Des chercheurs de l'Université de Toronto ont passé au crible chaque mot et chaque phrase de son oeuvre littéraire...
Agatha Christie aurait-elle été atteinte de la maladie d'Alzheimer à la fin de sa vie ? Les derniers livres de l'auteur britannique montreraient des signes d'appauvrissement de son écriture, révèle une équipe de chercheurs de l'Université de Toronto, au Canada. Les mots passés au peigne fin Après avoir établi des statistiques à partir du vocabulaire employé dans ses oeuvres, «nous avons trouvé une augmentation de phrases répétitives et de mots indéfinis» (par exemple «quelque chose» ou «chose»). Au final, le vocabulaire employé par Agatha Christie serait trois fois moins riche dans ses quinze derniers romans que dans ceux écrit au début et du milieu de sa vie — elle a écrit sans relâche de l'âge de 28 à 88 ans. «Ces effets de langue sont connus comme des symptômes de troubles de la mémoire, ce qui caractérise la maladie d'Azheimer», reprennent les chercheurs de Toronto. Ironie de l'histoire: ce serait son livre intitulé «Une mémoire d'éléphant», écrit en 1972, soit quatre ans avant la mort de Christie en 1976, qui serait le plus révélateur: le vocabulaire y serait 30% moins riche que dans «Destination inconnue», publié en 1955. Doute Sur le Net, l'étude n'est pas forcément bien perçue. «Certes, l'analyse révèle un appauvrissement de l'écriture d'Agatha Christie, résume Fluctuat. Mais le verbe d'une vieille femme de 80 ans peut-il avoir la même acuité que celui d'une jeune fille ?» Article 20minutes |