 C'est ce qui s'appelle ménager la chèvre et le chou. La cour d'appel de Paris a estimé que la poupée vaudou à l'effigie de Nicolas Sarkozy constituait bien une «atteinte à la dignité» du chef de l'Etat mais a autorisé sa commercialisation sous conditions. Dans son arrêt, la cour a jugé «que l'incitation du lecteur à piquer la poupée jointe à l'ouvrage avec les aiguilles fournies, action que sous-tend l'idée d'un mal physique serait-il symbolique, constitue une atteinte à la dignité de la personne de M. Sarkozy». Contacté par 20minutes.fr, l'avocat du chef de l'Etat Thierry Herzog se dit «satisfait que le jugement précédent ait été infirmé». La poupée reste en vente La cour d'appel souligne toutefois «qu'il n'y a pas lieu d'interdir la poupée», cette mesure n'étant «pas proportionnée et adéquate». Elle a donc enjoint à la société Tear Prod qui édite le livret à «apposer au besoin par un bandeau, sur tout coffret mis en vente ou proposé à quelque titre que ce soit au public, la mention» de la condamnation. Nicolas Sarkozy avait pourtant été débouté par le TGI de Paris de sa demande d'interdiction du «Manuel vaudou» et de la poupée vaudou qui l'accompagne. Une victoire malgré tout Les trois magistrats, statuant en référé, avaient estimé que cette «représentation non autorisée de l'image de Nicolas Sarkozy ne constitu(ait) ni une atteinte à la dignité humaine, ni une attaque personnelle» et s'inscrivait «dans les limites autorisées de la liberté d'expression et du droit à l'humour». Malgré le fait que l'objet continue à être commercialisé, Thierry Herzog confirme que Nicolas Sarkozy a gagné en appel. Il ajoute que «la société Tear Prod a été condamnée à verser 2.000 euros à Nicolas Sarkozy» et se réserve le droit d'initier une nouvelle action dans les prochaines semaines. Article 20minutes
|