des semaines, les photographes pistent l'entourage de François Mitterrand pour raconter ses derniers instants en images. Quelques jours auparavant, des paparazzi ont saisi le dernier réveillon de l'ancien président à l'Old Cataract, en Egypte. Ils veulent maintenant la photo de François Mitterrand sur son lit de mort.

C'est un cliché difficile à prendre. Et difficile à publier. A Paris Match, Roger Thérond en rêve. Pour le patron de l'hebdomadaire, l'œil et l'âme du magazine depuis 1976, aucune image n'est taboue, aucune photo n'est interdite. Selon sa femme, Astrid, Thérond possède dans sa collection personnelle de photos, l'une des plus riches en France, le très beau portrait de Victor Hugo sur son lit de mort, pris le 23 mai 1885 par le photographe Félix Nadar. Une photo culte pour les amateurs de gisants et les spécialistes du XIXe, un siècle où l'on adore peindre, sculpter et photographier les morts.

Roger Thérond a appris depuis longtemps qu'un bon reportage sur des hommes illustres doit courir de la naissance à la mort. Il garde un souvenir meurtri de ses débuts de rédacteur en chef et de la leçon de journalisme administrée en 1951 par ses mentors, Hervé Mille et Gaston Bonheur, à la mort de Louis Jouvet. Il leur avait alors présenté avec fierté les photos sélectionnées pour le numéro spécial consacré à l'homme de théâtre. "Parfait, avait lâché Hervé Mille. Mais as-tu la photo sur son lit de mort ? – Non. Mais il y a toutes les autres… – Tu apprendras qu'il faut montrer aux lecteurs ce qui rassemble les hommes : les débuts et la fin." Depuis ce jour, Thérond réclame toujours la photo de "la fin".

Dans la presse, chacun sait donc que Paris Match peut acheter "la" photo. Mais qui peut la prendre ? Depuis l'annonce du décès, des centaines de personnes veulent entrer avenue Frédéric-Le-Play. "Revenez demain, c'est la pagaille", conseille, au troisième étage, Pierre Tourlier, le chauffeur de l'ancien chef d'Etat. Ce lundi, la famille de François Mitterrand choisit ceux qui pourront venir se recueillir devant la dépouille mortelle. Pour accéder au mort, il faut donc être adoubé.

A l'autre bout de Paris, les photographes Pascal Rostain et Bruno Mouron, patrons de l'agence Sphinx, sont aux aguets. Ces deux as du métier comptent à leur palmarès quelques-uns des plus beaux coups de ces vingt dernières années. Ce sont eux qui ont apporté à Paris Match, en 1994, le scoop de deux paparazzi montrant pour la première fois François Mitterrand, la main affectueusement posée sur l'épaule de sa fille cachée, Mazarine Pingeot. Ils n'ont pas hésité à "planquer" l'ancien président lors de son dernier séjour à Assouan, à Noël 1995. Aujourd'hui, ils cherchent à qui confier l'appareil pour prendre le fameux cliché. Un garde ? Un membre de la nomenklatura mitterrandienne? Impossible, pensent-ils déjà. Il faudrait un intermédiaire.

Ils ne connaissent que deux journalistes susceptibles d'accéder à la chambre mortuaire. Claude Azoulay d'abord, le photographe qui suit François Mitterrand pour Paris Match depuis 1979. Mais "Zouzou" est trop amoureux de son sujet. Un an plus tôt, il s'est fâché avec la direction du magazine lors de la publication des photos de Mazarine – dont il n'avait, lui-même, jamais révélé l'exis tence. Bouleversé par la mort de son modèle, il ne prendra pas la photo sacri ège, pensent-ils.

Pour ce rôle, racontent-ils pour la première fois, ils imaginent Patrick Amory. Grand et bel homme au teint métissé, toujours élégant, celui-ci possède un bagout sans pareil. Il se présente alternativement comme anthropologue, mannequin, ethnologue ou prof de gym. C'est surtout un authentique homme "de coups". Il s'est fait connaître en 1987 avec un livre, Mission oxygène, consacré à l'affaire Greenpeace, une ode très controversée à la gloire de la DGSE et ses nageurs de combat. Doublant d'une voix caressante son talent de persuasion, Amory a l'art de susciter les confidences et d'en faire des livres. Depuis quelques années, il est parvenu à entrer dans l'intimité des Mitterrand. Celle de Jean-Christophe, le fils aîné, mais surtout celle de sa mère, Danielle. Il l'aide à écrire son autobiographie – En toutes libertés –, qui sortira quelques semaines après les obsèques. Pendant l'été 1995, Amory s'est installé pour travailler à Latche, la maison landaise du couple présidentiel.

A l'automne, il ne quitte plus la rue de Bièvre, le domicile parisien de Danielle Mitterand. A Roger Thérond, qui apprécie en connaisseur sa façon de forcer les barrières, il a pris l'habitude d'apporter des photos et des interviews inédites. Dont les confidences de l'épouse de l'ancien président.

Pascal Rostain et Bruno Mouron lui confient donc un Minox 35, l'un des plus petits appareils photo du marché, qui doit servir à immortaliser"le" scoop. Mieux, ils règlent l'appareil pour lui. Ils savent que la chambre du mort sera forcément éclairée d'une lumière tamisée. Ils ont choisi une pellicule 800 ASA et soigneusement bloqué la mise au point à 3 mètres, pour une photo à pose lente, au 30ede seconde. "Tu n'as plus qu'à rester immobile et appuyer sur le bouton", expliquent les deux professionnels. L'appareil dispose d'un grand angle, ce qui permet d'embrasser toute la pièce, mais, de très petite taille, il peut se glisser dans une poche. Ni vu ni connu.

lundi 11 juin 2007, a 20:03
CARLA BRUNI - NO PROMISES
 

Carla Bruni lit de la poésie en nuisette. Eventuellement, elle en chante. Son nouvel album, No Promises, est d'abord un univers photographique. Le livret joue l'intimité. Carla Bruni rêve sur un coussin de velours, au milieu d'objets familiers : transistor à l'ancienne, bouquet de roses fanées, guitare slide posée négligemment, jouets d'enfant et feuillets épars. Les conditions de la versification sont posées.

 

Pour son deuxième essai, l'ex-mannequin a mis en musique des poètes anglophones, choisis avec un goût et un classicisme égaux au raffinement de son salon : l'Irlandais William Butler Yeats (1865-1939), les Américaines Emily Dickinson (1830-1886) et Dorothy Parker (1893-1967), les Britanniques Walter de La Mare (1873-1956), Wystan Hugh Auden (1907-1973) et Christina Rossetti (1830-1894). Fin XIXe début XXe, sans risque déstructurant.

Those Dancing Days Are Gone, sur un poème de Yeats, premier des onze titres de l'album, a des allures de candidat au succès, habillé comme le reste par les guitares tendance folk de Louis Bertignac. L'ex-Téléphone est devenu chevalier servant minimaliste de la belle amatrice, depuis Quelqu'un m'a dit, paru en 2002, vendu à près de 2 millions d'exemplaires, selon la maison de disques Naïve.

Avec Carla Bruni, le flambeur d'Hygiaphone (1977, à pleins décibels) distille ses effets. Un petit fil d'harmonica, un zeste de batterie, une exhalaison de guitare sèche, une lamelle de flûte : si ce programme minceur n'induit pas l'adhésion à une association de lutte contre l'anorexie, c'est que la voix chaude, si voilée qu'elle en devient gazeuse, de Carla Bruni occupe un espace jupitérien.

Pour améliorer sa diction, elle a eu recours aux services d'une répétitrice, Marianne Faithfull, icône de sang et de chair, voix de matriarche, chanteuse et comédienne qui en connaît un rayon en matière de dramaturgie. Une discipline que Carla Bruni ignore. Dès lors, qu'importe la scansion murmurée d'Afternoon, de l'acide Dorothy Parker, sur le ton de Raphaël ("Quatre consonnes et trois voyelles c'est le prénom de Raphaël/Je le murmure à mon oreille et chaque lettre m'émerveille", chanson crétine écrite en 2002 en l'honneur du mari de l'auteure) ? Où aboutissent ces tombereaux de bon goût, ces kilomètres de fines mélodies, ces bennes d'accords feutrés ? A un suprême ennui.

Pas facile, explique Carla Bruni, de donner une suite acceptable à un premier album au succès inespéré. Du coup, elle s'est retournée. Les charmes imprécis de Quelqu'un m'a dit tenaient à la nature contradictoire de sa conceptrice, chic, people, et de son talent à rejoindre la chanson populaire et l'Italie de ses origines (notamment avec une délicieuse version bilingue d'Il cielo in una stanza, standard amoureux écrit par Mogol). Il n'est pas certain que le choix de la langue anglaise ouvre pour autant à la chanteuse les marchés mondiaux. Les Italiens ont beaucoup émigré, à Paris, à New York, à Buenos Aires. Carla Bruni était devenue, à l'export, une des leurs. En le déniant, en préférant aux chansons qui courent les rues les rigueurs de la prise de tête, elle s'est égarée.

lundi 11 juin 2007, a 20:02
DOPAGE A LA MUSIQUE CLASSIQUE
 

Un éleveur de cochons vietnamien affirme avoir augmenté sa productivité depuis quelques années en leur faisant écouter Beethoven, Mozart et Schubert quand ils ont le groin dans la mangeoire.

Nguyen Chi Cong, 44 ans, a commencé il y a six ans à diffuser des symphonies classiques sur des hauts-parleurs pour apaiser ses ouvriers, avant de se rendre compte que la méthode était efficace aussi pour les porcins.

"J'ai vu que mes cochons se mettaient à manger plus et à prendre plus de poids que d'habitude", a-t-il expliqué à l'AFP.

Les séances musicales sont maintenant quotidiennes de 7 à 11 heures et de 14 à 16 heures dans cette ferme de la province de Dong Nai, près de Ho Chi Minh-Ville (sud).

"Je crois que je suis le premier éleveur du Vietnam à utiliser cette techique", a-t-il ajouté.

Cong, qui a 22 ans de métier, concède que sa découverte manque de bases scientifiques mais assure qu'il fait des émules. "Des paysans locaux viennent pour apprendre", a-t-il affirmé.

lundi 11 juin 2007, a 20:00
LA CULTURE VEND SON PATRIMOINE
 

Le ministère de la culture participe dans la douleur à l'effort général de désendettement de l'Etat. Exigée par la commission des finances de l'Assemblée nationale, la vente de deux hôtels particuliers parisiens du ministère, ceux de Kinsky (7e arrondissement) et de Vigny-Croisilles (3e arrondissement), dont la procédure avait commencé au mois de septembre (Le Monde du 26 septembre 2006), vient d'être conclue. Au total, les cessions immobilières du gouvernement ont rapporté à l'Etat 800 millions d'euros en 2006, a indiqué vendredi 12 janvier le ministre délégué au budget, Jean-François Copé.

Très discret sur le détail de ces transactions, le ministère de la culture indique avoir reçu "plusieurs offres" d'achat pour chacun des deux hôtels particuliers. Des offres "situées autour de l'estimation du service des Domaines". Kinsky (photo ci-dessus), un hôtel du XVIIIe siècle de 3 500 m2 avec jardin, était évalué 28 millions d'euros. Selon nos informations, le prix d'achat serait sensiblement au-dessus. L'hypothèse d'une résidence pour chefs d'Etat et cadres dirigeants africains a été évoquée. Les hôtels jumelés de Vigny et de Croisilles, 3 800 m2 avec jardin, bâtis au XVIIe siècle, étaient estimés à 22,5 millions d'euros. Des fuites annoncent un prix d'achat plus proche de 27 millions d'euros ; et un acheteur britannique, qui transformerait les bureaux en hôtel de luxe ou en appartements vendus à la découpe.

Le ministère de la culture doit désormais verser un loyer aux nouveaux propriétaires, le temps de préparer le déménagement de ses services. Avec l'engagement d'avoir libéré les lieux au plus tard le 31 décembre 2008. L'hôtel de Vigny-Croisilles héberge, outre la Fondation du patrimoine et l'Association Lartigue, la Médiathèque du patrimoine, dont le fonds de documentation sur les monuments historiques est inestimable et ouvert au public. Kinsky est le siège de la direction de la musique, de la danse, du théâtre et du spectacle (DMDTS) et de ses 160 agents.

Leur relogement est très problématique. Pour la Médiathèque, qui doit répondre à la fois aux normes d'accueil du public et à celles de conservation des archives, le ministère s'est engagé à trouver un point de chute éloigné de Paris d'une station de métro au maximum, mais n'a encore aucune solution. Le Palais de Tokyo a été évoqué pour l'Association Lartigue, sans plus.

Les difficultés du déménagement se doublent de la colère de certains députés devant la volonté du ministère de la culture de remplacer en partie les immeubles vendus par des locations. La DMDTS et la Fondation du patrimoine s'installeraient ainsi dans 2 500 m2 de bureaux au Louvre des antiquaires, à proximité de la rue de Valois, siège du ministre. Une dépense qui limitera le bénéfice des ventes. La commission des finances de l'Assemblée nationale reproche vivement au ministère de la culture de ne pas loger tous ses agents dans son nouveau siège, rue des Bons-Enfants (1er arrondissement), inauguré en janvier 2005 au prix de 76 millions d'euros de travaux.

Dans un rapport préparatoire au projet de loi de finances pour 2007, la commission s'étonnait qu'aux Bons-Enfants "seuls 9 800 m2, sur une superficie totale de 19 000 m2, (soient) occupés par des bureaux". La moitié de la surface de ces deux bâtiments réunis par l'architecte Francis Soler est affectée à des salles de réunion, un restaurant, des espaces d'accueil et d'exposition... "Les engagements pris par le ministère de la culture lors du lancement du projet sont loin d'avoir été respectés", estiment les députés.

Outre Kinsky et Vigny-Croisilles, le ministère conserve des immeubles rue de Louvois, rue des Pyramides et rue du Renard. La commission juge que la culture "n'a pas encore élaboré une politique immobilière adaptée et efficace, comme en témoigne son schéma pluriannuel de stratégie immobilière, approximatif et indigne des services d'un ministère ouvert sur l'excellence".

Convoqué devant la commission des finances le 14 novembre 2006 pour s'expliquer sur sa politique immobilière, le ministre de la culture, Renaud Donnedieu de Vabres, a fait l'objet de violentes critiques. Le président de la commission, Pierre Méhaignerie, a jugé que la culture était une "poche de résistance" à la bonne gestion du patrimoine de l'Etat et demandé au ministre "de communiquer par écrit à la commission l'évolution, depuis vingt ans, du nombre de mètres carrés occupés dans Paris par le ministère. Il est probable qu'elle fera apparaître une progression vertigineuse".

"Ce document est en préparation. Il montrera une baisse du nombre de mètres carrés", assure au contraire Fabrice Benkimoun, conseiller technique auprès du ministre de la culture. Le ministère de la culture rappelle de son côté que les Bons-Enfants ont permis de regrouper 80 % du personnel (soit un millier d'agents) à proximité de la rue de Valois et d'économiser 4 millions d'euros par an en loyers. Pouvait-on y loger tout le monde ? "Ce sont des bâtiments historiques, on ne pouvait pas y créer autant de bureaux que dans un immeuble neuf, estime M. Benkimoun. Sauf à boucher une cour ou à rajouter deux étages, ce qui n'aurait pas été conforme à notre mission d'exigence architecturale."

"Beaucoup de mètres carrés sont perdus", dénonce la CFDT-Culture, tandis que la CGT-Culture estime que, "même si l'architecture dégage de grands espaces inutiles, la situation n'est pas rattrapable".

Le ministère assure que la surface moyenne de bureau par agent aux Bons-Enfants est dans la norme : 10,95 m2. Et souligne qu'il s'attache, dans sa recherche de nouveaux locaux, "à diminuer la surface consommée. Au Louvre des antiquaires, la DMDTS occupera 1 000 m2 de moins qu'à l'hôtel Kinsky grâce à la meilleure organisation des locaux".

Surtout, signale un acteur du dossier, "l'immobilier n'est qu'un coût induit, qui dépend du nombre d'agents". Autrement dit, les vraies économies et le regroupement total aux Bons-Enfants passeront, dans une prochaine étape, par une réduction accrue des effectifs du ministère.

lundi 11 juin 2007, a 19:59
VICTOIRES DE LA MUSIQUE CLASSIQUE 2007
 

Le ténor Roberto Alagna et la soprano Natalie Dessay figurent parmi les nommés aux Victoires de la musique classique 2007, qui seront remises le 28 février lors d'une cérémonie diffusée sur France 3 et France Inter en direct de la Salle Pleyel à Paris.

La soirée, seule émission de musique classique diffusée en direct et en première partie de soirée (à partir de 20H50) sur une grande chaîne de télévision (2,4 millions de spectateurs en 2006), sera animée comme l'an dernier par Frédéric Lodéon (France Inter) et Marie Drucker (France 3).

Réalisée par Gérard Pullicino ("Taratata"), l'émission aura pour fil rouge la musique américaine et accueillera notamment les sopranos June Anderson et Natalie Dessay, les ténors Roberto Alagna et Rolando Villazon, accompagnés par l'Orchestre national de France.

Avec le contre-ténor Philippe Jaroussky et la soprano Sandrine Piau, Roberto Alagna, 43 ans, a été nommé dans la catégorie "artiste lyrique de l'année" par une académie de 300 professionnels et personnalités mélomanes ayant voté avant l'affaire de sa sortie fracassante de la Scala de Milan en décembre.

Le ténor est un habitué des Victoires puisqu'il a déjà été sacré "artiste lyrique" en 1997 et en 2004, figurant également au palmarès cette dernière année pour un enregistrement de "Carmen" de Bizet.

Natalie Dessay, 42 ans, est elle la championne incontestée de ces récompenses ("artiste lyrique" en 1995, 1996, 1998, 2000, 2002 et 2005, au palmarès en 1999 pour l'enregistrement de "Lakmé" de Delibes et en 2001 pour des airs de Mozart).

Elle figure dans la liste des nominations de cette 14e édition au titre du "DVD de l'année" pour "Le miracle d'une voix", aux côtés de "Glenn Gould, au-delà du temps" de Bruno Monsaingeon, "La Clémence de Titus" de Mozart (Opéra de Paris) et "La Traviata" de Verdi (Festival de Salzbourg).

Des Victoires seront aussi décernées dans les catégories "soliste instrumental" (les pianistes Nicholas Angelich, Nelson Freire ou le trompettiste David Guerrier), "ensemble" (Musicatreize, La Chambre philharmonique ou Matheus), "création" (Pascal Dusapin, Bruno Mantovani ou Nicolas Bacri) et "enregistrement" de l'année ("Nocturnes" de Chopin par Pollini, "Griselda" de Vivaldi par Spinosi et "Voyages" par Kawka).

Enfin, le public pourra élire les "révélations" soliste instrumental (la violoniste Sarah Nemtanu, le pianiste Jean-Frédéric Neuburger ou l'altiste Antoine Tamestit) et artiste lyrique de l'année (le baryton Jean-Luc Ballestra, la soprano Amel Brahim-Djelloul ou le ténor Sébastien Droy).

lundi 11 juin 2007, a 19:58
LE VISAGE DE DANTE RECONSTITUE
 

Le poète italien Dante Alighieri avait le nez plus fin que ce qu'on imaginait et certainement pas aquilin, selon une reconstruction de son visage par ordinateur faite à partir de son crâne à l'Université de Bologne.

"Nous avons redonné à Dante son humanité. Ses portraits étaient plus psychologiques que réels", a déclaré Giorgio Gruppioni, anthropologue dans cette université, au quotidien La Repubblica.

 

Les portraits de Dante (1265-1321) - avec des traits anguleux et un nez aquilin - ont été réalisés à partir d'une description du poète Boccace qui a alimenté toute l'iconographie sur l'auteur de La Divine Comédie: "Son visage était long, son nez aquilin (...), ses mâchoires fortes avec une expression mélancolique et pensive".

Un peu plus tard, le peintre Raphaël devait donner un visage encore plus anguleux au poète italien.

Le vrai visage de Dante a commencé à émerger avec des recherches entamées dans les années 20 lorsqu'un anthropologue de l'Université de Bologne, Fabio Frassetto, a obtenu la permission de faire des relevés des restes d'ossements du crâne de Dante afin de reconstruire son visage.

Giorgio Gruppioni a utilisé le crâne reconstruit par son prédécesseur et a notamment fabriqué des mâchoires pour retrouver le visage du poète. A partir de ce nouveau crâne entier, dont la marge d'erreur est évaluée à 5 %, un spécialiste des reconstructions faciales de l'Université de Pise, Francesco Mallegni, a "retrouvé" le visage du poète avec l'aide d'experts en informatique qui l'ont élaboré en trois dimensions.

lundi 11 juin 2007, a 19:42
CHANGEMENT CLIMATIQUE : LES SCENARIOS S'AFFINENT
 

En 2100, le monde sera plus chaud, le niveau des mers aura augmenté et les phénomènes météorologiques extrêmes seront plus fréquents. C'était la conclusion du dernier rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC, IPCC en anglais), publié en 2001.

Ces 2 500 scientifiques, sollicités par l'ONU, persistent. Ils mettent actuellement la dernière main à leur quatrième rapport, dont les conclusions du volet scientifique, dites "à l'attention des décideurs", seront discutées à Paris, fin janvier 2007.

Après le Sunday Telegraph britannique, à la mi-décembre, le journal El Pais révèle, dans son édition du mardi 26 décembre, des éléments de ce document. Selon le quotidien espagnol, le GIEC estime que la température moyenne du globe devrait s'élever "de 2 à 4,5 degrés, avec une valeur plus probable de 3 degrés", d'ici à 2100. Les experts jugeraient "très improbable que l'augmentation soit inférieure à 1,5 degré", mais aussi que des hausses d'une valeur supérieure à 4,5 degrés "ne peuvent être exclues".

En ce qui concerne l'élévation du niveau des mers, consécutif à la dilatation de l'eau sous l'effet de la chaleur et à la fonte d'une partie des calottes polaires, les experts tableraient, selon El Pais, sur une hausse de 19 à 58 centimètres d'ici la fin du siècle.

Ces estimations paraissent plus resserrées que celles figurant dans le rapport du GIEC publié en 2001 : la fourchette de hausse des températures en 2100 allait alors de 1,4 à 5,8 degrés, tandis que l'élévation du niveau des mers variait de 9 à 88 centimètres selon les modélisations.

Faut-il porter crédit aux révélations d'El Pais ? Les chercheurs français qui ont participé à l'élaboration du rapport du GIEC se sont engagés à ne pas le divulguer avant son approbation finale et rechignent à commenter ces chiffres.

"Les documents qui circulent actuellement ne sont pas tous finalisés", prévient ainsi Michel Petit, président de la Société météorologique de France et responsable pour le GIEC du thème Incertitudes et gestion du risque climatique. L'élaboration du rapport nécessite en effet plusieurs navettes entre ses rédacteurs - des chercheurs choisis pour leur compétence - et leurs collègues et experts nationaux, qui peuvent émettre des remarques jusqu'à la dernière mouture.

En l'occurrence, le "résumé pour les décideurs" de la partie proprement scientifique du rapport vient tout juste d'être examiné par les Etats, qui ont adressé leurs observations. "Sur la quinzaine de pages que compte ce document, la France, à elle seule, a adressé une quarantaine de remarques, note Michel Petit. Le rapport final risque donc d'être différent de l'avant-dernière version."
D'autant que la conférence prévue à Paris, fin janvier, aura précisément pour fonction de relire, ligne par ligne, ce fameux résumé, qui condense la connaissance accumulée sur le changement climatique et se doit d'aborder les sujets qui fâchent - à savoir le rôle des activités humaines dans ces évolutions.

"Nous publierons la version avant et après discussion, indique le glaciologue Jean Jouzel, un des représentants français au GIEC. C'est la meilleure façon de se rendre compte que ces discussions portent essentiellement sur des questions de forme, et non sur des remises en cause des résultats scientifiques." Ceux-ci doivent permettre à deux autres groupes d'experts du GIEC, spécialisés dans l'étude, pour l'un, des impacts du changement climatique et, pour l'autre, des moyens de minimiser la portée de celui-ci, de se prononcer à leur tour. Le rapport final du GIEC ne sera disponible que fin 2007.

L'économiste Jean-Charles Hourcade, qui participe au groupe 3 du GIEC, estime que les chiffres cités par El Pais sont conformes à ce qu'il connaît du rapport. Si les fourchettes d'évaluation de la hausse des températures et du niveau des océans sont plus étroites que dans le rapport de 2001, c'est parce que les scénarios d'émissions de gaz à effet de serre retenus alors étaient extrêmes. "Cette fois, nous avons travaillé sur des scénarios d'émissions plus resserrés", constate-t-il.

En revanche, souligne le chercheur, la sensibilité climatique, c'est-à-dire la hausse de température pour une augmentation donnée de la concentration dans l'atmosphère de gaz à effet de serre, a été revue à la hausse. "Cela signifie aussi que les chances pour que l'on se trouve en 2100 dans les fourchettes basses prévues par les modèles sont plus faibles", précise-t-il.

Ces modèles comportent encore de grandes incertitudes, commente Michel Petit : "Les fourchettes vont de un à trois en ce qui concerne la réponse à un doublement de la concentration de CO2." "On nous reproche parfois de prendre les options les plus pessimistes, note-t-il. C'est pourtant comme cela qu'on procède quand on veut construire un pont solide."

lundi 11 juin 2007, a 19:40
LE SEXE FEMININ PAR RODIN
 

 

Ceux qui ont vu dessiner Rodin et celles qui ont posé pour lui décrivent des séances agitées. Selon l'un d'eux, Rodin "tournicotait autour du modèle". Selon un autre, il "dessine vivement, sans quitter des yeux le modèle. La main va au petit bonheur", et il arrive que le crayon manque le papier. La danseuse Isadora Duncan a confié que l'artiste, lâchant son crayon, s'est précipité sur elle pour la caresser. " Il se mit à me pétrir le corps comme une terre glaise, tandis que s'échappait de lui un souffle qui me brûlait, qui m'amollissait", écrit-elle.

Si toutes celles qui se sont déshabillées devant Rodin - Camille Claudel, la duchesse de Choiseul, la contorsionniste Elsa Moreno parmi d'autres - n'ont peut-être pas toutes subi ses assauts, elles ont dû accepter ses conditions : se montrer dans les postures les plus impudiques et les plus instables, renversées, en équilibre sur un pied et une main, un bras passé sous une cuisse. Ou, plus franchement, les jambes ouvertes en train de se caresser. Quelques dessins laissent supposer que Rodin a parfois dessiné des étreintes in vivo.

 

LA PASSION DU CORPS

Travail obsessionnel évidemment. En prenant dans ses seules collections, le Musée Rodin expose ainsi cent quarante mines de plomb et aquarelles de 1890 à 1917, presque exclusivement des nudités féminines. De façon assez systématique, le sexe est au milieu de la feuille, tel un centre de gravité autour duquel se déploient membres et torses. Les visages, même s'ils ne se réduisent pas à un simple signe, n'ont qu'une importance très secondaire.

Obsession donc. Mais de quoi ? De ce qui s'appelle depuis Courbet "l'origine du monde" ? Chacun de ces dessins est la satisfaction d'une pulsion qui, comme il se doit, ne cesse de revenir et d'exiger à nouveau satisfaction. Le récit d'Isadora Duncan laisse entendre que la relation visuelle et graphique a pu céder la place à la relation physique, ce qui est une banalité des rapports entre peintres et modèles depuis la Renaissance jusqu'à aujourd'hui.

Rodin possède ses femmes par l'oeil, le crayon et le pinceau. La brutalité des lignes, incisées plus que tracées dans le papier, la violence des rehauts d'aquarelle rose ou verte, les taches de rouge ou d'ocre jetées entre les jambes et qui, en séchant, évoquent le sang séché : autant d'indices de cette passion du corps.

Qu'elle s'affranchisse de toute pudeur est donc un truisme. Mais là n'est pas l'essentiel. D'abord parce que les dessins de Rodin sont plutôt moins indécents que les dizaines d'estampes et les centaines de photographies pornographiques produites et diffusées à Paris au XIXe siècle. Son propos n'est pas de s'affranchir d'un interdit qui a été transgressé bien avant lui et qui l'est, à son époque, par Degas, Klimt, Schiele, Picasso, Kirchner et d'autres encore.

 

CARESSES, ÉTREINTES, SPASMES

Ensuite parce que Rodin dessine moins le sexe en lui-même que les mouvements et attitudes de son exhibition. Il sait à quel point sa réputation, son autorité et ses exigences sont capables de démanteler les défenses du modèle - même professionnel. Celui-ci a l'habitude de se montrer en "tenant" une posture codifiée par des conventions. Or, ici, certaines poses sont physiquement intenables plus de quelques dizaines de secondes et d'autres ne peuvent, par nature, être immobiles : caresses, étreintes, spasmes.

Dans ces conditions, qu'il a délibérément créées, Rodin peut avoir la chance d'observer par surprise ce que ne voient pas les artistes qui se contentent des poses traditionnelles, celles où le modèle conserve la maîtrise de son corps. Il peut étudier sur le motif des anatomies ramassées sur elles-mêmes en un seul volume ou, à l'inverse, étalées sur une surface. Comme des anémones de mer ou des poulpes, les corps ondulent ou se nouent, se rétractent ou s'étirent. Crispé sur son papier, Rodin prend des notes afin de compléter son encyclopédie naturelle du corps humain, à la manière d'un zoologue. Il doit aller vite pour profiter de l'instant décisif.

 

Dans son adolescence, comme Delacroix et Barye, Rodin allait dessiner au Jardin des plantes, à Paris, les animaux de la ménagerie. Ce goût pour l'exploration méthodique du vivant ne l'a jamais quitté.

lundi 11 juin 2007, a 19:39
UNE FUTURE COLONIE
 

 

La Nasa envisage d'établir une petite colonie d'astronautes au pôle sud de la Lune autour de 2020 qui sera la première étape d'un programme d'exploration humaine ambitieux du système solaire, a annoncé lundi l'agence spatiale américaine.

Le projet de la Nasa, dévoilé après des consultations avec treize agences spatiales dans le monde dont celle de Chine ainsi qu'avec des entreprises privées, voit l'établissement d'un avant-poste lunaire comme une étape pour les astronautes en route vers Mars.

Cette colonie sur la Lune permettra notamment d'y extraire de l'hydrogène et de l'oxygène pour produire de l'eau et du carburant pour les moteurs de fusée.

Tel qu'actuellement conçu, cet avant-poste lunaire commencera avec un équipage de quatre personnes effectuant plusieurs séjours d'une semaine chacune jusqu'à ce que les modules d'habitation et la fourniture d'électricité permettent des missions prolongées qui iront jusqu'à 180 jours et prépareront les voyages vers Mars, selon un communiqué de la Nasa.

"Cette stratégie permettra aux pays intéressés par ce projet d'optimiser leurs ressources financières et techniques, contribuant ainsi à coordonner l'effort qui nous propulsera dans ce nouvel âge de découverte et d'exploration", a déclaré Shana Dale, administratrice adjointe de la Nasa.

Elle a également indiqué que "les conditions aux pôles lunaires paraissaient présenter des conditions plus favorables", particulièrement le pôle sud qui jouit d'une longue exposition solaire, idéale pour produire de l'électricité.

Le président George W. Bush a dévoilé en 2004 sa vision d'exploration de l'espace dans laquelle les Etats-Unis prévoient de renvoyer des astronautes sur la Lune et, au-delà, partir à la conquête de Mars. Les Américains ont foulé le sol lunaire pour la dernière fois en 1972.

lundi 11 juin 2007, a 19:38
JOSE CARRERAS, TENOR
 

Né le 5 décembre 1946 à Barcelone, José Carreras fit montre d'un talent certain pour la musique dès son plus jeune âge, étant à l'époque fasciné par Caruso. Sa première prestation publique eut lieu alors qu'il n'était âgé que de huit ans, chantant La Donna e Mobile à la radio nationale espagnole. À l'âge de onze ans, il se produisit au Liceu comme soprano masculin dans le rôle du narrateur dans l'El retablo de Maese Pedro de Falla puis dans un autre rôle de second plan dans le deuxième acte de La Bohème.

Carreras étudia au Conservatorio Superior de Música del Liceo. Il fit ses débuts au Liceu, dans le rôle de Flavio, dans Norma, aux côtés de la célèbre soprano Montserrat Caballé, qui interprétait le « rôle-titre ». Caballé ayant remarqué le talent du jeune ténor, elle œuvra pour lui faire obtenir un rôle de premier plan dans Lucrezia Borgia, de Gaetano Donizetti.

Carreras eut à nouveau l'occasion de chanter avec Montserrat Caballé en 1971, lors de ses débuts londoniens, dans Maria Stuarda, puis dans une quinzaine d'autres productions au cours des années suivantes.

En 1972, il fit ses débuts sur une scène américaine, interprétant le rôle de Pinkerton dans Madame Butterfly. En 1974, c'est à Vienne qu'il se produisit pour la première fois, dans le rôle du duc de Mantoue

On a calculé qu'à l'âge de 28 ans, José Carreras avait déjà interprété 24 rôles différents de « ténor vedette » du répertoire lyrique.

En 1987, alors qu'il était au sommet de sa gloire, des médecins diagnostiquèrent une leucémie aigüe, en lui laissant une chance sur dix de survie. Cette maladie interrompit sa carrière de chanteur durant une bonne année. Dès l'année suivante, José Carreras créa la José Carreras International Leukaemia Foundation, organisation caritative de soutien à la recherche sur la leucémie, à laquelle il se consacre toujours, tout en donnant, bon an, mal an, une soixantaine de concerts chaque année malgré une légère transformation de sa voix.

En 1990, des centaines de millions de téléspectateurs du monde entier purent voir et entendre les « Trois Ténors » donner un concert pour l'ouverture de la Coupe du monde de football à Rome. Ce concert, initialement destiné à recueillir des fonds pour la fondation Carreras, fut aussi l'occasion de retrouvailles solennelles entre le ténor et ses deux confrères Luciano Pavarotti et Plácido Domingo.

Outre l'art lyrique (le bel canto), Carreras se produit dans les genres jugés plus « mineurs », tels que la zarzuela. Il a également participé, sur scène comme en studio, à la comédie musicale West Side Story.

 

ANDREA CHENIER, Giordano. "Come un bel di..." (Barcelona,1979)



lundi 11 juin 2007, a 19:36
ENVIRONNEMENT
 

 

De dangereux polluants habitent nos maisons. Selon l'étude réalisée par l'Observatoire de la qualité de l'air intérieur (OQAI), "une trentaine de polluants chimiques, physiques et microbiologiques" ont été détectés dans 567 résidences, étudiées dans 74 communes réparties sur tout le territoire. L'amiante n'a pas été pris en compte et les niveaux de monoxyde de carbone sont "voisins de zéro". La limite de cette étude réside dans le fait qu'il n'existe pas en France de "valeurs guides" auxquelles comparer les concentrations constatées dans les logements. Ces polluants sont classés en quatre catégories.

 

Les polluants chimiques. Certains font partie des sept substances particulièrement toxiques, dont l'éradication doit être considérée comme "hautement prioritaire". Il s'agit du formaldéhyde (bougies, produits d'entretien, colles), du benzène (carburants, bricolage), de l'acétaldéhyde (panneaux de particules, isolants), des phtalates (plastiques) et des dichlorvos (insecticides). Ces produits sont suspectés de provoquer des maladies respiratoires ou neurologiques.

Du styrène (matières plastiques, matériaux isolants) et du toluène (peintures, colles, vernis, tapis), qui peuvent créer des troubles neurologiques, ont été trouvés dans un logement sur 541. Du toluène seul a été détecté dans 37 garages attenants à une résidence.

 

Les polluants biologiques. Chiens, chats et acariens exposent les habitants à des molécules chimiques (allergènes) à l'origine d'allergies ou de crises d'asthme. La moitié des logements présentent des taux importants de ces substances, mais les études scientifiques montrent que près de 80 % de la population n'est pas menacée par les allergènes d'acariens.

 

Les paramètres physiques. Les teneurs en particules (tabac, combustion, ménage, pollution extérieure) et en radon (gaz radioactif) se situent dans des limites qui ne présentent apparemment pas de danger.

 

Les paramètres de confort et de confinement. Dans la moitié des logements, la température est supérieure à 21 oC ; 5 % de ces derniers la voient dépasser 25,5 oC dans les chambres à coucher. La moitié des logements présente un taux d'humidité dans l'air de 49 %, une proportion quasiment idéale. Le dioxyde de carbone, au contraire, est excessif dans 5 % des logements.

 

Conseils pour améliorer la situation. L'arrêt du tabac vient en tête des recommandations, car cigarettes, cigares et pipes dégagent plusieurs de ces substances dangereuses. La fumée est notamment une source de formaldéhyde.

Par ailleurs, l'OQAI recommande de bien lire les consignes d'utilisation des produits et de se renseigner auprès des fabricants et distributeurs sur leur dangerosité, de ne pas les mélanger et de les utiliser dans des endroits aérés. Cet organisme conseille aussi d'éviter l'utilisation intensive des pesticides, parfums d'ambiance, bougies et encens.

Enfin, ouvrir les fenêtres est un geste indispensable. Pour assurer le renouvellement de l'air, il faut aérer pendant une dizaine de minutes, soit après une activité polluante, soit le matin dans les chambres. Mais attention à penser à éteindre le chauffage de manière à éviter le gaspillage énergétique !

lundi 11 juin 2007, a 19:34
GERARD LENORMAN
 

Remember... MDR



lundi 11 juin 2007, a 19:33
FRANCO CORELLI, TENOR
 

   Franco Corelli (Ancône, 8 avril 1921 - Milan, 29 octobre 2003) est un ténor italien dont la carrière s'est déroulée de 1950 à 1976.

Né à Ancone d'un ouvrier des chantiers navals, il étudie au conservatoire de musique de Pesaro. Pratiquement autodidacte, il construit son style de chant à partir d'enregistrements de Caruso et Beniamino Gigli.

En 1951, il gagne le concours du Mai Musical de Florence qui lui permet de faire ses débuts au festival de musique de Spolète où il interprète Don José dans Carmen. Il se produit à l'opéra de Rome en 1953 dans le Giulietta e Romeo de Riccardo Zandonai et il devient rapidement un membre permanent de l'opéra avec un répertoire étendu de quelques trente rôles.

En 1958, il épouse la fille d'une basse connue de Milan, Loretta di Lelio, elle-même soprano, qui devient son agent.

Franco Corelli et Leontyne Price font leurs débuts conjoints au Metropolitan Opera de New York le 27 janvier 1961, dans Le Trouvère où il chante Manrico. Un critique note alors «son jeu animal captivant» mais aussi son besoin d'acquérir un certain vernis. La même saison, Corelli et Birgit Nilsson remettent Turandot de Puccini au répertoire de l'opéra new-yorkais. Au total, il y interprète dix-neuf rôles en quinze saisons et devient ainsi une figure régulière du Met.

Spécialiste des rôles héröïques italiens et français, il se produit en Europe entre autres à La Scala de Milan, notamment avec Maria Callas, et au Festival de Salzbourg sous la baguette de Herbert von Karajan.

En dépit de sa présence virile et héroïque sur scène, Corelli souffre d'un trac terrible. «On devait le pousser sur scène» rappelle la soprano Renata Scotto. On dit aussi qu'il mordit Birgit Nilsson à l'oreille pendant une représentation de Turandot parce qu'elle avait tenu une note très haute plus longtemps que lui ! Nilsson et lui sont également connus pour leurs escarmouches verbales sur scène. Après les représentations, la femme de Corelli l'attendait dans sa loge avec une liste de critiques sur chaque performance.

Franco Corelli cesse de chanter sur scène en 1976 alors qu'il n'avait que 55 ans. Il meurt à Milan en 2003 après avoir subi une attaque la même année et il est enterré au Cimitero Monumentale de cette ville.

Les critiques ont parfois reproché à son jeu d'être auto-complaisant et athlétique sans nécessité. On a critiqué également son style parfois passé de mode et notamment «les sanglots» dont il parsemait son chant. Il n'en reste pas moins que, grâce à son intelligence musicale, son jeu s'est raffiné avec le déroulement de sa carrière.

En outre, sa présence sur scène était charismatique et son physique de jeune premier apportait un impact réaliste à ses rôles. Enfin et surtout, sa voix puissante et généreuse possédait un naturel et une force d'émotion incomparable et l'on peut dire qu'il était avec Carlo Bergonzi le meilleur ténor italien de sa génération.



lundi 11 juin 2007, a 19:21
PIERO CAPPUCCILLI, BARYTON
 

 

" Le Prince des barytons".

 

Son Rigoletto, son Gérard mais surtout son Macbeth et son Simon Boccanegra, enregistré en 1977 avec Claudio Abbado et qui fait toujours aujourd'hui référence, lui ont valu une réputation internationale. Il avait fait ses débuts en 1957 et foulé pendant 35 années les planches des plus grands théâtres lyriques. En 1992, victime d'un accident de voiture, il abandonnait la scène pour se consacrer à l'enseignement. "Pour moi, chanter, c'est parler en chantant" déclarait-il pour expliquer l'importance qu'il attachait à la diction. Il est décédé à 75 ans.

 

Pour moi, c'est le baryton de classe ! Un grand chanteur qui a quitté trop tôt la scène lyrique qu'il a tant marqué. Malheureusement, je n'ai pas eu la chance de l'entendre en live. Il ne me reste plus qu'à le voir en dvd ou l'écouter sur cd... Mais quelle voix ! Quel talent !

 

ANDREA CHENIER- Giordano

"Nemico della patria" (1979)

 



lundi 11 juin 2007, a 19:19
UN DESSIN BIEN ANIME...
 

 

lundi 11 juin 2007, a 19:13
DUO CONFIDENCES
 

 

"Une guitare, une voix …"

 

Décidée très jeune à chanter, Laurence Meffre parcours dès l'age de 16 ans les routes de France avec de grands orchestres. Cette expérience lui donne une aisance naturelle sur scène et son contact avec le public est toujours très chaleureux. Lors d'un séjour à Paris, elle effectue un stage au Studio des Variétés, travaille l'improvisation avec Bob Stoloff et rencontre Trebeka qui devient son amie et la pousse à écrire ses propres textes.

Après des débuts à la basse dans un groupe local, Joël Gombert " découvre " la guitare en écoutant Pat Metheny. Le travail devient alors une obsession et d'autres guitaristes vont l'influencer : Marcel Dadi, Martin Taylor, Tuck Andress seront ses principales sources d'inspiration. Accompagnateur d'artistes, démonstrateur dans les grands salons de la musique (Paris, Franckfort …) sa culture musicale diversifiée en fait un guitariste de studio très recherché.

La rencontre de Laurence et Joël en 2001 donne naissance au Duo Confidences. Avec plus de 50 concerts par an le public est au rendez-vous. Stimulés par le succès, le besoin de créer leur propre répertoire devient très vite une évidente priorité. Décembre 2003 sortie du premier album  " Rien avant ", Laurence nous fait ses confidences sur des arrangements originaux de Joël : l'aventure commence …

 

Après la musique artificielle, les artistes artificiels, enfin une vraie bouffée de naturel et d'authentique. Pour les amateurs de musique acoustique et d'ambiance intimiste. Leur grande complicité sur scène et dans la vie fait de chacun de leurs concerts un grand moment d'intimité partagée. Une rencontre à ne pas manquer et à faire au plus vite !

 

 

Retrouvez-les sur leur blog :

http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendID=115671917

... et leur site web :

www.duoconfidences.com

samedi 09 juin 2007, a 09:35
BIENVENUE SUR MON BLOG !
 

 

J'espère que vous passerez de bons moments à me lire et surtout n'oubliez pas d'y ajouter des commentaires !

 

A très bientôt pour les aventures....

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