 Une bonne vingtaine de groupes, une dizaine de profils différents… En trois jours, Jérôme Kerviel est devenu l'une des personnes les plus recherchées. Dans le monde réel, mais aussi sur Facebook, où une véritable Kervielmania s'est développée. A l'origine, un vrai profil du trader sur Facebook. Le site Internet de L'Expansion nous apprenait d'ailleurs jeudi que le nombre de ses amis (parmi lesquels d'anciens collègues de la Société Générale) était tombé de onze à quatre en quelques heures, après la révélation de son nom. Depuis, difficile de distinguer le vrai du faux tant les profils de Jérôme Kerviel ont fleuri sur le réseau social. Seule certitude : tous ceux créés depuis samedi sont faux, l'intéressé ayant peu de chances d'avoir accès à Internet en garde à vue… Quoi qu'il en soit, les « facebookeurs » rivalisent d'imagination. Sur certains profils, on pouvait voir des statuts plus ou moins appropriés. Jérôme « is dans une merde monumentale », Jérôme « is flying away », Jérôme is « very liberal », Jérôme habite Paris, mais « bouge beaucoup en ce moment »… Les groupes se sont également multipliés, en général favorables au trader. Un groupe appelle ainsi aux dons pour lui : « si 5 milliards de personnes rejoignent ce groupe et donnent un euro chacun, nous sauverons la carrière de Jérôme Kerviel ». Un autre réclame le Prix Nobel d'Economie 2008 pour le trader, un autre lui demande de partager… Plus mystérieux : 20 personnes demandent sa nomination à la tête de l'équipe de football de Southampton ! Entre l'accès à l'information, la protection de la vie privée et la présomption d'innocence, l'événement place en tout cas Facebook devant ses contradictions… D'autant que, dans les commentaires de certains groupes et profils, certains n'hésitent pas à avancer des hypothèses, sur le degré de responsabilité du trader, de la banque et de l'Etat dans cette affaire. Pas impossible que le ménage soit fait, dans les prochaines heures, sur ces pages... |