Placido Domingo est né dans la banlieue de Madrid, le 21 janvier 1941.
Ses parents étaient tous les deux musiciens. Son père était violoniste dans des orchestres d'opéra et de zarzuela et, il avait aussi chanté des rôles de baryton dans des zarzuelas. Sa mère était une chanteuse professionnelle qui avait fait ses débuts au Teatro Liceo de Barcelone, où elle y a rencontré son futur mari.
En 1946, Federico Morena Torroba a créé une compagnie de zarzuela et les parents de Placido ont intégré la troupe. Ils ont voyagé au Mexique et, attiré par ce pays, ils y sont restés et, ils ont ainsi créé leur propre compagnie à Mexico. Placido Domingo a commencé à étudier le piano peu de temps après son arrivée à Mexico, d'abord en cours privés et, plus tard, au Conservatoire National de Mexico. Son intérêt pour la direction d'orchestre est également apparu lors de ces premières années d'apprentissage.
À l'âge de 16 ans, il a rencontré et épousé une étudiante en piano. Ils ont eu ensemble un fils, et peu de temps, après le couple s'est séparé.
Au Mexique et en Israel
Le premier engagement professionnel de Domingo était comme pianiste, accompagnant sa mère lors d'un concert, en 1957. Juste après, il a rejoint la compagnie de zarzuela de ses parents. Il y a interprété des rôles de baryton et, il continuait de travailler avec d'autres chanteurs comme accompagnateur.
En 1959, Domingo auditionne pour l'Opéra National du Mexique avec plusieurs airs de baryton. Dès lors, il est engagé pour chanter des rôles secondaires et, en qualité de doublure. Son premier rôle était Borsa dans Rigoletto de Verdi. Durant cette période, il continue à jouer du piano pour une compagnie de ballet (pour compléter son revenu) et il anime un programme culturel à la récente télévision mexicaine. Ce programme est fait d'extraits des zarzuelas, d'opérettes, d'opéras et de comédies musicales, tous accompagnés au piano par Placido Domingo.
En novembre 1961, il a fait ses débuts américains comme Arturo dans Lucia di Lammermoor de Donizetti avec l'orchestre de Dallas (Joan Sutherland interprétait le rôle de titre).
En 1962, il chante Edgardo dans une nouvelle production de Lucia. Cette même année, il a épousé Marta Ornelas, qu'il avait rencontré au Conservatoire et qui, par la suite, elle a sacrifié une carrière prometteuse pour celle de Domingo.
À la fin de 1962, il a signé un contrat de six mois avec l'Opéra National de Tel Aviv. Il y est resté deux ans et un demi.
New York City Opera
Après avoir quitté Tel Aviv en juin 1965, Domingo a auditionné avec succès pour le New York City Opera. Ses débuts à New York ont été programmés pour le 21 octobre 1965, comme Don Jose dans Carmen de Bizet.
En février de l'année suivante, il a chanté le rôle de titre dans Don Rodrigo, une création d'Alberto Ginastera.
Bien qu'il ait chanté dans des exécutions en plein-air pour le Metropolitan Opera de New-York, Cavalleria Rusticana de Mascagni et Pagliacci de Leoncavallo en 1966, ses débuts officiels au MET ont eu lieu le 25 septembre 1968. Il a remplacé Franco Corelli dans Adrianna Lecouveur de Cilea.
D'autres debuts importants :
- Janvier 1965, Teatro Liceo de Barcelone, dans trois opéras de compositeurs mexicains peu connus.
- Décembre 1969 dans le rôle de titre d'Ernani de Verdi.
- Décembre 1971 comme Cavaradossi dans Tosca de Puccini.
En 1980, Moreno Torroba a écrit un opéra, EL Poeta, pour Domingo, qui a chanté la première mondiale en juin de cette année. Domingo et les critiques ont convenu qu'il y avait beaucoup de passages attrayants mais le livret était trop faible.
Bien que le répertoire de Domingo se soit concentré principalement sur les maîtres italiens et français du 19 siècle, son répertoire s'est élargi. En plus de ses racines de zarzuela et une brève excursion dans la musique contemporaine avec Don Rodrigo, il s'est tourné jusque Rameau (Hippolyte), Mozart (Don Giovanni) et s'est penché sur Wagner (Lohengrin).
Domingo est également apparu dans des productions commerciales de film de Cavalleria Rusticana de Mascagni, de Pagliacci de Leoncavallo, et de La Traviata (1983) de Verdi, dirigées par Franco Zeffirelli, et Carmen de Bizet (1984), dirigée par Francesco Rosi.
Domingo a poursuivi la direction d'orchestre tout au long de sa carrière. En 1972 « Domingo dirige Milnes ! Milnes dirige Domingo ! » avec nouveau Philharmonia Orchestra de Londres. Plus tard, il a dirigé une production au New York City de La Traviata lors de la saison 1973-1974 et, une production Covent Garden de Die Fledermaus, fin1983.
Acclamation universelle
Dans les années 90, Domingo a réalisé de grands succès commerciaux avec deux grands tenors : Jose Carreras et Luciano Pavarotti. Le trio a chanté pour la première fois ensemble à l'occasion de la Coupe du Monde de Football en 1990, à Rome. En 1994, les 3 Tenors se produisent au Stadium de Los Angeles. Le concert a été regardé à la télévision par 1.3 milliards de personnes et, il a été vendu plus de 10 millions de CD et de vidéos.
L'immense popularité du chanteur lui a permise de récolter des millions de dollars lors de concerts-humanitaires, afin d'aider les victimes du tremblement de terre de 1985 au Mexique (dans lequel il a personnellement perdu quatre parents).
En 1996, Placido Domingo est devenu le directeur artistique de l'Opéra de Washington.
Le 3 décembre 2000, Domingo a reçu les honneurs du Président des États-Unis, Bill Clinton et, il a accepté le poste directeur artistique de l'Opéra de Los Angeles.
LA JUIVE, Halévy - "Rachel, quand du Seigneur". 1979
ELIANE MUVIEN écrit le samedi 19 mai 2007, a 17:03
J'ai suivi avec un grand intérêt la carrière de Placido DOMINGO qui a rendu à l'Opéra ses lettres de noblesse. Un immense talent tant que vocal que scénique, un sens dramatique incomparable, une intelligence du texte, une passion tantôt contenue, selon ses rôles, tantôt éclatante dans d'autres, en font un interprètre incomparable.. Je ressens sa sensibilité, ses inflexions de voie, sa concentration et je ne me dis pas, en tant que femme, je voudrais être Desdémone, Violetta ou autre, mais "si j'avais eu son talent, c''est ainsi que j'aurai chanté, interprêté, vécu. L'art lyrique est un don de soi (quand on a la chance de posséder la voix!), se donner totalement corps et âme et le public ne s'y trompe pas. Placido Domingo vous nous donnez votre immense talent, vous savez communiquer la joie de vivre votre art : nous chantons, respirons, souffrons avec vous tout au long de vos interprétations et nous faisons corps avec vous.. Je fais partie des "fous d'opéras" A vous-même, à vos camarades, à ce monde fascinant de l'art lyrique, continuez, le public est là et vous soutient et vous aime. Vous nous donnez tant de joie. éliane
Madame Muvien... ou peu t'on vous contacter?
Mounia lazali /Alger
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